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Chroniques d’une anxieuse : rêveries

Je rêve de tranquillité. J’aimerais enfourcher ma bicyclette volante et partir loin de tout, loin des angoisses, des peurs, de l’automne qui commence, des gens trop pressés, des gens qui n’acceptent pas la différence, des enfants qui crient trop fort dans les bibliothèques et des femmes égoïstes qui laissent leur sac à main sur le banc de l’autobus lorsqu’il y a des dizaines de passagers debout.

Excusez-moi, est-ce que je pourrais m’asseoir ici?

J’ai le droit à un air bête. Elle se tourne vers la fenêtre de l’autobus et regarde à l’extérieur. Et moi, je rage de l’intérieur. Ça ne se finira pas comme ça! Oh que non. Je prends son sac et le lance sur ses jambes. Elle me regarde, ahurie. Je m’assieds et je lui fais, à mon tour, un air bête.

En fait, ce n’est pas vrai. J’ai menti.

La situation ne s’est pas vraiment déroulée de cette manière.

J’ai plutôt continué à rager de l’intérieur et essayé de lui jeter un mauvais sort en répétant dans ma tête les formules magiques de Harry Potter. Et, à mon grand étonnement, ça ne fonctionnait pas. Elle ne s’est pas transformée en crapaud, ni en cochon, ni en souris. Malheureusement. Elle restait là, assise, bien confortablement sur son petit banc d’autobus, avec son sac à main qui semblait rire de mes deux jambes qui tentaient de garder leur équilibre.

Je la fixais et je rageais contre elle.

Il y a des journées comme ça où un rien vous tape sur les nerfs, où la terre entière semble vous jouer des tours, vous tester, vous narguer. Des journées où vous avez cette impression déplaisante que tout le monde est contre vous et que vous êtes, également, contre tout le monde. Des journées, bref, où vous auriez mieux fait de rester couché.

Un vieillard est rentré, par la suite, dans l’autobus. La canne à la main, le dos courbé, il était à peine capable de se déplacer. Ma rage contre la dame à l’air bête a alors redoublé d’efforts.  Toute mon énergie était dirigée contre elle, contre son satané sac à main. J’aurais aimé qu’elle croise mon regard qui lui lançait des éclairs. Et j’aurais surtout aimé lui dire calmement, poliment que l’autobus ne lui appartenait pas, qu’elle devait penser aux autres qui partageaient avec elle, le temps d’un instant, ce véhicule.

Mais j’en étais incapable. Ma timidité s’amusait à figer tout mon corps. J’ai plutôt pensé à mille et un scénarios à comment j’aurais dû, j’aurais pu lui dire ma façon de penser. J’aurais tellement aimé en être capable. Avoir le courage d’ouvrir une fenêtre, prendre son sac à main et le lancer à l’extérieur pour que le vieillard puisse (enfin!) s’asseoir.

En sortant de l’autobus, afin de calmer ma rage intérieure un peu excessive, j’ai poursuivi mon rêve à bord de ma bicyclette volante. Je suis allée parcourir les fleurs de la Côte d’Azur, m’embaumer de leur parfum exquis et regarder du, haut du ciel, l’océan. J’ai traversé la forêt de bambous de Kyoto, en essayant de frôler, du bout des orteils, la cime des arbres, pour ensuite, en pédalant le plus vite possible, survoler le désert, les cactus et les rochers orangés de l’ouest des États-Unis.

J’ai pédalé jusqu’à l’épuisement. Jusqu’à avoir tout oublié. Même la dame à l’air bête. Même mon désir de lui lancer son sac à main en pleine figure. Même ma frayeur de parler devant une classe entière. Même ma peur de rester seule dans le noir. Même ma crainte de me faire juger pour ce que je suis.

Alors, juste un peu encore, laissez-moi rêver.

All about that what ?

L’autre jour , en écoutant ( en boucle ) la nouvelle chanson de Taylor Swift, je suis tombée sur le nouveau hit pop du moment, qui me restera malencontreusement en tête trop longtemps. Le titre : All about that bass de Meghan trainor (nom) , une jolie blonde avec une voix assez décente qui chante ce qui a été qualifié comme la nouvelle  « body image self acceptante anthem » ( terme que je ne saurais justement pas traduire ).

Ce hit a attiré l’attention de bien des femmes pour ces paroles plus que pour le rythme accrocheur qui les soutiennent. En effet, les paroles ont été critiquées par plusieurs, car derrière cet anthem, qui cherche à faire une cassure avec les standards de beauté inatteignables que nous renvoient souvent les médias, on retrouve la même recette, mélangée de manière différente.

Pour mieux vous expliquer, voici quelques-uns des passages (en traduction française) de ladite chanson:

Ouai c’est plutôt clair, je ne fais pas une taille 2
Mais je peux secouer, secouer ça comme je suis supposée le faire
Parce que j’ai ce boom boom que tous les garçons recherchent
Et tout ce qu’il faut à la bonne place
Je vois les magazines travaillant sur Photoshop
On sait bien que cette merde n’est pas réelle
voyons, arrêtez
Si tu en as de jolies jolies, juste montre-les
Car chacun de tes centimètres est parfait 
Des pieds à la tête

Ouai ma Maman m’a dit « Ne sois pas inquiète pas pour ta taille »
Elle dit que les garçons aiment avoir un peu plus de fesses à tenir le soir
Tu sais je ne ressemblerais pas à ces maigres poupées Barbie siliconées
Donc si c’est plutôt ton truc
Alors vas-y…voir ailleurs

Analysons quelques instants ces deux premiers paragraphes qui me paraissent assez contradictoires. Elle débute en affirmant qu’elle ne porte pas du 2 (comme bien des femmes), mais qu’elle a tout de même ce qu’il faut pour attirer les garçons. Déjà là, j’ai de la misère .  La diversité des corps dans la musique pop, c’est rafraichissant, il n’y en a pas assez et je lui donne ce qui lui revient pour l’effort. Par contre, elle se situe dans le même carcan que toutes les autres femmes qui chantent sur  l’utilisation de leur corp comme unique élément et objet pour plaire aux hommes. Pourquoi ne peut-elle pas dire qu’elle aime son corps comme il est, sans qu’il n’y ait de référence au fait qu’il sert à plaire au sexe opposé ?

Dans l’espace de deux vers, on passe de l’affirmation que tous les centimètres de ton corps sont parfaits à l’utilisation des termes maigre poupée Barbie siliconée . Ne vient-elle pas de dire, un peu plus haut, que tous les corps sont parfaits comme ils sont ? À l’exception de celles qui sont de maigres poupées barbies siliconées, ou celles qui n’ont pas assez de fesses pour que les garçons les cajolent le soir venu…

Je vais ramener les fesses à la mode
Vas-y et dis « Hey » à ces salopes maigres
Mais non je plaisante, je sais que tu penses que tu es grosse
Mais je suis ici pour te dire que ,
Chacun de tes centimètres est parfait des pieds à la tête!

Alors, ici, c’est la merveilleuse utilisation de salopes maigres (skinny bitches) qu’on a , parce qu’il faut croire qu’elles n’ont pas assez de centimètres pour être parfaites de la tête aux pieds …

En fait , ce que j’essaie de démontrer ici c’est qu’une chanson qui fait la promotion de la diversité corporelle en excluant un certain type de corps n’est ni très inclusif, ni très féministe, cette chanson ne brise pas les stéréotypes et faux modèles de beauté , mais  les perpétue de manière tout aussi dommageable . En catégorisant ainsi les tailles , on ne fait qu’élargir le clivage entre les différences corporelles au lieu de les embrasser .

Je vous laisse sur un article ( en anglais ) du site bustle, qui a décidé de refaire les paroles de la chanson de façon à projeter une vrai image positive des corps, dans son ensemble.

http://www.bustle.com/articles/39992-meghan-trainors-all-about-that-bass-lyrics-rewritten-to-be-more-body-positive-inclusive

Austenienne

Écrivaine anglaise née le 16 décembre 1775 et décédée le 18 juillet 1817, Jane Austen n’est pas seulement une auteure de romans d’amour. Car son réalisme, ses critiques sociales mordantes et sa maîtrise du discours indirect libre ainsi que son humour décalé et son ironie lui ont donné sa place parmi les écrivains anglais les plus lus et aimés.

Je suis une Austenienne (ou une Janeite).

Mon histoire d’amour avec cette écrivaine anglaise commença par mon amour pour l’actrice Keira Knightley. Celle-ci jouait le rôle d’Elizabeth Bennet dans le film Pride & Prejudice, dans l’une des nombreuses adaptations cinématographiques des célèbres romans de Mme Austen. Suite à cette découverte, commença notre longue relation. J’ai commencé mon aventure avec Northanger Abbey. Puis, suite à une recherche, j’ai pu découvrir que c’était une adaptation d’un roman noir, Les Mystères d’Udolphe d’Ann Radcliffe, l’idole de Jane Austen. À la suite de cette lecture, j’ai immédiatement adoré l’histoire et l’héroïne Catherine qui est si maladroite et attachante. J’ai donc lu le classique Orgueil & Préjugés, un roman qui m’a tout simplement bouleversée par tous ces personnages que tu détestes et que tu aimes. Par ses décors si majestueux et ses répliques que j’aime tant de la part d’Elizabeth Bennet. Nous retrouvons le célèbre couple de Mr. Darcy et d’Elizabeth Bennet <3. Ce roman est tout simplement en haut de ma liste de roman à lire, parce qu’il est plaisant et vraiment, à certains moments, hilarant. Un roman totalement Austenien. C’est également dans ce livre que nous constatons que Mme Austen critique et met en dérision sa société d’époque.

La lecture du roman Persuasion est maintenant un peu flou dans mes souvenirs, je me rappelle de certains personnages, je me rappelle avoir aimé l’histoire. La peur d’avoir perdu un amour, le Beau Capitaine Wentworth et la Chère Anne.

Après Orgueil & Préjugés, c’est Raison & Sentiments qui se trouve à être l’un des romans les plus populaires de Jane Austen. J’avais beaucoup d’attentes… Et j’ai été déçue. Disons que ce n’est pas le premier que je conseillerais. J’ai trouvé qu’il manquait d’action et qu’on y retrouvait beaucoup de longueurs. De plus, les sœurs Dashwood m’exaspéraient.

Mansfield Park est un roman que j’ai aimé pour son héroïne, car je me suis totalement retrouvée dans le personnage de Fanny, découvrant le même genre d’amour que j’ai toujours connu… toujours fait en timidité, mais avec beaucoup de sagesse silencieuse.

Emma est un roman et un personnage tout simplement amusant! Tout le monde aime Emma, et moi je veux son Mr. Knightley. Il fait maintenant partie de mes romans préférés. Un vrai petit bijou.

Par la suite, il y a Lady Susan qui est un petit roman épistolaire. Un roman fort simple où nous apprenons à détester ce personnage. Et pour terminer, The Watsons, Sandition et Juvenilia (nouvelle qu’elle écrivait lors de son adolescence, qui sont donc ses premiers écrits) sont quant à eux, pour la plupart, de petites nouvelles qui sont biens souvent inachevées. Ce qui est malheureux, c’est que quand que nous sommes vraiment dans l’histoire,  tout s’arrête.

Aujourd’hui nous pouvons retrouver plusieurs adaptations cinématographiques et plusieurs romans inspirés des œuvres de Jane Austen. Pensons au Journal de Bridget Jones qui est inspiré d’Orgueil et préjugés (nous retrouvons le personnage de Mr Darcy). Dans les adaptations, nous retrouvons des livres qui s’inspirent de ses personnages, de ses lieux.

Mme Austen m’a donné envie de découvrir son univers, d’aller dans la ville de Bath et d’aller à des bals, de danser et de porter de jolies robes !

J’aime Jane Austen & je l’aimerai pour toujours.

Mots capturés -Prise 2

Cette semaine encore, je me suis gâtée et j’ai décidé de t’offrir quelques petites citations qui risquent de te faire du bien ! Ou… du moins, des petits paquets de mots que tu trouveras assurément jolis !

« Elle aimait les livres et les mots. Un jour, elle s’était mise en colère parce qu’une personne avait dit : « Une image vaut mille mots. » Elle avait « emprunté » un magazine et, avec une paire de ciseaux, elle avait découpé les lettres nécessaires pour composer la phrase suivante, qu’elle avait fixée avec du scotch tape sur le tableau de bord du Volkswagen : UN MOT VAUT MILLE IMAGES. »

– Jacques Poulin (Volkswagen blues)

«  I was by myself for a pretty long time. I needed to do that. I think everyone that I know has wanted to do that or needed to do that at some point. I think when you spend enough time when it’s quiet around you and you don’t open your mouth for three or four days, there’s parts of your brain that can kind of rest. I think when we’re out in the world and we have to talk to people, we edit ourselves. You know, we have to like, act a little bit. As honest as we may be as humans, when we’re out here, we’re all kind of wearing mirrors on our faces. You know, constantly reacting to how to react to the people around you.

And I think when you’re alone for a long enough time, you can feel a lot more peace. »

– Justin Vernon (*mieux connu comme étant le chanteur de Bon Iver ! Bon… ce n’est pas une citation tirée d’un livre, mais c’est si beau que ça mérite d’être lu et relu!!)

« L’amour commence lorsque l’on cesse d’être amoureux. C’est peut-être au moment où l’on se sépare que tout devrait commencer car la passion s’évanouissant, on perçoit l’autre dans sa réalité concrète, dans son altérité. Il y a une décristallisation, l’illusion tombe et l’autre arrive. C’est souvent là que l’on arrête d’aimer, alors que c’est là qu’il faudrait peut-être commencer. »

  • Éric-Emmanuelle Schmitt

« En entrant dans la cuisine, je jetai comme d’habitude un coup d’œil à la grande horloge électrique Coca-Cola. Elle indiquait midi et quelque chose. Je donnai sa pâtée de poisson au chat et je mangeai un œuf à la coque avec des toasts, du fromage doux et un peu de miel. Ensuite, je montai au grenier pour écrire. La maison était vaste : elle avait deux étages et cinq chambres, mais c’était au grenier que je me sentais le plus à l’aise pour travailler. À cause d’un vieux malaise au dos, j’écrivais debout, en face d’une lucarne qui donnait sur le fleuve. Je plaçais mon bloc à écrire sur une boîte à pain, elle-même posée sur un bureau (la boîte à pain arrivait juste à la hauteur de mes coudes, et puis c’était commode pour ranger les stylos et le papier). Quand les mots ou les expressions ne voulaient pas venir, je marchais, je faisais les cent pas dans le grenier. »

– Jacques Poulin (Le vieux chagrin)

«  Parce qu’il y a une tempête dans ma tête. Oui, oui ! Une grosse tempête avec du vent, de la pluie et même des ouragans. Dès que je ferme les yeux, c’est El Niño derrière mes paupières. C’est El Niño avec ses millions de dollars de dégâts, ses milliers de morts et ses nombreux territoires dévastés. »

  • Marie-Sissi Labrèche (Borderline)

« Tout ça, c’est ça ! à dit Vida en montrant d’un geste pluvieux son corps. Mais ça, ce n’est pas

moi ! Je refuse d’être tenue responsable. Je n’ai rien à voir avec mon corps. Je ne lui demande rien. Je ne me sers pas de lui pour rien obtenir de personne ! Jamais, ni autrefois ni maintenant ni demain !

Je passe mon temps à me cacher de lui, vous vous rendez compte ? Passer sa vie à se cacher de son propre corps comme si c’était un monstre dans un film d’épouvante, et encore, une série B. Et malgré tout, il faut bien que je m’en serve, tous les jours, pour manger, pour dormir, pour aller d’un point à un autre. Je suis bien obligée de passer par lui chaque fois que je prends un bain, j’ai envie de vomir. Je suis mal dans ma peau. C’est pas ma peau. C’est la peau d’une autre. »

  • Richard Brautigan (L’avortement)

« Puis, l’âge aidant, à la faveur des expériences accumulées, il apparut qu’ils prenaient un peu de champs à l’égard de leurs ferveurs les plus exacerbées. Ils surent attendre, et s’habituer. Leur goût se forma lentement, plus sûr, plus pondéré. Leurs désirs eurent le temps de murir; leur convoitise devint moins hargneuse. Lorsque, se promenant aux abords de Paris, ils s’arrêtaient chez les antiquaires du village, ils ne se précipitaient plus vers les assiettes de faïence, vers les chaises d’église, vers les bonbonnes de verre soufflé, vers les chandeliers de cuivre. Certes, il y avait encore, dans l’image un peu statique qu’ils se faisaient de la maison modèle, du confort parfait, de la vie heureuse, beaucoup de naïvetés, beaucoup de complaisances; ils aimaient avec force ces objets que seul le goût du jour disait beaux: ces fausses images d’Épinal, ces gravures à l’anglaise, ces agates, ces verres filés, ces pacotilles néo-barbares, ces bricoles para-scientifiques, qu’en un rien de temps ils retrouvaient à toutes les devantures de la rue Jacob, de la rue Visconti. Ils rêvaient encore de les posséder; ils auraient assouvi ce besoin immédiat, évident, d’être à la page, de passer pour connaisseurs. Mais cette outrance mimétique avait de moins en moins d’importance, et il leur était agréable de penser que l’image qu’ils se faisaient de la vie s’était lentement débarrassée de tout ce qu’elle pouvait avoir d’agressif, de clinquant, de puéril parfois. (…) Il leur semblait qu’ils maîtrisaient de plus en plus leurs désirs; ils savaient ce qu’ils voulaient; ils avaient des idées claires. Ils savaient ce que serait leur bonheur, leur liberté.

Et pourtant, ils se trompaient; ils étaient en train de se perdre. Déjà, ils commençaient à se sentir entraînés le long d’un chemin dont ils ne connaissaient ni les détours ni l’aboutissement. Il leur arrivait d’avoir peur. Mais, le plus souvent, ils n’étaient qu’impatients; ils se sentaient prêts; ils étaient disponibles; ils attendaient de vivre, ils attendaient l’argent. »

– Georges Perrec (Les choses)

Le phénomène du café de troisième vague

J’ai une confession à faire, quand j’ai commencé à boire du café , j’y mettais un demi-lait et un peu de sucre. Ça, ce n’est pas la confession , l’affaire c’est que j’ai toujours vu mes parents boire du café noir (même dans le temps où ils buvaient du café qui ne devait pas être loin de l’instantané) et dans ma tête , boire du café avec du lait  de la crème ou du sucre, c’était un sacrilège, alors je me suis forcée. Ça a pris un peu de temps , mais maintenant, je ne boirais pas mon café autrement que noir ( à moins que ce soit un latté ).Tout ça pour dire que le café et moi , c’est une histoire sérieuse. Depuis ce temps, je m’intéresse toujours un peu plus à ce breuvage et c’est ainsi que j’ai découvert, sans vraiment le savoir, la troisième vague.

Saviez-vous que le terme de « troisième vague », souvent associé au féminisme, peut aussi s’appliquer au café ?

Le café de troisième vague, c’est l’artisanal, l’indépendant, c’est l’emphase sur le processus, c’est ce qu’on pourrait appeler  la « micro-torréfaction » .  Avant d’arriver à cette fameuse vague, on a eu les barils de Folger et de Nabob (bien présents dans mon enfance). Ensuite, il y a eu les chaines de café, les Starbucks, les Second Cup, qui vendent du café en quantité industrielle, littéralement. La troisième vague, c’est comme le ralentissement du « mass production », c’est prendre le temps de faire le café, c’est l’art de la meilleure torréfaction, de la parfaite infusion, c’est l’élever au même rang que les vins, les bières et autres boissons qui valent la peine d’être dégustées.

Bon, vous vous direz peut-être que ça a l’air prétentieux, que votre café filtre fait « la job » de vous réveiller le matin et tout ça, c’est bien correct,  moi aussi je l’aime, mon « café réveil » le matin,  mais parfois ça prend plus, parfois t’as le goût de mieux que le café du mikes (je parle par expérience) et c’est là qu’entre en jeu la troisième vague, son café (le produit) et ses cafés (les lieux) .

C’est un mouvement qui prend vraiment de l’ampleur à Montréal avec des cafés comme Pikolo et Miryade . C’est un mouvement ou être barista n’est plus nécessairement une job étudiante et où la cafetière à filtre est (j’exagère un peu, mais vous voyez le genre ) quasi-non existant. En fait, la troisième vague, c’est la culture du café, en faire la dégustation, connaître les torréfactions, les genres, les catégorisations, les provenances .

Mais bon, assez tourné autour du pot, voici deux vidéos qui vous expliqueront ce qu’il faut vraiment savoir, ainsi qu’un lien qui vous permettra de trouver les meilleurs cafés indépendants de Montréal .

Si jamais vous avez le goût d’expérimenter un nouveau café matinal, pourquoi ne pas essayer la presse française (cafetière à piston) ou la machine à expresso ? Les deux sont très abordables (le pot à espresso et non la machine), simples d’utilisation et donnent un goût bien différent à votre café du matin  .

Lettre aux lecteurs : LE moment

Chers amis lecteurs,

Vous est-il déjà arrivé de commencer un livre et de ne pas arriver à le terminer ?

Je sais, c’est difficile à avouer en tant que littéraire, mais oui, ça arrive. Ce n’est pas une question de courage, de paresse, voire même de manque de curiosité. C’est ce que j’appellerais, en bon français, un mauvais timing.

Et bien oui, il existe un moment pour tout (je vous évite ma théorie sur le destin, mais vous voyez le genre) et surtout pour la lecture. Il y a des livres qui arrivent dans nos vies et qui la changent entièrement. D’autres qui, sans raison, nous laissent vides d’émotion.

Lorsqu’on lit une oeuvre marquante, on le sait. Notre regard sur la vie, sur soi-même, sur tant de choses change à jamais et c’est en partie pourquoi j’aime tant la littérature. Les livres peuvent vraiment réussir à modifier le courant d’une vie et ça, ça m’impressionnera toujours. Je m’intéresse à la bibliothérapie, justement, parce que les livres ont un effet salvateur sur le lecteur et qu’une lecture peut devenir un élément définitif dans une vie, un peu comme un voyage peut le devenir ou même une thérapie.

Or, parfois, il arrive qu’un livre dont on dit tellement de bien n’arrive pas à nous accrocher. Vous voulez pourtant! Vous avez tellement entendu de belles choses à son sujet. Vous vous forcez, mais non, cette lecture ne vous passionnera pas… Toutefois, il ne faut pas se décourager, il s’agit d’un désintéressement momentané.

Bien entendu, certains livres ne nous plairont jamais. Par exemple, je n’aime pas particulièrement les oeuvres fantastiques et je doute qu’un jour mon goût se développera face à ce genre littéraire. Ce que je veux dire, simplement, c’est qu’une oeuvre est si personnelle et intime qu’on ne peut pas tous la recevoir de la même façon. Ni en même temps.

Rares sont les gens qui apprécient un livre (ou toutes les formes arts) pour les mêmes raisons. Un livre vient nous chercher au fond de nous et cela est lié à nos expériences, notre personnalité, notre histoire. Bref, chacun à SA lecture d’un livre, ce qui fait qu’il existe des visions infinies d’une même œuvre, et c’est ce qui me charme le plus. La bibliothérapie ne peut être unanime, sinon ce serait trop facile. Il serait facile de guérir les coeurs brisés s’il y avait UN livre international de guérison. Mais non. Alors, il faut dénicher la prose d’un auteur, un imaginaire, un roman qui pourra faire du bien à UNE personne. Voilà pourquoi le bibliothérapeuthe se doit de comprendre et de connaitre l’autre pour lui conseiller LE livre qui correspond à ses besoins et à son état présent. La lecture, c’est vraiment du cas par cas et c’est aussi une source inépuisable de réconfort.

Bref, j’écris cet article pour dire que les livres sont comme les gens qu’on rencontre dans nos vies. Parfois au bon moment, parfois non. Toutefois, les livres, comme les gens, peuvent changer à jamais notre vie et notre histoire.

Alors, la prochaine fois que vous n’arriverez pas à terminer un livre, mettez-le de côté. Dans dix ans, peut-être, il saura vous charmer. De mon côté, c’est Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy qui m’a charmée… après avoir attendu longuement sur mes tablettes de bibliothèque!

Vivre la séparation de ses parents à l’âge adulte, comment ça marche ?

 On parle souvent de la répercussion d’une séparation sur les enfants, de la garde partagée, des fêtes, du rôle de la belle–mère et du beau-père chez les petits, mais on parle très peu des adultes qui voient leurs parents se séparer. Techniquement, il est vrai que c’est beaucoup moins compliqué, pas de garde partagée, personne qui essaie de jouer des rôles de substitution, pas de paperasse, mais qu’est-ce qu’on fait de tout le reste ? Comment est-on supposé, en tant qu’adulte, réagir ?  Je ne sais pas pour vous (si ça vous est arrivé), mais moi, je n’ai pas trouvé cela si simple.

Voici la petite histoire, dans les grandes lignes. Mes parents ont décidé, d’un commun accord, de mettre fin à leur relation de 23 ans, il y a un peu moins d’un an. Tout s’est fait dans les meilleures circonstances possible, dans un respect mutuel fort admirable et avec une paix intérieure qui m’impressionne encore. Je trouve beau de voir que, malgré l’âge, ils ont pris cette décision et ont eu le courage de se dire qu’il était encore possible de recommencer à zéro

Malgré tout ça, il est loin d’être facile de voir que ses parents, qui ont toujours été ensemble, décident qu’à partir de maintenant, ils ne le seront plus.

Ma première réaction fut probablement très près de celle d’un enfant. J’ai pleuré, assez pour vider un rouleau de papier de toilette sur mon lit, je ne suis pas sortie de ma chambre,  j’ai appelé mon père en panique pour lui demander ce qui allait arriver quand, advenant que j’aie des enfants un jour, arriverait le temps des fêtes. (j’étais un peu (beaucoup) en avance sur mes préoccupations…)

Ça n’a pas été trop long avant que je réalise que j’étais une adulte et que je devais donc agir comme tel,  je m’étais donné le temps d’avoir de la peine, de pleurer et maintenant, je me devais d’être là pour eux et non eux pour moi.

Mais bon, comment ça marche, être là pour ses deux parents, en même temps, dans une situation du genre ? Comment est-ce qu’on gère tout ça ? Quel rôle est-on censé jouer ? Il n’y a pas de solution miracle, comme dans n’importe quelle situation, pas plus qu’il n’y a de guide à suivre.

Par contre, il y a certaines leçons que j’ai apprises et qui, j’en suis sure, me serviront dans bien des situations au cours de ma vie.

Le respect : respecter la décision est l’élément qui, à mon avis, est le plus important. Sans respect, il n’y a rien qui vaille, rien qui tienne. On peut avoir toute la peine et le mal du monde, mais en fin de compte ce n’est pas notre décision et il est mieux d’essayer de comprendre et de respecter le choix de nos parents plutôt que de le juger ou de ne rien vouloir entendre.

Écouter : écouter, en toute objectivité, ou du moins avec le plus d’objectivité possible, ce qu’ils ont à dire. Écouter lorsqu’ils veulent parler.  Être présent pour eux et leur laisser savoir, car si vous croyez que c’est dur pour vous, ce n’est rien comparé à tous les petits (et gros) deuils auxquels ils doivent faire face.

Connaître ses limites : la ligne est parfois mince entre ce qui peut être dit et entendu, certaines conversations nous touchent plus que d’autres, certains souvenirs sont plus émotifs, c’est pourquoi il est important de connaître ses limites et de savoir où les mettre, question de ne pas trop s’en mettre sur les épaules, ou de dire des choses qui pourraient blesser.

Prendre du recul : prendre le temps de réfléchir à la situation, à ce qu’elle représente pour vous, prendre le temps de mettre ses idées et ses émotions en place est crucial dans une situation du genre, comme dans bien d’autres.

Savoir que nos parents seront toujours là pour nous : ça peut paraitre évident, ou idéalisé pour d’autres, mais en tant qu’enfant, cette situation nous affecte aussi et il est important de ne pas prendre le rôle de support principal et d’en demander si le besoin s’en fait sentir. Nos parents seront toujours nos parents et peuvent tout aussi bien nous rassurer et nous aider à passer à travers la situation (autant que le contraire peut se produire).

L’humour : avec mes parents, l’humour a toujours aidé à passer à travers les situations. Mon père a toujours dit qu’on est bien chanceux d’être capable de rire ensemble (et l’un de l’autre) de même. Parfois, dans les situations du genre, ça peut sembler difficile de rire (d’en rire…) et ça dépend aussi des familles et des évènements, mais je sais que pour moi, ça a vraiment fait la différence, ça dédramatise et ça change le mal de place.

Le plus important, lorsqu’on vit cette situation à l’âge adulte, c’est d’apprendre à être là l’un pour l’autre, de se laisser aider autant qu’on aide, de se parler, entre adultes, et de passer au travers ensemble.

Toutes les situations sont bien différentes et je suis bien consciente que j’ai vécu le «meilleur» des  scénarios dans ce cas-ci, puisqu’il n’y a pas eu de grand drame, de coup bas, mais bien des larmes, des rires et bien des discussions.

Mes parents sont encore de très bons amis et auront toujours un respect mutuel l’un pour l’autre (allo maman & papa, je vous aime). Ce n’est peut-être pas le cas de tous, mais une chose est sure, nos parents nous auront toujours en commun, nous, les enfants, peu importe ce que la vie apporte.

P.S. : Vous pouvez toujours vous essayer sur la blague des deux cadeaux de fête et de Noël, on l’a bien ri de par chez nous !

Crédit photo : Pinterest

Bébé rose ou bébé bleu ?

 Mon frère et sa copine vont avoir un bébé. Un bébé FILLE qui aura une chambre BLEUE.

Ma fierté est tellement grande, ce bébé ne naîtra pas dans le plus grand stéréotype de genre qu’est la couleur rose ou bleu à la naissance.

High five à ma belle-sœur.

Le jour où j’aurai des enfants, ma fille pourra jouer avec des camions et mon garçon pourra porter un chandail arc-en-ciel, si ça lui chante. Selon moi, il faut laisser le choix aux enfants d’aimer ce qui leur plait et non pas ce que la société leur impose d’aimer. C’est certain que si une enfant baigne dans une chambre de princesses depuis sa naissance, elle aura tendance à arrêter son choix sur le mauve, le rose et les princesses en détresse.

J’en conviens, c’est difficile puisque les magasins et les pubs nous bombardent de stéréotypes de genre, mais j’ose espérer que des petits gestes, comme oser une couleur plus neutre dans une chambre, peuvent faire la différence.

En bonne marraine/tante, je cherchais des cadeaux non-genrés pour ma filleule/nièce. Quoi de mieux que des livres?  Voici une liste de livres sans stéréotypes de genres, où les princesses aiment le bleu et où les princes sont parfois peureux!

Les Éditions Talent Hauts offrent une panoplie de livres pour l’égalité de genre. Aussi, le site lab-elle.org a sélectionné 300 livres sans stéréotypes de genres que vous pouvez gentiment demander à votre libraire. Voici un aperçu de mes favoris! Je vous invite à fouiller sur les sites internet 

Dînette dans le tractopelle – Christos / Mélanie Grandgirard

Éditions Talent Hauts

ISBN : 978-2-916238-59-3

Dans le catalogue, les pages roses des jouets de filles sont bien séparées des pages bleues des jouets de garçons. Jusqu’au jour où le catalogue est déchiré et recollé dans le désordre. La poupée Annabelle qui rêvait de jouer au tractopelle rencontre la figurine Grand Jim qui adore la dînette. Garçons et filles partagent enfin leurs jouets et leurs jeux dans un catalogue aux pages violettes.

Une histoire charmante et fantaisiste qui dénonce le sexisme dans les catalogues de jouets.

Résumé et image : http://www.talentshauts.fr/

Marre du rose – Nathalie Hense

Marre du rose – Nathalie Hense  (PHOTO)

Albin Michel

ISBN : 9782226186119

« D’habitude, les filles, elles aiment le rose ; seulement moi, le rose, ça me sort par les yeux ! Et c’est pareil pour les princesses, les tralalas de princesses, les rubans et aussi les poupées. Mais quand en plus c’est rose, là, ça me sort par les trous de nez ! Maman dit que je suis un garçon manqué. »

Les propos vifs et vivifiants d’une petite fille qui refuse d’être enfermée dans des goûts qui ne sont pas les siens.

Affirmé, questionneur, drôle, le texte est égayé par des images qui font exploser les couleurs et qui donnent à l’héroïne une belle présence enfantine.

Résumé et image : http://www.albin-michel.fr/

La pire des princesses – Anna Kemp et Sara Oglivie

ISNB 9782745962096

Résumé :

La princesse Maya attend depuis fort longtemps son prince charmant. Mais lorsque celui-ci se présente, il lui propose une vie routinière de femme au foyer. La princesse s’allie alors avec un dragon pour fuir cette perspective monotone…

Résumé et image http://www.renaud-bray.com/

Et finalement un recueil de contes 3 en 1, toujours amusant de sortir le livre de contes avant le dodo! (Je suis une bonne marraine, je vous l’avais dit!)

Contes d’un autre genre – Gaël Aymon / François Bourgeon / Sylvie Serprix / Peggy Nille

Éditions Talent Haut

ISBN 978-2-36266-035-1

La Belle éveillée : Il était une fois une princesse à qui les fées avaient accordé l’intelligence, le courage et… de terribles cauchemars. À quinze ans, elle se piqua le doigt et sombra dans le sommeil.

Rouge-Crinière : Rouge-Crinière la sanguinaire offrit un jour l’hospitalité à un soldat blessé. Il avait le droit d’aller où bon lui semblait dans son château sauf dans la chapelle. Mais il ne put résister à la curiosité.

Perce-Neige et les trois ogresses : Perce-Neige n’était pas un prince comme les autres : il refusait de se battre, à la grande honte de son père, qui l’envoya à la mort. Le beau prince arriva chez trois ogresses…

Source Résumé & Photo : http://www.talentshauts.fr/

The F word : Quand l’amitié rencontre l’amour

La semaine dernière, je suis allée au cinéma voir The F Word (Et si jamais en français), ce nouveau film, qui met en vedette Daniel Radcliffe et la charmante Zoe Kazan, raconte l’histoire d’un garçon, Wallace, joué par nul autre que notre petit Harry (qui a bien grandi !), qui tombe amoureux d’une fille, Chantry, déjà en couple.

Avant de vous en dire plus, voici la bande-annonce :

D’emblée, je dois dire que j’ai un gros girl crush sur Zoe Kazan, que j’ai découvert dans le film Ruby Sparks (disponible sur Netflix). Je la trouve rafraichissante, drôle, jolie et je trouve qu’elle s’habille tellement bien (ok… je veux aussi avoir ses cheveux). Outre ces considérations fortement superficielles, elle est excellente dans ces deux rôles. En plus de ne pas ressembler à toutes les actrices habituelles des comédies romantiques, Zoe apporte à ses personnages une dimension intellectuelle et sensible. Il me semble que sans même la connaitre, j’aurais envie d’être son amie.

Voici donc un court résumé du film :

Dans The F Word, Wallace, rédacteur et Chantry, animatrice graphique, se retrouvent continuellement au même endroit et avec les mêmes personnes (le cousin de Chantry est l’ami de Wallace), ils essayeront toutefois d’être amis, même si Wallace est tombé sous le charme de Chantry dès les premiers instants de leur rencontre. Au fil de leur amitié, le copain de Chantry viendra un peu compliquer les choses jusqu’à ce que ce dernier doive partir à l’étranger pour le travail. La solitude de Chantry permettra à Wallace de tranquillement passer plus de temps avec elle et de réaliser qu’il ne peut pas être juste son ami…

Voilà la question du film : l’amitié existe-elle entre un garçon et une fille ?  Cette question vieille de mille et une réponses reste toutefois actuelle. La réponse du film est pourtant négative, car Wallace et Chantry se découvrent une passion et un amour réciproque.

J’avoue que le film reste cliché, car le happy ending est au rendez-vous. Toutefois, les personnages ne sont pas caricaturés et sont multidimensionnels, ce que j’apprécie au cinéma. C’est à mon avis le secret de la réussite ou non d’une comédie romantique. Souvent, on a tendance à voir et revoir des couples identiques, mais joués par différents acteurs dans plusieurs films (Allo Nicholas Sparks!). Wallace et Chantry vivent une histoire toutefois réaliste et qui ne tombe que rarement dans les grands clichés des comédies romantiques (sauf la scène sous la pluie, come on!)

Bref, il s’agit donc d’une comédie parfaite, légère, comique et charmante. Si vous avez aimé Ruby Sparks et 500 days with Summer, vous serez conquis par The F Word.

Petit guide 101 : le référendum écossais

«  L’écosse devrait–elle  être un pays indépendant ? » telle est la question à laquelle répondront, par l’affirmative ou par la négative, les écossais ce vendredi ( heure du Québec). C’est une question qui résonne beaucoup au Québec car l’indépendance, qu’on soit pour ou contre, est aussi un sujet très québécois. Bien que plusieurs tissent des liens entre les deux, ce ne sont ni des similitudes, ni des différences que je tiens à aborder, mais bien la question même du référendum écossais, question d’en connaître les bases d’ici vendredi.

Voici donc quelques faits à savoir pour être éclairé sur la situation :

L’écosse est  déjà un pays . Par contre, elle est l’une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni, avec l’Angleterre, l’Irlande  du nord  et le Pays de Galles, ce qui veut dire que les écossais sont des citoyens britanniques.

L’écosse à ce qu’on appelle une dévolution de pouvoirs (c’est-à-dire, un transfert des pouvoirs politiques) sur l’éducation, la santé et les prisons. Par contre, Londres conserve le contrôle en matière d’immigration, de sécurité sociale, de défense et de politique étrangère.

Si le oui gagne : L’Écosse et  le Royaume-Uni entreront en négociation sur des sujets tels que la monnaie, l’armée, la répartition des actifs et des responsabilités . L’indépendance ne se ferait pas du jour au lendemain et l’Écosse serait considéré comme un pays à part entière à partir de mars 2016. Elle devra aussi négocier à la fois avec l’OTAN et l’Union Européenne  pour se faire sa propre place .

Si le non gagne, le rêve d’indépendance de plusieurs écossais sera bel et bien fini, puisque les leaders du parti SPN ont indiqué qu’ils abandonneront toutes poursuite de l’indépendance, advenant que cette tentative échoue.

Se sont les questions d’ordre économique qui ressortent le plus des débats entre le oui et le non, car si l’Écosse devient un pays indépendant, elle pourra prendre le contrôle des revenues  du pétrole trouvé dans les eaux écossaises. De plus, la question de devise monétaire est aussi très importante, le Royaume-Uni refusera  que l’Écosse garde le livre sterling advenant le cas où elle deviennerait un pays.

Il  y a beaucoup plus à comprendre sur ce débat, toute une histoire derrière le choix de l’Écosse à vouloir devenir pays à part entière, mais avec ces quelques points, les ingrédients de bases seront mis sur table, à vous de faire la recette si l’envie vous prend.

Voici un document fort intéressant sur le sujet, fait par l’institut de recherche sur le Québec .