Year: 2016

Le fil rouge dévoile enfin son nouveau projet

  C’est avec beaucoup de joie et de nervosité qu’on vous présente le projet sur lequel on travaille depuis plusieurs mois. En terminant nos bac en études littéraires le printemps dernier, on prenait la décision de se consacrer entièrement à une idée qui ne quittait plus nos têtes. Suite à de multiples rencontres dans de trop nombreux cafés de Montréal, une formation en démarrage d’entreprise au SAJE et des discussions passionnées et inspirantes, voilà le moment de vous dévoiler ce qu’on mijotait. Nous sommes si heureuses de vous annoncer qu’à partir de ce printemps, une boutique en ligne verra le jour et qu’on offrira des coffrets littéraires à abonnement Le fil rouge. On vous en dit pas plus pour aujourd’hui, mais restez à l’affût tout au long du mois de mars, nous allons vous révéler notre beau projet. On en profite pour remercier tous ceux et celles qui nous soutiennent et nous motivent dans cette aventure, principalement nos collaboratrices d’amour! Martine & Marjorie

K : Un t’es-pas-tout-seul, format papier

À l’adolescence, je passais mon temps à lire, à errer dans les bibliothèques en quête de la nouvelle lecture qui changerait ma vie. Des frissons, des gorges nouées, des mains qui shakent. Des mots qui me transperceraient mieux qu’un regard. L’amour des mots, je l’ai cultivé très tôt. Peut-être que je me sentais tellement différente pis hors de tout que l’endroit où je me retrouvais le mieux, c’était avec les livres, dans les allées de bouquins vieux et plus intéressants que ces quelques jeunes qui les parcouraient. J’associe l’adolescence avec un tel moment de doutes et de craintes, de revirements et de sursauts, que j’admire peu d’auteurs comme les auteurs jeunesse. J’admire ceux qui prennent la plume pour dire aux ados qui se sentent tous mêlés-fuckés-pas-pareils-pas-beaux que ça va être correct. Qu’on est peut-être mêlé, mais qu’on n’est pas tout seul. C’est ça qu’on veut, au fond. On veut pas ressembler à la masse, ni plaire à tout le monde, on veut savoir qu’on est pas tout seul à vivre dans le tourbillon. Sophie Bienvenu …

Ce qu’on a pensé de nos lectures « Roman d’amour »

01Le mois dernier, dans le cadre du défi littéraire et du genre Roman d’amour, j’ai décidé de lire deux romans qui mettent en scène le deuil amoureux. Le premier qui a attiré mon regard depuis déjà quelques années est Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage de Martine Delvaux. Ce petit bouquin publié chez Héliotrope me fascinait bien entendu par le titre fortement inspirant et ludique. Or, rien n’est drôle dans ce court roman de Delvaux. On y suit une femme blessée par un amour qui lui a menti. Son amoureux, un Européen, s’est avéré une déception immense dans ses prises de décisions, d’opinions et dans sa façon constante de rabaisser celle qu’il dit aimer. La femme passionnée est attirée par cet amour plus grand que nature qui lui fait vivre les plus grandes émotions et tourments. Elle décide donc de quitter cet amour néfaste, et ce, malgré la douleur intense de se séparer de celui qui a été une promesse d’amour à ses yeux. Elle part toute seule à Rome, histoire de …

« Au péril de la mer » – et de la mère – de Dominique Fortier

Il y a quelques années déjà, j’avais été envoûtée par le talent de conteuse de l’auteure québécoise Dominique Fortier avec la lecture de son premier roman, Du bon usage des étoiles (Alto, 2008), hautement salué par la critique. Un faux récit historique de navigation, richement documenté, au verbe vif et brillant comme l’étoile Polaire. L’imaginaire éclectique et l’intelligence de l’écriture Fortier m’avaient alors grandement impressionnée et je m’étais promis de suivre ses prochaines publications. Toujours tourné vers le passé, son dernier-né, Au péril de la mer (Alto, 2015), prend la forme d’un être hybride, partagé entre carnet d’écriture et roman. Présente sur la liste préliminaire du Prix des libraires 2016 – et malheureusement exempte des cinq finalistes provinciaux – cette œuvre apparaît solide et mûre. Je dois l’avouer ici, écrire cette critique m’est pesant tant mon désir de rendre justice au texte de Fortier est grand. Aussi, je lancerai beaucoup de fleurs, à mon sens toutes méritées. D’abord, et c’est maintenant connu, Fortier démontre un talent particulièrement solide pour parler aux âges anciens et les …

Manuel de résistance féministe, à mettre entre les mains de toutes les femmes

Au salon du livre de Montréal en novembre dernier, je me suis laissé tenter par beaucoup de livres, et le petit dernier qu’il me restait à lire est le suivant : Manuel de résistance féministe de Marie-Eve Surprenant publié chez les Éditions du remue-ménage. Honnêtement, j’avais quelques a priori dans le sens où j’avais un peu l’impression que le manuel serait un guide pour les jeunes féministes. Bien que oui, l’ouvrage soit parfait pour les nouvelles féministes, il reste une source non négligeable de références et de faits qui concernent le féminisme. En bref, il s’adresse à toutes les féministes. Et bien honnêtement, à toutes celles qui ne le sont pas aussi, parce que j’aimerais bien voir le visage de lectrices à la suite de cette lecture et qu’elles osent dire qu’elles ne se considèrent pas comme féministes. On dirait que dans ma tête, c’est presque impossible. Le petit livre fuchsia regorge de données chiffrées ou pas qui démontrent la nécessité du féminisme dans notre société québécoise. Bien difficile de renier l’importance du mouvement féministe en …

Les héroïnes littéraires qui nous inspirent

Quand je lis un livre, j’aime être transportée dans un univers qui me fascine. Un univers qui refuse de me laisser décrocher tant que je n’ai pas terminé la dernière ligne de la page finale. C’est uniquement possible si l’auteur a créé un personnage tout à fait attachant, mais plein de surprises. Un personnage qui te donne le goût de te lever et de faire une différence dans ta vie et auprès des autres qui t’entourent. Sans plus tarder, voici quelques-unes des héroïnes qui nous inspirent le plus : Hermione Granger Comment aurait été notre enfance sans le charme de Mlle Granger? On doit avouer qu’à ses débuts, Hermione nous fatiguait un peu avec sa manie de tout connaître et son attitude d’être mieux que les autres. Par contre, au fil des romans, on a appris à aimer Hermione et même à vouloir être comme elle. On peut dire qu’avec cette jeune sorcière brillante, on a compris qu’être studieuse et travaillante n’est pas un défaut, mais une habileté dont on doit être fière. Puis, son désir de …

À travers la première parution de Dany Laferrière

Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer est la première œuvre de l’écrivain québécois d’origine haïtienne nommé Dany Laferrière. Ce roman date de 1985, mais plus de trente ans plus tard ce roman est toujours actuel chez les lecteurs québécois, et même internationaux, qui l’ont comparé aux auteurs Charles Bukowski et Henry Miller. « Bouba a certainement besoin de beaucoup de repos s’il arrive à confondre un Nègre avec Janette Bertrand (Moi, Tarzan… Toi, Jane). Ça fait si longtemps qu’on parle de mutation. L’affaire est donc plus avancée qu’on ne le croyait.» (Page 140) L’écriture rafraichissante de Laferrière nous englobe tout au long du récit, jusqu’au point où sans même s’en apercevoir, le roman est terminé. Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer, c’est 163 pages qui se lisent beaucoup trop rapidement; heureusement que l’auteur a une bonne banque d’œuvres littéraires à nous offrir à ce jour pour raviver le réconfort de ses mots. Il y a plusieurs choses que j’aime du roman, mais plus particulièrement les 28 titres de chapitres …

Autour des livres : Rencontre avec Caroline, collaboratrice chez Le fil rouge

1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture? Enfant, j’adorais que l’on me raconte des histoires au lit et mes meilleurs souvenirs reliés à la lecture sont de loin ceux passés avec Archie et sa bande, comme je l’ai écrit dans un autre article à ce propos. Je me souviens également que j’adorais aller à la bibliothèque et ce, même au primaire pour choisir mon petit livre de la semaine. 2. Avais-tu un rituel de lecture enfant ou un livre marquant ? Et maintenant, as-tu un rituel de lecture? Enfant, je n’avais pas un livre préféré, mais je me souviens avoir lu et relu et relu les livres des oursons Berenstain. Je n’avais pas et n’ai toujours pas de rituel particulier mais j’avoue souvent commencer par la table des suggestions des libraires lors de mes visites en magasin qui teinte bien souvent mes choix de lecture par la suite, alors vous voyez les libraires, vous ne faites pas ça pour rien ;). Je préfère lire dans mon lit ou dans le métro …

Apprivoiser la science-fiction avec Isaac Asimov

Les gens sont souvent surpris lorsqu’ils apprennent que je lis de la science-fiction. Non seulement ce n’est pas considéré comme une lecture pour les filles, mais en plus je n’ai pas l’allure stéréotypée associée à ce genre littéraire; je ne suis pas une geek cachée derrière mon écran et j’ai toujours détesté les matières scientifiques. Mais dans mes lectures, je recherche toujours deux choses : mieux comprendre les autres et rêver ou voyager. Alors je ne vais pas bouder un livre qui m’offre ce que je veux, sous prétexte qu’il fasse partie d’un genre moins apprécié. Or, au début de ma vie d’adulte, en fouillant dans la bibliothèque municipale de mon quartier, je suis tombée sur mon premier roman d’Isaac Asimov, L’homme bicentenaire, et mon histoire d’amour pour l’œuvre phénoménale de ce dieu de la science-fiction a commencé. Pourquoi Isaac Asimov m’a accrochée? Tout simplement parce qu’en créant pourtant un monde de toute pièce dans le futur, il réussit toujours à rester crédible et garder un pied dans la vraisemblance. Pas d’extraterrestre. Pas de théorie loufoque. On …

Les bouquins de ma vie

J’ai grandi entourée de livres. J’en avais toujours un dans les mains, je les enchaînais un après l’autre. La lecture me permettait de m’évader, d’apprendre, de découvrir. C’est encore le cas aujourd’hui, d’ailleurs. Avec les années, certains m’ont marquée plus que d’autres. Et ces livres-là, je les ai gardés. Maintenant, j’ai une bibliothèque bien garnie qui témoigne bien de ma vie de lectrice assidue depuis 1996. Chaque tranche d’âge a son bouquin préféré. 0-3 ans: Je t’aimerai toujours, Robert Munsch « Je t’aimerai toujours, la nuit comme le jour, et tant que je vivrai, tu seras mon bébé. » Ma mère me racontait l’histoire très touchante de Robert Munsch le soir avant que je m’endorme, mais j’ai véritablement compris son sens en vieillissant. Elle raconte les étapes par lesquelles un jeune garçon a dû passer pour devenir un adulte. Sa mère s’est occupé de lui tout au long de son enfance mais, plus le temps avance, plus les rôles s’inversent: c’est l’homme qui finit par prendre soin de sa maman, puisqu’elle aussi a vieilli. 3-6 ans: Simon, Gilles …