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Richard Desjardins, du gros plaisir à entendre et aussi à lire!

Ça allait de soi puisqu’une bonne plume c’est une bonne plume. N’empêche que malgré l’évidence grosse comme la Terre, je ne savais pas que Desjardins le grand, dit Richard Cœur de Lion par sa maman, s’était aussi fait éditer la plume littéraire. C’est par un heureux hasard que je suis tombée sur Aliénor, paru chez Lux Éditeur, un trop gros huit ans après sa sortie en librairie. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit!

Il est petit (118 pages), mais en a dedans. Gauthier sans Avoir aussi, le narrateur du livre. C’est un paysan qui, comme son nom l’indique, n’a pas grand avoir en effet. Il en a bavé comme tout le monde à cette époque, des années plus qu’hostiles, d’où l’expression être roi et maître a sûrement émergé. L’histoire se déroule il y a une pas pire mèche, soit le 31 mars 1204, alors que Gauthier sans Avoir se retrouve par une chance inespérée au chevet d’Aliénor, qui elle est sur son lit de mort. Il se paye enfin la traite de toute la rancœur qu’il éprouve envers cette souveraine. Celle qui est maintenant près de lâcher son dernier souffle et qui ferma à l’époque yeux et bouche devant des atrocités commises sur son peuple.

« C’est la nuit. Cent nonnes dorment en l’abbaye. Seul d’homme. Et je suis le gardien de votre corps, accomplissant ainsi le rêve de ma vie : vous voir mourir sous mes propres yeux, Aliénor. Serrez-moi la main si elle me reconnaît. Sûr! On ne peut nommer un à un chiens qui grognent. Vous saurez qui je suis. Et cela sera fait avant que votre chair ne tourne à la charogne. »

C’est dire comment il la hait. Et on comprend pourquoi. Plus les pages se tournent et plus il se raconte alors qu’Aliénor se meurt. Il a été victime d’injustices et de barbaries. Il a aussi vu mourir sa femme et ses propres enfants, par cause de cœur aride des dirigeants, malgré leurs poches pleines. D’ailleurs, ceci reste une des figures de style qui m’a le plus marquée dans un livre :

« On mangea les semences. Arriva le printemps et plus rien à manger. Plus rien. Plus rien. Alors, j’ai ouvert la terre pour semer mes enfants. »

Enterrer sa propre descendance. L’image est triste et criante. Et celle sur papier aussi. Toutes les illustrations de l’artiste SHRÜ viennent appuyer de façon juste et sensible les écrits de Desjardins. Des dessins qui sont dépouillés et qui à la fois ont une forte portée.

J’y ai trouvé dans cette Aliénor, dont le style littéraire est la chanson de geste, la personnalité de Desjardins telle qu’on la connaît de par ses magnifiques compositions. Il décrie comme toujours l’injustice et la corruption, défend le floué, dépeint l’impensable sans détour, avec grand cynisme et même humour noir. Malgré la gravité de l’époque qu’il nous raconte, on rit souvent de par les propos grivois bien placés de l’auteur.

Par ailleurs, la mère de Richard Desjardins appelait parfois son fils Richard Cœur de Lion. Ce dernier étant jadis fils d’Aliénor, on comprend d’où est provenue l’inspiration de l’auteur à l’écriture de ce livre. Desjardins, du gros plaisir à entendre et aussi à lire.

Pour cette même raison, si vous trouvez sa parution La mer intérieure publiée en 2000, gardez-la précieusement, elle est malheureusement épuisée.

Quel est votre texte préféré que Desjardins a écrit?

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Québec en toutes lettres : De la poésie à la visite touristique déjantée

Du 21 au 29 octobre dernier avait lieu Québec en toutes lettres, un festival littéraire ayant cours chaque année depuis 2010 dans la ville de Québec. Le thème de cette dernière édition était «Écrire Québec». Pour cette occasion, la programmation offrait une foule d’activités visant à nous faire découvrir Québec sous un autre jour. Pour ma part, j’ai eu la chance de participer à deux activités, soit la Nuit de la poésie et la visite touristique intitulée «Et si…». Voici un petit compte-rendu de mon expérience.

La Nuit de la poésie

Pour ceux et celles qui doutent de la capacité de la poésie à attirer les foules, à mon avis, vous vous trompez. À mon arrivée à la Maison de la littérature pour assister à la Nuit de la poésie, la salle était déjà pratiquement pleine et plusieurs personnes attendaient à l’extérieur de la salle pour pouvoir y entrer.

La Nuit de la poésie est un événement fondé en 2009 par la poète Nora Atalia. Au cours de cette soirée, plus d’une vingtaine de poètes se succèdent sur scène pour réciter un poème. J’ai eu la chance d’assister aux récitals de poètes que j’aime beaucoup, comme Valérie Forgues et Érika Soucy. Ce fut également l’occasion de découvrir d’autres talents que je ne connaissais pas. Les poètes étaient accompagnés de musiciens jazz qui contribuaient à rendre l’atmosphère plus intime.

Lire de la poésie seul dans ses pensées est une manière de s’imprégner des mots. Le récital, quant à lui, amène une autre approche, car il nous permet de voir la manière dont les poètes décident de rendre le texte par leur intonation, le timbre de leur voix ou leur débit. J’ai donc beaucoup aimé assister à cette soirée devenue un classique qui permet de garder la poésie vivante et touchante.

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Nuit de la poésie, Festival Québec en toutes lettres, crédit : Renaud Philippe

Et si…

Le samedi suivant la Nuit de la poésie, j’ai participé à une visite touristique assez spéciale de ma ville natale.

En petits groupes, dans un autobus du réseau de transport en commun de la ville de Québec, nous étions amenés à divers endroits connus du centre-ville pour une réécriture de l’histoire de la ville. Tout au long du parcours, nous étions accompagnés d’un animateur qui nous proposait de laisser aller notre imagination et spéculait sur ce qui serait arrivé si l’histoire avait été autre que celle que nous connaissons. À quatre endroits différents, des auteurs et performeurs sont entrés dans l’autobus pour nous faire vivre ces nouveaux scénarios.

Et si les Français avaient gagné la bataille des Plaines d’Abraham? Et si les Nordiques avaient gagné la Coupe Stanley? Voilà le genre de questions que nous nous sommes posées durant le trajet. J’ai vraiment adoré cette activité. Le concept était plutôt original et nous invitait à faire preuve de créativité et à rêver un peu. De plus, l’animateur qui nous accompagnait était particulièrement drôle et contribuait à rendre le tout amusant.

Un beau moment qui a mis un sourire sur mes lèvres pour le reste de la journée.

Faire vivre la littérature

Mis à part ces deux activités, la programmation du festival comportait plusieurs autres événements qui valaient le détour. Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, le festival a déjà pris fin. Je vous encourage fortement à rester à l’affût pour connaître la programmation de l’année prochaine. D’ici là, la Maison de la littérature tient plusieurs événements littéraires qui valent certainement le détour. Voici certaines suggestions d’événements organisés par la Maison de la littérature au cours du mois de décembre :

5 décembre : Sacré Chœur de Gilgamesh

15 décembre : Oraisons

16 décembre : Slam de poésie 

*Le fil rouge remercie le festival pour l’invitation aux activités de sa programmation.

Photo en une : Et si…, Festival Québec en toutes lettres; crédit : Renaud Philippe

 

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Quelle est l’œuvre qui a été utile dans votre vie ?

C’est la question qu’Émilie Perreault nous pose à la fin de son introduction dans l’excellent livre Faire œuvre utile, quand l’art répare des vies, que j’ai dévoré en moins de 3 h récemment. Émilie Perreault, chroniqueuse culturelle à l’émission de Paul Arcand le matin à 98,5 FM, répète souvent qu’elle ne sauve pas des vies. Personnellement, je la connaissais peu, excepté par le son de sa voix dans ma radio jusqu’à ce que je tombe sous son charme dans ma télévision à Tout le monde en parle un dimanche soir de septembre dernier. Et bien, ma chère Émilie, c’est donc avec joie et grand sérieux que je me suis posé cette question : quelle est l’œuvre qui a été utile dans ma vie? Certes, les livres d’Éric-Emmanuel Schmitt, comme le premier chapitre de Faire œuvre utile, me parlent toujours directement; je peux passer des heures au Musée d’art contemporain à regarder les sculptures de David Altmejd; j’ai l’impression que la musique de Sigur Ros connecte à mon âme; et les poèmes de Rupi Kaur me touchent au point où je n’arrive plus à lire les mots sous mes yeux. Mais est-ce que j’ai une œuvre en particulier qui a été utile dans ma vie? Pas encore, je te dirais bien honnêtement Émilie. Rien comme ce que j’ai lu dans ton livre du moins…

Petit résumé

Ce recueil de 20 histoires touchantes, inspirantes, émouvantes est particulièrement intense à lire, mais prenez le temps de le faire, vraiment. Dans ce livre où Émilie a pris le temps de rencontrer ces 20 personnes dont l’art a complètement changé leur vie, on ne peut qu’être conquis à notre tour et réaliser l’ampleur de l’art et de la culture dans nos vies. On passe d’une histoire ultra inspirante avec Louis-Josée Houde, à une histoire ultra touchante avec Robert Lepage, à une histoire remplie d’espoir avec Mariana Mazza, à une histoire bouleversante avec Marc Séguin; bref, chaque histoire vient avec son bagage émotionnel parfois difficile à lire sans verser quelques larmes. Des phrases comme cette chanson m’a sauvé la vie, ton livre m’a sauvé la vie, sans toi je ne serais plus là… il y en a plein dans ce recueil magnifique. Bref, chaque histoire remplit exactement son mandat, c’est-à-dire nous faire comprendre l’ampleur et la valeur d’une œuvre aux yeux de quelqu’un, la présence d’un artiste, les paroles d’une chanson, un roman, une peinture, ou juste un moment clé qui a complètement changé la vie de quelqu’un. Tout le monde devrait lire ce livre, sans exception, et croyez-moi, ce sera impossible d’y rester indifférent.

L’art et moi

L’art et la culture sont extrêmement importants pour moi. Je suis membre du Musée d’art contemporain, j’ai dû voir plus de 10 expositions dans les différents musées de Montréal et Québec ces derniers mois, j’ai lu minimum 3 romans par mois dans la dernière année et j’ai vu plusieurs spectacles de mes artistes préférés, parce que pour moi, tout ça, c’est tout simplement essentiel à mon équilibre. L’art coule dans mes veines, j’ai un goût ultra développé pour toute forme d’art et une curiosité naturelle pour cet environnement qui est parfois si loin de moi. À mon humble avis, je n’ai pas vraiment de talent artistique précis, excepté peut-être que j’arrive parfois avec mes mots à toucher les gens, et ça c’est exactement ce qu’Émilie Perreault réussit aussi à faire en nous présentant ces 20 différentes histoires. Est-ce que faire œuvre utile réussit son mandat? Est-ce que ce recueil a été utile pour moi? Oui sans aucune hésitation. À lire pour apprécier encore plus les futurs livres, expositions, films, chansons, spectacles et autres événements artistiques ou culturels à venir dans vos vies.

Assurément, lors de ma prochaine expo, et de mes prochaines lectures, je me poserai la question : est-ce que cette œuvre a été utile dans ma vie? Et vous, est-ce qu’une œuvre vous a particulièrement bouleversée? Est-ce qu’une œuvre a été utile dans votre vie?

*Merci aux Éditions Cardinal pour le service de presse.

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Les fileuses conseillent : Quoi faire aujourd’hui au Salon du livre de Montréal (lundi 20 novembre 2017)

Le lundi est la dernière journée du salon, le moment parfait pour aller faire un dernier tour et vous procurer tous les livres que vous avez zieutés durant le weekend. Vous y trouverez plusieurs activités jeunesse en plus de pouvoir y visiter les expositions et kiosques auxquels vous vous êtes peut-être moins attardés. Bref, c’est la journée idéale pour visiter le salon en mode #slowtoute et ce, jusqu’à 15h.

 

Ce qu’on vous propose aujourd’hui: 

L’Association des libraires du Québec présente : Combat de dessins (7 à 17 ans)
« Dans le cadre du Prix Jeunesse des libraires du Québec 2018. Deux illustrateurs issus de la liste préliminaire s’affrontent à coups de crayon autour de jeux impliquant le public. Aujourd’hui, Lou Victor Karnas, Quatre contre les loups (Homme) et Jacques Goldstyn, Azadah (La Pastèque). et Dans le cadre du Prix Jeunesse des libraires du Québec 2018. Un illustrateur et une illustratrice invitée d’honneur du Salon s’affrontent à coups de crayon autour de jeux impliquant le public. Aujourd’hui, Jacques Goldstyn, Azadah (La Pastèque) et Josée Bisaillon, Ma tête en l’air (Fonfon). »
 À 10:30 et 13:00 au  Carrefour.
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Espace Diversité présente : Géographies de l’imaginaire. Les littératures de langue espagnole
« Lectures et rencontres avec des auteurs montréalais hispanophones. Découverte des littératures canadiennes de langue espagnole, et ces écrivains d’ici qui décloisonnent langues, imaginaires et cultures. Animé par l’auteur Diego Creimer, avec le collectif d’auteurs de la revue hispanique-canadienne The Apostle’s Review. »
À  12:00  au Carrefour.
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Plume d’or présente : Écrire quand on est jeune, c’est possible (13 ans +)
« Âgé de 17 ans, il est devenu la source d’inspiration de son école lorsqu’il a réussi à faire publier son premier roman : Local 013, réservé aux adolescents. L’animation que Shawn Foster propose vise à insuffler le goût de lire et d’écrire aux adolescents. En racontant son parcours, nul doute qu’ils seront nombreux à vouloir suivre ses traces. »
 À 11:00, à la  place confort TD.
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Isatis présente : Montréal, j’ai quelque chose à te dire (7 ans +)
« Ce recueil Montréal, j’ai quelque chose à te dire, c’est quatorze auteurs montréalais de tous les horizons qui nous font voyager au coeur de leur ville. Découvrez cet album poétique illustré par Philippe Béha avec deux des 14 auteurs du recueil: Angèle Delaunois et Jacques Pasquet. »
À 11:00 au  Carrefour.

 

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Les fileuses conseillent : Quoi faire aujourd’hui au Salon du livre de Montréal (dimanche 19 novembre 2017)

Le dimanche est définitivement une des plus grosses journées du salon. On y propose une magnifique programmation remplie de tables rondes et de rencontres d’auteur.e.s. Nous y serons, en matinée, pour s’imprégner de l’ambiance, assister à quelques événements et faire le tour des kiosques. On vous invite chaudement à assister aux différentes conférences qui semblent toutes plus intéressantes les unes que les autres. C’est l’occasion parfaite pour découvrir vos auteur.e.s favoris, autrement.
Ce qu’on vous propose 
Les libraires présentent : Classe de maître avec Robert Lévesque
«Sa réputation et la pertinence de sa parole ne sont plus à défendre. Grand homme de notre littérature québécoise, Robert Lévesque est chroniqueur littéraire et écrivain. On trouve ses essais dans la collection «Papiers collés» aux éditions du Boréal, où il a fondé et dirige la collection «Liberté grande». Il est également chroniqueur à la revue Les libraires.»
À 11:30 au Carrefour.
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Les libraires présentent : Classe de maître avec Dominic Tardif
« Collaborateur à la revue Les libraires, au Devoir et à la radio, Dominic Tardif est mordu de littérature contemporaine. Que vous soyez professionnel ou simplement curieux, venez l’entendre partager sur son métier de journaliste. »
À 14:00 au Carrefour.
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Le Salon présente : Confidence d’écrivain
« Gilles Archambault reçoit Éric Plamondon, Taqawan et Donnacona (Le Quartanier)
Gilles Archambault reçoit Fanny Britt, Les Maisons (Cheval d’août).»
À 13:00 pour Éric Plamondon, à la place confort TD
À 16:00 pour Fanny Britt, à la place confort TD

Le Salon présente : Du roman au grand écran
« Avec Sophie Bienvenu, Et au pire, on se mariera (La Mèche), Stéphane Larue, Le Plongeur (Le Quartanier), Francis Leclerc, Pieds nus dans l’aube (Fides), et Andrée A. Michaud, Routes secondaires (Québec Amérique). Animation : Claudia Larochelle. »

14:00 à la Grande Place.


Leméac Éditeur présente : Nous sommes féministes. Entre essais et fictions
« Table ronde animée par Marie-Claude Fortin et réunissant Julie Bosman (Nous sommes bien seules), Marilyse Hamelin (Maternité, la face cachée du sexisme), Catherine Léger (Baby-sitter) et Pascale Navarro (Femmes et pouvoir : les changements nécessaires). »
À 13:45 à L’agora
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La Peuplade présente : Absence du père, amour des livres et création littéraire
« Table ronde avec Noémie Pomerleau-Cloutier, Jean-François Caron (De bois debout), Marisol Drouin (Quai 31) et Paul Kawczak (Un long soir). Auteurs qui traitent de l’absence du père et de son impact sur l’écriture et la relation aux livres. Animation : Christian Guay-Poliquin.  »
14:45 à L’Agora
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Les Éditions Stanké et VLB présentent : Nouvelles voix féminines
« Sévryna Lupien (Stanké), Alexandra Gilbert (Stanké), Marie-Eve Cotton (VLB) et Erika Soucy (VLB), quatre nouvelles voix du roman québécois, ont grandement meublé nos heures de lecture. Elles racontent leur parcours, leur processus de création et partagent avec nous la satisfaction d’avoir écrit un premier roman. Animation : Claudia Larochelle.»
À 12:00 À la Place Confort TD

Carcasses au crépuscule : une poésie franche, sans fioritures

      Impossible pour moi de rentrer dans une librairie sans acheter de livres. L’achat est inévitable, c’est l’une des seules folies financières que je me permets sans trop me sentir mal. Je me dis que ça rentre dans mes « dépenses d’études » puisque je suis à la maîtrise en littérature et que je dois ouvrir mes horizons littéraires afin de mieux construire ma propre voix, tsé. J’pense que c’est une bonne justification, en tous cas c’est celle que je me répète à chaque fois que je sors ma VISA. Sauf que parfois, on n’a pas ben le choix de couper dans nos dépenses. Heureusement pour moi, la poésie, ça coûte pas cher! (ou malheureusement pour la jeune wanna be poète que je suis… C’est selon). Ce mois-ci, ma débit était vide et ma VISA réticente à sortir de son cocon de (faux) cuir, mais j’ai craqué pour le recueil de poésie de Patrick Brisebois, publié aux Éditions de l’Écrou, Carcasse au crépuscule. Environ le prix d’un sandwich poulet sauce aigre-douce au Subway (soit 10$ en trio), ben j’ai décidé de m’apporter un lunch cette journée-là et de me payer un livre à la place #BalanceFinancière. Voici ce que j’ai pensé de ce petit recueil qui a grandement résonné chez moi.

« c’est fait.
j’ai réussi.
je deviens quelqu’un que
je reconnaîtrai de moins
en moins. »

      Le titre à lui seul est un poème : Carcasses au crépuscule. Déjà, sur le plan de la phonétique, c’est magnifique. Ça glisse sous la langue, comme une énième pilule promettant le bonheur. Je ne pourrais pas dire si cette carcasse est la mienne, celle de la voix narratrice ou encore, le recueil lui-même, comme une promesse de quelque chose qui, jadis, était vivant, mais qui est toujours là. En os plus qu’en chair. Puis, les premiers mots du tout premier poème : « brûle-moi tant que tu voudras / avec ta cigarette / prends-moi par le bras / et montre moi tes monstres / si bien cachés. » Le premier texte présente déjà une immense tension qui sera présente tout au long de ma lecture. Partir ou rester n’est pas présenté comme une fuite, mais comme un affrontement perpétuel entre nous-mêmes, les autres et celui ou celle que l’on aimerait devenir. Les textes de Brisebois révèlent une grande sensibilité envers ces différents gouffres qu’on tente à la fois de repousser et de pénétrer.

« j’ai dû prendre des heures avant
de mourir
glissant et grimaçant
dans mon propre sang. »

      La mort éclate de partout, virulente et juste. Elle se cache derrière chaque mots, dans une urgence presqu’irrationnelle. Il m’est arrivé d’arrêter ma lecture parce que je la trouvais trop intense, trop franche. Personnellement, j’adore quand une œuvre m’impose son rythme, quand je n’ai pas le CHOIX de vivre une angoisse et quand ce sont les mots qui décident QUAND je peux reprendre mon souffle, même si parfois je dois mettre cette lecture entre parenthèses pour quelques minutes, heures, jours.

« combien de jours
de mois
d’années
me suis-je réveillé avec une si terrible gueule de bois
que tout ce que j’espérais était qu’on m’achève? »

 

      La poésie de Patrick Brisebois n’enjolive rien du tout. Elle est honnête, directe – presque froide – et fracassante. Elle n’a pas d’ambition salvatrice, elle préfère dépeindre la désillusion qui nous habite tous et toutes à un certain moment dans notre vie. Assurément que je vais relire Carcasses au crépuscule plus tard dans ma vie, afin de faire le point, peut-être.

Est-ce qu’il vous arrive de relire certaines œuvres? Si oui, lesquelles vous ont le plus marqués?

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La figure du double : entre le bien et le mal

La thématique du double habite la littérature depuis des lustres. Elle obsède autant qu’elle fascine tous ceux qui y sont confrontés. D’une part, elle hante l’auteur qui chavire constamment entre deux positions : celle de son lui propre en tant qu’écrivain et celle de celui à qui il donne vie à travers ses écrits, à savoir le sujet de l’énonciation. D’autre part, cette thématique amène le lecteur à se questionner, vacillant dans une oscillation constante entre l’un et l’autre. Force est d’admettre que cette incertitude, cette ambiguïté qui s’apparente à de la curiosité malsaine, nous titille tous tôt ou tard, et ce, souvent sans qu’on s’y attende. Elle nous guette dans un coin sombre et puis, hop! elle se met à nous tirailler jusqu’à épuisement. Il en est ainsi lorsque l’on commence à l’analyser dans toute sa splendeur.

Outre la littérature, le cinéma a aussi largement exploré ce thème. Nous n’avons qu’à penser à des films tels que Fight Club, Black Swan ou Enemy qui mettent en scène les drames de personnages se retrouvant aux prises avec un double, pour comprendre la complexité du propos et les diverses avenues qui peuvent être empruntées pour exploiter le sujet. Pour ma part, c’est Poe qui m’a initiée à l’expérience du double grâce à sa nouvelle William Wilson. Par la suite, j’ai pu constater à travers mes nombreuses lectures que le thème en était un récurrent. En passant par Robert Louis Stevenson et son terrifiant Dr Jekyll et Mr Hyde, m’arrêtant, un instant, sur Le Horla de Maupassant, puis flirtant, un moment, avec l’étrange, mais fascinant Cosmétique de l’ennemi de Nothomb, et finissant avec la trilogie troublante des jumeaux d’Agota Kristof, j’en suis venue au constat que l’image du double au sein de la littérature se pose régulièrement comme duplice, entre le bien et le mal.

Évidemment, le récit du Dr Jekyll et de Mr Hyde est le cas par excellence pour exemplifier mon propos. D’un côté, nous avons le parfait et propret Dr Jekyll, bien de sa personne, qui gagne son pain en sauvant des vies. De l’autre, nous avons Mr Hyde, affreux personnage, autant en ce qui a trait à sa physionomie qu’à sa psychologie, qui passe son temps à assassiner cruellement, notamment par le piétinement. Dr Jekyll est l’image de l’homme juste et bon tandis que Mr Hyde représente l’homme immoral. Or, tout l’intérêt de cette histoire réside dans le fait que ces deux hommes, pourtant si différents, partagent un même corps, une même tête, un même cœur. L’une des visées de Stevenson à travers l’écriture de ce roman est très certainement de donner à lire la dualité de l’être humain, qui se veut universelle. Chacun d’entre nous a déjà été confronté à une part plus sombre de lui-même, une part qui tente, en certaines occasions, de prendre le dessus.

« Ce fut par l’observation de mon “versant moral” que je fus conduit à admettre la dualité première et totale de l’espèce humaine. Quant aux deux natures qui se disputaient mon champ de conscience, si je pouvais indifféremment être reconnu comme appartenant à l’une ou à l’autre, c’est bien parce que fondamentalement les deux étaient miennes. Dès le début, avant même que mes découvertes m’eussent suggéré la possibilité de ce qui m’apparut plus tard comme un miracle, je m’étais parfois complu, dans des moments de rêverie, à caresser l’idée d’une séparation possible entre les éléments constitutifs de mon être : le bien et le mal. » (Dr Jekyll et Mr Hyde, p. 98-99.)

La part la plus sombre, Amélie Nothomb lui a donné le nom d’« ennemi intérieur ». Dans Cosmétique de l’ennemi, elle en parle comme d’un double que l’on évite, que l’on nie abriter, car nous ne voulons pas être mis face à notre penchant honteux et sordide. Dans le cas de l’auteure belge, il prend la forme d’une voix à l’intérieur de la tête qui finit par se matérialiser au grand dam de Jérôme August, personnage principal du récit. Contrairement à la figure du double présentée dans le roman de Stevenson, à laquelle fait d’ailleurs référence Amélie Nothomb au sein de son récit, Jérôme sera le seul à voir et à entendre Textor Texel. En ce sens, l’image du double créée par l’auteure est encore plus terrifiante que celle issue de l’imagination de Stevenson puisque d’une part, elle expose le personnage à sa propre folie aux yeux du monde et d’autre part, elle n’exploite pas l’aspect fantastique du genre. En fait, c’est en puisant dans son propre vécu qu’Amélie Nothomb en vient à réfléchir le clivage de la personnalité humaine, qui se traduit chez elle par un sentiment de culpabilité.

« Amélie entend en elle deux voix, l’une incisive, grinçante, et l’autre sensible, compatissante, l’une hargneuse et cynique, l’autre recherchant la joie, la vitalité. La première l’accable, quand la seconde tente de résister à la panique que génère un tel affrontement permanent, comme si les deux voix fonctionnaient dans le même temps, et se coupaient la parole. Ces deux tonalités contradictoires ressurgiront dans cette intonation si singulière des futurs romans de Nothomb. Amélie perd ainsi le contrôle d’elle-même : “C’est une douce illusion que de croire qu’on maîtrise tous les aspects de sa personnalité et qu’on se connaît totalement. Je crois que, dans son cerveau, il y a une beaucoup plus grande part d’autres, d’inconnu, que de connu et de maîtrisé”. » (Amélie Nothomb, l’éternelle affamée, p. 139-140.)

À la lumière des deux extraits ci-dessus, il est aisé de constater que les chemins sont multiples pour traiter de la question du double. Cependant, une récurrence demeure, celle du clivage entre le bien et le mal, chaque part du double se présentant comme un représentant de chacune des oppositions. Qui plus est, j’en suis venue à un autre constat au cours de mon analyse, celui de la mise à mort du double. Dans la majorité des cas, les deux entités s’entretuent. Dans certaines œuvres, le bon double parvient à se départir de son mauvais jumeau tout en conservant la vie. Dans d’autres, la division est impossible, ce qui entraîne inévitablement la fin des deux parties.

Comme il est fascinant qu’un thème exploité depuis des centaines d’années puisse encore offrir des fins aussi alternatives. Et vous, avez-vous déjà vécu l’expérience du double dans la littérature? Si oui, lequel? Quel sentiment cette dualité a-t-elle suscité chez vous?

Dr Jekyll et Mr Hyde, Robert Louis Stevenson, Paris, Le Livre de Poche, 1988, 154 p.

Amélie Nothomb, l’éternelle affamée, Lauraline Amanieux, Paris, Albin Michel, 2005, 366 p.

Crédit photo : Michaël Corbeil

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Les fileuses conseillent : Quoi faire aujourd’hui au Salon du livre de Montréal (samedi 18 novembre 2017)

Le samedi, c’est une magnifique journée au Salon du livre. On y croise des adultes, des enfants, des familles; les longues files pour les dédicaces donnent la larme à l’œil et l’ambiance est survoltée par toute cette frénésie littéraire qui envahit la Place Bonaventure. On vous encourage à aller y faire un tour.

Voici ce que les fileuses vous recommandent de découvrir aujourd’hui : 

Espace Diversité présente : Le territoire dans les veines
« Une autre Amérique est-elle possible? Naomi Fontaine, Jean-François Létourneau et Simon Harel font résonner ces voix, regards, paysages qui incarnent la lutte et l’espoir des peuples autochtones. Animation : Jonathan Lamy. »
Rendez-vous à 17 h au Carrefour


Le Salon présente : Confidence d’écrivain

« Gilles Archambault reçoit Aude Seigne, Une toile large comme le monde (Zoé). »
À 16 h à la Place Confort TD


Québec Amérique présente : Entretien avec Danielle Laurin et Catherine Mavrikakis
« Pour l’écriture de son nouveau roman, Catherine Mavrikakis s’est soumise à l’exercice d’écriture que lui a imposé son éditrice Danielle Laurin : saupoudrer d’éléments fictifs trois moments marquants de sa propre vie. Animation : Annabelle Moreau. »
Rendez-vous à 14 h 30 à la Place Confort TD


 Espace Diversité présente : Nous sommes tous des réfugiés
« Conversation avec le poète Ocean Vuong, le traducteur Marc Charron et la romancière Caroline Vu autour de l’expérience d’exil vietnamienne. Animation : Marc Charron. »
À 14 h au Carrefour


Le Salon présente : Table ronde — La représentation de la diversité en littérature jeunesse
« Avec Sophie Bienvenu, La princesse qui voulait devenir générale (Bagnole), Josée Bisaillon, Ma tête en l’air (Fonfon), Simon Boulerice, Mon cœur pédale (Pastèque), Rose-Line Brasset, Julie à San Francisco (Hurtubise). Animation : Dominic Tardif. »
À 12 h à la Place Confort TD


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Une toile large comme le monde : entre virtualité et réalité

Et s’il était possible de couper l’internet ? Pas seulement en désactivant son Wi-Fi, non. En déconnectant la terre entière de la toile. Le feriez-vous ?

C’est ce que propose Aude Seigne dans son troisième roman, Une toile large comme le monde. Lentement, chapitre après chapitre, elle met en place une multitude de personnages modernes, tous dépendants, d’une façon ou d’une autre, de la technologie.

Les personnages sont variés, intéressants et indubitablement dans l’ère du temps. (C’est bien l’une des premières fois que je lisais une auteure qui parlait de Pinterest et de la série Mr. Robot dans un roman.)

C’est à travers le trio amoureux formé par Oliver, Evan et June; la programmeuse Pénélope;  l’adepte de jeu vidéo et de Youtube Lu Pan; et la militante pour un internet vert, Brigit, que se construit ce récit. Alors qu’on navigue, durant la première moitié du roman, à travers les différents personnages, on sent bien que les questions s’immiscent en eux, qu’ils se mettent tous, indépendamment l’un de l’autre, à se questionner sur l’influence de la grande toile sur leurs vies. On voyage à travers chacun d’eux, entrant à la fois dans leur intimité et leur quotidien.

C’est en réaction à ces réflexions que se déploie l’idée de la panne .

Derrière la panne, les câbles.

Avant d’en venir à la panne, Aude Seigne s’assure de bien camper ses personnages et les liens qui se tissent entre eux. Pour se faire, elle fait appel à un narrateur qui nous parle parfois directement, qui commente le texte, rappelle au lecteur quelques faits importants et, surtout, nous parle de ces fameux câbles.

Saviez-vous que, malgré l’appellation sans-fil, il y a des centaines de câbles qui relient les continents, par lesquels passent une faramineuse quantité de data, secondes après secondes ? Et bien, pas moi. Je l’ai appris assez rapidement dans ce roman puisque la présence de ces fameux câbles est au centre même du récit.  (Si vous voulez en apprendre un peu plus sur le sujet, j’ai trouvé cet article bien intéressant. )

Comme un fil d’Ariane, les câbles relient chacun des protagonistes et le narrateur se fait un point d’honneur de nous le rappeler en leur donnant une présence qui n’est pas loin d’être aussi bien campée que celle des autres personnages du récit.

La panne; réflexions sur un monde sans internet 

Et la panne elle ? Elle arrive bel et bien. Ce n’est pas vraiment un « punch » puisque l’accent est plutôt mis sur les réflexions et les motivations entraînant la réalisation de cette idée un peu folle, de cette mobilisation planétaire d’un petit groupe qui, pour des raisons qui leur sont toutes personnelles, veulent mettre fin à cette réalité virtuelle qu’est l’internet.

Et après ? Après, c’est un peu la fin de tout, le début de tout. N’ayant pas vraiment réfléchi aux dommages collatéraux que pourrait causer une telle panne, ne croyant pas vraiment en la réussite totale du projet, on retrouve les divers protagonistes, cinq mois plus tard, dans un monde qui tourne au ralenti.  Sans entrer dans le genre dystopique, Aude Seigne fait bien sentir à son lecteur que le monde ne tourne plus rond ; sentiment d’isolement, hausse des petits crimes, perte d’emplois, les répercussions se font sentir pour tous.

Était-ce une bonne idée, finalement, de vivre dans un monde coupé entièrement de la toile ? Question aux multiples réponses qui n’est pas véritablement répondue dans ce livre, mais qui porte certainement à réflexion sur notre rapport aux technologies, sur les motivations humaines et sur les conséquences de l’omniprésence de l’internet dans notre quotidien.

Avez-vous des suggestions de romans ou d’essais qui proposent des réflexions sur notre rapport à la grande toile ? 

Le fil rouge tient à remercier Dimédia pour le service de presse.

 

Les fileuses conseillent: Quoi faire au Salon du livre de Montréal ( expositions & kiosques permanents)

Nous vous avons préparé 6 articles, un pour chacun des jours du salon du livre, question de savoir ce qui se passe durant cette belle célébration du livre et de la littérature. Puisque certaines expositions et kiosques sont ouverts tout au long du salon, nous avons décidé de les regrouper ici. Voici donc quelques unes des expositions et espaces permanents à voir durant votre visite au Salon du Livre de Montréal.

Elles sont ouvertes tout au long du salon, vous avez donc pleinement le temps de faire le tour, sur plusieurs jours si vous en avez envie.

 

Ce qu’on vous propose

Les expositions :
D’illustres auteurs

« Dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, Illustration Québec est on ne peut plus ravie de présenter, dans le cadre de la 40e édition du Salon du livre de Montréal, l’exposition D’illustres auteurs.Cet événement grand public dévoilera 18 portraits en grand format de 8’ par 12’ d’autant d’auteurs montréalais qui font voyager leurs lecteurs depuis de nombreuses années à travers leurs mots et leurs histoires.Ce sont 18 illustrateurs qui, par leur talent exceptionnel, proposent un regard libre et fort surprenant de ces écrivains de différents horizons et de différentes générations qui ont marqué l’histoire culturelle ou qui la façonnent actuellement. Qu’ils soient nés à Montréal ou qu’ils soient montréalais d’adoption, les auteurs illustrés reflètent la diversité exceptionnelle de la vie littéraire montréalaise.La vision proposée du métier d’auteur se veut large. Afin de captiver un vaste public, elle célèbre notamment des romanciers, des dramaturges, des bédéistes, des humoristes ainsi que des auteurs-compositeurs. Venez découvrir le portrait de l’incomparable Kim Thúy représenté à travers l’art de Marianne Chevalier ou encore le portrait de l’énigmatique Leonard Cohen, revisité par nul autre que Luc Normandin, sans oublier l’impressionnante représentation de Michel Tremblay réalisée par Francis Léveillé, et bien plus encore ! D’illustres auteurs explore le caractère distinctif ainsi que le pouvoir de communiquer et d’émouvoir par l’illustration en présentant des portraits réalistes, fantaisistes, conceptuels… selon le style et l’inspiration des illustrateurs. »

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Le Lactume

« Cette exposition unique en son genre reproduit des dessins du livre Le Lactume, présentés dans une mise en espace ludique, véritable immersion dans l’univers du dernier ouvrage de Réjean Ducharme. Le Lactume est un trésor retrouvé qui nous donne à voir et à lire l’humour tout en finesse de Ducharme. L’exposition offre un étonnant ensemble de 198 dessins et de textes où se révèlent les thématiques qui lui sont si chères, dont l’enfance perdue, la duplicité des adultes, la difficulté d’aimer, la phobie du pouvoir, de toutes les formes de pouvoir en fait ! On touche ici à la singulière force subversive de Ducharme dans son rapport à langue, mais aussi dans son rapport à la société. »

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Le pavillon Histoire du Canada-Montréal

« Le Salon du livre de Montréal est fier de présenter, pour une quatrième fois consécutive, un pavillon thématique très intéressant consacré à la riche histoire du Canada.Afin d’assouvir la curiosité des visiteurs avides de découvertes, Philippe Sarrasin et sa dynamique équipe de la librairie de Verdun présenteront une sélection spéciale de livres et d’ouvrages en tout genre se rattachant à notre Histoire, celle de Montréal, la plus grande ville francophone d’Amérique du Nord !Qu’ils soient nés à Montréal, qu’ils soient montréalais d’adoption ou qu’ils y vivent et écrivent la ville, leurs auteurs reflètent la diversité exceptionnelle de la vie littéraire montréalaise.Ce pavillon historique promet d’être une belle découverte pour les nouveaux visiteurs du Salon et les habitués se plairont à retrouver cet espace complètement repensé pour bien représenter Montréal !»

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Au studio Radio-Canada

 ICI on lit autrement – une offre littéraire numérique et distinctive
« Ne manquez pas la zone numérique du Studio Radio-Canada, un endroit où vous pourrez consulter les livres numériques de Radio-Canada.»
 Les incontournables 2017, une bibliothèque à dévorer
« Installez-vous confortablement au Studio Radio-Canada et découvrez les 100 livres incontournables d’ici à offrir à ceux qui nous dirigent. Bonne lecture ! »
 Plus on est de fous, plus on lit!, 10 jeunes auteurs à surveiller
« 10 jeunes talents captés en image dont Marie-Louise Arsenault souhaite souligner l’émergence. »
Webmagazine LIRE – des idées de lectures invitantes et des auteurs allumés!
« Voyez les nouveaux épisodes du webmagazine LIRE sur les écrans du Studio Radio-Canada. L’animatrice et auteure Claudia Larochelle y propose une foule d’idées de lectures inspirantes. Cette dernière laisse aussi la parole à des auteurs qui se confient, entre autres, lors d’entrevues intimes. Les lecteurs avides ne tarderont pas à vouloir faire partie du Club de lecture LIRE, dont les quelques 10 000 membres sont constamment nourris et stimulés.  »
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L’Espace de la  Diversité 

« L’espace de la Diversité, en collaboration avec les éditions Mémoire d’encrier et la Librairie Zone libre, sont fiers de présenter Refonder les histoires : Les écrivains disent non au racisme. Cette initiative d’envergure donne la parole à plus d’une cinquantaine d’auteurs du Canada et de plusieurs autres pays du monde, représentant une intéressante diversité d’horizons et de parcours.Ce projet d’importance marquera sa présence au Salon du livre de Montréal par un spectacle littéraire et multilingue pour le grand public intitulé Montréal dit non au racisme. En compagnie d’une riche mosaïque d’auteurs invités dont nul autre que Felwine Sarr, vous ne pouvez passer à côté de ces rencontres-débats et dédicaces autour de sujets ayant pour thèmes la littérature, l’écriture, le rapport à l’autre et le racisme. Ce n’est pas moins qu’un véritable partage important d’idées et de valeurs qui est en vue lors du Salon du livre en compagnie de brillants communicateurs !  »

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La Maison des Libraires

« La 40e édition du Salon du livre de Montréal est aussi marquée par le retour de La Maison des libraires, présentée par l’Association des libraires du Québec (ALQ). Les visiteurs du Salon seront invités à franchir les portes de cette librairie éphémère afin de recevoir des prescriptions littéraires et de découvrir les nombreux projets portés et proposés par les libraires. Cette année, six parcours littéraires thématiques sont proposés. À travers des sujets comme le féminisme, l’univers de la bande dessinée, les premiers romans d’auteurs, la vision du monde et des écrits éclatés, ce sont des libraires passionnés accompagnés de dynamiques auteurs et illustrateurs qui vous feront cheminer à travers le Salon du livre pour le découvrir ou le redécouvrir d’une manière originale !  »

« 6 parcours thématiques seront présentés aux lecteurs qui auront la chance de parcourir le Salon comme s’ils étaient dans une immense librairie. Ces visites guidées seront orientées autour des choix des libraires et agrémentées par des rencontres d’auteurs et de courts moments devant des animations.  »
Les prescriptions littéraires 
« Vingt-huit personnalités engagées sur la scène littéraire québécoise et 27 libraires indépendants vous prescrivent des conseils de lecture dans la Maison des libraires. Recevez des conseils personnalisés en rencontrant des passionné(e)s du livre d’une façon originale et ludique!»

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