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Les années du crépuscule : les liens accidentels du coeur

Écrit au début des années 1970 par Sawako Ariyoshi, une écrivaine japonaise décédée trop tôt à l’âge de 53 ans, Les années du crépuscule est un portrait sans fards de l’angoisse de vieillir et, par conséquent, de la nécessité d’affronter sa propre mortalité pour mieux vivre. Certaines lectures donnent le vertige. Parfois, c’est l’universalité de l’histoire qui nous fait entrevoir quelque chose de plus grand que soi ; parfois, l’authenticité des personnages nous fait oublier qu’ils sont des êtres de papier. Ici, c’est la franchise de l’auteure qui donne le vertige. Lire ces mots, ces personnages, ce drame (qui se fait occasionnellement comédie cruelle) nous force à déposer le roman à quelques reprises pour se cacher les yeux ou pour rire nerveusement. L’apparente épaisseur du trait qui sert à souligner les relations familiales, les paradoxes culturels et les travers des personnages donne à ce roman lucide une profondeur qui bouscule son lecteur jusqu’à la toute dernière ligne. Le drame ordinaire Akiko, une femme dans la quarantaine, mène une vie réglée comme une horloge. Entre le travail, la maison …

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La peste ou lorsque la mort nous réconcilie avec l’humanité

Lorsque les journées raccourcissent et que le temps froid s’installe, il arrive souvent que mes lectures en subissent le contrecoup. Les récits merveilleux de l’été font place à des histoires plus obscures. Je n’y peux rien, c’est mon humeur qui choisit le livre que j’ouvre.

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Une partie rouge de Maggie Nelson : non-fiction et tragédie familiale

Comme pour plusieurs d’entre nous qui suivons de près l’actualité littéraire, Maggie Nelson a su attirer mon attention par la parution en français de deux de ses ouvrages lors de la rentrée de l’automne. Il semblait y avoir un buzz chez les lecteurs anglophones autour de cette écrivaine, également poétesse et critique d’art, alors j’étais curieuse de la lire. C’est donc avec beaucoup d’attentes que j’ai entamé cette lecture et je n’ai pas été déçue. À peine commencé, je savais qu’Une partie rouge de Maggie Nelson correspondrait au genre de livre qui me captive en raison de sa prémisse qui s’annonçait prometteuse. Non-fiction et tragédie familiale  Une partie rouge peut être qualifié de non-fiction puisque l’autrice relate des faits réels entourant sa propre vie et celle de sa famille. Maggie Nelson est la nièce de Jane, une femme assassinée brutalement il y a plus de 35 ans dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées. Dans son récit, elle revient sur ce drame et les répercussions de celui-ci sur les membres de sa famille. Au début du …

Mammouth ROCK ! : comment «rocker» son exposé oral

Alors que je garde en horreur les souvenirs de mes exposés oraux quand j’étais encore étudiante, le personnage de Louis, lui, semble parfaitement à l’aise. C’est la tête haute qu’il nous explique l’effort de ses recherches. Parce que Louis a étudié le mammouth, mais pas n’importe quel : le mammouth rock ! Nous découvrons alors comment Louis a appris l’existence de cet animal qui existerait encore de nos jours. Il nous fait part de ses théories: où l’animal se cacherait, de quoi il se nourrirait, etc. L’écriture d’Eveline Payette est tout simplement touchante. Tout comme les partenaires de classe de Louis, je voulais découvrir où était caché ce Mammouth rock, et cela malgré le fait qu’ils devaient retarder de quelques minutes leur récréation : les découvertes avant tout ! C’est une lecture à découvrir ! Il y a plusieurs choses qui ont fait que j’ai voulu parcourir les pages de ce livre. Tout d’abord, l’illustrateur de l’histoire est le talentueux Guillaume Perreault (depuis son livre illustré Le facteur de l’espace, je suis en amour avec …

La bête à sa mère de David Goudreault, premier roman et nouvelle lecture du mois de janvier du défi littéraire

Il m’arrive souvent de tomber sous le charme d’un.e auteur.e. Dans ces cas-là, j’ai toujours envie de lire le premier roman de l’auteur.e. Je trouve intéressant de voir l’évolution de l’écriture. Ainsi, nous avons décidé de joindre la thématique Premier roman au défi littéraire de l’année, car on pense que c’est important de lire de nouveaux auteur.es. Suite au sondage sur le groupe Facebook « Un livre québécois par mois », le choix de lecture est La bête à sa mère de David Goudreault. Personnellement, c’est un ouvrage que j’ai déjà lu et que j’ai adoré. J’ai été complètement charmée par l’écriture de l’auteur. Vous ferez la rencontre d’un jeune homme torturé et aux idées dérangées dans ce premier tome de la trilogie. Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Très vite, maman a su obtenir la reconnaissance des psychiatres et les égards réservés aux grands malades. Pendant que je collectionnais des cartes de hockey, elle accumulait les diagnostics. J’espère que tout comme moi vous allez apprécier l’humour noir et l’écriture poétique remplie …

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Lagom, l’art de vie suédois

Les pays scandinaves m’ont toujours intriguée. Quand on a des vacances et qu’on a la chance de se payer un voyage, on sillonne l’Europe, on va dans le Sud, on visite l’Asie, mais les pays scandinaves? La première question que beaucoup de gens m’ont posée lorsque je leur ai dit que je partais pour Stockholm, c’est: « Mais pourquoi la Suède? ». C’est dire à quel point ces terres à peine plus froides qu’ici sont méconnues, puisqu’elles ont pourtant tellement à offrir pour l’explorateur avide de dépaysement. Et la Suède est très inspirante entre autres par son art de vivre nommé Lagom, qui favorise une existence basée sur la simplicité. Ce n’est pas juste un concept pour vendre des livres, je l’ai réellement ressenti quand j’y étais. Préconiser un équilibre entre le ni trop et le ni trop peu. J’ai voulu pousser plus loin le sujet en lisant là-dessus. Quelques livres sont sortis récemment sur le sujet, mais j’ai choisi Lagom, vivre mieux avec moins, d’Anna Brones, parce que l’auteure, aussi artiste et productrice de …

Baie déception, Julie Hétu, Planète rebelle, Julie McClemsn, Patrick Hivon

Baie déception : ou effleurer un monde qui ne vous quittera plus

Ce roman est mon grand coup de cœur de l’année! Julie Hétu nous offre Baie Déception que j’ai eu l’immense intuition d’acheter au Salon du livre de Montréal le mois dernier. Je suis encore habitée par cette histoire, de la confusion qui règne en moi, en nous sans doute, au moment de refermer les pages. Juste avant la fin, dans le livre, l’autrice nous suggère d’écouter les enregistrements de la mère, sur le CD d’accompagnement. SVP, respectez la consigne! La mère du petit Isaac prend vie par la voix de Julie McClemens, son père décédé, par la voix de Patrick Hivon… ajout tellement précieux à la lecture de ce grand roman. La création sonore des pistes à écouter est du compositeur Simon Angell (du groupe de Patrick Watson). Je vous promets… vous serez conquis! La tragédie de Baie Déception Baie Déception, c’est une baie en forme de cuillère à laquelle s’accrochent des montagnes, formant un manche. Cette baie fait partie du détroit d’Hudson, au nord de la péninsule d’Ungava, dans le Nord-du-Québec. Si vous voulez élargir vos …

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Tout ce que j’aimais, ou la place de l’art chez l’humain

Trouvé à la librairie de mon école, ce livre m’a tout de suite interpellée. Un roman assez épais de 450 pages, un auteur au nom exotique pour mes oreilles (Siri Hustvedt? Dis Siri, que veut dire Hustvedt?) et une quatrième de couverture bien invitante: « Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d’artistes ont partagé les rêves de liberté de l’époque. De l’art et de la création, ils ont fait le ciment d’une amitié qu’ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n’a pu les préparer aux coups dont le destin va les frapper et qui vont infléchir radicalement le cours de leurs vies… » À la lecture de ce résumé, je l’ai apporté à la caisse aussitôt. Les romans longitudinaux qui s’étendent sur plusieurs années, ou même sur la vie complète des protagonistes est une de mes formes d’histoire préférées. Ainsi, j’ai l’impression de connaître mieux le pourquoi du comment des actions des personnages. On entre dans leur vie complètement, on comprend mieux …

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The Mountain Shadow : s’enraciner dans le tourbillon de Bombay

Me voilà de retour en Inde : physiquement et littérairement. Assise dans un restaurant de Bombay à la clientèle agitée, je lis The Mountain Shadow, la suite du récit Shantaram de Gregory David Roberts. Pendant que je mange un curry, dehors, des feux d’artifice explosent au milieu de la rue. Dans ce chaos coloré, humains, chèvres et chiens se partagent le trottoir pour assister à la scène. Même si la mégapole indienne me semble plus belle que New Delhi, elle n’en demeure pas moins difficile à apprivoiser. À vrai dire, elle m’étourdit un peu. Heureusement que mon livre, lui, m’apaise. Des criminels et des philosophes Il y a quelque chose d’absolument réconfortant dans le fait de retrouver des personnages que l’on connaît dans de nouveaux contextes. Un peu comme retourner dans une ville jadis visitée. Dans cette suite, Lin, fugitif australien en sol indien, côtoie ceux qui constituent pour lui le visage de Bombay. On pourrait qualifier son entourage de famille de réfugiés à qui les mots père et fils font mal : des exilés de force …

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Les résolutions littéraires des fileuses pour 2018

Ariane – Malgré le fait que je recommence à travailler à temps plein en janvier, je ne veux pas perdre l’habitude de lire quotidiennement. – Je veux continuer à choisir mes lectures « instinctivement » au lieu de me fier aux critiques ou aux modes. Marjorie -Augmenter mon nombre de lecture durant l’année. J’ai réussi – avec de l’avance- mon défi 2017 sur Goodreads qui était de 80 livres, mais je sais très bien que j’ai passé quelques moments sans lire durant l’année alors je sais que je peux lire plus. Pas que ce soit une compétition, mais c’est plutôt une question de mieux intégrer la lecture dans ma routine de tous les jours. – Alterner mes lectures entre lectures pour Le fil rouge et lectures pour le simple plaisir (quoi que les deux sont un plaisir) simplement pour ne pas toujours associer la lecture au travail, perdre le plaisir de lire et voir la lecture comme une « obligation ». – Comme l’an passé, je veux encore lire plus d’essais, plus de livres sur …