Year: 2015

L’autofiction au féminin en quatre titres

La nécessité de dire, d’écrire sur soi, sur l’expérience, le ressenti, la douleur, le bien-être, pour comprendre, essayer du moins. L’autofiction. Un genre qu’on associe au contemporain, car on y mélange réel et fiction. On parle de soi pour parler de l’autre. Et on s’inspire de l’autre pour parler de soi. Différent de la biographie et même de l’autobiographie, l’autofiction se crée une niche bien personnelle et féminine en littérature. Quoi que pas exclusive aux auteures, on remarque une attirance pour cette littérature qui s’inspire de soi, de l’intériorité pour raconter des histoires. J’avoue que je suis une grande lectrice de ces oeuvres autobiographiques. Je trouve qu’elles ont à leur façon une véritable essence et un réalisme envoûtant. J’ai l’impression en lisant une oeuvre d’autofiction d’entrer quelques instants dans la vie réelle, rêvée ou inconsciente d’un auteur et d’avoir accès à des parcelles de véracité. Voici donc mon top 4 de mes autofictions préférées. Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan Ce roman raconte l’histoire d’une femme qui vient de perdre sa mère d’un suicide. Elle tente donc …

Le fameux CodeF

Il y a de cela quelques semaines, une nouvelle émission a fait son apparition sur les ondes de Vrak.tv. L’émission s’adresse aux jeunes femmes. Nous faisons la connaissance de diverses femmes connues au Québec. Ces cinq collaboratrices parleront franchement de diverses situations qu’elles vivent et qui feront en sorte que les autres jeunes femmes se reconnaissent. L’idée de base n’est pas mauvaise, mais… Depuis quelques temps, j’ai pu constater que Vrak tente d’approcher une nouvelle clientèle. D’où la naissance de Vrak2 où les émissions sont plus adressées aux adolescent-e-s. Dans tous les cas, les doutes que j’avais face à cette nouvelle émission sont fondés. Même si j’admire le travail de certaines femmes qui se retrouvent dans cette émission (Mariana Mazza, Virginie Fortin et Catherine Ethier). Elles finissent, sans le vouloir par contribuer aux nombreux stéréotypes sur les genres. « Des filles branchées s’attaquent aux lois non écrites de l’univers féminin avec CODE F.! Aucun sujet n’échappera à l’opinion tranchée de Maripier Morin, Virginie Fortin, Mariana Mazza, Marina Bastarache et Catherine Ethier. Relations avec les ex, étiquette sur les réseaux sociaux, secrets de …

La mémoire textile

En lisant le livre Women in clothes, dont je vous parlerai quand j’aurai fini de le lire, je me suis rendue compte de l’importance des vêtements dans mes souvenirs et dans ma mémoire. Certains vêtements me donne confiance, parce que je les ai précédemment portés dans une certaine situation,  ou bien je me souviens de ce que portait quelqu’un la première fois que je l’ai rencontré ou lors d’un moment important. Il n’est donc pas si étonnant que je porte parfois autant attention à ce que je vais porter à certains moments de ma vie, j’y accorde non seulement une importance, parce que ça m’aide à me sentir bien et en confiance, mais aussi parce que ça fait partie de la manière dont je me remémore mes souvenirs. Je me souviens de ce que j’ai porté la première journée à ma nouvelle école en 6ième année, de ce que j’ai porté aux funérailles de mon grand-père quand j’avais 8 ans, de ce que mes « crush » portaient la première fois que je les ai vus ou bien …

«So you’ve been publicly shamed»: L’expérience de la honte par Jon Ronson

  «I had shamed a lot of people. A lot of people had revealed their true selves for a moment and I had shrewdly noticed their masks slipping and quick-wittedly alerted others. But I couldn’t remember any of them now. So many forgotten outrages.» Qu’ont en commun Jonah Lerner, Justine Sacco et Lindsey Stone? Ces trois personnes sont devenues du jour au lendemain des parias sur Internet pour avoir commis des bourdes somme toute «banales». Jonah Lerner, journaliste connu aux États-Unis, a écrit un livre sur la créativité et a inventé des citations qu’aurait dit Bob Dylan sur son processus de création. C’est, on en convient, malhonnête et un peu stupide, mais depuis ce temps, Jonah Lerner n’a pu retravailler convenablement, et n’a pas su regagner la confiance du public. Sa carrière s’est désintégrée devant lui, et ce, par sa faute. Justine Sacco, pour sa part, a laissé échapper un tweet de mauvais goût en quittant les États-Unis vers l’Afrique. Lorsque son avion est atterri, déjà, elle n’y pouvait plus rien, le monstre Internet s’était …

Saison estivale musicale

Lorsque le mois de juillet est bien entamé et que les festivals tels que Les Francofolies et le Festival de Jazz sont terminés, tout bon Montréalais pense que la saison musicale tire à sa fin. Et bien, laissez-moi vous apprendre qu’ils ont totalement tort. Après avoir eu la chance de voir performer The Barr Brothers, The Sheepdogs et Badbadnotgood feat Ghostface Killah pendant le fameux Festival de Jazz, mon été musical est loin d’être terminé. Dans cet article, je vous propose donc une panoplie de concerts pour vous dégourdir les jambes jusqu’à la fin de la saison chaude. Dave Matthews Band (Centre Bell 22 juillet) Je ne suis pas personnellement fan de la salle du Centre Bell, mais pour les admirateurs du groupe rock-folk originaire cela vaut le déplacement. Le groupe est reconnu pour donner une performance électrisante en spectacle grâce à de longs «jams» improvisés pour le plaisir des spectateurs. De plus, ils ont tendance à jouer une grande diversité de leurs morceaux, ce qui est tout à fait justifié vu leur discographie très bien garnie …

« Poisson volants » de François Rioux : entre ivresse et désenchantement du quotidien

François Rioux est un poète que je ne connaissais aucunement avant de tomber dernièrement sur son dernier opus, intitulé Poisson Volant, recueil de poèmes paru en 2014 aux Éditions le Quartanier et lauréat du premier prix des Libraires 2015 en catégorie Poésie Québécoise. Ce québécois, aussi auteur du recueil Soleil suspendu paru en 2010, m’a charmée par ses vers mêlant agilement rire satirique, culture populaire et virtuosité langagière. Un poisson qui n’est certainement pas d’avril mais qui déride fort bien le quotidien. Prêt à vous envoler? L’ouvrage est composé de cinq chapitres, sorte de regroupements autour de mouvements ou d’atmosphères différentes. Mention toute spéciale aux titres de ses chapitres, que j’ai trouvés simplement magnifiques: « Des acouphènes », « La marche le hoquet », « La vie c’est toujours les mêmes chansons », « Hiver », et mon préféré « Fouiller l’écume ». De vers en vers, on survole la poésie de la vie, mais aussi la poésie dans la vie; dans le monde que bâtit Rioux, l’élan poétique naît dans la vie de tous …

« Walmart : Journal d’un associé » de Hugo Meunier : critique de la lecture de Juin du défi littéraire

J’étais très excitée de lire le dire du journaliste de LaPresse sur l’entreprise qu’est Walmart. Comme plusieurs, ou au contraire de certaines personnes, je n’aime pas Walmart. Malgré les économies que nous pouvons faire, je n’aime pas leur philosophie, leurs valeurs. Je ne vous le cacherai pas je ne connaissais pas le travail de Monsieur Meunier, mais suite à ma lecture je suis intéressée à suivre son travail et ses anciennes enquêtes. Le reportage sur les personnes itinérantes m’intéresse beaucoup. Tout comme le journaliste, je comprends son «sentiment» d’appartenance pour une compagnie. Aimer le travail répétitif aide à oublier nos problèmes de la vie quotidienne. Cela a quelque chose de très facile, sauf lorsqu’il est question d’avoir affaire aux clients. Avec Hugo, nous faisons la rencontre de divers personnages plutôt colorés ! J’étais très emphatique à sa situation. Pourquoi j’ai apprécié ma lecture, c’est parce que le journaliste ne m’a pas seulement appris comment ça se déroule dans son Walmart de St-Léonard (et même au Mexique lors d’un voyage). Il m’a beaucoup appris sur l’entreprise, mais surtout sur le fondateur. Ça m’a presque donné une image «humaine» …

Manger beau, bon et pas cher !

Un des livres que j’ai le plus consulté quand je suis partie en appartement est le livre de cuisine La croûte cassée. Les recettes sont faciles, pas dispendieuses, le livre est beau et drôle, quoi demander de plus pour une jeune cuistot pas tant à l’aise derrière les fourneaux ? Je ne suis pas la seule à avoir eu un véritablement coup de coeur, car le livre a été vendu à 25 000 exemplaires, ce qui est vraiment énorme! Et Gabrielle est d’accord avec moi puisque le livre fait partie de son Top 5 des meilleurs livres de cuisine. Voilà pourquoi les deux auteures, Marie -Michelle Garon (que vous avez peut-être vues dans l’émission Solutions gourmandes à Canal vie, émission que j’adore soit dit en passant!) et Mariève Desjardins, ont remis la partie avec leur deuxième tome Beau, bon, pas cher! Il y a plusieurs classiques dans ce livres tels l’osso bucco, le poulet au beurre, des sauces traditionnelles. C’est le genre de livre parfait pour les débutants qui ont l’impression que cuisiner est difficile. Les bases proposées …

Découverte web: Zen Pencils

En surfant les interwebs, j’ai découvert, à mon plus grand plaisir, le site web Zen pencils. Le slogan du site suffit pour en résumer le contenu, soit  « cartoon quotes from inspirational folks » .  Zen pencils, c’est l’oeuvre de l’illustrateur australien Gavin Aung Than et , comme le slogan le dit , on retrouve des planches de bd inspirées des grands qui ont marqué l’histoire. Ce qui a vraiment capté mon intérêt  dans les dessins de l’auteur, c’est le traitement qu’il apporte à chacune des citations, comment il passe d’un point A et nous fait traverser un chemin complètement inattendu jusqu’au point B. En plus, on peut voir qu’il prend la peine de faire des recherches, qu’il s’informe et ne fait pas que se baser sur une simple citation. À la fin de chaque BD on retrouve aussi un résumé des accomplissements de la personne qui a inspiré les planches. Premièrement, voici un portait de Gavin Aung Than qui explique la création de Zen Pencils, ses inspirations et son processus . Mon article ne sera pas très long, j’avais simplement le …

Raconte moi la Seconde Guerre

Il y a de cela quelques années, je me suis prise de passion pour les romans qui relatent la Seconde Guerre mondiale. Que l’histoire soit fictive ou réelle, j’voulais la lire. Pourtant il y a eu d’autres horreurs dans l’histoire, mais celle-ci… me passionne. Pourtant j’ai la chance d’avoir aucun ancêtre qui a participé à cette guerre pour diverses raisons. Puis, en 2012, j’ai eu la chance d’aller en Normandie (France), et j’ai pu voir deux cimetières créés suite à cette guerre, le cimetière américain et juif. Je vous présente quelques romans dont j’ai apprécié ma lecture et qui se déroulent lors de la Seconde Guerre. LE JOURNAL D’ANNE FRANK (Martine en parle également ICI) Lorsqu’on s’intéresse à la Seconde Guerre mondiale, nous nous devons de lire Le journal d’Anne Frank. C’est l’initiation, le classique de cette époque. Nous retrouvons Anne Frank, une adolescente de 13 ans comme les autres. Elle se décrit comme étant téméraire, ayant beaucoup de caractère et sensible. Elle nous parle de sa passion pour l’histoire grecque, pour les romans (et surtout de …