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Un matin je suis partie

Un matin je suis partie est l’histoire d’Alice Steinbach, une femme d’une quarantaine d’années qui se décide à simplement partir. Aller à la rencontre d’elle-même. Pas la mère, ni la fille, ni la journaliste, ni l’ex-femme, simplement Elle-même avec Elle-même. Écrit sous forme de confidence, Alice Steinbach nous entraîne avec elle dans ses voyages, ses rencontres, ses pensées, ses prises de conscience et personnellement, j’ai été obnubilée par l’écriture. Elle est d’une simplicité, d’une franchise et d’une lucidité qui m’a réellement donné envie d’aller à la rencontre de moi-même.  « Sous bien des aspects, j’étais une femme indépendante, écrit Alice Steinbach. Récemment, toutefois, j’avais commencé à comprendre que, même si je disposais de mon argent et de mon temps, je demeurais en quelque sorte dépendante. Avec les années, j’avais pris l’habitude de me conformer à l’idée que les autres se faisaient de moi comme mère, fille, épouse, ex-épouse, journaliste, amie. J’avais à présent envie d’abandonner ces rôles, au moins pour quelque temps, et de découvrir quelle personne apparaîtrait. » C’est ainsi qu’Alice se retrouve à …

Celle qui va tout lire Fred Vargas te salue

Dix ans après tout le monde (estimation vague de personne qui ne se souvient plus de ses cours de statistiques), j’ai ENFIN appris l’existence de Fred Vargas. Avant d’être libraire, métier que je pratique depuis environ 2 ans, je n’avais jamais entendu parler de Fred Vargas. Pourtant, depuis que je sais lire, j’ai une fascination pour (à peu près) tous les types de romans dits « de genre », des romans de science-fiction aux romans policiers, les romans noirs, etc. Au primaire, j’étais tellement fangirl de la série Arthur et Andréa-Maria de Chrystine Brouillet. Quand j’ai appris que la Courte échelle en avait fait deux éditions intégrales, j’ai un peu crié (puis je me suis dépêchée de les commander). C’est pour cette raison que j’ai trouvé étrange de n’avoir jamais porté attention à elle, cette fameuse Fred Vargas que mon ancienne collègue Isabelle (coucou Isa!) adorait par-dessus tout! J’ai donc décidé, le mois dernier, de commencer à découvrir son univers. Plutôt que de commencer par ses plus connus, ou bien par le plus récent, Temps glacières (que …

Critique – Nos gloires secrètes de Tonino Benacquista

Dernièrement, j’ai découvert l’auteur Tonino Benacquista et je suis un peu tombée en amour avec le monsieur que je me promets de découvrir davantage dans les prochains mois. En fait, j’écoutais « Malavita », un film un peu léger réalisé par Luc Besson (que j’aime beaucoup beaucoup) et je me suis mise à creuser davantage sur l’histoire du film car j’aime les films de mafia et je me demandais si l’histoire était basée sur des faits réels (genre le parrain, moi j’aime vraiment ça !). J’ai découvert en faisant mes recherches que non seulement « Malavita » en Italie c’est un mot qui signifie Mafia (intéressant !), mais qu’il s’agissait en fait d’une adaptation d’un roman du même nom de Tonino Benacquista. Alors je suis allée en librairie, faire ma curieuse, et je suis tombée sur son dernier livre «Nos gloires secrètes» qui se trouvait dans la section « suggestions de nos libraires » justement, ça tombait drôlement bien! J’aime tout le temps jeter un œil dans cette section parce que je vous aime vraiment les libraires de ce monde (et je ne dis pas ça car certaines …

Mon amour pour Schmitt

Je suis tombée amoureuse de la plume d’Eric-Emmanuel Schmitt quand j’étais en secondaire un. Grâce au petit Oscar. « Vous aurez une lecture obligatoire ce mois-ci: Oscar et la dame rose. », dit ma professeure. « Ah non! Pas encore un livre obligatoire! », dirent les élèves de la classe. C’est comme ça qu’ma grande histoire d’amour avec Schmitt a commencé. Toute ma vie, je m’étais fait dire que les lectures scolaires étaient décevantes. J’ai eu la preuve que c’est faux puisque j’ai été agréablement surprise lorsque j’ai lu ce roman. Oscar et la dame rose, ce sont des lettres écrites par un petit garçon mourant de 10 ans, atteint du cancer. Il y raconte ses douze derniers jours de vie. Une histoire touchante qui m’a donné envie d’pleurer à beaucoup trop d’reprises. Une phrase de ce livre résonne encore parfois dans ma tête: « Regarde chaque jour le monde comme si c’était la première fois. » Conseil que je tente de suivre le plus possible. Eric-Emmanuel m’a imprégnée de sa sagesse et de sa belle vision de la vie. Suite …

No et moi

Ça faisait plusieurs années que le roman de Delphine de Vigan, «No et moi», prenait la poussière dans ma bibliothèque. Il faut dire que ce n’est malheureusement pas le seul dans ce cas… Et c’est dans le cadre de mon Groupe de lecture que j’ai enfin pris le temps de le lire. Nous avons fait la rencontre de Lou, une jeune adolescente de 14 ans. Et il se trouve qu’elle est une élève surdouée, c’est pourquoi elle a sauté deux années. Dans son cours d’économie elle doit faire un exposé oral et le sujet qu’elle choisit est les jeunes femmes sans domicile fixe (SDF, ou comme on dit au Québec, des itinérants). C’est alors qu’elle fait la rencontre de No. No est une jeune femme SDF. On s’en doute, elle n’a pas eu la vie facile. Lou, qui est plutôt renfermée, ne discute jamais de ses sentiments. Lou a également un lourd passé, mais a toujours une famille pour la soutenir. C’est alors qu’elle tente de sauver No en l’accueillant chez elle. En fait, c’est plutôt …

Ce zèbre qui a changé ma vie

Vous m’avez un tantinet manqué. Ne vous méprenez pas , c’est pas un retour de l’impostrice qui lit pas de livres qui lui sont pas imposés par l’école, c’est pas non plus mon retour dans la psycho pop. Non, je passais juste par là après une (1e) relecture du livre qui a marqué ma vie à tout jamais, le zèbre d’Alexandre Jardin. Je lis souvent les critiques de mes ex collègues sur ce blogue, combien elles ont apprécié un moment passé sur le coin d’une table à se transporter dans un autre univers. Bien sûr, ça me donne envie de faire pareil, mais j’ai pas ce besoin-là de découvrir tout plein d’autres univers. Je l’ai fait, à l’occasion. Mais je retourne toujours à cet univers crée à merveille par Jardin, où l’amour est encore possible, où on a érigé un temple à la folie. J’avais treize ans la première fois que j’ai lu le livre. Je le trouvais fou le monsieur. Fou, parce que tout ce qu’il faisait fittait pas dans les standards de l’idée …

«The girls’ guide to hunting and fishing» : Guide de survie à la vingtaine

«There’s a passageway connecting Port Authority to Times Square – the Eight Avenue subways to the Seventh- and one morning when I looked up I saw a poem up in the eaves, sequential like the Burma Shave billboards : Overslept. So tired. It late, Get fired. Why bother? Why the pain? Just go home. Do it again. Something change then. I saw my life in scale : it was just my life. It was not momentous, and only now did I recognize that it had once seemed so to me; that was while my father was watching. I saw myself the way I’d seen the cleaning women in the building across the street. I was just one person in one window. Nobody was watching, except me. » Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles est un des livres dont je regrette le plus d’en avoir fait la lecture… si tard dans la vingtaine. Ce recueil de nouvelles de Melissa Bank, paru il y a déjà plusieurs années, raconte l’histoire d’une fille, puis d’une …

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

On dit souvent qu’il ne faut pas juger un livre d’après sa couverture. Dans la vie de tous les jours, je m’efforce d’appliquer ce principe de non-jugement, surtout en ce qui concerne les gens que je rencontre. Mais, il y a environ deux ans, j’ai littéralement jugé un livre d’après sa couverture… et on ne m’y reprendra plus! À la librairie où je travaillais, on recevait à l’occasion des services de presse, livres qui nous étaient offerts gratuitement (et parfois avant leur sortie officielle) afin de permettre aux libraires de découvrir les nouveautés et de mieux conseiller les clients. Ce jour-là, mon assistant gérant m’avait tendu un livre blanc, simple, avec comme illustration de couverture une peinture montrant une rue de village au style vieillot. Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, roman. J’avais examiné le livre dont l’esthétique ne me plaisait pas, parcouru en diagonale la quatrième de couverture… et je l’avais laissé sur le bureau, disant que je n’en voulais pas. (Je sais, il faut être folle pour refuser un livre gratuit. …

Lord of the Rings V.S. Game of Thrones

Bon, je dois d’abord avouer que je suis vendue à Tolkien. Une vraie de vraie fan. Je crois avoir tout lu ce qui était possible de trouver, signé de sa main ou recomposé par son fils Christopher. Contrairement aux engouements contemporains, ce que je préfère n’est pas sa trilogie Lord of the Rings, mais ses Unfinished Tales, aux accents encore plus poétiques et mythiques. À découvrir absolument si vous êtes rêveur de la Terre-du-Milieu. Tout ça pour dire que Tolkien, indétrônable, partait déjà avec une longueur d’avance dans mon cœur. De plus, je suis une passionnée notoire du Moyen-Âge, et ce depuis des lustres. Ado, j’étais celle qui arrivait avec une cape sur le dos à l’école et qui s’était donné pour mission existentielle de mémoriser l’Encyclopédie médiévale de Viollet-le-Duc. Tu connais l’Auberge du Dragon Rouge, le restaurant à thématique médiévale à Montréal? Eh bien, moi, je le connais un peu trop. En 2011, nous avons la série Game of Thrones qui commence à jouer sur HBO. 1+1 = 2. Bien entendu, les gens se …

Marc Levy, je t’aime !

Ok, je m’assume haut et fort aujourd’hui, Marc Levy,  je l’aime d’amour! Dans la vie, je vais être honnête avec vous, je suis une fille assez quétaine et un peu romantique sur les bords, je l’avoue. J’aime (vraiment) écouter des films d’amour (dont on connait la fin exactement 4 min après le début avec des «Happy ends»), mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est lire des romans d’amour de temps en temps! Particulièrement ceux de Marc Levy! Et ça tombe bien, parce que c’est ce que Levy fait de mieux.   On va se le dire, Marc réussit parfaitement à venir chercher notre petite corde sensible à tous (toutes, particulièrement!) et nous permet de rêver que l’homme idéal existe et que la relation parfaite aussi. Tous ses romans parlent d’amour, que ce soit dans un couple, entre amis, en famille ou même d’un lieu. À travers ses romans, j’ai voyagé, j’ai ri, j’ai pleuré, mais j’ai surtout rêvé.  Oui, rêvé que ce que Levy nous raconte soit vrai et que la vie c’était comme ça que ça se passait. Que le …