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Prix littéraire des collégiens 2017 : Ce que des étudiants ont pensé du Poids de la neige de Christian Guay-Poliquin

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017. Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin était la lecture brise-glace (sans mauvais jeu de mots) pour la première rencontre du Prix. C’est indéniable, le roman a fait l’unanimité. D’abord, les cégépiens ont été séduits par l’écriture de l’auteur, à la fois si masculine, si familière, mais aussi extrêmement balancée avec une stylistique bien maniée. Que ce soit la métaphore de la neige, qui représente cette douleur humaine, cette recherche personnelle d’absolution, l’atmosphère lourde qui habite le village ou encore la pression qui pèse sur les deux personnages. Les titres de chapitre renvoient à la hauteur de cette neige et établissent un parallèle entre l’augmentation de la neige accumulée et la montée de la tension à l’intérieur de cette cabane isolée. C’est …

Kinfolk: la beauté du monde dans toute sa simplicité

Découverts pour la toute première fois il y a quelques années, les magazines trimestriels  Kinfolk  et volumes du même nom (The Kinfolk home et The Kinfolk table: Recipes for Small Gatherings) sont depuis de véritables incontournables dans ma bibliothèque! L’arrivée d’une nouvelle saison rime désormais avec nouveau volume et il me tarde à chaque fois de découvrir et de relire encore et encore les nouvelles thématiques abordées. Véritable plaisir pour les yeux (les photographies sont absolument sublimes!) et l’esprit (le contenu, le ton et « l’atmosphère » générale qui s’y dégagent me rappellent à plusieurs égards le concept du Hygge), ces ouvrages se distinguent par leur originalité, leur esthétisme et leur créativité. Regard sur ce chef de file du slow living, dont la réputation n’est plus à faire: La petite histoire Fondé en 2011 par Nathan Williams (éditeur en chef actuel) et Doug Bischoff, le magazine Kinfolk est un éloge à la lenteur (ou slow living, concept qui met l’accent sur  »le temps pour soi » et la valorisation de ces petits plaisirs que l’on retrouve au sein de notre quotidien) et à un art de vivre …

Lire à l’ère numérique

Après plusieurs semaines à peser le pour et le contre, j’ai acheté une liseuse avec l’argent que j’ai reçu en cadeau pour ma fête en mars dernier. J’avais pris la résolution de recommencer à lire en 2016 — j’avais arrêté de lire pour le plaisir au secondaire — et une liseuse me semblait être un gadget pratique dans la réalisation de mon défi personnel. Avec les livres numériques qui sont maintenant très accessibles et le nombre grandissant de personnes que je vois utiliser une liseuse dans les transports en commun, j’ai pensé qu’il serait intéressant de comparer les avantages des livres en format numérique avec ceux des livres en format papier. Ce ne sont pas des listes exhaustives et il se peut très bien que j’oublie de mentionner certains points. Alors, n’hésitez pas à partager votre opinion sur le sujet dans les commentaires! Les livres numériques Le poids des liseuses est, selon moi, leur plus grand avantage en comparaison avec les livres papier. Grâce à elles, il est maintenant possible de trimbaler l’œuvre complète de Victor …

Beaucoup trop en retard, découvrir Goodreads

Bon, je suis consciente que pour ceux qui connaissent déjà Goodreads, rien de nouveau, mais c’est que tout récemment je me suis mise à utiliser l’application Goodreads et  je suis tombée sous le charme. Je me suis alors dit que si moi, qui travaille dans le domaine du livre, n’utilisait pas l’app, il est probable que beaucoup ne connaissent pas aussi. Voilà, j’ai donc décidé de piler sur mon orgueil de fille-en-retard pour vous parler de l’application mobile de Goodreads, qui est vraiment géniale. Je tiens tout de même à remercier nos merveilleux abonnés instagram qui m’ont incitée à l’utiliser pour garder un cap sur mes lectures. Premièrement, pour ceux qui ne connaissent pas Goodreads, il s’agit d’un site web et d’une application mobile qui vous permet de vous créer une bibliothèque numérique. Voici quelques éléments qui m’ont faite flancher et qui m’ont donné envie de l’utiliser : Vous pouvez scanner vos codes ISBN C’est vraiment cette utilité de l’application mobile qui m’a convaincue de la télécharger. Je trouve que non seulement c’est vraiment facile …

Une biblio dans le métro ou #Livresdanslemétro — Entretien avec Audrée Archambault

L’initiative Livres dans le métro se veut une expérience ludique permettant aux citoyen(ne)s de trouver des livres et de les passer au suivant une fois leur lecture terminée. D’ailleurs, peut-être avez-vous eu la chance de cueillir un des nombreux livres déposés dans les stations de métro de Montréal et arborant la fameuse étiquette ronde!

Littérature et métro : deux initiatives montréalaises

Ah, le métro de Montréal. Catalyseur de discussions, provoquant parfois la colère, mais facilitant le transport, lieu de coups de foudre Métro Flirt et, pour plusieurs, endroit de prédilection pour lire. À force d’y passer une demi-heure le matin et une demi-heure le soir, pourquoi ne pas rentabiliser ce temps pour prendre le temps de lire? C’est justement ce que plusieurs font. Il n’est donc pas si étonnant de voir de plus en plus d’initiatives alliant métro et littérature. Que ce soit dans le métro de New York avec le compte Instagram Subway book review sur lequel Martine a d’ailleurs écrit un article, ou bien les initiatives Books on the subway, et Books on the underground, à laquelle a participé l’actrice Emma Watson, ce ne sont pas les initiatives qui manquent. Et Montréal? Et bien justement. Depuis peu, deux projets font leur place dans les espaces sous-terrains montréalais. La grande bibliothèque souterraine de Montréal La grande bibliothèque souterraine de Montréal, c’est un site web, une page Facebook et un compte Instagram qui prend des clichés, sur le vif, …

Le Salon du livre 2016, amours et traditions

Une fois de plus, je suis allée au Salon du livre de Montréal. J’attends ce moment avec impatience chaque année, comme un enfant qui attend Noël, je compte les dodos dès le début de novembre. Voici les trois choses qui font, selon moi, un événement culturel incontournable. Ma routine  Pour moi, aller au Salon du livre, c’est comme rentrer à la maison. Avant même que je ne sache marcher ou lire par moi-même, ma mère avait l’habitude de m’y amener. Puis, dès que j’ai eu l’âge de prendre le métro toute seule, je tenais à y aller toute seule. Les livres ont toujours été importants pour moi, tout comme ce salon. Avec les années, j’ai fini par me découvrir des habitudes, des rituels. Je ne suis pas particulièrement attachée aux traditions, mais celle-là, elle me tient spécialement à cœur. J’achète toujours le passeport, c’est une manière non seulement d’encourager les organisateurs, mais aussi de m’offrir la liberté d’y retourner quand je veux. J’y vais habituellement au moins une fois seule, et une fois accompagnée. Seule, …

Un voyage littéraire: Islande

Depuis quelque temps, l’Islande est une destination populaire (merci aux nombreux vols directs Montréal-Keflavik maintenant disponibles)! Ce n’est pas une coïncidence si je m’y suis rendue pour la deuxième fois en un an. Ce pays a tout pour plaire; ses contrastes, son climat, sa culture, tout est à couper le souffle! Coup de cœur total, je souhaite y retourner aussi souvent que possible. Pour cette deuxième visite, j’ai choisi de parcourir les différentes librairies et destinations littéraires. J’ai été gâtée. Petit bilan de mon voyage littéraire: Bókin Véritable trésor, cette librairie offre une variété impressionnante de livres provenant de partout et de toutes les époques. C’est un fouillis total dans lequel il fait bon se perdre! Eymundsson Probablement la librairie la plus ancienne et la plus connue d’Islande  (je pourrais facilement la comparer aux chaînes Renaud-Bray et Indigo, puisqu’on y retrouve aussi souvenirs, films et musique). Il y a un Eymundsson dans chaque quartier (ou presque) et certaines succursales proposent un café à l’étage (Te & Kaffi) où l’on peut s’installer pour feuilleter bouquins, magazines …

Une fileuse au Salon du livre : mes conseils pour aborder nos auteur-e-s

Depuis près de 10 ans, je vais religieusement au Salon du livre de Montréal. Au départ, j’y allais principalement pour rencontrer Anne Robillard et ses chevaliers d’émeraude (ou encore ses agents secrets de sa série A.N.G.E. Oui! oui! J’ai beaucoup admiré cette auteure lors de mon secondaire). Mais à force d’y aller, j’ai pu constater que je pouvais rencontrer d’autres auteur-e-s dont je lisais les romans. Cette année, le Salon du livre de Montréal se tiendra du 16 au 21 novembre 2016. Je suis déjà impatiente d’y aller, je compte presque les dodos! Et comme à chaque année, le Salon du livre se tiendra à la Place Bonaventure (au métro du même nom). À force d’y aller, j’ai quelque-uns-e-s de mes ami-e-s qui me demandent des conseils, surtout en ce qui concerne la manière d’aborder un-e auteur-e. Je suis une personne très timide, il m’est alors souvent difficile de faire les premiers pas, mais dans ce genre de contexte je trouve que c’est plus facile. Et au pire, la seule chose que tu auras dite …

Entrevue avec Le bruit des plumes

Le bruit des plumes c’est une nouvelle entreprise de services linguistiques cofondée par Gabrielle Rousseau et Vickie Vincent. Toutes deux installées à Trois-Pistoles, c’est à partir de ce village mythique bas-laurentien que les deux jeunes femmes pilotent leur projet depuis 2015. Une « entreprise mi-sérieuse mi-givrée, qui partage son temps entre suivre avec bonheur le régime rigide de la langue et contourner les règles sans scrupule, mais avec tout autant de plaisir. » LE FIL ROUGE : Pourquoi Le bruit des plumes? GABRIELLE : Lorsqu’on le décortique, on peut déceler plusieurs sens. D’abord, les « plumes » font autant référence à Vickie et moi, à notre écriture, qu’à celle de nos clients, des textes sur lesquels on travaille. Le « bruit », quant à lui, peut renvoyer au message d’un texte qui se propage, au retentissement d’une courtepointe de mots qui fonctionne, qui entraîne l’effet escompté. Parce que c’est ce qu’on cherche à faire lorsque l’on rédige; on veut convaincre, accrocher, percuter. Le « bruit », au contraire, peut aussi être ce que l’on doit …