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Les coups de coeur littéraires 2017 des fileuses

Carolyne  Les possibles du féminisme: agir sans « nous », de Diane Lamoureux Les luttes fécondes, de Catherine Dorion Éva Circé-Côté, libre-penseuse, 1871-1949, d’Andrée Lévesque Borderline, de Marie-Sissi Labrèche Matricide, de Katherine Raymond Marjorie L’imparfaite amitié que j’ai lu presque d’une traite et qui a résonné profondément en moi, sans que je sache vraiment pourquoi. J’ai adoré la plume et les réflexions de Mylène Bouchard. Les luttes fécondes, essai d’atelier 10 qui est arrivé dans ma vie au bon moment. Le monde est à toi de Martine Delvaux. Je ne sais quoi dire d’autre que c’était une magnifique lecture, douce et forte à la fois. Et, en rafale, je dirais aussi, Futur sex de Emilie Witt, The mother of all questions de Rebecca Solnit et tous les livres que nous avons mis dans les 12 derniers coffrets, bien sûr! 🙂 Ariane – Comme une chaleur de feu de camp, d’Amélie Panneton – Tortues à l’infini, de John Green – The Sun & her flowers, de Rupi Kaur – Daniil et Vanya, de Marie-Hélène Larochelle – Romance …

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Le premier méchant de Miranda July, mon 3e!

Un premier méchant Ce roman est le troisième roman de Miranda July, que je dévore mais, est en fait sont tout premier publié. Je suis tombée en amour avec cette femme, ses univers, ses voix intérieures et ses films. Et c’est un livre qui fait du bien, un univers qui transporte! Son globus hystericus (boule d’angoisse à la gorge, pour laquelle elle se fait soigner par la chromothérapie) devient le prétexte central dans cette histoire pour nous transporter au cœur de cette spirale où l’on est enfermé. Cela peut s’apparenter à vivre dans l’œil d’une tornade, mais en y regardant avec un microscope; on y perd l’image globale, mais on en ressort soufflée. J’ai adoré ce roman. Déstabilisant, présenté avec une lumière que certains pourraient qualifier de fade, July y dépeint toute la poésie d’un quotidien délavé. Les fantaisies que chacun s’invente, tous ces petits drames microscopiques que tous peuvent monter en épingle y sont décortiqués, pour notre plus grand plaisir, avec une précision psychotique! Il n’a pas de nom – je l’appelle juste mon système. Disons …

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Être en désaccord avec la fiction

Il y a quelques semaines, je terminais avec délice le dernier épisode des six saisons de Sex and the City, genre huit ans dans les maritimes. Ouin, il était temps, certaines me diront. Constat :  je l’ai adorée. Préalablement, je m’étais pourtant demandée si je ne me lançais pas dans une de ces séries « de filles » dont le niveau de quétainerie atteignait des sommets astronomiques et qui, de surcroit, me taperait sur les nerfs. Et bien non. J’y ai trouvé peu de défauts ou de choses à redire, je l’ai trouvée amusante et convaincante et je me suis beaucoup attachée aux personnages. Une finale réussie À l’issue du dernier épisode, j’étais satisfaite. J’ai trouvé la finale tout à fait réussie. Genre « all was well » à la manière des derniers mots du septième livre de Harry Potter. Je trouvais que tout se terminait pour le mieux et dans la plus grande des logiques. Mr. Big était enfin capable de dire à Carrie qu’il l’aimait et décidait de se lancer avec elle dans une …

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6 romans pour réchauffer son cœur

Comme j’étais un peu morose à l’arrivée du temps froid, l’inspiration a tardé à venir, dernièrement. C’est alors qu’une amie (coucou Soline!) m’a parlé d’une tradition norvégienne extraordinaire, la påskekrim, qui m’a tellement emballée que j’ai retrouvé ma joie de vivre! Voici de quoi il en retourne : aux vacances de Pâques, les habitant.e.s de la Norvège quittent vers un chalet – hytte –, où ils et elles en profitent pour lire des romans policiers. Cette coutume est née – tenez-vous bien – en 1923! Il me semble qu’on est un peu en retard, vous ne croyez pas? Et pourtant, la température hivernale du Québec me fait dire que le désir de s’enfermer dans un chalet au cœur de la forêt pour lire un roman (policier, ou pas) n’est pas un sentiment étranger aux Québécois.e.s! De plus, si le mois de novembre n’est pas la période la plus joyeuse, j’ai l’impression que rien ne fait plus de bien que de décrocher, dans le bois, avec des bouquins, des couvertures, des bougies, des boissons chaudes… Retrouver un sentiment …

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Quand l’hiver n’a plus de fin…

C’est dans un flou continuel que le deuxième roman de la jeune auteure Maude Deschênes Pradet nous entraine. L’hiver ne s’est pas terminé et depuis, il y a pris toute la place. C’est un véritable roman par fragments que cet Hivernages, on suit quelques personnages de chapitre en chapitre, s’entremêlant les uns sur les autres. Ils cherchent à survivre, à combattre cette solitude qui les isole de tout. La mort par le froid reste présente et une possibilité pour les personnages qui feront tous face à la force ultime de ce puissant hiver.  Leur instinct de survie prend le dessus et c’est ce qui fait de ce roman un roman plein d’espoir et ce, même si les possibilités semblent limitées pour les personnages. Le froid est roi J’ai particulièrement aimé l’ambiance dans lequel ce roman nous guide, et ce, dès les premières pages. J’avais froid. Je me sentais, tout comme les personnages, coincée dans un hiver qui ne veut pas se terminer. Dans une saison ultime qui reprend tous ses droits. Un peu comme le …

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Quand les filles prennent les armes

Il y a près d’un an, je suis embarquée dans un projet incroyable au sein duquel j’ai rencontré des personnes exceptionnelles. Ce projet donne la parole à des femmes talentueuses qui souhaitent parler de sujets divers en lien avec l’univers geek… Il s’agit du podcast Les Amazones qui est diffusé sur choq.ca. C’est durant l’une des émissions et grâce à la chronique d’une de mes collègues (en écoute libre juste ici) que j’ai découvert l’une de mes plus belles révélations de 2017, à savoir la bande des Rat Queens. Rat Queens est une bande dessinée qui prend la forme, en quelque sorte, d’une partie de Donjons et Dragons. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement des jeux de rôle, il suffit de vous imaginer une troupe de personnages, lesquels détiennent très souvent des capacités extraordinaires dans des domaines spécifiques tels que la magie, le combat, le stratège, à qui on offre des quêtes dangereuses dans lesquelles ils pourront mettre à profit leurs qualités. Dans Rat Queens plus précisément, on met en scène …

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Fé Verte : hot dog végé, nature et amour

Rire en lisant, est-ce quelque chose qui vous arrive souvent ? De mon côté, pas tellement. Est-ce mes choix de lecture qui ne sont pas drôles ou bien moi qui est plutôt sérieuse? Bonne question. Or, le deuxième tome d’Amélie Dumoulin, Fé Verte m’a fait bien rire. Le premier tome, Fé M Fé racontait la rencontre entre Fé et Fé, son amoureuse, la belle coiffeuse. Je vous conseille de commencer par Fé M Fé si vous ne l’avez pas lu! J’avais adoré ce premier tome, alors mes attentes étaient hautes pour cette suite et je dois dire – et c’est rare – qu’elles ont été surpassées. J’ai adoré Fé Verte que j’ai lu en l’espace de quelques heures et que j’ai refermé triste de quitter une bande de personnages plus attachants les uns que les autres. Nature, casse-croûte et Nouveau Système Dans ce deuxième tome, Fé va passer l’été en campagne avec ses parents. Son père, qui se sort tout juste d’une dépression (un élément important dans Fé M Fé), a besoin de grand air, …

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Comment j’ai raté ma vie

Lorsqu’on foule les bancs de l’université en tant que futurs enseignants, on a la chance d’être mis en contact avec des œuvres jeunesse parfois percutantes. Il y a quelques années, dans un cours dont j’oublie le nom, ma professeure nous avait fait la lecture d’un album jeunesse écrit par Bertrand Santini et illustré par Bertrand Gatignol aux éditions Autrement. Comment j’ai raté ma vie. Nous avions rigolé un peu en entendant le titre. Comment j’ai raté ma vie. Quel titre saugrenu, quelle idée d’intituler un album jeunesse ainsi! Quel coup de génie, aussi, d’utiliser un titre aussi percutant, qui, dès sa lecture, nous donne envie d’en savoir plus. Ne voulant nous en dire plus, notre professeure a commencé à nous lire l’album sans nous permettre de regarder les images. Comment j’ai raté ma vie. Les mots de ce texte nous amènent à découvrir l’histoire d’un homme qui fait état du gâchis qu’est devenue sa vie, elle qui avait pourtant si bien commencé. À l’aide de phrases courtes, mais percutantes, il nous explique comme il était …

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Comme une chaleur de feu de camp : ta parfaite lecture d’automne

Ce printemps, nous avons décidé de mettre le roman Petite laine d’Amélie Panneton dans nos coffrets mensuels. Ce roman publié chez les éditions de Ta Mère m’avait énormément plu. J’avais adoré l’écriture d’Amélie et sa façon bien à elle de s’attarder sur les détails, les souvenirs, les perceptions et de faire avec des petits riens des liens, de l’anodin qui devient du grand. J’aime beaucoup la plume d’Amélie, je la trouve sensible, à l’image de ce qu’elle dégage. Comme une chaleur de feu de camp est un roman pour adolescent.es publié aux éditions Hurtubise qui m’a tenue en haleine une journée entière. Par un beau samedi automnal, je me suis mise à lire ce premier roman jeunesse de l’auteure et je n’ai pu le refermer qu’une fois terminé. C’est exactement le genre de livre que j’aurais aimé lire adolescente. Heureusement, j’ai aimé tout autant une fois adulte. On y raconte l’histoire d’Emmanuelle, une jeune fille discrète et très sportive qui pratique la natation depuis de nombreuses années. Emmanuelle fait la rencontre de Thomas, un gars …

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La figure du double : entre le bien et le mal

La thématique du double habite la littérature depuis des lustres. Elle obsède autant qu’elle fascine tous ceux qui y sont confrontés. D’une part, elle hante l’auteur qui chavire constamment entre deux positions : celle de son lui propre en tant qu’écrivain et celle de celui à qui il donne vie à travers ses écrits, à savoir le sujet de l’énonciation. D’autre part, cette thématique amène le lecteur à se questionner, vacillant dans une oscillation constante entre l’un et l’autre. Force est d’admettre que cette incertitude, cette ambiguïté qui s’apparente à de la curiosité malsaine, nous titille tous tôt ou tard, et ce, souvent sans qu’on s’y attende. Elle nous guette dans un coin sombre et puis, hop! elle se met à nous tirailler jusqu’à épuisement. Il en est ainsi lorsque l’on commence à l’analyser dans toute sa splendeur. Outre la littérature, le cinéma a aussi largement exploré ce thème. Nous n’avons qu’à penser à des films tels que Fight Club, Black Swan ou Enemy qui mettent en scène les drames de personnages se retrouvant aux …