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  • AUPRÈS DE MOI TOUJOURS –  Kazuo Ishiguro

Ce roman raconte une histoire bien complexe. Tout au long de la lecture, tu cherches à comprendre tout ce qui se passe, exactement comme les personnages, mais en plus, tu cherches à comprendre pourquoi ils pensent de cette façon. Cela est peut-être dit d’une façon un peu étrange, mais c’est seulement parce que je ne veux pas que vous sachiez tout le mystère qui englobe le roman. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur, qui nous permet de très bien imaginer ce magnifique paysage et de l’aimer comme Kathy, ainsi que de trouver mignon le pauvre Tommy et, pour ma part, détesté Ruth. Il y a également toute cette vision des choses que j’ai beaucoup aimée, je dois dire. Il a dans ce trio quelque chose de différent que, dans tous les autres trios, nous connaissons. Ce livre n’est pas parfait, mais il a une belle beauté, et j’aime son univers.

  • OCÉAN MER – Alessandro Baricco

« Je voulais dire que la vie, je la veux, je ferai n’importe quoi pour l’avoir, toute la vie possible, même si je deviens folle, peu importe, je deviendrai folle tant pis mais la vie je ne veux pas la rater, je la veux, vraiment, même si ça devait faire mal à en mourir c’est vivre que je veux. J’y arriverai, n’est-ce pas ? »

« N’est-ce pas que j’y arriverai ? »

Comment d’écrire cette lecture ? Ce roman est un coup de cœur. Je suis amoureuse de l’écriture de M. Baricco. Sa plume est douce et coule comme une rivière, on se laisse bercer par son histoire et le son de cette mer. Cette gigantesque, belle et effrayante mer. Baricco nous démontre par tous ses personnages, tout ce que la mer peut nous offrir et s’en est magnifique… autant que s’en est horrible. Je suis comblée par cette lecture, puisqu’elle nous permet de réfléchir, j’ai su me retrouver dans chacun de ses personnages : la séductrice, la malheureuse, le perdu…. tout comme eux, je me cherche ; et tout comme eux, j’ai envie de me retrouver dans cette villa, au bord de la mer. De plus, comment la façon dont il a construit son roman, en trois parties, est excellente! Ce qui facilite encore plus la lecture.

  • LE PARFUM – Patrick Suskind

Ce livre fait partie de mes romans préférés. Parce que j’adore l’histoire, j’adore le ton ironique de Süskind et que j’adore le personnage de Grenouille. C’est idiot, mais j’aurais aimé être rousse pour ce personnage, pour pouvoir être désirée ainsi par un homme sans âme. Süskind a réellement une magnifique plume avec de bonnes descriptions et nous pouvons le croire savant, car dans chaque sujet qu’il utilise pour ses romans, il le décrit magnifiquement bien. Ce livre est parfait pour moi, car j’ai toujours eu un faible pour les choses étranges et sordides : avec ce dernier, je suis complètement comblée! Ce livre est dégueulasse et fabuleux à la fois ! C’est idiot, et peut être étrange, mais j’idolâtre le personnage de Grenouille, vraiment, je l’adore par son pur génie! Ce roman est dans ma pile de roman préféré, car c’est totalement mon genre… et parfaitement mon univers.

  • LE CLUB DES INCORRIGIBLES OPTIMISTES – Jean-Michel Guenassia

«J’ai un problème avec la logique. Je n’ai jamais compris comment on pouvait dire une chose et son contraire. Jurer qu’on aime quelqu’un et le blesser, avoir un ami et l’oublier, se dire de la même famille et s’ignorer comme des étrangers, revendiquer des grands principes et ne pas les pratiquer, affirmer qu’on croit en Dieu et agir comme s’il n’existait pas, se prendre pour un héros quand on se comporte comme un salaud.»

Lorsque j’ai rencontré ce livre, j’ai été tout de suite attirée par celui-ci, par son titre. On dit que la première impression n’est pas toujours la bonne, je peux confirmer, avec ce roman, que cette phrase est vraie ! Ce livre est le premier d’un homme de 40 ans et c’est plutôt impressionnant ! Nous y retrouvons un style fluide et très simple, mais une histoire touchante. On se laisse facilement emporter par celle-ci. Cet homme a osé et, heureusement il l’a fait avec brio, intégrer dans son roman des personnages importants, dont par exemple Camus. Ce que j’aime dans ce livre, c’est qu’il intègre plusieurs sujets : la littérature, l’amour, l’histoire et le mystère. Ce livre fut un vrai coup de cœur et j’ai bien hâte de lire le deuxième roman de l’auteur.

  • DES SOURIS ET DES HOMMES

Ce livre me fut donné par ma mère : elle l’avait acheté dans une brocante me disant que c’était un livre qui avait fait beaucoup «jaser» à l’époque. Ce roman m’a énormément marquée et est l’une des rares lectures qui m’a fait pleurer. De plus, dans les personnages je reconnais des personnes de mon entourage et je crois que c’est d’ailleurs l’une des principales raisons du pourquoi j’aime ce livre. Je travaille avec des Lenny, ces personnes si touchantes qu’on veut aimer et aider.

Chroniques d’une anxieuse : L’agrafeuse

Douce pluie qui tombe et glisse lentement le long de ma fenêtre. Le ciel est gris et triste. Mon regard est fixé sur mon café à moitié bu, à moitié vide. Je bois trop de café. Mon cœur va sûrement lâcher. Mais, pour l’instant, il est capable de battre aussi vite que s’il se trouvait face à une horde de zombies affamés.

Pourtant, il n’y a pas de zombies.

Alex respire. Inspire, expire, inspire, expire. Non, pas comme ça. Tu vas trop vite. Recommence. Inspire, expire. Je n’y arrive pas. Pense à des fleurs, à un champ de tournesols, à des papillons, à des petits gâteaux et des arcs-en-ciel.

J’essaie, mais ça ne fonctionne pas.

Mon cœur continue de battre au rythme d’un train grande vitesse. Et voilà les larmes qui se mettent de la partie. Je pleure, le souffle court, les mains qui tremblent et le corps sans contrôle. Mais pourquoi tout ce drame? Seulement à cause d’une agrafeuse? Ne ris pas de moi, je ne me comprends pas, moi-même. Il faut absolument que je trouve cette agrafeuse. Je dois agrafer un travail que j’ai à remettre aujourd’hui à l’école et, dans une heure à peine, je dois partir.

Je me sens comme Jack Torrance. Ma tête tourbillonne, papillonne, va dans tous les sens, c’est la tempête. Je ne vois que du noir. Et si je remettais mon travail sans agrafe et que le professeur perdait une des pages… Il n’y comprendrait rien et j’aurai un C. Ou pire un E.

All work and no play makes Alex a crazy girl.

All work and no play makes Alex a crazy girl.

All work and no play makes Alex a crazy girl.

Trouver l’agrafeuse, trouver l’agrafeuse. Ça se répète dans ma tête et voilà que ça devient une obsession. Elle n’aura pas raison de moi, je la trouverai, peu importe où elle se cache! Pas question qu’elle ne m’échappe, pas question qu’elle me file entre les doigts. Parce que, oui, c’est évident, elle doit s’amuser à se dissimuler comme un caméléon dans le bordel de ma chambre et à rire de mon visage rouge de colère où deux jolies traces de mascara sillonnent mes joues.

Je suis folle et je ressemble, en plus, à Alice Cooper. Nice.

L’heure avance trop rapidement. Et regarder les aiguilles de mon horloge se déplaçant au rythme d’un « tic, tic, tic » effréné ne fait qu’empirer la cadence des battements de mon cœur. J’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine comme dans les dessins animés.

À la place de me raisonner, je choisis de laisser mon esprit s’enivrer, de laisser la panique s’emparer de moi, de laisser mon anxiété prendre le dessus. Parce que je pourrais, au lieu d’entretenir cette obsession bizarre et me faire vivre des émotions déplaisantes, trouver un million de solutions, mais il s’agit maintenant d’une question d’orgueil : « je trouverai cette agrafeuse! ».

Dans ma chambre, je fouille dans mon tas de linge, je lance mes vêtements en espérant tomber sur ladite agrafeuse. Je tapote mon bureau, tasse les feuilles éparpillées, ouvre les tiroirs, referme les tiroirs, puis les ouvre à nouveau. Rien. Je m’assois sur le sol et pleure doucement. Je pleure parce que j’en ai assez d’être comme je suis, de stresser pour un rien ou plutôt pour tout, de me réveiller le matin et d’angoisser sans même savoir pourquoi, de me sentir impuissante face à toutes ces pensées qui se bousculent dans ma tête.

Mais ça suffit. Il faut que je me calme, ça ne sert à rien, je dois reprendre le dessus, remonter à la surface et respirer. Je retrouve mon souffle. Et, sans trop savoir pourquoi, je lève les yeux vers ma bibliothèque qui se trouve juste devant moi. Puis, je la vois, enfin. Comme illuminée par une aura divine, elle est là, sur une des étagères, confortablement accotée sur quelques-uns de mes livres. Je la prends, soulagée.

Et je pars tranquillement, en route vers l’école, mon travail (très, très bien agrafé) à la main en riant parce que je me trouve parfois vraiment absurde.

Quand Youtube prend d’assaut votre cuisine

Contrairement à la croyance populaire , YouTube ce n’est pas seulement des chats, du maquillage et des vidéo-clips . Si vous fouillez un peu ( plus loin que les vidéos de demande en mariage et de bébé qui rie ) il y a moyen de trouver des chaines qui , avec les moyens du bord, font vraiment de bons vidéos . Aujourd’hui , j’ai décidé de m’intéresser aux  vidéos culinaires . Voici donc cinq chaines qui vous donneront sans aucun doute le goût de manger , boire et vous bourrer la face de cupcakes .

P:S  oui, je sais, ce sont toutes des chaines anglophones …sur Youtube c’est vraiment la langue prédominante et il est encore un peu plus difficile de trouver du bon contenu en français….pour le moment .

Sorted food

French guy cooking

food busker

Tastemade

cupcake jemma

Et au pire on se mariera

Et au pire on se mariera est un roman publié par la Française adoptée du Québec, Sophie Bienvenu. Ce texte a fait couler beaucoup d’encre, autant par sa richesse langagière que par son propos cru et touchant. Présenté au théâtre depuis peu, le roman verra le jour au grand écran d’ici quelque temps et sera réalisé par l’incroyable réalisatrice Léa Pool. J’ai trop hâte de voir le résultat final : une de mes réalisatrices préférées qui rencontre un roman qui m’a complètement charmée !

En effet, dès le début, ça a été un coup de foudre. J’ai découvert ce livre en travaillant dans une libraire, j’avais remarqué le titre pour son approche familière et le ton un peu mi-comique, mi-tragique. S’en est suivi une critique de Pierre Foglia et hop, les quelques exemplaires de la librairie disparaissaient… Ça a donc piqué ma curiosité et moi aussi, je me suis commandé le roman. Comme des dizaines de clients, d’ailleurs.

Wow. Dès les premières lignes, on se sent transporté dans la vie d’Aïcha. On sent tout de suite l’énergie, la personnalité et la douleur du personnage. Son langage croche et véritable nous fait frémir ; on entend les paroles et la mélodie en lisant le roman. Le monologue de la jeune Aïcha, 13 ans, s’entend à merveille et dès le commencement, on y croit.

Le texte, conçu sous forme de monologue, raconte l’histoire d’Aïcha, une ado qui vit mal la séparation de sa mère avec son beau père. Ce beau-père, un peu trop aimé par Aïcha, suscite beaucoup de non-dits et de questionnements. On ne sait jamais vraiment la nature de leur relation, mais au fond, on sait tous qu’il a dû exister entre eux un mauvais amour, une relation qui n’aurait pas dû arriver entre un homme mûr et une jeune fille de treize ans. La séparation voulue par la mère ainsi que l’incompréhension et la douleur de l’adolescente laisse comprendre la dureté et la vulnérabilité de la TRÈS jeune et naïve Aïcha.

« Elle est conne, ma mère. Elle pense que plus tu cries, plus on t’entend. Alors que c’est quand tu chuchotes qu’on t’entend le mieux »

Très forte et poignante, on a envie de la prendre dans nos bras quand elle nous explique que sa mère a eu tort d’envoyer le beau-père hors de la maison. On a encore envie de la protéger quand elle tombe amoureuse de Baz, un gars deux fois plus vieux qu’elle ; quand elle se laisse entrainer dans une histoire de passion et de désir d’adulte alors qu’elle n’est qu’une enfant, on a envie de la ramener chez elle ; quand elle devient amie avec des prostituées du Centre-Sud et qu’elle parle comme une adulte, on a envie de lui rappeler son âge. Sauf que les drames et les événements de sa vie ont fait en sorte qu’Aïcha a grandi bien plus vite qu’elle ne l’aurait dû. La douleur et la pulsion d’aimer qui l’animent nous font voir la complexité de ses rapports familiaux et de son enfance : cela nous désole, mais surtout, nous convainc.

Aïcha n’est pourtant pas stéréotypée et idiote : elle est seulement une jeune adolescence qui découvre les pouvoirs du désir et de l’amour. Son passé un peu tout croche et son besoin d’aimer un peu trop fort l’entrainent dans des situations où c’est l’envie qui passe sur le dira-t-on correct.

« C’est comme une super caresse vraiment le fun, partout sur ton corps et en dedans en même temps. Imagine qu’avec tous les pores de ta peau, tu manges un truc vraiment bon… »

Ce que j’ai le plus apprécié du texte est le flou ambiant. Sophie Bienvenu suggère au lieu d’affirmer. Sans savoir vraiment à qui Aïcha s’adresse, tout au long de son monologue, on peut penser que c’est une travailleuse sociale, une policière, une employée scolaire, bref ce non-dit contribue à axer l’attention du lecteur sur la pensée d’Aïcha. Sa façon de concevoir sa vie et surtout, les mots qu’elle emploie pour raconter, nous entrainent dans une ribambelle qui ne nous fera pas fermer le livre aussi tôt qu’on ne l’aurait cru.

Selon moi, c’est le genre de livre qu’on lit en un trait.

Loin de moi l’idée de vous spoiler la fin comme on dit, mais je vous encourage à prendre quelques heures pour entrer dans le monde cru, cruel et fort initiatique de la jeune Aïcha. La chute du roman, tout comme les thèmes non- conventionnels en valent la peine, simplement pour la véracité du personnage et pour la musicalité de la voix d’Aïcha. On ferme le roman le coeur twisté et, encore une fois, on a envie de la prendre dans nos bras, la jeune Aïcha.

**L’auteure vient tout juste de publier Chercher Sam, une oeuvre qui traite de l’itinérance et de l’amour entre un homme et son chien. Acheté la semaine dernière, j’ai déjà hâte de le lire et de vous en parler !**

L’amour au temps de la vilaine fille

Paru en 2008, le roman Tours et détours de la vilaine fille de l’auteur péruvien Mario Vargas Llosa raconte une histoire d’amour moderne et impossible. Le personnage principal, Ricardo, est complètement sous le charme de La petite Chilienne. Leur amour de jeunesse déterminera la vie entière de ce traducteur appelé à travailler dans plusieurs grandes villes telles que Londres, Madrid, Paris, etc.

Le but ultime de sa vie sera de retrouver sa chère petite Chilienne. Ce parcours ne sera fera pas sans soucis, car malgré le fait qu’il finisse toujours par la retrouver, il finit aussi toujours par la perdre… La petite Chilienne vivra dans de nombreux pays avec de nombreuses identités : elle sera la femme d’un diplomate à Paris, une guerrière dans le Cuba de Castro et même, une riche aristocrate à Londres. Son personnage est assez complexe étant donné qu’elle cherchera, tout au long de sa vie, à oublier son passé pour toujours mieux recommencer. La présence de Ricardo dans sa vie sera un peu la seule trame continuelle de son destin. Vargas Llosa ne porte jamais de jugement envers ce personnage féminin empreint de folie et même de mal-être qui cherche sans arrêt à devenir une autre qu’elle-même. Sa pauvreté et son enfance difficile l’amènent à vouloir, une fois adulte, renier toute trace de son passé et de ses douleurs. On la déteste souvent par son égoïsme et sa méchanceté avec Ricardo, mais son besoin si viscéral de vivre une vie différente à son histoire nous émeut. La petite Chilienne reste avant tout un être tourmenté qui ne sait plus comment se faire aimer.

« Vous allez trouver cela bizarre, mais elle, et tous ceux qui passent une bonne partie de leur vie enfermée dans les fantaisies qu’ils se construisent pour abolir la vie véritable, savent et ne savent pas ce qu’ils font. La frontière chez eux s’éclipse par périodes, pour réapparaître ensuite. Je veux dire qu’ils savent et ne savent pas, en alternance, ce qu’ils font. Voici ce que je vous conseille : n’essayez pas de la forcer à accepter la réalité. Aidez-la, mais ne l’obligez pas, ne la pressez pas. Cet apprentissage est long et difficile. »

Or, Ricardo n’arrêtera jamais de la suivre et de la désirer, malgré ses difficultés à l’atteindre, à lui parler, à la voir ; son désir incessant pour cette dernière gagnera et dominera l’entièreté de son existence. Il ne se laissera pas abattre par les soucis et les problèmes de la petite Chilienne, au contraire, son envie de l’aider et de la sauver grâce à son amour, sera la quête ultime de sa vie.

« Bien qu’on dise que seuls les imbéciles sont heureux, j’avoue que je me sentais heureux. Partager mes jours et mes nuits avec la vilaine fille remplissait ma vie. Malgré ses gestes tendres, en comparaison de son attitude glaciale d’autrefois, elle était parvenue, en effet, à me faire vivre dans l’inquiétude, avec l’appréhension qu’un beau jour, et de la façon la plus inattendue, elle recommencerait et s’évanouirait dans la nature sans me dire adieu. »

Une histoire d’amour possible, alors ? Oui, mais pas classique et encore moins clichée.

J’ai adoré cette lecture de Mario Vargas Llosa que j’ai découvert avec un autre de ses romans : Tante Julia et le scribouillard. Homme politique et engagé, il nous amène à découvrir une facette qui m’était inconnue du Pérou et aussi de Cuba. Le roman fortement axé sur l’histoire d’amour, laisse néanmoins place à des aspects plus politiques, sociaux et historiques, ce qui m’a aussi énormément plu.

La passion de Ricardo m’a fait pensé à celle de Florentino Ariza envers sa douce Fermina Daza dans L’amour au temps du choléra, de Gabriel Garcia Marquez, (qui a d’ailleurs été l’ami de Mario Vargas Llosa une bonne partie de sa vie, jusqu’à ce qu’une querelle mêlant infidélité et différend politiques les sépare) en raison de la patience et l’acharnement que ces deux personnages masculins mettent à désirer et à vouloir l’autre.

Bien que ce roman soit moins connu que le classique L’amour au temps du choléra, je crois que la beauté et la quête amoureuse de ce dernier rejoint celle de Tours et détours d’une vilaine fille. Le désir infatigable de deux êtres et la quête éternelle d’enfin se retrouver, voilà les thèmes de ces deux grands romans.

« Il m’avait suffi de la voir pour reconnaître que, tout en sachant pertinemment que toute relation avec la vilaine fille était vouée à l’échec, la seule chose que je désirais vraiment dans la vie, avec cette passion que d’autres mettent à courir après la fortune, la gloire, le succès ou le pouvoir, c’était de l’avoir elle, avec tous ses mensonges, ses caprices, son égoïsme et ses disparitions. »

Xavier Dolan, l’enfant prodige

Mon amour pour Xavier Dolan a commencé lors de son tout premier film : «J’ai tué ma mère». J’en entendais beaucoup parler dans les médias, de ce cher enfant prodige ! Et c’est alors que je me suis laissée prendre au jeu et je ne suis toujours pas déçue.

Xavier Dolan est un artiste. Ce que j’apprécie le plus dans ses œuvres est son côté esthétique très développé. Il porte une attention particulière aux détails qui font en sorte de mettre en valeur les images de ses films. De plus, les concepts, les messages et les scénarios viennent me chercher. J’adore le ton qu’utilise l’auteur et son tout dernier film, «Mommy» ne fait pas exception à la règle.

Acteurs : Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval, Suzanne Clément

Résumé : Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au cœur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.

Mommy est un film dramatique québécois écrit et réalisé par Xavier Dolan, et sorti en 2014. Il fut présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2014, où il a remporté le Prix du jury.

En salle au Québec depuis quelques semaines et maintenant en France, on peut dire que le dernier Dolan a un énorme succès dans les deux pays ! Ce film est pour l’instant celui qui sera le plus bénéfique pour lui.

On retrouve dans ce Dolan un autre trio, une mère, son fils et une voisine mystérieuse. Ensemble, ils apprendront à se connaître, à montrer leurs peurs et à grandir. Ce trio est joué par trois acteurs absolument époustouflants. La magnifique Anne Dorval, que nous pouvons trouver dans presque tous les films du réalisateur, joue le rôle de la mère. On s’attache à son personnage et on souhaite ses réussites. C’est un personnage avec une grande force de caractère. Anne Dorval a même dit, en entrevue, que c’est l’un des plus beaux rôles qu’elle a eu de sa carrière. Suzanne Clément semble être le nouveau chouchou de Dolan, elle a un rôle plus discret, mais très important dans le développement des personnages. Elle joue le rôle de la sauveuse, tentant de garder une harmonie entre la mère et le fils. Et l’impressionnant Antoine-Olivier Pilon, quelle surprise ! Provoquant, charmant, touchant, son personnage est remarquable.

Nous retrouvons dans ce dernier Dolan un jeu de cadrage intéressant puisqu’il donne une émotion aux images de son film. Elles deviennent plus larges ou plus étroites selon le sentiment ou la situation que vivent les personnages. Nous retrouvons aussi des images connues à la Dolan, dans les costumes de ses personnages, le scénario, leur discours, l’importance des droits humains. Bref, un Bon Dolan.

Quand les pensées prennent le dessus

Vous arrive-t-il de vous dire que vous n’êtes pas en contrôle, que vous essayez, mais que ça ne change rien, que vos pensées sont plus fortes que votre volonté, qu’elles vous contrôlent et vous gâchent l’existence à coup de doutes et de négativité ? Eh bien… je suis dans l’obligation de vous dire qu’il n’y a pas de solution miracle (souvent, elles coutent cher celles-là) et que vous ne reprendrez pas le dessus après trois versements égaux de 19.99 $ .

Il y a bien des approches naturelles qui, avec les années, sont devenues ce nouveau miracle qui permet de calmer l’esprit et le corps a.k.a le yoga, la méditation… Et je n’ai aucun doute sur la véracité de ces techniques, à condition de bien le vouloir.

C’est souvent là que se trouve la racine du problème ; on pense qu’on veut, on dit qu’on veut, mais on n’est pas prêts à vraiment vouloir et à agir en conséquence. On pense encore que le temps va faire son œuvre, mais le temps n’arrange pas toujours tout si on n’y met pas du sien.

Alors, maintenant qu’on a déterminé qu’il faut de la volonté pour reprendre le dessus sur nos pensées, qu’est-ce qu’on fait ?  On fait ce qui semble être le mieux pour nous. On réalise que ce qui se passe dans notre tête, ce n’est pas l’entièreté de notre personne. Les doutes, les insécurités, les constantes pensées négatives, ce n’est pas ce qui définit quelqu’un… bien qu’on puisse facilement se laisser définir par ces pensées. Ce que j’essaie de dire, c’est qu’il faut faire le « switch » et réaliser qu’on peut avoir le contrôle sur ce qui se passe là-haut. Quand je parle de contrôle, je ne dis pas à personne de devenir un control freak, mais d’avoir une main mise sur ce qui se passe dans nos têtes et de comprendre qu’il ne faut pas prendre toutes nos pensées pour du « cash ».

On pourrait toujours essayer de se construire une télécommande qui joueraient sur les fréquences de nos pensées (j’écoute peut-être un peu trop de science-fiction…), mais j’ai l’impression que ça serait peut-être plus efficace de se pencher sur ce qu’on ressent, sur les pourquoi et les comment, sur les sources. Mais là, je ne vous demande pas d’aller faire une psychanalyse, ça c’est un plan pour ne jamais plus être capable de ressortir de votre tête. Je parle plutôt de ne pas avoir peur de se poser les vraies questions et d’y répondre.

Je parle de faire des choses pour vous, de reprendre confiance, de faire des trucs qui vous allument, de prendre le temps de travailler sur votre personne, car, malgré la famille, malgré tous les gens qui passent dans votre vie, vous n’êtes qu’avec vous-même jusqu’à la fin. Imaginez être pris ainsi dans votre propre tête pour le reste de votre vie : ça serait lourd, pour ne pas dire insupportable, non ? C’est pourquoi il faut apprendre à cohabiter avec nos pensées et à ne pas hésiter à mettre à la porte celles qu’on ne veut plus.

Crédit photo : pinterest

Dans ma bibliothèque

Voici certains titres de littérature qui sont chers à mes yeux, des livres dont je garde un souvenir tendre. Pour moi, les livres qui me marquent ont tous un sentiment avec lequel je ‘connecte’. C’est dur pour moi à expliquer, mais c’est vraiment une question de ‘feeling’ et du moment où j’ai lu le livre.

  • Fear and Loathing in Las Vegas, Hunter S. Thompson (1971)

Pure poésie, éloge du ‘American Dream’, Fear and Loathing in Las Vegas est LE roman qui m’a fait aimer la littérature américaine. Il faut le lire pour comprendre, mais c’est tout un ‘trip’.

Raoul Duke, le personnage principal est le miroir sous lequel l’auteur, Hunter S. Thompson, écrit ses propres aventures. On suit Duke, journaliste, alors qu’il part pour Las Vegas pour couvrir le Mint 400. Il s’ensuit d’une multitude de péripéties criblées de drogues psychédéliques, d’une variété de chambres d’hôtel détruites, et de références à la contre-culture américaine. Hunter S. Thompson est une personne captivante qui nous livre une œuvre tellement belle qu’il faut presque la lire à voix haute. De plus, le l’ouvrage est ponctué d’illustrations de mon artiste préféré, Ralph Steadman (un petit plus que je tenais à mentionner).

« There was madness in any direction, at any hour. If not across the Bay, they up the Golden Gate or down 101 to Los Altos or La Honda… You could strike sparks anywhere. There was a fantastic universal sense that whatever we were doing was right, that we were winning…

And that, I think, was the handle – that sense of inevitable victory over the forces of Old and Evil. Not in any mean or military sense; we didn’t need that. Our energy would simply prevail. There was no point in fighting – on our side or theirs. We had all the momentum; we were riding the crest of a high and beautiful wave…

So now, less than five years later, you can go up on a steep hill in Las Vegas and look West, and with the right king of eyes you can almost see the high-water mark – that place where the wave finally broke and rolled back. »

  • Le Libraire, Régis de Sà Moreira (2004)

Jadis, je travaillais en librairie et un client avait commandé ce titre, il m’avait tant intriguée que j’avais décidé de le commander pour moi-même.

Le libraire raconte l’histoire d’un homme, un libraire, qui travaille seul dans sa petite librairie constituée uniquement de livres qu’il a lus. Il ne dort pas et il ne vit que pour son métier et sa librairie.

Une petite plaquette si simplement lue. Une histoire quasi inexistante, mais un ‘feeling’ si purement ressenti par le lecteur (moi, et tous mes amis à qui je l’ai fait lire). J’avais besoin de ça au moment où je l’ai lu et je ne regretterai jamais l’achat et la lecture de ce roman.

« Un beau chapeau », dit la grande dame en avisant le portemanteau.

« Une belle faux », répondit le libraire.

« Vous trouvez…», soupira la grande dame.

  • L’amant, Marguerite Duras (1984)

J’ai lu ce livre pour mon cours de littérature française que j’ai pris en cours option à l’université (Merci Prof. Farrah). Je garde un souvenir de mystère de ce livre très personnel de Marguerite Duras. Un prix Goncourt de surcroît, L’amant raconte la jeunesse de l’auteur en Indochine Française et sa relation avec un homme mûr Chinois. Duras écrit avec sa plume semi-autobiographique et on ne peut que dévorer ce livre qui, pour moi, m’amenait quelque part où je n’avais jamais mis le pied. Un livre imprégné de sentiments purs, de questionnements, un roman qui comporte des complexités et des thèmes matures : le tabou, la culture, et bien d’autres. C’était un roman ‘obligatoire’ que je n’ai jamais oublié et qui donne envie de lire plus de Duras, d’ailleurs je ne sais pas ce que j’attends.

« Il ne peut exprimer ses sentiments qu’à travers la parodie. Je découvre qu’il n’a pas la force de m’aimer contre son père, de mer prendre, de m’emmener. Il pleure souvent parce qu’il ne trouve pas la force d’aimer au-delà de la peur. Son héroïsme c’est moi, sa servilité c’est l’argent de son père. »

  • Fushigi Yugi (la série), Yuu Watase (1992-1996)

Oh oui, je vous parle ici d’une série de Mangas (je suis ‘geek’ comme ça). J’ai découvert cette série, qui m’a profondément affectée, grâce à une amie à moi, qui était à l’époque ma voisine (j’avais environ 11 ans à l’époque). Encore aujourd’hui, cela prendrait tout mon p’tit change pour me départir de cette série fantastique de 18 tomes. Je la recommande, car elle vous fera rire, vous fera pleurer, vous donnera foi en l’amour et en l’amitié la plus pure ; elle vous fera rager et vous fera rêver.

La série suit les péripéties d’une jeune fille de 15 ans qui est transportée dans le monde d’un vieux livre chinois afin d’accomplir une tâche importante. Elle rencontrera, dans ce monde, une multitude de personnages qui deviendront des amis. Ensemble, ils devront sauver leur pays. Pour moi, cette série restera un petit bijou qui me rappelle tant de beaux souvenirs de jeunesse. De plus, les heures que j’ai passées assise sur mon lit à plonger au cœur de cette histoire me donnaient espoir de vivre quelque chose de grand un jour, car le personnage principal de l’histoire, Miaka, n’était qu’une collégienne toute simple au début de son aventure et elle devient une femme courageuse et prête à tout pour ceux qu’elle aime.

  • L’Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon (2001)

L’ombre du vent est un des premiers livres que j’ai lu quand j’ai été engagée comme libraire en 2006, et est certes un des livres que j’ai le plus recommandé aux gens qui se cherchaient une lecture divertissante. Un vrai coup de cœur!

Ce roman trace l’histoire de Daniel Sempere, un jeune garçon dans un Barcelone d’après-guerre. Celui-ci visite, avec son père, un endroit appelé le ‘Cimetière des livres oubliés’ où il découvre le livre d’un auteur, Julián Carax, qui semble avoir disparu. Il s’ensuit donc une quête qui le conduira à découvrir la vie de l’auteur, ses amours et son tragique destin. Avec en fond une Espagne se redressant d’un conflit important, L’Ombre du vent est un roman rempli de mystères et de questionnements, ainsi qu’une histoire palpitante et originale.

« Je scrutai de nouveau le portrait du couple et j’eus la certitude que le jeune homme était Julián Carax qui me souriait des profondeurs du passé, incapable de voir les flammes qui se refermaient sur lui. »

Crédits photo :

Fear and Loathing in Las Vegas – Pinterest

Le Libraire  

L’Amant – Pinterest

Fushigi Yugi – Pinterest

L’Ombre du vent – Pinterest

Les vraies affaires : the other F-word

Fille, on va se dire les vraies affaires, le féminisme c’est important. J’entends déjà les gens dire :

« Oh, encore le maudit féminisme, m’essemble qu’on se fait casser les oreilles avec ça depuis quelques temps ». Tu sais quoi ? Tant mieux. On a besoin du féminisme. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas normal de sortir de l’autobus à 21h, éteindre son Ipod pour entendre TOUS les moindres bruits suspects aux alentours et vérifier derrière son épaule à chaque 15 secondes de façon frénétique comme si tu étais suivie par Michael Myers (à ne pas confondre avec Mike Myers, celui qui fait Austin Powers. Quoiqu’un gars avec des dents dégueux et un chest velu qui te suit en disant « OUAIS POUPÉE, OUAIS » ça peut faire bien plus peur que le tueur de Halloween). Ce n’est pas normal, non plus, de se faire dire par le service de police de Montréal de ne pas consommer d’alcool et d’ensuite prendre un taxi si l’on est seule parce que cela augmente notre risque de se faire agresser. Mon conseil ? Prends plutôt ton auto, conduire en état d’ébriété n’a jamais été un problème, non? Ou apprends à voler ?

Je pourrais te nommer un TAS de raisons, mais je suis certaine que tu es victime de discrimination à chaque jour sans même t’en rendre compte.

Viens pas folle non plus si tu crois encore qu’être féministe, c’est brûler sa brassière. Je t’annonce que ce n’est plus ça. Au prix que ça coûte une maudite brassière, on les garde sur nos seins. Si tu te dis : « Ah non, je ne suis pas féministe, j’aime les hommes! », permets-moi de rire HAUT et FORT parce que ça n’a rapport. Tu vas peut-être te trouvé plus féministe quand tu prendras le temps de faire valoir ton opinion avec des arguments concrets et qu’un mâle supérieur te criera  : « VA DONC ME FAIRE UN SANDWICH ! ». Ou pire encore, tu vas rire parce que tu n’as pas encore trouver comment t’affirmer dans ce monde. C’est là que j’arrive dans le décor pour te dire une grande nouvelle de la vie : dès que tu as un vagin, tu es féministe. Cela peut paraitre SUPER réducteur parce que le mouvement féministe n’est pas associé uniquement au fait d’avoir un vagin, des tas de gars sont féministes, mais là n’est pas la question. Je te dis que sans le vouloir, même inconsciemment, tu l’es. Tu es peut-être trop jeune pour t’en rendre compte ou tu as encore les yeux fermés face aux injustices de la vie, mais crois-moi, ça va venir.

Honnêtement, pour moi, c’est venu plus tard. Ma mère a toujours voulu m’introduire au mouvement, mais j’étais trop jeune et je n’arrivais pas à croire que ça pouvait encore être un problème. Je me disais qu’on pouvait voter alors où était le problème ? Wow, j’étais TELLEMENT dans le champ. Je crois toutefois que le féminisme est relatif. Je crois que chaque femme a sa vision du féminisme et ses croyances. Je crois qu’il y a des degrés au féminisme. Je crois aussi que le plus tôt nous sommes exposées à ce mouvement, le mieux c’est.

Emma Watson a récemment donné un discours à l’ONU pour la campagne #heforshe. Ce qui m’a vraiment étonné, ce sont toutes les critiques négatives face à son discours. Comme quoi elle n’était pas crédible, qu’elle se servait de sa popularité, etc. Et après je me suis dit so what ? On doit se tenir entre femmes, parler du mouvement peu importe comment et qui en parle, on s’entend que si Hermione Granger m’avait fait un speech de féministe quand j’avais 12 ans peut-être que ça m’aurait ouvert les yeux plus tôt!

C’est pourquoi je me propose ici d’énumérer quelques produits culturels qui me permettent de m’affirmer en tant que féministe, qui mettent de l’avant le Girl Power et qui pourront servir aux nouvelles venues du mouvement. Je te fais ça short and sweet, ça va t’obliger à aller découvrir des trucs.

BUST MAGAZINE

Fondé en 1993, ce magazine américain est un BIJOU. Il met de l’avant la présence (et l’absence) de la femme dans la culture populaire, donne des critiques de disques / films / livres au moyen d’un système de boobies (5 boobies équivalent à une note parfaite) et une dernière page appelée      « one-handed read » où l’on trouve une histoire coquine. Une révélation selon moi, ce magazine ne sort qu’à tous les 3 mois alors dépêchez-vous!

Caitlin Moran / How to be a woman (2011) / Moranthology (2012) / How to build a girl (2014)

Cette britannique aborde la question du féminisme d’une façon drôlement rafraîchissante. Elle raconte des anecdotes sur sa vie sous forme d’essais et son humour est délectable. Je l’adore. Son premier roman, « How to build a girl » est sorti en septembre et j’ai très hâte de le commencer. À LIRE!

GIRLS / Lena Dunham

Ceux qui ne connaissent pas encore Lena Dunham et son émission GIRLS vivent selon moi dans une grotte. C’est pratiquement impossible. Elle a non seulement détruit des stéréotypes corporels, mais elle sait décrire toute une génération de femmes. Elle vient tout juste de lancer sa biographie « Not that Kind of Girl » est c’est une pure perfection. À RE-découvrir, encore et encore.

Bridesmaids

Un genre de film de filles sans le côté quétaine. Fâche-toi pas, j’aime le quétaine, mais un film qui montre des filles qui essaient des robes de filles d’honneur dans une boutique super chic et qui se ramassent avec une diarrhée de la mort (dont une en plein milieu de la rue), c’est loin d’être quétaine. Mais c’est bien drôle. Un film qui explique très bien les relations entre filles et surtout celle qui lie deux meilleures amies.

Bikini Kill / Kathleen Hanna

Fille, tu vas me rendre service et t’acheter du Bikini Kill. Tu peux même le voler sur les Internets, je m’en fou. Tu vas mettre tes écouteurs, lever le son et te fâcher bien fort. Tu peux chanter aussi. Kathleen Hanna est la définition pure et simple d’une « badass ». Tu peux aussi te rendre service et écouter « The punk singer », un documentaire qui lui est dédié. Tu me remercieras plus tard.

Évidemment, ceci est MA liste. Elle est LOIN d’être parfaite, j’aurais très bien pu mettre du Simone de Beauvoir ou du Gertrude Stein, mais bon, je les plug en conclusion alors tu les googleras si ça te chante, tu en profiteras pour faire ta féminiliste, en même temps!

-Crédits photos : mon Iphone et sa belle qualité picturale.