All posts tagged: Simon Boulerice

Le chavirement de nos cœurs

La peur est une dictature bien présente dans nos existences communes. Elle se cache sous différentes formes étranges. Elle fait de nous des êtres exigeants du moment présent et de ses conséquences immédiates sur nos vies. Cette peur nous rend parfois bestiaux ou même amorphes. Elle fait de nous des êtres humains curieux et aussi sensibles qu’un mollusque. J’ai la malheureuse tâche de vous affirmer que nous sommes tous une huître. Nous sommes parfois ceux ou celles qui ne peuvent concevoir de s’ouvrir aux autres de peur de tout perdre, ceux ou celles qui ne désirent rien d’autre que de disparaître et de ne déranger personne. Et pourtant, nous trouvons tous le courage de nous ouvrir, d’apprendre et de nous épanouir, car chaque petit trésor en nous a droit à son moment de grâce. Nous appréhendons la peur plutôt que de l’accepter et de faire d’elle cette vieille amie. Même si elle résonne à nos oreilles comme un vieux cauchemar, elle reste un passage obligé qui, au final, nous permet de nous ouvrir davantage à …

théâtre, réal bossé, livres ,place des arts, mise en scène, Festival international de la littérature, improvisation, lecture, littérature québécoise, roman, simon bouderie, india desjardins, yves beauchemin, claudia larochelle, yves morin,

LIL : ligue d’improvisation littéraire

Avez-vous déjà assisté à un match d’improvisation ? Personnellement, c’est une branche du théâtre qui me plaît : le rythme, la répartie des comédiens, les tournures inattendues que peuvent prendre les différents sketchs… Il y a quelque chose d’impressionnant, du moins pour la non-comédienne que je suis, à être témoin de cette forme de jeu. Bien qu’il existe des règlements et des contraintes en impro, ces joutes oratoires où tous se répondent du tac au tac, me semblent libératrices. Au théâtre, les textes sont étudiés, appris, pratiqués… En impro, les comédiens se livrent spontanément, en suivant leur inspiration du moment. Chose certaine, c’est une démarche très différente de celle des auteurs lorsqu’ils écrivent un roman. Ces derniers brouillonnent, écrivent, effacent, réécrivent, corrigent, peaufinent – et j’en passe – leurs textes avant d’éventuellement, en arriver à la publication de leur travail. Dans le cadre du Festival international de littérature, en septembre dernier, j’ai assisté à une soirée d’improvisation particulière: celle de la ligue d’improvisation littéraire, qui m’a amenée à faire cette comparaison. Le concept était le suivant : …

album, album jeunesse, Éditions La courte échelle, Bibliothérapie, jeunesse, la courte échelle, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, Littérature jeunesse, littérature québécoise, littérature québécoise jeunesse, livres, Marilyn Faucher, Simon Boulerice, Un ami lumineux

Un ami lumineux : le plaisir de s’illuminer par la tête

On dirait que tout ce que touche Simon Boulerice se transforme en petits – grands – bijoux littéraires. Je suis certaine qu’il y en a plusieurs qui seront d’accord avec moi. Même si j’ai laissé tomber le projet (à mon grand désarroi) d’être à jour au niveau de toutes ses parutions (cet auteur est si prolifique que ça dépasse l’entendement!), à chaque fois qu’un de ses livres se retrouve dans mes mains, son univers m’enchante à coup sûr. Ça a été le cas, encore une fois, avec Un ami lumineux, album jeunesse paru à La courte échelle en avril 2017, dont les illustrations sensibles et délicates sont signées par Marilyn Faucher. L’histoire est en tout point craquante. Ludo doit maintenant vivre à la fois dans une maison à la campagne avec sa mère et dans un appartement en ville avec son père, car ses parents se sont depuis peu séparés. Et « il n’y a rien à faire, leur amour s’est éteint. Parce que l’amour, c’est comme un feu ». Malheureusement, Ludo n’aime pas vraiment …

royaume scotch tape, livre du constant désir, la sueur des airs climatisés, leonard cohen, simon boulerice, poésie, poésie québécoise, poésie contemporaine, chloé-savoie bernard, livre, littérature, lecture, les livres qui font du bien, le fil rouge lit, bibliothérapie, #lefilrougelit

3 livres pour s’initier à la poésie… différemment!

Ces derniers temps, plusieurs de mes ami.e.s m’ont demandé conseil pour commencer à approfondir leurs connaissances en matière de poésie. Souvent, mes proches n’avaient que tâtonné ce style de littérature bien particulier lors de lectures imposées au secondaire ou au cégep, et trouvaient que ce qu’ils avaient déjà lu était… comment dire? Poussiéreux?

Le fil rouge, le fil rouge lit, #lefilrougelit, bibliothérapie, lecture, littérature, contes, La belle et la bête, cinéma, Il était une fois, Perrault, Grimm, Cendrillon, Andersen, Mme de Villeneuve, Mme Leprince de Beaumont, Nicole Belmont, Javotte, Simon Boulerice, Les sangs, Audrée Wilhelmy, Les contes de la chatte rouge, Elizabeth Vonarburg, Trois princesses, Guillaume Corbeil, Là où la mer commence, Dominique Demers, Fables, Revue XYZ, les livres qui font du bien,

« Tale as old as time… » La Belle et la Bête et autres contes à (re)découvrir!

À moins d’avoir passé l’hiver dans une grotte à la manière d’un ours qui hiberne, ou dans un village reculé sans électricité ni internet, vous avez très certainement entendu parler de l’immense « buzz » entourant la sortie au cinéma de la dernière adaptation de Disney, La Belle et la Bête. Mettant en scène Emma Watson, l’héroïne féminine de la saga Harry Potter, le film, un « remake » en prises de vue réelles du film d’animation de Disney réalisé en 1991, a maintenu un réel suspense pendant plusieurs mois, nous faisant attendre (bien trop!) impatiemment sa sortie. Donc, la nouvelle adaptation d’un de mes contes préférés m’a amenée au cinéma, un dimanche après-midi, avec ma sœur. Considérant mon intérêt académique envers les contes et surtout pour les réécritures et les détournements – j’y consacre, en effet, l’entièreté de mon mémoire – plusieurs de mes amis, de ceux qui m’appelaient déjà « princesse » depuis quelque temps, ont suggéré, visiblement soucieux de me déculpabiliser, que j’y allais [et je les cite] « probablement pour un …

Moi aussi j'aime les hommes, Simon Boulerice, Alain Labonté, Éditions stanké, le fil rouge, lefilrougelit, les livres qui font du bien, littérature québécoise, littqc, homosexualité, identité sexuel, correspondance, LGBTQ

Moi aussi j’aime les hommes : un échange touchant et nécessaire

Alain Labonté et Simon Boulerice ont correspondu pendant plusieurs mois et cela a donné naissance à ce livre publié chez les Éditions Stanké, Moi aussi j’aime les hommes. Ce qui a motivé cette discussion épistolaire c’est lorsqu’Alain Labonté a vu aux informations qu’un jeune homme a été tué à cause de son orientation sexuelle. Il décide alors d’écrire à son ami Simon Boulerice pour lui faire part de sa douleur et de son incompréhension. S’ensuit une magnifique correspondance à laquelle on se sent privilégié d’avoir accès. C’est au fil de leurs voyages et de leurs réflexions propres à chacun que les deux hommes prennent le temps et le crayon pour s’écrire un peu. Leurs échanges sont généreux, intimes et ils nous touchent directement au cœur, car on y parle de thèmes des plus sincères et universels : l’affirmation de soi, la création, la vie familiale et amoureuse. Dès la première seconde où je me suis plongée dans ce bouquin, je me suis laissée prendre par cette discussion, je me faisais spectatrice d’un moment important ; celui …

Les règles de Simon, Les rimes de Simon, Simon la carte de mode, Simon est capable, Simon Boulerice, Guillaume Perreault, littérature jeunesse, 6 ans et plus, livre pour enfant, nouveau lecteur, apprendre à lire

Les petits livres de Simon

Parue aux éditions Fonfon, la série Simon et moi nous offre 4 mini-livres contenant chacun une histoire d’une douzaine de pages, mettant en vedette un petit Simon doté d’une belle candeur. La plume drôle et sensible de Simon Boulerice forme un magnifique duo avec les jolies et tout aussi loufoques illustrations de Guillaume Perreault, entre autres connu pour Le facteur de l’espace. Les petits livres Dans Simon est capable, nous faisons la rencontre d’un petit Simon avec une belle estime de lui, fier de ce qu’il accomplit et en paix avec ses limites. Dans Les règles de Simon, par des tranches de vie rigolotes, Simon réussit à nous parler des règles de façon amusante. Il nous témoigne que les règles de vie sont importantes, mais que certains petits pépins nous donnent parfois l’envie de les contourner… Et que c’est bien correct ainsi! Dans Les rimes de Simon, notre attachant personnage nous initie à la poésie par des rimes drôles et étonnantes. Puis dans Simon la carte de mode, le charmant garçon, à travers sa façon …

Récit de jeunes rescapés

Les glissades d’eau sont souvent synonyme d’euphorie. Elles sont singulières par leur éphémérité et leur authenticité. Il faut l’admettre ; nager dans l’eau pendant des heures entières n’aura jamais procuré autant de satisfaction à un enfant. C’est le summum du divertissement, le Saint-Graal de nos jeunes étés. 
Mais si, comme moi, vous avez été cloîtré à une vision équivalente à celle de vos grands-parents, les glissades d’eau ont souvent été associées à la terreur. Car contrairement aux autres enfants de votre âge, le divertissement avait ses limites et ses conséquences. Je garde un souvenir très précis de cette peur constante. Celle de perdre ses lunettes, de devoir s’abstenir d’aller rejoindre mes amis dans la piscine à vague ou celle des nuits précédentes, où mon sommeil cédait à l’angoisse et aux mauvais scénarios déjà envisagés. Malgré tout, de loin ou de près, les glissades d’eau restent gravées dans notre mémoire comme l’équation d’une jeunesse absolue. Car pendant un bref moment, vous vous sentez à la fois en danger et immortel. C’est d’ailleurs cette idée qui a influencé un …

13 lettres pour vous dire qu’on vous aime

Parfois j’ai l’impression de me répéter sur ce blogue (!) parce que j’ai dit à de nombreuses reprises à quel point j’aimais Simon Boulerice. Tant pis, on dit jamais assez je t’aime, comme me l’a rappelé le roman dont je veux vous parler, je le redis, encore et encore, Simon Boulerice, je t’aime. (J’ai quand même eu la chance de lui dire, en vrai lors de notre dernier événement à Arsenal, n’ayez crainte, avec plus de nuance bien sûr!) Avec ce dernier roman pour adolescents, Le dernier qui sort éteint la lumière, Simon Boulerice nous fait découvrir une famille des plus attachantes. Pour vrai, j’avais presque envie d’être adoptée! Les deux jumeaux, Arnold (pour Schwarzenegger voyons!) et Alia vivent avec leurs deux papas : Papou et Poupa ou plus communément appelés Julien et Édouard. 13 lettres pour vous dire qu’on vous aime Les parents décident pour le 13e anniversaire de leurs jumeaux de leur offrir une lettre par jour, pendant 13 jours, pour leur avouer qui est entre les deux le père biologique des jumeaux, la …

Ce qu’on a lu comme album ou roman jeunesse en février #Jelisunlivrequébécoisparmois

La lecture de roman ou d’album jeunesse est toujours un plaisir. Souvent, ça me permet de retourner en enfance et j’adore vivre ce sentiment de nostalgie. J’aime aussi retrouver ces auteur-e-s ou personnages qui ont été mes premiers amours. Cela me permet de prendre des petites pauses de mes lectures un peu plus sérieuses, quoique certains sujets abordés dans ces romans peuvent parfois créer plus d’émotions, que ce soit par nostalgie ou par l’ouverture d’anciennes blessures. Ma lecture du mois de février n’était pas très légère. Effectivement, j’ai enfin pris le temps de lire «L’enfant mascara» du talentueux Simon Boulerice (j’ai pu remarquer sur le groupe Facebook «Un livre québécois par mois» que ce roman semblait très populaire). Je ne vous cacherai pas que j’adore le travail de cet auteur. Je suis tombée sous le charme de tous ses romans ou albums jeunesse. Boulerice a une plume franche, qui par ses propos, nous fait réfléchir. Les sujets qu’il aborde dans ses histoires nous remettent souvent en question. Dans «L’enfant mascara», Boulerice nous raconte l’histoire de Larry …