All posts tagged: littérature québécoise

Entretien avec l’auteure du roman Spisak : un cadeau ne se refuse pas

Suite à ma lecture de son tout premier roman, Spisak : un cadeau ne se refuse pas, j’ai voulu en apprendre plus sur l’auteure. Vous pouvez également lire mon article qui parle de son roman juste ICI. Qui êtes-vous ? Je suis une fille aux mille projets! Je suis incapable de prendre une pause et ne rien faire. J’ai toujours l’impression que je dois apprendre chaque jour et pour cela je passe d’innombrables heures à faire des recherches à la recherche d’inspiration ou d’inédit. J’ai 31 ans, j’habite à la campagne, je suis mariée et j’ai deux jeunes filles. J’ai un diplôme collégial en technologies de l’information qui m’a menée vers un emploi de programmeuse-analyste. C’est un parfait équilibre entre mon côté cartésien et ma folie créatrice! Vous écrivez depuis combien de temps ? J’ai toujours écrit des petites choses, mais écrire pour être publiée je m’y suis mise sérieusement en 2012. J’ai eu des ennuis de santé, une maladie oculaire appelée uvéite. C’est une maladie auto-immune qui peut mener à la cécité. J’ai paniqué …

Spisak : Un cadeau ne se refuse pas

Il y a de cela quelques jours que j’ai terminé ma lecture du premier roman de Maryse Charbonneau et j’ai le sentiment de quitter (pour un moment) des ami-e-s. Lorsque j’ai lu les dernières lignes, je savais qu’une suite nous attendait (l’auteure me l’a confirmé elle-même, à suivre dans mon prochain article). Après quelques pages du roman, je me savais dans une histoire où la famille allait être très importante. Nous faisons la connaissance d’un jeune père de trois enfant, musicien et ayant beaucoup de cœur. C’est alors que son destin changera. Il fera la rencontre d’êtres Immortels. Ces Immortels ont des clans, des codes et un mode de vie différent. Ils tentent de se faire discrets face aux mortels. Graigor, tente de faire le deuil de son ancienne vie pour sa nouvelle Existence. Son rôle dans le clan bleu est d’être le précepteur du fils du maître Vlad et de la maîtresse Lydia. Cet enfant sera un être exceptionnel, puisque les immortels sont habituellement stériles. Peter, le fils, grandira lentement. C’est pourquoi qu’après 25 ans de vie il …

« Walmart : Journal d’un associé » de Hugo Meunier : critique de la lecture de Juin du défi littéraire

J’étais très excitée de lire le dire du journaliste de LaPresse sur l’entreprise qu’est Walmart. Comme plusieurs, ou au contraire de certaines personnes, je n’aime pas Walmart. Malgré les économies que nous pouvons faire, je n’aime pas leur philosophie, leurs valeurs. Je ne vous le cacherai pas je ne connaissais pas le travail de Monsieur Meunier, mais suite à ma lecture je suis intéressée à suivre son travail et ses anciennes enquêtes. Le reportage sur les personnes itinérantes m’intéresse beaucoup. Tout comme le journaliste, je comprends son «sentiment» d’appartenance pour une compagnie. Aimer le travail répétitif aide à oublier nos problèmes de la vie quotidienne. Cela a quelque chose de très facile, sauf lorsqu’il est question d’avoir affaire aux clients. Avec Hugo, nous faisons la rencontre de divers personnages plutôt colorés ! J’étais très emphatique à sa situation. Pourquoi j’ai apprécié ma lecture, c’est parce que le journaliste ne m’a pas seulement appris comment ça se déroule dans son Walmart de St-Léonard (et même au Mexique lors d’un voyage). Il m’a beaucoup appris sur l’entreprise, mais surtout sur le fondateur. Ça m’a presque donné une image «humaine» …

« Nous étions le sel de mer » de Roxanne Bouchard : Nouvelle lecture de juillet du défi littéraire

Suite au tout dernier vote  sur le groupe Facebook de l’événement En 2015, je lis un livre québécois par mois, nous allons lire « Nous étions le sel de mer » de Roxanne Bouchard. Ce fut un vote assez majoritaire, en espérant que nous puissions en discuter en grand nombre  à la fin du mois. Voici la description du roman, publié chez VLB éditeur. « C’est Vital. Ça a l’air qu’il a ramassé un cadavre dans ses filets. Il l’a dit dans sa radio. Tu veux qu’on t’en raconte, des histoires de marins? Reste avec nous autres pis tu vas en voir, la p’tite! » Ce matin-là, Vital Bujold a repêché le corps d’une femme qui, jadis, avait viré le cœur des hommes à l’envers. En Gaspésie, la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. Les interrogatoires dérivent en placotages, les indices se dispersent sur la grève, les faits s’estompent dans la vague, et le sergent Moralès, enquêteur dans cette affaire, aurait bien besoin d’un double scotch. Pour en savoir un peu plus sur l’auteure …

Amblystome tome 1 – La Terre agonisante

J’ai déjà mentionné dans un article précédent que je ne jugerais plus un livre d’après sa couverture ; bien que ce soit vrai, je dois avouer que, malgré tout, je ne suis pas insensible au charme que dégage une couverture attrayante… et que cela peut encore me donner le petit coup de pouce nécessaire pour que je veuille en savoir plus sur le contenu d’une œuvre. J’avais remarqué le tome 1 de cette série dès sa parution : l’esthétisme de l’illustration de couverture, peinture entremêlant futurisme et canons de beauté présents dans l’art classique, m’avait beaucoup plu. Le titre Amblystome, inscrit en grosses lettres blanches au milieu de l’image, avait piqué ma curiosité et je m’étais dit que je finirais bien par le lire, ce récit de science-fiction écrit par M.V Fontaine, pseudonyme d’un mystérieux auteur québécois. J’ai fini par le faire… et je ne le regrette pas! La première scène de cette série se déroule en 2053, où un groupe de scientifiques se rend au cœur des Rocheuses afin d’analyser le contenu d’une étrange …

Un chat parmi les autres

J’ai découvert le slameur David Goudreault du temps où je vivais à Sherbrooke et je découvre aujourd’hui le romancier David Goudreault, avec son premier roman coup de poing La bête à sa mère. Déjà dans le temps, les images fortes et sans censure qu’évoquaient David durant les soirées de littérature me restaient accrochées dans l’esprit des jours durant. J’ai encore en tête quelques scènes de ses slams d’ailleurs. La bête à sa mère, dont l’histoire se situe en plein centre-ville de Sherbrooke, risque de me suivre longtemps. C’est que je suis très visuelle ! Titre évocateur et accrocheur: La bête à sa mère. Poignant résumé en quatrième de couverture : «Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Très vite, maman a su obtenir la reconnaissance des psychiatries et les égards réservés aux grands malades. Pendant que je collectionnais des cartes de hockey, elle accumulait les diagnostics.»  J’ai attendu avec impatience de tenir le petit livre gris entre mes mains et je manque de mots (une fois de plus) pour dire ce …

À la recherche de New Babylon

Je n’ai jamais été une fan du western, des cow-boys et des récits se déroulant au Far West ; je suis plutôt du genre fantasy, magiciens et Moyen-Âge. Par contre, je suis une fan de tous les récits présentant une originalité bien à eux, que ce soit au niveau de la structure, de l’écriture ou du contenu. Ce sont ces petits détails qui m’ont attirée vers À la recherche de New Babylon, de Dominique Scali. Pour la petite histoire, l’auteure devait participer à une séance de signatures à la librairie où je travaillais et j’avais envie de me renseigner sur son livre avant de la rencontrer. En examinant ledit bouquin, je tombe sur un résumé évoquant une ville qui n’existe pas, où la seule loi serait l’absence de lois, et où « on aurait constamment le souffle coupé, à cause des paysages, et ultimement parce qu’on y finirait la gorge tranchée ». Génial, je sais. C’est ce que je me suis dit en feuilletant les premières pages, jusqu’à ce que je lise une citation en exergue. « Je …

Les enfants terribles

Je voulais vraiment lire Gabriel est perdu de Julien Roy. Lors du sondage pour choisir la lecture du mois de mai du défi En 2015, je lis un livre québécois par mois, j’avais proposé ce choix. J’ai été déçue quand j’ai su qu’il n’avait pas été choisi, mais ça ne ma pas arrêtée. Je lis le blogue de l’auteur, In the 10’s, depuis quelques années déjà, alors quand j’ai appris l’année dernière qu’il faisait une campagne de socio-financement pour écrire son premier roman, j’étais curieuse. Je pense que c’est cette attente et cette curiosité vis-a-vis l’oeuvre qui ont fait que je suis un peu restée sur ma faim suite à la lecture de Gabriel est perdu. J’ai reconnu ses thèmes de prédilection, les relations hommes-femmes, le sexe, le désir et la passion. C’est l’histoire de Gabriel, un gars perdu (!) qui collectionne les soirées avec son meilleur ami Alex à boire de la bière et fumer des joints (ou plus si affinités!), un éternel cynique face à l’amour qui voit sa vie entière changer suite à sa …

La voix de Dieu

Chaque livre est une voix. Dans notre enfance, elle est celle de papa et de maman. Lors de mon jeune âge, la littérature, c’était ma mère. Si dans mes veines coulent les vers, c’est grâce à son amour indéniable et insatiable pour la lecture. Cependant, je me rappellerai toujours ce mois de décembre. Je n’arrive pas à me souvenir quelle année nous étions. Peut-être avais-je sept ou huit ans. Mon paternel est devenu la littérature pour un bref moment. Chaque soir précédent Noël, papa s’asseyait sur le bord du lit pour faire la lecture d’un conte à quatre enfants écoutant attentivement et attendant patiemment le fameux soir de la fête de Jésus. C’est probablement l’une des premières fois où je fus mise en contact avec la lecture à haute voix. Les mots prenaient vie dans cette voix qui me semblait divine, un peu comme si c’était le Christ lui-même qui la commandait pour son anniversaire. Ce fut intime et court comme rencontre, mais je sus apprécier immédiatement cette façon de faire la lecture. Malheureusement, à l’école primaire, …

Reconstitution de mon âme rapaillée

À Marie-Andrée Beaudet À lire en écoutant le son de la musique à bouche La venue du printemps et de son compagnon le beau temps me ramène toujours à lui. «Tu as les yeux pers des champs de rosées tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière la douceur du fond des brises au mois de mai» (p.59) L’épanouissement de cette saison en fleur et l’éclosion de toutes ces passions ont fait renaître en moi ce besoin de m’évader à travers la poésie: eau-de-vie, source de bien-être, nectar de béatitude. «tu viendras toute ensoleillée d’existence la bouche envahie par la fraîcheur des herbes le corps mûri par les jardins oubliés où tes seins sont devenus des envoûtements tu te lèves, tu es l’aube dans mes bras où tu changes comme les saisons je te prendrai marcheur d’un pays d’haleine à bout de misères et à bout de démesures je veux te faire aimer la vie, notre vie t’aimer fou de racines à feuilles et grave de jour en jour à travers nuits et gués de moellons nos vertus …