All posts tagged: amitié

Les héroïnes littéraires qui nous inspirent

Quand je lis un livre, j’aime être transportée dans un univers qui me fascine. Un univers qui refuse de me laisser décrocher tant que je n’ai pas terminé la dernière ligne de la page finale. C’est uniquement possible si l’auteur a créé un personnage tout à fait attachant, mais plein de surprises. Un personnage qui te donne le goût de te lever et de faire une différence dans ta vie et auprès des autres qui t’entourent. Sans plus tarder, voici quelques-unes des héroïnes qui nous inspirent le plus : Hermione Granger Comment aurait été notre enfance sans le charme de Mlle Granger? On doit avouer qu’à ses débuts, Hermione nous fatiguait un peu avec sa manie de tout connaître et son attitude d’être mieux que les autres. Par contre, au fil des romans, on a appris à aimer Hermione et même à vouloir être comme elle. On peut dire qu’avec cette jeune sorcière brillante, on a compris qu’être studieuse et travaillante n’est pas un défaut, mais une habileté dont on doit être fière. Puis, son désir de …

À travers la première parution de Dany Laferrière

Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer est la première œuvre de l’écrivain québécois d’origine haïtienne nommé Dany Laferrière. Ce roman date de 1985, mais plus de trente ans plus tard ce roman est toujours actuel chez les lecteurs québécois, et même internationaux, qui l’ont comparé aux auteurs Charles Bukowski et Henry Miller. « Bouba a certainement besoin de beaucoup de repos s’il arrive à confondre un Nègre avec Janette Bertrand (Moi, Tarzan… Toi, Jane). Ça fait si longtemps qu’on parle de mutation. L’affaire est donc plus avancée qu’on ne le croyait.» (Page 140) L’écriture rafraichissante de Laferrière nous englobe tout au long du récit, jusqu’au point où sans même s’en apercevoir, le roman est terminé. Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer, c’est 163 pages qui se lisent beaucoup trop rapidement; heureusement que l’auteur a une bonne banque d’œuvres littéraires à nous offrir à ce jour pour raviver le réconfort de ses mots. Il y a plusieurs choses que j’aime du roman, mais plus particulièrement les 28 titres de chapitres …

Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir : lecture obligatoire (malgré tout)

Dans le cadre des études universitaires, il faut faire beaucoup de recherche. Encore plus aux deuxième et troisième cycles. On a tendance à privilégier des textes écrits récemment : les données sont plus neuves, les constats plus contemporains, les avancées plus technologiques. Pourtant, je me suis donné le défi (le devoir?) de lire le fameux Deuxième Sexe de la non moins fameuse Simone de Beauvoir, écrit en 1949 à la jonction des première et deuxième vagues de féminisme. Verdict? Ce devrait être une lecture obligatoire pour tous les étudiants en sciences humaines et en arts, hommes comme femmes. Rien de moins. Oui, parfois c’est aride, parfois c’est daté. Par exemple, je suppose qu’au Québec, la majorité des jeunes filles ont les conseils de leur mère lorsque viennent les premières menstruations. Je suppose aussi que les jeunes femmes sont encouragées à poursuivre leurs études au-delà de la puberté ou de l’âge adulte. Ce ne sont là que quelques exemples, car autrement, l’essai de Simone de Beauvoir est patent d’actualité. Tout ce qui a trait aux relations filiales et …

La joie d’être…humain!

Je l’avoue : je suis une perfectionniste. Bon, okay, je ne le suis pas du tout en ce qui concerne le ménage, la cuisine ou « insérez ici toute tâche qui m’exaspère et me donne envie de crier » ; cependant, en ce qui concerne mes relations avec les autres, mon écriture, mes travaux académiques ou mon travail, j’ai tendance à toujours me mettre la barre haute. Si vous êtes comme moi, lire ici « exigeant envers vous-mêmes », vous avez peut-être tendance à culpabiliser lorsque vous pensez à certaines choses, agissez d’une certaine façon ou brûlez d’envie d’adopter un comportement qui ne cadre pas du tout avec ce que les autres perçoivent de vous. Vous vous sentez peut-être menacé par une personne que vous aimez beaucoup qui tente d’entrer dans votre cercle d’amis ; vous entretenez peut-être de l’agressivité ou du ressentiment à l’égard d’un proche pour qui, en temps normal, vous éprouvez une grande affection ; vous vous considérez peut-être comme une personne pacifique et vous ne comprenez pas pourquoi il vous prend …

Une immersion dans l’Ouest Canadien

Mine de rien, Vancouver a changé ma vie. Comment une simple ville canadienne peut m’avoir changée? Mais, n’est-ce pas dans les voyages que nous apprenons à savoir qui nous sommes réellement? Lorsque je suis allée à Vancouver avec le programme Explore, je n’étais qu’une jeune adulte naïve et sans réelle expérience de vie. J’ai donc passé un mois dans cette ville canadienne. L’objectif étant de créer une immersion pour pratiquer mon anglais. Le fait, est que mon seul vrai souvenir est d’avoir fait la rencontre de gens géniaux. Je suis allée dans ce coin du Canada, ma première conquête de l’Ouest, j’étais prête à tout pour vivre toutes les aventures qui m’étais possibles. Au cours de ce programme, nous avions des heures dans notre semaine qui étaient assignées à des cours d’anglais. Par la suite, nous étions libres de faire ce qu’il nous plaisait. Je me retrouvais sur le campus de l’University British Comlumbia (UBC)! C’est une université qui a bonne réputation, qui est riche et qui a une superbe vue sur les montagnes (le rêve!). …

Mes amis les sorciers

Je n’ai pas eu une enfance réjouissante. J’ai perdu ma mère à l’âge de six ans. Mon père se retrouvant seul avec trois enfants dans les bras ne détenait pas toutes les ressources dont il aurait eu besoin. Les solutions qu’on utilise en temps de crise ne sont parfois pas les plus réfléchies. Ensuite, nous sommes passés par l’épisode des remplaçantes. Les unes plus folles que les autres. Bref, la typique histoire de l’horrible belle-mère que vous connaissez tous. J’ai compris assez rapidement que la lecture était ma seule façon de survivre et que, par le fait même, je me rapprochais un peu à chaque fois de ma maman (qui, je l’ai dit dans un article précédent, était et sera toujours la littérature sous mon œil). Je dois avouer qu’avec son départ précipité, les livres avaient également pris leur envol. Heureusement, il y avait l’école. Là-bas, je me sentais bien. En classe, les professeurs avaient remarqué ma passion pour la lecture. En cinquième année, j’ai eu une enseignante incroyable qui transforma sa salle de classe en Poudlard et qui divisa le groupe …

15 ans d’amitié: ma plus grande certitude

Il y a quinze ans presque jour pour jour, j’allais acheter du lait avec ma mère et mon schnauzer Picasso, à mon camping. Arrivées au dépanneur, un garçon demanda à ma mère si mon chien était un mâle, car il avait une femelle et qu’il voulait la faire accoupler. Ma mère lui avait donné notre numéro de terrain et, quelques heures plus tard, une famille, qui sans le savoir allait devenir ma deuxième famille débarquait chez moi. (Pour la petite histoire, l’accouplement n’a jamais fonctionné…) C’est comme ça qu’a commencé une des plus belles histoires de ma vie. Sophie portait un imperméable violet, moi rose. Sa mère m’a invitée à aller jouer au parc et j’ai eu peur dans la voiture parce qu’ils avaient laissé la valise ouverte. On s’est à peine dit un mot, en se balançant. Toutes les deux gênées, toutes les deux pareilles. Je ne sais plus comment on s’est revues, reparlées, rappelées, mais ça n’a jamais arrêté (sauf la fois où j’avais peur de la magie blanche). Depuis quinze ans, tu m’écoutes, …

La fiction et les amitiés éternelles

C’était un après-midi de congé comme un autre. Je devais avoir 14 ou 15 ans et j’étais occupée à je ne sais trop quoi, lorsque le téléphone avait sonné. Au bout du fil, l’une de mes meilleures amies, en pleurs, peinait à prononcer le moindre mot. Inquiète, je l’avais encouragée à me parler, à prendre de grandes inspirations… et elle avait fini par bredouiller quelque chose qui ressemblait à : «Ils sont morts! » Là, je ne vous dis pas à quel point mon estomac avait été chaviré, l’angoisse se répandant d’un seul coup à travers mon corps. Ils étaient morts? Qui? Ses parents? Nos amis? QUI? Je lui avais répété ce seul mot en guise de question, frénétiquement, tendue dans l’attente d’une réponse. Après quelques sanglots bruyants, elle avait gémi : «Nick pis Anne!» L’information s’était frayée un chemin dans ma tête… mais il ne s’était rien passé. Rien. Nick? Anne? C’est qui, ça? Perplexe, soudainement plus confuse qu’angoissée, je lui avais posé la question. Encore un moment de silence entrecoupé de sanglots. Puis, …

Un duplex, Paris et de vieilles amies

Ce premier roman de la cinéastre Éléonore Létourneau raconte l’histoire de deux amies: Marie et Véronique. Ayant été à une époque extrêmement proches, elles ont décidé d’acheter un duplex ensemble. Toutes les deux célibataires, rêveuses, ambitieuses et cinéastes, elles rêvaient de faire des films pour changer le monde. Véronique et Marie, ce sont les amies qui rêvassaient et qui rêvaient… S’ensuit des chums, des contrats, des projets qui ne déboulent pas et un silence tranquille qui s’installe entre les deux amies, dans le duplex. Le roman met l’accent sur Véronique principalement. Écrit au Je, on entre entièrement dans les pensées et les tourments de Véronique. Cette dernière se trouve à devenir de plus en plus déprimée et maussade à tous les niveaux de sa vie. La réalité la mène à comprendre que ses vieux rêves ne se réaliseront pas. Son scénario tant de fois travaillé et retravaillé ne sera jamais un film. Elle avance dans une vie qui n’est pas la sienne, dans une ville qui la déçoit, dans un Montréal après le printemps érable. J’ai adoré …

« Les Ignorants »: coup de coeur d’une initiation croisée

Mon colocataire, originaire de la région d’Anjou en France, m’a un jour parlé de sa rencontre mémorable avec un vigneron du coin, Richard Leroy, dans une soirée de famille où le vin coulait à flots. Il me l’a décrit comme étant un homme particulièrement ouvert et très curieux de l’avis de chaque dégustateur de vin, peu importe son bagage oenologique. Il se fout des classements, des prix et des conventions du métier mais porte une attention égale aux commentaires du débutant comme à ceux d’un grand connaisseur, car pour lui, l’amour du vin n’a pas de hiérarchie et chaque palais est à prendre en compte. Amoureux de la nature et des choses bien faites, méticuleux et très exigeant, Richard prône bien plus la qualité que la quantité. L’amour, la patience, la richesse de la terre, l’influence du vent et du soleil sont pour lui les éléments fondateurs dans le processus de production de son vin. Confiant envers Dame Nature, il refuse tout engrais, levures, produits phytosanitaires et réduit la quantité de souffre à 20mg par litre …