Champagne et autres saouleries d’Amélie Nothomb
Amélie Nothomb, auteure belge soi-disant née au Japon vers la fin des années soixante, est un sujet avide de folies bien particulières. Véritable boulimique d’écriture, cette « graphomane » publie un roman par année, sans compter les innombrables qu’elle garde au «réfrigérateur». Connue pour sa passion pour les fruits pourris après une révélation publique, elle voue également un culte au champagne. Après avoir dévoré l’entièreté de son œuvre, je peux confirmer que ce pétillant et dispendieux alcool se glisse véritablement un peu partout à travers son univers littéraire, qui est tout sauf sobre. L’ivresse est ancrée chez Nothomb. Dans sa Biographie de la faim, qui reconstitue la relation tortueuse que l’auteure entretient avec la faim depuis son plus jeune âge, elle raconte son alcoolisme précoce lorsqu’elle séjourne à New York durant sa préadolescence, siphonnant avec sa sœur Juliette les fonds de verre des invités lors des réceptions de ses parents dans cette capitale de la démesure : «Il fallait donc se saouler le plus possible. Où que notre père soit posté par la suite, ce serait forcément …










