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Ce qu’on a lu comme roman écrit par une femme pendant le mois de mars #Jelisunlivrequébécoisparmois

J’étais impatiente de commencer ma lecture du mois de mars : un roman écrit par une femme. Je trouvais important de renouveler le défi et j’étais curieuse de découvrir vos choix de lectures pour ce mois. Ma lecture fut Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve. Ce livre m’a été offert dans l’un des coffrets littéraires du Fil rouge. Je dois remercier Martine et Marjorie pour leur choix parce que ce fut un vrai coup de cœur. Me retrouver dans l’univers coloré de Chloé et d’Almée fut réconfortant et envoûtant. L’amitié qui existe entre les deux personnages m’a ramenée en enfance et a créé un vrai sentiment de nostalgie. Et il existe entre les deux jeunes filles/femmes (le mystère de leur âge restera tout le long du roman et c’est ce qui fait que c’est magique) une amitié très malsaine. Elle l’est, parce qu’elles n’arrivent pas à survivre l’une sans l’autre et plus elles quittent l’enfance, plus il est difficile pour elles de faire leurs propres choix. Chloé est un personnage que j’ai aimé détester, parce qu’elle me …

Évanouies de Megan Miranda : relaxer par le policier

Le week-end dernier, j’avais vraiment envie de lire quelque chose de très relaxant et selon moi, les romans policiers sont les livres parfaits dans ce genre de cas. Rien ne me fait plus décrocher que simplement me plonger dans un thriller psychologique. Étrangement, je n’ai pas lu une tonne de romans policiers, simplement parce que tant d’autres livres me tentent… (Encore un moment où je reprends conscience de tous les livres que j’aimerais avoir la chance de lire, mais que je ne pourrai tout simplement pas, par manque de temps!) J’ai donc décidé de lire Évanouies de Megan Miranda. Ce livre était sur ma table de chevet depuis plusieurs mois, j’avais prévu le lire à Noël… mais je n’avais pas eu la chance. Bref, je me suis plongée dans ce roman policier le temps d’un week-end et j’ai été globalement satisfaite. Le roman raconte l’histoire de Nicolette Farrell qui retourne dans sa petite ville natale, Cooley Ridge. Elle avait quitté cette ville à la suite de la disparition de sa meilleure amie Corinne. Dès qu’elle y remet …

En lisant, en vivant, en écrivant

Je ne lis pas depuis plusieurs jours, j’écris, ou je fais autre chose, je peins, je dors, je marche, je ris, je pleure, mais je ne lis pas depuis plusieurs jours. Puis j’ouvre un livre, il m’accroche ou nous nous donnons rendez-vous un peu plus tard dans la vie. J’ouvre un autre livre et tout un monde fleurit dans ma tête, je me laisse submerger, je ne touche plus terre, le voyage débute et je suis déjà loin. Un nouveau cycle de lecture est lancé. Je n’ai pas encore déposé un livre, que déjà un autre s’installe au creux de mes mains. Je suis enfoncée dans mon lit, je suis une malade sans maladie. Une prisonnière dans la tempête. Je remets ma vie entière en question. Je suis dans un état constant près de l’inconscience, le sommeil n’est jamais loin. Cette douce lourdeur qui prend racine sur mes paupières et qui descend doucement sur mes épaules et dans mon ventre. Le syndrome de Berlin Je lis les mots de Mylène Bouchard au sujet d’une étrange …

À la rencontre d’une jeune Simone

Je dois vous faire un aveu, car même si j’ai fait un certificat en études féministes à l’UQAM, je n’ai jamais lu de livres ou de romans de Simone de Beauvoir. Évidemment, j’ai lu des textes et des extraits de ses théories et philosophies de pensée, mais ça s’arrête là. Lorsque je suis tombée sur Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange et que je pouvais voir sur la quatrième de couverture le célèbre Jean-Paul Sartre, je fus immédiatement intriguée. La relation entre ces deux personnages m’a toujours fascinée. Je me disais qu’avec ce roman graphique, j’allais satisfaire ma curiosité. Au départ, le terme « fille » me dérangeait. J’aurais préféré retrouver « une jeune (FEMME) qui dérange » dans le titre, surtout avec sa célèbre réplique « On ne naît pas femme, on le devient ». Après ma lecture, j’ai compris pourquoi les auteur-e-s ont utilisé le terme « fille ». C’est que le roman graphique se concentre surtout sur la jeunesse de notre célèbre féministe française. J’ai donc fait la connaissance d’une très jeune …

Ne faire qu’un, envers et contre tous

Dans ce premier roman de Marie-Hélène Larochelle, Danill et Vanya, j’ai été surprise de la façon dont je me suis vue devenir complètement fascinée par cette histoire qui semblait toute simple au départ. Sans toutefois être un thriller psychologique, ce roman nous entraîne tout de même dans une quête qui côtoie meurtre, mensonge, agression sexuelle et identité. La prémisse semble fort simple : un couple très amoureux, Emma et Gregory, perdent leur enfant et décident de se tourner vers l’adoption internationale, c’est ainsi qu’ils deviennent les parents adoptifs de deux jumeaux, Danill et Vanya. Les premiers temps avec les bébés sont difficiles, ils semblent vivre avec des problèmes liés à une dépendance à l’alcool, alors d’emblée on ne trouve rien de douteux ou de louche avec les bébés qui sont distants, froids et incroyablement près l’un de l’autre. C’est au fil des pages qu’on y découvre une famille, qui semble parfaite de l’extérieur, mais qui est pourtant plongée dans des rapports froids et dépourvus de chaleur. Les jumeaux, cette entité, ne semble pas s’attacher à leurs …

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Nos suggestions de roman écrit par une femme pour le mois de mars du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pourquoi mettre encore comme contrainte un «roman écrit par une femme» pour le mois de mars ? Je ne vous le cacherai pas, je suis féministe et c’est l’une des valeurs du Fil rouge. Vous pourriez constater que lorsque nous nommons des classiques, ce sont souvent des livres écrits par des hommes qui nous viennent en tête. Faites le test vous-même. Je juge important de souligner le travail de toutes ces femmes québécoises et c’est pourquoi je vous invite à lire un livre écrit par une femme. Je vous invite également à partager vos lectures sur notre groupe «Un livre québécois par mois», ainsi que sur instagram avec le #lefilrougelit ! Les lectures ou suggestions des fileuses : Ma lecture sera Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve. Tout simplement parce que c’est un roman que j’ai reçu dans l’un des coffrets littéraires du Fil rouge. Je me dis que ça doit être un bon choix ! La lecture de Martine : « Ce mois-ci est définitivement le plus facile! Il suffit simplement que ma vie continue …

Ce qu’on a lu comme album ou roman jeunesse en février #Jelisunlivrequébécoisparmois

La lecture de roman ou d’album jeunesse est toujours un plaisir. Souvent, ça me permet de retourner en enfance et j’adore vivre ce sentiment de nostalgie. J’aime aussi retrouver ces auteur-e-s ou personnages qui ont été mes premiers amours. Cela me permet de prendre des petites pauses de mes lectures un peu plus sérieuses, quoique certains sujets abordés dans ces romans peuvent parfois créer plus d’émotions, que ce soit par nostalgie ou par l’ouverture d’anciennes blessures. Ma lecture du mois de février n’était pas très légère. Effectivement, j’ai enfin pris le temps de lire «L’enfant mascara» du talentueux Simon Boulerice (j’ai pu remarquer sur le groupe Facebook «Un livre québécois par mois» que ce roman semblait très populaire). Je ne vous cacherai pas que j’adore le travail de cet auteur. Je suis tombée sous le charme de tous ses romans ou albums jeunesse. Boulerice a une plume franche, qui par ses propos, nous fait réfléchir. Les sujets qu’il aborde dans ses histoires nous remettent souvent en question. Dans «L’enfant mascara», Boulerice nous raconte l’histoire de Larry …

Les classiques? Oui, mais non

Depuis quelques semaines, je suis un cours sur l’enseignement de la littérature au collégial. Ce séminaire nous invite à réfléchir sur le choix des corpus et sur ce qu’est la littérature marquante pour nous, futurs et futures enseignants et enseignantes au cégep (du moins, on l’espère tous). Cette réflexion n’est pas banale et de multiples questions me trottent dans la tête depuis que je me suis penchée sur le sujet. Je tenais donc à vous faire part de mes impressions dans cet article. Les devis du ministère De prime abord, les devis du ministère demandent aux enseignants du collégial de faire lire des oeuvres qui « ont marqué l’histoire de la littérature d’expression française. » Ce genre d’affirmation suscite de nombreuses interrogations selon moi. D’emblée, marquantes selon qui? Au moment même où vous lisez ces lignes, chacun n’a pas en tête les mêmes titres. D’une part, parce que la lecture a quelque chose de très personnel. Nous ne sommes pas tous touchés par les mêmes auteurs, les mêmes livres, les mêmes courants et les mêmes …

Expérimenter le «blind date» littéraire!

Avez-vous déjà tenté l’expérience d’acheter un livre, mais sans savoir duquel il s’agit? C’est ce que nous proposent, à l’occasion de la Saint-Valentin, deux librairies indépendantes de quartier: La librairie de Verdun et La librairie La Flèche rouge. À la manière d’un « blind date » ou d’une rencontre à l’aveugle, ces deux librairies vous offrent d’aller à la découverte d’un livre de papier comme s’il s’agissait d’un rendez-vous amoureux.   Le but? Vous faire découvrir quelque chose de nouveau, que vous n’auriez peut-être pas été porté à acheter autrement. Et, qui sait, peut-être provoquer un coup de foudre et un match parfait entre vous et un bouquin? Le concept de la vente ou du prêt de livres à l’aveugle n’est pas nouveau: les bibliothèques de la ville de Laval, ainsi que la Librairie Carcajou, entre autres, en ont déjà, dans le passé, proposé l’expérience. Mais jusqu’à maintenant, je n’avais jamais essayé. Curieuse, j’ai décidé de me prêter au jeu, et c’est ainsi que je me suis présentée à la Librairie de Verdun pour faire …

Autour d’elle : ces instants qui forgent la vie

Les admirateurs de Sophie Bienvenu ont été conquis cet automne, car l’auteure publiait un roman, Autour d’elle, chez Cheval d’août, mais aussi son premier recueil de poésie chez les Éditions Poètes de brousse sous le titre Ceci n’est pas de l’amour. D’emblée, je dois le mentionner, je suis une adoratrice de Sophie Bienvenu, c’est une de mes auteures contemporaines préférées. Son premier roman, Au pire on se mariera, m’avait fouettée de plein fouet et m’avait sidérée. Rares avaient été les premiers romans qui m’avaient autant frappée et émue. J’en avais même parlé ici. Son deuxième roman m’a fait le même effet, dans Chercher Sam Sophie Bienvenu réussissait à démontrer toute l’humanité de son oeuvre, et surtout, elle avait un talent fou pour donner des voix si singulières à ses personnages. Elle maitrise l’art du dialogue à merveille, en lisant ses romans, je me surprends à entendre ses personnages dans ma tête, tellement les dialogues sont empreints d’authenticité et de réalisme. J’avais parlé de Chercher Sam juste ici, aussi. Alors lorsque j’apprenais que Sophie Bienvenu préparait un nouveau …