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Feu le soleil et ses petites histoires

Un colis est arrivé dans la boîte aux lettres de mon appartement par une journée d’hiver comme les autres. J’ai ouvert ledit colis, et un livre à la couverture splendide m’a tout simplement charmée. Tout de suite, j’ai voulu savoir ce que ce recueil de nouvelles avait à me dire. Un recueil tout en beauté Feu le soleil, par Suzanne Jacob, est un recueil de neuf nouvelles, dont la dernière donne son nom au livre. Les histoires sont découpées en deux parties, chacune débutant par une citation poétique telle que celle-ci : « Personne n’aurait pu imaginer cette scène, parce qu’elle avait eu lieu. » D. M. Thomas Le titre du livre est en soi très esthétique, et il en est de même pour la manière dont les petites histoires nous sont contées par l’autrice. Petites, ces histoires, parce qu’elles ne font jamais plus d’une dizaine de pages. Ainsi, Suzanne Jacob possède un vocabulaire très varié qu’elle maîtrise tout au long des nouvelles. Aussi, j’ai trouvé sa manière de construire des ambiances fascinante. « La …

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Prendre sa dose de Caféine, une page à la fois

Tasse de café fumant bien en main, lourde couverture sur les genoux, lumière du soleil d’hiver: voilà le combo idéal pour entamer une bonne lecture réconfortante telle que celle du magnifique livre Caféine publié aux éditions Parfum d’encre. Dans cet ouvrage, Sarah-Émilie Nault nous fait découvrir l’intérêt grandissant, au Québec, pour ce précieux breuvage qu’est le café. Place aux lieux et aux artisans d’ici Ce livre, dont la couverture dégage pratiquement une odeur de café, est unique en son genre. Au fil des pages, on découvre les origines du café, on attrape de petites parcelles de l’histoire du 2e produit d’exportation au monde (après de pétrole), on apprivoise le concept de 3e vague (j’y reviendrai plus tard), tout en surfant sur fond de lieux à découvrir à travers le Québec. C’est ce qui en fait une œuvre si réconfortante: les références aux cafés et aux gens d’ici. Lorsqu’il est question d’un café installé dans une ancienne banque (Crew collective & Café), ou encore d’un autre adapté aux cyclistes (Club Espresso Bar), on sait que si on …

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Le goût du XXe siècle avec Marie Laberge

J’ai décidé de terminer l’année avec une lecture-cadeau. Une série que j’étais certaine d’apprécier, car je l’avais déjà lue. Une écriture qui se lit facilement, mais une histoire qui n’est pas nécessairement facile, avec des thèmes délicats et des moments crève-cœur. Je me suis donc replongée dans l’œuvre de Marie Laberge, avec la série Le goût du bonheur, comprenant les tomes Gabrielle, Adelaïde et Florent.  La trilogie Si je pouvais décrire cette série entière en un seul mot, j’y irais d’abord avec «évolution». Elle montre l’évolution des croyances, des mœurs et de la vie en général au Québec, entre les années 1930 et 1967. Ce sont des années très chargées, qui ont profondément changé le Québec. L’accent est notamment mis sur la lutte des femmes pour obtenir une place plus importante dans la société et dans les mondes économique, politique et social. Les deux premiers tomes se concentrent beaucoup sur cette idée, avec des personnages principaux féminins très forts, soit Gabrielle, puis sa fille, Adelaïde. Un deuxième terme pour décrire cette série serait «comparaison». Les trois tomes comparent plusieurs groupes …

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Maman veut partir : hommage aux souvenirs d’enfance

Ode à la candeur de l’enfance, Maman veut partir est une œuvre qui témoigne du lien fort qui unit un enfant à sa mère. Ce roman, qui prend la forme d’une succession de courts poèmes, offre un très bel hommage aux mères. L’auteur Jonathan Bécotte y raconte le quotidien de son enfance, ponctué de moments d’heureuse légèreté qu’il partage avec sa mère. À l’instar de son premier roman Souffler dans la cassette, on retrouve dans Maman veut partir une magnifique écriture qui laisse transparaître la grande sensibilité de l’auteur. L’innocence de l’enfance L’auteur réussit avec brio à nous faire ressentir l’étendue de l’amour et de l’admiration d’un enfant envers sa mère. Dans les petits moments, qui pour l’adulte semblent routiniers et anodins, il se dévoile une incroyable magie qui ébahit l’enfant. L’auteur montre l’adorable naïveté d’un petit garçon émerveillé devant sa mère, avec en prime de petites touches d’humour qui nous font sourire. L’écriture de Jonathan Bécotte est tout simplement remarquable. Imagée, poétique et délicate, sa plume nous raconte l’enfance d’une manière simple et accessible, …

Les ananas de la colère, par Cathon

Les ananas de la colère: quand le piña colada est fatal

Sur ma fixation sur les ananas J’ai toujours eu une petite fixation sur les ananas. Ma housse de couette, mon cover de cellulaire, mes tasses et même mes ongles, parfois, peuvent en témoigner. Je crois que c’est, en très grande partie, la raison pour laquelle je me suis sentie attirée comme un aimant par Les ananas de la colère, de Cathon, lorsque je suis allée au Salon du livre de Montréal. À la base, j’ai toujours adoré le visuel des bandes dessinées des Éditions Pow Pow : elles sont un peu funky et, en plus, les histoires ont tendance à sortir de l’ordinaire. Par contre, pour mon budget, c’était un peu exagéré : 22,95$ pour quelque chose dont je savais pertinemment que je passerais au travers en quelques heures à peine, je trouvais que le rapport longueur-prix n’était pas tout à fait valable. Je suis allée au SDLM presque tous les jours cette année. Au sixième jour, j’ai craqué : au diable le budget! Quand ça fait 6 jours que tu lorgnes un livre, s’il y …

ambiance enneigée Mile-End

Pourquoi j’ai juste envie de lire Stephen King en ce mois de janvier glacial

Au moment où j’ai commencé ma lecture pour cet article, nous étions au début du mois de janvier, les températures tournaient autour de -20 degrés Celsius, j’avais froid tout le temps et je recommençais le travail après de longues et belles vacances. Bref, j’avais grand besoin de réconfort, et mon choix s’est tout naturellement arrêté sur un livre de celui qui est surnommé le « maître de l’horreur ». Je vous expliquerai plus loin pourquoi lire Stephen King est pour moi synonyme de réconfort, mais je vous présente d’abord le roman. Doctor Sleep Doctor Sleep est la suite de The Shining, roman qui est particulièrement connu pour son adaptation au cinéma par Stanley Kubrick. Par contre, attention, l’adaptation n’est pas très fidèle au livre, alors, si vous souhaitez vous lancer dans Doctor Sleep, mieux vaut faire abstraction du film. Doctor Sleep raconte l’histoire de Danny Torrence, devenu adulte. Son histoire s’entrecroise avec celle d’Abra Stone, une adolescente dotée du même pouvoir (« the shining ») que lui. Abra et Danny forment éventuellement une alliance pour combattre des personnages …

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18 000 km sur deux roues et dans 27 pays : Le récit du voyage de Jonathan B. Roy dans ses Histoires à dormir dehors

«Quel besoin est assez puissant pour pousser un jeune homme à quitter son emploi, sa famille et ses amis, à mettre ses possessions en boîte et à partir pédaler de par le monde?» Ces premières lignes du livre Histoires à dormir dehors sont suffisantes pour me mettre l’eau à la bouche. Je dois dire que j’adore lire des récits de voyage et encore plus ceux dont les séjours racontés s’étalent en longueur et en distance, ou qui incluent une dimension sportive, qui est ici celle du vélo. Et je suis servie : le livre raconte l’incroyable périple de Jonathan B. Roy qui, pendant les années 2016 et 2017, parcourt 18 000 km en vélo et traverse 27 pays. Qui est Jonathan B. Roy? Qu’est-ce qui l’a effectivement poussé à partir? Quels sont les obstacles qu’il a rencontrés, les gens qu’il a croisés, les pays qu’il a visités? Le livre Histoires à dormir dehors est le récit de ses aventures, par lui-même et sur un ton personnel investi d’un très beau regard sur le monde. Personnellement, cette lecture m’a charmée, et il y …

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Ces livres qui rendent hommage aux livres

Les livres dans les livres J’ai toujours été fascinée par les livres qui abordent la lecture. J’aime noter les livres que les personnages de roman lisent. Muriel Barbery m’a donné envie de découvrir l’œuvre de Tolstoï; Haruki Murakami, celle de Tchekhov. Je jubile devant une référence littéraire. Quelques-uns de ces petits bijoux de papier se retrouvent dans ma bibliothèque jeunesse. Voici mes incontournables : Les livres de Madame Sacoche – Angèle Delaunois, Caroline Merola « Quelques fois, ses histoires sont tristes, d’autres jours, elles nous font rire ou encore réfléchir. Mais toujours, elles font pétiller nos yeux. Avec elle, on voyage partout. Dans le passé, dans l’avenir, et même dans des mondes qui n’existent pas. Madame Sacoche est championne pour développer notre imagination. » Madame Sacoche a au moins douze sacoches remplies de ses histoires préférées. Elle a une telle passion des livres qu’elle en parle partout où elle en a l’occasion, surtout dans les écoles. Son talent indéniable pour raconter des histoires transporte les enfants dans des mondes de rêves. Inspirée d’Andrée Racine – la …

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Tant que nous sommes vivants, conte moderne tendre et captivant

J’ai reçu Tant que nous sommes vivants en cadeau de Noël. Malgré que le roman soit classé dans la section jeunesse chez Gallimard, on m’a assuré que l’histoire n’était toutefois pas enfantine. J’ai d’abord été intriguée par la couverture; les dessins représentent quelques intrigues de l’histoire et piquent juste assez notre curiosité pour nous donner envie d’y plonger. Je ne m’étais pas fait beaucoup d’attentes avant d’en commencer la lecture, j’ai préféré me laisser absorber dans l’histoire sans attente ni jugement et je crois que c’est pour cela que j’ai finalement autant apprécié ce livre. Selon la quatrième de couverture, Anne-Laure Bondoux décrit son oeuvre comme un conte moderne rare, puissant et hypnotique. L’histoire d’une grande aventure de deux amoureux qui devront traverser un périple unique pour faire survivre leur amour. L’histoire de Bo et Hama Tout commence dans une petite ville ouvrière quelque part dans un pays en guerre et en pleine crise économique. Les emplois sont rares, et l’usine est l’unique moteur des environs. Bo y travaille de jour; Hama, de nuit. Ils se croisent …

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Marina de Carlos Ruiz Zafón: le mystère du teufel

Ce qui se cache dans les ombres de Barcelone «À la fin des années soixante-dix, Barcelone était une fantasmagorie faite d’avenues et de ruelles où l’on pouvait voyager trente ou quarante ans en arrière rien qu’en franchissant le seuil d’un immeuble ou d’un café. Temps et mémoire, histoire et fiction se mélangeaient dans cette ville ensorcelée, comme des couleurs d’aquarelle sous la pluie.  C’est là que, lointain écho de rues qui aujourd’hui n’existent plus, des cathédrales et des édifices échappés de légendes ont formé le décor de cette histoire.» (Zafón, 1999, p. 13). Ainsi débute l’histoire du roman Marina de Carlos Ruiz Zafón, publié dans sa version originale en espagnol en 1999. On se retrouve plongé dans une Barcelone peuplée de fantômes, d’ombres et de souvenirs, dans une Espagne nouvelle. Jeune étudiant de quinze ans, c’est lors de l’une de ses nombreuses excursions à la rencontre de cette capitale catalane qu’Óscar Drai fait la rencontre de Marina Blau, dans le quartier de Sarriá. Jeune femme du même âge avide d’aventures, elle l’entraîne dans une investigation …