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La nostalgie de mes années de primaire passées à lire

Quand j’étais jeune, ma mère nous amenait, ma sœur et moi, à la bibliothèque une fois aux deux ou trois semaines. Après le souper, on décrochait les listes du babillard de la cuisine, on vérifiait qu’on n’avait oublié aucun livre caché sous notre oreiller ou perdu dans notre bordel de chambre, on remplissait de grands sacs nos acquisitions rendues à échéance, puis on embarquait toutes dans la voiture. C’était un immense bonheur pour moi de m’y rendre. Il y avait quelque chose d’extraordinaire dans le potentiel offert par la soirée, par tout ce que je savais que j’allais rapporter à la maison de beau et de nouveau. Ma passion pour la lecture n’était pas jeune : je dévorais les livres depuis ma petite enfance. Mais pendant les années de mon primaire, une sortie à la bibliothèque signifiait pour moi le plaisir, l’excitation, le savoir, la liberté. Et arrivée là-bas, j’accrochais mon manteau dans le mini vestiaire à l’entrée et je m’élançais – littéralement– dans la bibliothèque. Le sentiment qui m’habitait, et dont je me souviens …

Club de lecture : Animitas

Mardi 14 novembre, Ça y est, c’est le moment de l’année où on commence les séances alors que le soleil est déjà couché. C’est dans la salle L’annexe du café Perko qu’on se rassemble pour cette troisième séance. C’est toujours un plaisir de s’y retrouver  puisque nous avons l’espace entièrement pour nous. C’est plus intime et nous sommes sures de ne pas déranger les gens qui étudient à la table d’à côté. Notre lecture du mois : Animitas de Nicholas Dawson, roman qui nous a toutes captivées par sa couverture énigmatique et sa quatrième de couverture, dont nous reparlerons d’ailleurs pendant la séance. Après avoir commandé une bonne quantité de chocolat chaud et de chai latté, on se lance dans le corps du sujet : alors qu’en avez-vous pensé ?  Les jeux de narration La première chose de laquelle nous avons parlé, c’est la différence de ton entre la première et la seconde partie. Il y a sans aucun doute une plus grande distance au début. C’est beaucoup plus sobre, plus froid. Cela nous a toutes …

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Fé Verte : hot dog végé, nature et amour

Rire en lisant, est-ce quelque chose qui vous arrive souvent ? De mon côté, pas tellement. Est-ce mes choix de lecture qui ne sont pas drôles ou bien moi qui est plutôt sérieuse? Bonne question. Or, le deuxième tome d’Amélie Dumoulin, Fé Verte m’a fait bien rire. Le premier tome, Fé M Fé racontait la rencontre entre Fé et Fé, son amoureuse, la belle coiffeuse. Je vous conseille de commencer par Fé M Fé si vous ne l’avez pas lu! J’avais adoré ce premier tome, alors mes attentes étaient hautes pour cette suite et je dois dire – et c’est rare – qu’elles ont été surpassées. J’ai adoré Fé Verte que j’ai lu en l’espace de quelques heures et que j’ai refermé triste de quitter une bande de personnages plus attachants les uns que les autres. Nature, casse-croûte et Nouveau Système Dans ce deuxième tome, Fé va passer l’été en campagne avec ses parents. Son père, qui se sort tout juste d’une dépression (un élément important dans Fé M Fé), a besoin de grand air, …

Club de lecture : Manikanetish

Samedi le 21 octobre. C’est au café Chez l’Éditeur, annexé aux Éditions Québec Amérique et aux Éditions Cardinal, qu’on se retrouve pour une deuxième rencontre, en ce beau samedi matin d’automne. Notre lecture du mois : Manikanetish de Naomi Fontaine. Une enseignante de français en poste sur une réserve indienne de la Côte-Nord raconte son univers, celui de ses élèves qui cherchent à se prendre en main. Autochtone, elle tentera tout pour les sauver du désespoir, même se lancer en théâtre avec eux. Dans ces voix, regards et paysages se détachent la lutte et l’espoir.   Alors, avez-vous aimé votre lecture? Tous et toutes s’entendent pour dire que oui; que c’était beau, doux et plein de vulnérabilité. Que les moments choisis par l’auteure sont ceux qui sont portés d’une certaine lumière, d’une belle humanité, d’une envie de partage. Par contre, certain.e.s trouvent aussi qu’il manque un peu de profondeur à l’œuvre. Que le roman aurait mérité quelques pages de plus pour être moins en surface. Nous sommes donc vraiment entre deux réactions, devant tout le beau, …

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Le parfum de Janis : Entrevue avec Corinne Larochelle

En juillet, le livre qui s’est retrouvé dans le coffret était Le parfum de Janis, publié en 2015 chez Le Cheval d’août. C’est un roman qui nous a touchées, une courte lecture dans laquelle on se plonge facilement. Un récit qui mélange souvenirs d’enfance, voyage au Portugal et réflexions. La plume de Larochelle est simple, poétique et se prête parfaitement aux divers thèmes de l’œuvre. Voici l’entrevue que nous avons réalisée avec Corinne Larochelle.   Le parfum de Janis a été publié en 2015; quel regard portez-vous maintenant vis-à-vis cette œuvre? Il y a un avant et un après. Le parfum de Janis est une œuvre importante dans mon parcours, une sorte de clé de voûte qui m’a donné une grande liberté et un sentiment d’apaisement. Depuis l’adolescence, je savais que j’aurais maille à partir avec mon histoire familiale et, en particulier, avec la relation mère-fille. J’avais abordé ce thème dans mon recueil de poésie Femme avec caméra où j’interrogeais, entre autres, la relation entre la photographe Diane Arbus et ses filles. Mais c’était de …

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Queues, nom féminin pluriel, définition populaire : membre viril –

Je ne suis pas très poésie. J’essaie vraiment fort, mais j’ai toujours un peu de difficulté à accrocher. Pourtant, dès que j’ai vu Queues, le recueil de Nicholas Giguère publié chez Hamac (maison d’édition que j’adore!), j’ai tout de suite eu envie de le lire. Il y a de ces titres qui vous accrochent, qui vous promettent satisfaction. La poésie contemporaine a cet avantage de me raconter l’humain dans sa bestialité, dans sa sexualité et sa violence refoulée, sans romantisme ni métaphores indécidables. Il s’agit d’une accumulation de textes publiés ça et là par l’auteur, rassemblés en une petite planchette et recousus bout à bout. Il n’y a pas de chapitres, ni de titres, ni même de temps d’arrêt, pour tout dire. Le rythme de lecture varie de rapide à excessivement précipité, il ne tombe jamais dans le lent. Queues se lit d’un bout à l’autre en une seule fois, en un seul souffle qui reste coincé dans la gorge jusqu’à la fin. entre le souper et la vaisselle j’imagine que je devrais me poser …

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Brasser le varech : parcours d’une fille estuaire

J’ai toujours entretenu un rapport plutôt froid avec la poésie. Ce n’est simplement ni naturel, ni instinctif pour moi de me diriger vers les vers (!!), je me dirige toujours vers les récits, la prose, les essais. N’empêche que mon désir de découverte est grand et que, cet automne, je me suis donné comme défi personnel de lire quelques recueils, question d’espérer tomber sur quelque chose qui m’allumerait ou bien qui me confirmerait que la poésie, ce n’est tout simplement pas pour moi. Ça fait que, si j’écris cette critique, c’est évidement parce que je suis tombée sur quelque chose qui m’allume. Ce quelque chose, c’est le recueil Brasser le varech de Noémie Pomerleau-Cloutier. Brasser le varech est un recueil intime, contemplatif, fort, bercé et supporté par la nature. Je l’ai lu une fois, puis une seconde fois, à voix haute. Je pense que j’ai trouvé, dans le fait de lire tout haut, une façon de mieux apprivoiser la poésie, d’en comprendre les nuances, les intonations, ce qui se cache dans l’espace entre les mots. En 5 …

Rouvrir des plaies pour mieux les guérir avec Rupi Kaur

Quand j’ai commencé ma lecture du premier recueil de Rupi Kaur, Milk and Honey, j’étais assise à la terrasse d’un restaurant, et derrière mes verres fumés, je pleurais à chaudes larmes. Donc, lorsque je me suis procuré son second opus, The Sun and Her Flowers, c’est dans l’intimité de ma chambre que je l’ai débuté. Le livre de poèmes est divisé en 5 parties : wilting (se flétrir), falling (tomber), rooting (s’enraciner), rising (s’élever) et blooming (fleurir). À travers ces différents chapitres, Rupi Kaur explore les thématiques de l’abus, du viol, de la peine d’amour, de l’immigration, du déracinement, de la famille, de l’amour envers les autres et envers soi, mais surtout, celui de la résilience. J’ai dû prendre mon temps pour lire The Sun and Her Flowers, car certains poèmes venaient rouvrir de vieilles blessures et me faisaient pleurer à en hoqueter. Oui, ce livre devrait être précédé d’une introduction listant tous les « trigger warnings » possibles et inimaginables. Mais attention! Si Rupi Kaur vient tourner le couteau dans la plaie, c’est pour mieux en faire sortir le méchant, désinfecter …

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Très intime – Jardins secrets exposés

Québécoise vivant à Paris, Ina Mihalache, connue pour sa chaîne YouTube Solange te parle, s’est fait connaître entre autres avec sa vidéo expliquant aux Français certains termes québécois. Sa chaîne compte à présent plus de 200 000 abonnés et traite de plusieurs sujets, allant de la sexualité à des anecdotes sur son chien, en passant par de la poésie. Elle a également créé la série radio Solange pénètre ta vie intime, diffusée sur la chaîne française Mouv’, regroupant divers témoignages de femmes concernant leur sexualité et tout ce qui touche l’intimité. Très intime fut publié aux Éditions Payot en 2017. Cette œuvre de 285 pages aborde principalement la vie intime et sexuelle de diverses femmes. Il s’agit de la plus récente publication de Solange. Très intime Il faut d’abord souligner que le livre est en fait basé sur les témoignages reçus pour Solange pénètre ta vie intime, l’émission de radio. Avec sa couverture d’un vert vibrant et son dessin quelque peu explicite flanqué juste au-dessus du titre, il est difficile de passer à côté. Je n’avais encore …

Artistes minoritaires : Faut-il ajuster ses exigences?

Lorsqu’on analyse des textes, on peut appliquer le concept de « la mort de l’auteur ». Il s’agit d’un courant qui a proposé une lecture des œuvres laissant place à la virtuosité technique sans prendre en compte l’identité, la réputation ou l’intention des artistes. Jusqu’à présent, quand j’ai accès aux écrits d’autres femmes trans, il m’est impossible d’ignorer dans mon expérience de lectrice le fait que je suis en dialogue avec une voix rare, vulnérable au sein du milieu de la publication. D’une certaine façon, cette prise de conscience teinte ma relation avec le texte : plutôt que d’être à l’écoute de mes déceptions lors d’accident de lecture, je cherche la voix singulière qui dort au milieu des pages. Je reconnais la prouesse technique quand elle est présente, mais mon enthousiasme me permet d’être plus réceptive à un exercice expérimental, plus embryonnaire. Mais est-ce que c’est rendre service à ses comparses du milieu artistique que de les considérer comme dans une catégorie à part? Est-ce qu’il y a un risque de les priver des bénéfices d’une réception critique …