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Soirée littéraire en compagnie du collectif Les Intimistes

Pour la rentrée et le début de l’automne, le collectif Les Intimistes – composé uniquement de comédiennes – a convié Le fil rouge à leur onzième prestation de lecture publique au café littéraire Chez l’Éditeur, à Montréal. Ce onzième chapitre explorait les histoires d’été en long et en large, en passant du premier amour de vacances aux voyages mémorables en Europe. Chacune des sept intimistes ont partagé sur scène un récit d’autofiction, touchant de près ou de loin à la saison estivale, dans une ambiance chaleureuse et détendue. Je suis allée à cette soirée littéraire sans trop savoir à quoi m’attendre, n’étant jamais allée à une soirée de ce genre, mais j’ai été agréablement surprise. Le sujet des histoires d’été a été abordé de toutes sortes de manières différentes et je n’y ai ressenti aucune redondance. Une a raconté son besoin de «devenir femme» à 18 ans, une autre a parlé de son expérience de psychotrope avec de l’ayahuasca – une boisson hallucinogène d’Amérique du Sud -, une autre, de sa recherche de reconnaissance perpétuelle en ne se donnant pas une seconde …

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Frappe-toi le coeur, le coup de génie d’Amélie Nothomb

Les mots d’Amélie Nothomb ont parsemé mon parcours scolaire depuis le secondaire. Parmi ses dizaines de titres parus depuis plus de 25 ans, Mercure (1998) est le premier Nothomb qui m’avait vraiment accrochée. En sortant de ma transe, 200 pages plus tard, je sentais bel et bien que j’avais appris quelque chose de cette histoire. Son approche de la narration proche du conte et ses réflexions générales m’ont beaucoup rejointe. Mes états d’âme en lisant Mercure sont encore très précis, même si cela fait des années de ça. Peut-être est-ce à cause du format court ou des personnages très proches de ceux des contes pour enfants. Ça rassure, on veut savoir la fin même s’il faudrait dormir au lieu de continuer à lire. C’est l’effet Nothomb. Je n’ai pas cherché à lire d’autres romans de cet autrice jusqu’à ce que je fasse un trajet de cinq heures en avion avec une amie. On revenait à Montréal et les heures s’annonçaient longues, car j’avais lu tous les livres que j’avais apportés et dont j’avais envie à …

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Avant, après : La Scouine

Il y a quelques temps, une réécriture de La Scouine a été proposée par la maison d’éditions La Peuplade. Récit marquant, qui a dépassé les époques, je n’avais pourtant jamais mis la main sur une copie de cet ouvrage. Avant de me lancer dans ma lecture du roman de Gabriel Marcoux-Chabot, j’ai tenté l’exercice intrigant de faire une double lecture de La Scouine, celle d’avant et celle du moment. Je me suis donné deux jours (et il faut dire qu’ils étaient amplement suffisants pour traverser ces deux minces ouvrages) pour parcourir les récits. Le premier jour, je me suis attaquée au texte de Laberge. Puis, dès le lendemain, c’est sa réécriture qui m’a tenu compagnie. Un exercice fascinant pour comprendre le cheminement de l’auteur dans son écriture. Roman paru en 1918 mais longtemps oublié, La Scouine, d’Albert Laberge, fait état d’une période sombre, mais également lucide de l’histoire, d’un passage où la vie des habitants, des agriculteurs, était dure et impitoyable. Au lieu de glorifier, comme le faisait bien des ouvrages de l’époque, la vie …

Un soir de juin, la poésie a pris toute sa place — Chapitre II

 Ce matin, je cherche l’écriture dans le vol des oiseaux.  Michel Pleau  Sublimer le jour et la nuit Ce soir de juin, j’étais assise dans la salle de spectacle, très intime, de la Vieille Usine, entourée de mes amis et nous étions tous attentifs à la poésie qui déferlait sur nous. À la suite du spectacle, nous étions tous fébriles, une forte impression d’être différents, nous ne pouvions nous quitter ainsi. Alors nous nous sommes rattaché les uns, les autres, cette nuit-là, mais aussi les jours suivants et même si la saison file comme l’éclair, la poésie reste imprégnée sur nos peaux de sensibles, de curieux et de vivants. Avec d’autres, nous avons commencé à poser des gestes poétiques. Des carnets d’écriture à deux. Des échanges de bouts de papier contenants des fragments, offerts, comme on offre des fleurs sauvages. Des désirs de se réunir pour se lire nos poèmes favoris. Des recueils en circulation. Ce ne sont que des petits gestes, mais ils nous font vibrer et ils permettent à la poésie de continuer …

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Un soir de juin, la poésie a pris toute sa place — Chapitre I

J’ai longtemps imaginé que c’est moi qui faisais un poème mais je me trompais. C’est lui, secrètement, qui me fait.  Michel Pleau L’Anse se poétise Le 5 juin dernier, L’Anse-à-Beaufils recevait des poètes de La Maison de la poésie de Montréal en tournée dans le cadre du Festival de la poésie de Montréal. Le concept était simple, quatre poètes, un musicien et un poète invité dans chaque lieu d’arrêt de la tournée. Les poètes Paul Bossé, Véronique Cyr, Lise Gaboury-Diallo, Sébastien Dulude, le musicien Carl-Éric Hudon et l’artiste invité Philippe Garon ont offert un spectacle de poésie qui nous amenait littéralement dans une multitude d’espaces intérieurs et de sensations différentes, puisque ça passait de l’un à l’autre, que tous avaient des styles, des thèmes et des propositions poétiques différentes. L’agitation Je dois sans plus attendre partager ma passion pour la poésie. L’agitation incessante se manifeste de plus en plus en moi. Quelque chose de fou se passe, les choses changent. La vie se meut en vue d’une forme plus lucide, plus piquante du Monde. Sur …

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La quête de l’ailleurs, format papier

Je le regardais se préparer à partir pour l’autre bout du monde avec confiance et espoir. Avec l’envie de faire le jamais-fait, d’écrire une histoire qui n’aurait jamais été écrite. Je le regardais et je savais qu’il tenterait n’importe quoi ou presque pour ne pas faire comme les autres, pour toucher à du neuf, à du jamais frôlé par l’humain. Qu’il se mettrait en danger peut-être. Je le savais parce qu’il l’avait si souvent fait, déjà. Quand il me racontait ses histoires, alors qu’il revenait d’un récent voyage, je secouais toujours la tête en souriant, mi-terrifiée, mi-impressionnée. Il se mettait toujours dans les pires situations possibles. Il s’était cassé une jambe, une fois, et il était revenu avec une fierté qu’il n’avait pas réussi à dissimuler. Une autre fois, il avait dû jouer sa survie sur un saut par dessus le vide dans une montagne esseulée. Et encore, un soir, il s’était réveillé sous un pont d’Italie sans savoir comment il y était arrivé. Il racontait ses histoires, et on avait envie de se mettre …

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Toute la beauté du monde

Je me promenais dans la rue, en larmes, sans égard pour les gens qui pouvaient croiser ma route. Je me cramponnais à mon livre comme si je pouvais avaler toute la beauté qui courait entre ses pages. J’avais bien dû le lire dix fois ce livre-là, mais rien à faire, chaque fois, je me transformais en pleureuse incapable de m’arrêter. C’était le livre que j’aurais voulu écrire, les mots que j’aurais tout donné pour mettre en phrases. C’était l’hymne à l’art par excellence, c’était le beau, le grandiose fait mots. Je ne me lassais pas. Je ne me lassais pas de pleurer toute la beauté que Muriel Barbery avait réussi à mettre en place. L’élégance du hérisson est un de ses ouvrages que l’on décide d’ouvrir une première fois par curiosité. Le titre nous plaît, la quatrième de couverture aussi. On commence notre lecture sans réellement savoir ce qu’on espère y trouver. Et l’on se fait happer par ce qu’on y décèle. Il y a d’abord Madame Michelle, la concierge d’un immeuble où les gens …

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Le charme évident des écrits d’Amélie Panneton

Les blocs appartements sont pleins de vide. De mystère. On entend souvent le voisin d’au-dessus marcher sur nos têtes, mais on ne l’a jamais vu. On croit savoir que les gens qui vivent à côté se chamaillent beaucoup parce que leur voix transpercent souvent les murs, mais peut-être que ce sont des acteurs qui pratiquent une pièce, au fond. On connait souvent bien peu les gens qui nous entourent lorsque l’on vit en appartement. Ces gens qui partagent nos pas mais desquels on n’aperçoit souvent que l’ombre. Avec Le charme discret du café filtre, Amélie Panneton tente une percée réussie dans cet univers qu’est celui de locataire. Étage par étage, elle nous convie à la découverte des résidents d’un immeuble rue St-Joseph, dans le quartier St-Roch de Québec. Et si on tentait de découvrir qui sont les gens qui nous entourent? En faisant défiler les résidents de l’immeuble, on découvre des récits à la fois banaux et uniques, des récits de gens comme tous les autres. Des gens qui pourraient être nos voisins, voire nous-mêmes. On …

Un voyage littéraire: Islande

Depuis quelque temps, l’Islande est une destination populaire (merci aux nombreux vols directs Montréal-Keflavik maintenant disponibles)! Ce n’est pas une coïncidence si je m’y suis rendue pour la deuxième fois en un an. Ce pays a tout pour plaire; ses contrastes, son climat, sa culture, tout est à couper le souffle! Coup de cœur total, je souhaite y retourner aussi souvent que possible. Pour cette deuxième visite, j’ai choisi de parcourir les différentes librairies et destinations littéraires. J’ai été gâtée. Petit bilan de mon voyage littéraire: Bókin Véritable trésor, cette librairie offre une variété impressionnante de livres provenant de partout et de toutes les époques. C’est un fouillis total dans lequel il fait bon se perdre! Eymundsson Probablement la librairie la plus ancienne et la plus connue d’Islande  (je pourrais facilement la comparer aux chaînes Renaud-Bray et Indigo, puisqu’on y retrouve aussi souvenirs, films et musique). Il y a un Eymundsson dans chaque quartier (ou presque) et certaines succursales proposent un café à l’étage (Te & Kaffi) où l’on peut s’installer pour feuilleter bouquins, magazines …

Autour des livres : Rencontre avec Zviane, bédéiste

1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture? Le premier livre qu’on a lu à l’école, c’était Le chat sale. J’étais vraiment, vraiment fière de savoir enfin lire!! 2. Avais-tu un rituel de lecture enfant ou un livre marquant? Et maintenant, as-tu un rituel de lecture? Enfant, je n’aimais pas vraiment lire. J’essayais de me forcer, parce que ça avait l’air cool, et parce qu’une de mes amies lisait de gros romans de 200 pages et ça m’impressionnait beaucoup. Mais quand je lisais de gros livres, j’avais juste hâte que ça finisse, je regardais toujours la pagination pour voir où j’étais rendue, c’était comme un petit défi. J’aimais surtout les livres de Disney, genre La soupe aux boutons, parce qu’il y avait beaucoup de dessins de bouffe et tout avait l’air super appétissant!… 3. As-tu une routine d’écriture, des rituels? Dans quel état d’esprit dois-tu être pour écrire? J’écris vraiment beaucoup, et c’est souvent de l’écriture automatique, ça sort comme une diarrhée. J’ai commencé ça ado, en secondaire 4, et je n’ai …