All posts tagged: livres

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Watchmen : le super-héros du roman graphique

Nous sommes en 1985. Dans un monde parallèle au nôtre, les super-héros font partie du quotidien. Dans ce monde dystopique, la guerre règne en maître. La corruption n’a plus aucune limite tandis que Richard Nixon en est à son cinquième mandat. L’angoisse est à son comble, et même les idoles d’autrefois ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. La mort d’un comédien Cette histoire commence par la mort d’un ancien super-héros. C’est sur le pavé, après une chute de plusieurs étages, que la vie d’Edward Blake prend fin. Fidèle à lui-même, son ancien collègue fait de la découverte du coupable sa mission. Sa paranoïa l’entraîne à croire qu’une conspiration est derrière cet assassinat et que ses semblables et lui-même en sont les prochaines cibles. C’est dans une ambiance de polar illustré que les personnages se présentent à nous.  Reconnu comme étant un mercenaire sarcastique et violent qui est tout sauf attachant, Edward Blake porte comme un gant le surnom de Comédien. Pour lui, la vie est une blague. De nature indépendante, Rorschach n’a besoin de rien …

Les coups de coeur littéraires des fileuses en 2018

Ariane  Castagnettes, de Marie-Élaine Guay, un recueil de poèmes qui m’a tour à tour fait rire et pleurer… et le tout, en public. Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb, qui m’a fait renouer avec cette autrice que j’ai pratiquement adulée toute mon adolescence pour ensuite la bouder. Konbini, de Sayaka Murata, un roman empreint d’humanité, qui parle du fait que certaines personnes sont plus heureuses dans une vie toute simple qui sort des cadres de la «normalité». Les furies, de Lauren Groff, un roman aux personnages complexes, où il est jouissif de pouvoir lire les deux versions différentes de la même histoire. Frédérique  L’étang, de Claire-Louise Bennett, roman qui rend hommage aux détails quotidiens avec un mystère et un cynisme décapants. Hôtel Lonely Hearts, d’Heather O’Neill, dont l’ambiance est demeurée en moi, même plusieurs mois après avoir terminé le livre. Grosse, de Lynda Dion, qui m’a ouvert tout un pan de réflexions sur la manière de voir son propre corps. Virginie  Le chant de la terre blanche, de Jean Bédard, un roman qui m’a happée, et …

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Trembler sous le regard du vampire

Je ne sais jamais à quoi m’attendre quand je commence la lecture d’un classique. En connaissant déjà le récit, souvent repris et repris jusqu’au cliché dans la littérature et au cinéma, écrit dans un style d’un autre temps, vieilli sans doute, j’ai l’impression que je vais m’ennuyer. Je me trompe. Malgré toute la poussière qui recouvre ces œuvres consacrées, elles me surprennent inévitablement. La magie opère, mes réticences tombent et je suis séduite. Du moins, c’est l’effet qu’a produit sur moi Dracula, roman d’horreur qui a popularisé la figure du vampire. Roman horrifique Jonathan Harker, jeune notaire, se rend en Transylvanie rencontrer le comte Dracula pour régler une transaction immobilière. Ce dernier vient d’acheter une demeure à Londres et souhaite s’y installer. Hébergé dans le château du comte, Jonathan se rend rapidement compte qu’il en est le prisonnier et que le comte lui-même n’est pas un homme ordinaire, mais plutôt une créature étrange et terrifiante. Le lecteur partage rapidement la détresse de Jonathan, suffoque à l’idée d’être enfermé dans un château obscur où toutes les …

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4 raisons de plonger dans « Cléo », le dernier roman de Tania Boulet

J’étais au lancement d’un livre auquel participaient quelques unes de mes amies et collègues (un article sur l’incroyable recueil Monstres et Fantômes sera disponible sous peu!) lorsque je l’ai vu, sur le coin d’une table, appelant mon regard d’un air innocent… le dernier roman de l’autrice Tania Boulet. Comme à chaque nouvelle parution de mon auteure jeunesse presque-préférée, qui arrive sans que je l’aie attendue, je suis surprise et j’explose de joie, avant de me dépêcher de passer à la caisse en trépignant d’impatience. J’ai déjà parlé abondamment de mon amour pour cette autrice, entre autres dans un précédent article juste ici. Depuis que j’ai douze ans, je lis et relis ses livres parce que je les aime d’amour. Donc, à la suite d’un après-midi de lecture intensive, je vous livre mon verdict: c’est une lecture à ne pas bouder. Pour les connaisseur.se.s ou non-initié.e.s, voici quatre raisons pour lesquelles vous devez vous procurer Cléo. Pour replonger dans nos années d’adolescence.  Les romans de Tania Boulet – et celui-ci ne fait pas exception – nous replongent dans la …

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S’exiler sur Tatouine avec Jean-Christophe Réhel

Exposer la subtile beauté du banal, voilà l’exploit que réalise Jean-Christophe Réhel  avec la publication de Ce qu’on respire sur Tatouine. Dans ce roman sans chapitres, on suit le quotidien du narrateur, qui entrelace des épisodes réels de sa vie à des éléments fictifs, dans la plus pure tradition de l’autofiction. Entre un emploi de commis au Super C, une chambre louée dans le sous-sol d’un bungalow à Repentigny et une virée à New York arrosée de crème de menthe, Jean-Christophe Réhel nous dévoile l’unicité de l’anodin, le tout avec la chanson Fell in love with a girl qui résonne en permanence dans nos oreilles. Ode à la solitude sur fond de fantasme starwarsien Il se dégage de ce récit du quotidien une constante impression d’être dans la tête de l’auteur; on accompagne ses pensées, souvent incongrues, parfois incroyablement poétiques. Cette sensation de s’introduire dans l’intimité de l’auteur – qui avoisine le voyeurisme – dévoile aussi l’ampleur de sa profonde solitude. Partout où il va, le narrateur ne semble jamais complètement à sa place, il ne cadre pas …

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Même pas vrai: un premier livre jeunesse épatant de Larry Tremblay

Larry Tremblay est un auteur québécois, reconnu pour ses nombreux romans pour adulte, qui, récemment, s’est adonné à la création de contenu littéraire jeunesse. En effet, c’est avec Même pas vrai, publié en 2016, qu’il marque son entrée dans ce nouvel univers, en collaboration avec Guillaume Perreault pour les illustrations.  Cet album, publié aux Éditions de la Bagnole, raconte de façon candide l’enfance quelque peu troublée de Marco, jeune élève au primaire. Récit touchant dans sa simplicité et dans la naïveté du personnage, Même pas vrai charmera les petits et fera rire les plus grands qui n’ont, comme moi, pas lu d’albums jeunesse depuis un bout de temps. Un Marco taquin et rigolo Marco est un petit garçon d’une grande curiosité, qui réfléchit beaucoup et qui se questionne et questionne les autres tout autant. Quelque peu naïf et insouciant, il croit tout ce que ses amis lui racontent; il se retrouve donc à vivre dans un monde où extraterrestres, loups-garous et momies sont fréquemment rencontrés. Ce monde imaginaire, Marco en rend compte dans ses reportages …

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Un Noël cathodique : la nostalgie cinécadienne

Le titre vous intrigue? C’est normal, j’étais dans la même situation lorsque j’ai découvert ce petit livre aux couleurs de sapin de Noël. Un Noël cathodique, ça veut tout dire, surtout quand on a vécu son enfance dans les années 90. Cette belle époque où les télévisions cathodiques (les grosses TV plus lourdes qu’un frigo) avaient une place dans tous les foyers et diffusaient chaque fin d’année la programmation de Ciné-Cadeau à Télé-Québec. La nostalgie qui vous envahit peut-être en ce moment, vous la retrouverez en lisant Un Noël cathodique, la magie de Ciné-Cadeau déballée. Du bonbon pour tous Il est certain que cet essai parle beaucoup à la génération des trentenaires, mais il peut aussi toucher les plus vieux et les plus jeunes. Les parents qui ont vu leurs enfants scotchés devant la télé durant le temps des fêtes auront assurément du plaisir à découvrir le point de vue des 9 autrices et auteurs abordant les différentes facettes de cette traditionnelle programmation alors que les jeunes adultes se reverront peut-être en pyjama, à déguster …

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Des papillons pis des fins du monde, pis bien du plaisir de lecture, encore!

Je vous le dis, et ce n’est pas un secret: « J’ATTENDAIS CE LIVRE AVEC TELLEMENT D’IMPATIENCE! » J’avais écrit la date de sortie à mon agenda et je comptais les jours, pour vous dire. (Et j’ai mis pas mal de lectures scolaires de côté pendant les deux jours où je l’ai lu d’une traite, mais chuuut!) Des papillons pis des fins du monde est le troisième (et dernier) tome d’une série écrite par Alexandra Larochelle. Des critiques ont préalablement été faites par Marjorie pour les deux premiers tomes (ici et ici), alors je ne m’attarderai qu’au troisième dans le cadre de cet article. Dans ce tome, on retrouve avec plaisir le personnage attachant et haut en couleur de Frédégonde Hautecoeur (Fred, pour les intimes) à l’endroit même où le dernier livre l’avait laissée, c’est-à-dire sur le point d’aller assister à un show de musique avec Christo, son ex auquel elle pense toujours. Ce spectacle, de fait, renoue leur relation amoureuse. L’été passe ensuite comme un rêve pour le couple qui jure de ne plus …

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Le livre-CD de Lydia Képinski: de la musique qui se lit

« Plus personne n’achète de livre et plus personne n’achète de CD. » C’est ce qui est écrit sur la reliure de cet objet, fusion entre livre et album de musique, que j’ai acheté dès sa sortie. Je suis une très grande fan de Lydia Képinski, une autrice-compositrice-interprète québécoise. Je la suis depuis ma première écoute de sa chanson Andromaque, un titre de son premier EP, qui est un savant mélange entre poésie, tragédie grecque et musique héroïque. Je tiens à dire que le texte de cette chanson m’a fait lire la pièce de théâtre de Racine du même nom, et découvrir toutes ses œuvres, un exploit qu’aucun professeur de français au cégep n’a réussi avec moi. La musique Lydia Képinski fait de grosses chansons. Elle ne va jamais en demi-mesure dans l’intensité, et c’est ça que j’adore chez elle. Il n’y a pas de fla-fla, que l’authenticité d’une personne qui a de grandes choses à dire, parfois même assez gigantesques. On n’a qu’à penser à Pie-IX et les vers : « La lumière est au bout du …

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À la rencontre du territoire, à la rencontre de l’autre

Dans mon imaginaire, je ne sais trop pourquoi, la toundra s’associe à l’hiver, à la neige qui tombe et s’accumule parfois avec langueur, parfois avec violence. C’est un espace vaste, dénudé, riche pour celui qui sait regarder. Elle m’inspire le respect et la majesté. L’idée d’y prendre un thé avec Joséphine Bacon, poétesse et réalisatrice innue, m’interpellait beaucoup. Un thé dans la toundra, Nipishapui nete mushuat a donc été ma porte d’entrée dans une œuvre puissante et bouleversante. Le recueil Un thé dans la toundra a été écrit à la fois en français et en innu-aimun (le montagnais), comme tous ces autres recueils. Il s’ouvre avec un court prologue racontant la première visite de l’autrice dans cette fameuse toundra québécoise. Ces quelques pages nous préparent à plonger dans l’immensité du territoire, dans la grandeur du recueil qui se veut l’éloge de la toundra, de l’horizon infini, du territoire des ancêtres, du retour aux origines. On y parle de la terre, du ciel, de la chasse, de l’exil et du cycle de la vie. Les poèmes …