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Orgueil et préjugés… littéraires!

J’ai toujours adoré lire et, jusqu’à la fin de l’adolescence, je choisissais mes lectures de manière aléatoire ; je parcourais les rayons des librairies et me laissais attirer par un titre accrocheur ou encore par une couverture de couleur vive. Par contre, avec le temps, j’ai fini par développer (et j’ai TRÈS HONTE de vous en parler) une sorte de snobisme littéraire.  Au cégep comme à l’université, j’ai étudié en lettres. Je ne sais pas si c’est une bonne excuse en soi, mais je suis vite devenue snob vis-à-vis certains styles de littérature que je qualifiais de «moindre». Par exemple, ma pauvre mère (qui a d’ailleurs également étudié en littérature et a lu UNE TONNE de grands classiques) a eue une phase où elle ne lisait presque que des romans policiers… et je me permettais de lui passer des commentaires acerbes sur ses lectures. (Allô maman, vraiment désolée!)  Mais le plus grave dans tout ça, c’est que je me suis tenue loin pendant des années de certains styles littéraires que j’avais pourtant affectionnés «dans ma …

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3 suggestions de séries manga à découvrir

Quand je suis en panne de lecture, que ma capacité d’attention me fait défaut et que les romans me semblent être des projets interminables, lire un manga est un excellent remède à mes maux de lectrice. Puisqu’il se lit rapidement et qu’il ne m’épuise pas mentalement, il me fait du bien et ma motivation à lire se réactive comme par magie ! Il m’est donc venu à l’idée de vous proposer trois séries manga différentes, qui m’ont toutes permis de m’évader et de continuer à lire. Le mari de mon frère, Gengoroh Tagame Yaichi habite seul avec sa fille Kana. Un jour, un homme se présente à lui comme étant le mari de son frère jumeau qui a refait sa vie au Canada et qui est maintenant décédé. Il héberge donc Mike, son beau-frère venu d’Amérique du Nord pour découvrir le Japon, le pays qui a vu grandir son défunt frère. Vivant dans un pays où le mariage entre personnes de même sexe n’est pas encore légalisé, Yaichi, marqué par des préjugés homophobes, ouvrira tranquillement …

Savoir compter de Marianne Dansereau

Si vous avez consulté les critiques au sujet de la pièce Savoir compter de Marianne Dansereau présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, vous en avez peut-être lu  quelques-unes défavorables. Par contre, il faut toujours se rappeler que le théâtre, l’art et les goûts en général sont subjectifs. Je n’ai donc pas laissé ces critiques influencer ma pensée avant de me rendre à la salle, et finalement j’ai adoré mon expérience. Je vous partage donc ma soirée au théâtre en espérant vous faire vivre ce que j’ai vécu. Premièrement, il faut mentionner que j’avais, outre les critiques, un parti pris pour Marianne Dansereau, cette jeune auteure dramaturgique qui a également écrit la pièce Hamster. Je l’ai découverte dans mon cours de dramaturgie québécoise et elle m’a permis de rendre un travail de fin de session agréable. Dans ce même cours, j’ai également pu lire la pièce Savoir compter et j’ai tout simplement adoré, j’avais très hâte de vivre l’expérience théâtrale. L’arrivée Lorsque je suis arrivée au théâtre, je me suis dirigée vers la petite salle, la …

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Club de lecture : La dévoration des fées

samedi, 19 novembre.  Samedi matin, il fait froid, c’est le week-end du Salon du livre. L’ambiance est certainement propice à une  discussion sur les livres. C’est armées de nos foulards au cou – notre table, près de la porte, s’ouvre un peu trop souvent pour se découvrir complètement- qu’on s’attaque à notre livre du mois : La dévoration des fées, de Catherine Lalonde. Avant même de se lancer dans la conversation sur cet ovni littéraire, on prend conscience du message d’un participant qui ne pourra être présent à la séance. Il a pris le temps de nous écrire un petit message avec sa propre appréciation du livre, qui résume assez bien ce que plusieurs ont pensé du livre; un mélange entre incompréhension, amour pour la langue et dégoût par moments. Entre analyse et premier degré Il n’en reste pas moins que les opinions sont plutôt polarisées. Alors que certaines ont eu plus de difficulté avec la prose de Lalonde, d’autres l’ont grandement appréciée. Il faut dire que la plume de l’auteure n’est pas des plus accessibles, sans …

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4 émissions de radio littéraire à découvrir

La radio — spécialement la Première Chaîne — a, pour moi, quelque chose de réconfortant. La voix de Le Bigot sonne comme les fins de semaine de mon enfance, tout comme les rediffusions de La soirée est (encore) jeune. Les longs voyages en voiture sont aussi teintés des émissions radio de Radio-Canada. L’un ne va plus sans l’autre pour moi. C’est une habitude que j’avais quelque peu perdue au fil des années et que j’essaie de réintroduire dans mon quotidien. Pour ce faire, je mets la radio, sur mon ordinateur, tout au long de ma journée de travail. Ça tombe bien parce que l’après-midi — sur la Première Chaîne —, c’est Plus on est de fous, plus on lit! C’est d’ailleurs en écoutant cette émission que j’ai eu l’idée d’en proposer quelques-unes parlant de littérature. Plus on est de fous, plus on lit!, à la Première Chaîne, du lundi au vendredi de 13 h à 15 h. Évidemment, je ne peux pas commencer avec autre chose. Cette émission est un peu une institution en termes d’actualité littéraire. Marie-Louise …

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Les albums œuvre-d’art de Thierry Dedieu

Pendant les quatre années de mon baccalauréat en enseignement primaire, un seul cours de littérature jeunesse figurait à mon cursus scolaire, et c’est le cours qui m’a le plus profondément marquée. J’étais en deuxième année seulement et pourtant, je me rappelle être sortie du premier cours avec une certitude : un jour, j’enseignerais avec la littérature jeunesse. Pendant cette session, j’ai acheté les premiers albums qui allaient faire partie de ma future bibliothèque de classe. Ma prof d’alors, responsable de plusieurs coups de cœur littéraires qui allaient devenir des incontournables pour moi, m’a entre autres fait découvrir l’auteur-illustrateur Thierry Dedieu. C’est d’un de ses albums de Noël, À la recherche du Père Noël, dont j’avais envie de vous parler pour mon tout premier article sur le blogue ! Un album œuvre-d’art. À la recherche du Père Noël est vraiment devenu un classique de la période des fêtes dans ma classe. Chaque année, lorsque je le sors de mon armoire, à peu près en même temps que la première neige, je retrouve le même plaisir. Il faut dire que …

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Club de lecture : L’événement et La femme gelée

Dimanche, le 20 novembre. Pour la seconde fois ce week-end, on se retrouve au Café Les oubliettes, après un arrêt au Salon du livre de Montréal. C’est la faim dans les talons qu’on arrive, en avance, au café, pour casser la croûte en attendant les participantes. Pour cette troisième session, nous avions deux livres à l’étude, deux romans d’Annie Ernaux ; La femme gelée et L’événement. C’était, pour certaines, un premier contact avec l’auteure. Alors, avez-vous aimé? Qu’en avez-vous pensé?  C’est assez unanime, Ernaux a plu à toutes. Nous avions suggéré de commencer les lectures avec l’ouvrage qui fut publié en premier, soit La femme gelée, et ensuite lire L’événement, pour ainsi comparer l’évolution dans l’écriture de l’auteure, mais… Peut-on comparer les deux œuvres?  Comparer deux œuvres d’une auteure, nous ne sommes pas les premières à le faire. Pourtant, ce n’est pas véritablement ce qui nous intéresse, finalement. Nous en venons à la conclusion que, outre les questions de forme, les deux livres ne se comparent pas. « Non, il y a trop de différences dans les émotions ressenties »,  dit …

Loin du corps : art, mannequinat et désir

Adrienne habite Paris, elle vit le deuil de son frère jumeau disparu, elle étudie en art, se remet un peu mal d’une rupture difficile, mange peu et s’automutile. Elle voit un psychologue, prend ses médicaments à sa guise et est obsédée par son ex-copain et sa nouvelle flamme. Bref, on pourrait dire que le personnage du premier roman de l’auteure française Léa Simone Allegria est un peu mal en point. Loin du corps raconte donc l’histoire d’Adrienne, jeune adulte qui, lors d’un après-midi comme les autres, se fait remarquer par un recruteur travaillant pour une grande agence de mannequins. C’est un peu à reculons qu’elle finit par entrer dans cet univers qui tentera de la remodeler à son image. À travers ce nouveau quotidien, Adrienne essaiera de se concentrer sur l’art, sa véritable passion, tout en tentant de vivre une vie équilibrée, ce qui, vous vous en doutez peut-être, ne fonctionnera pas très bien. La trame de fond  J’ose dire que, malgré le fait qu’Adrienne soit au cœur du roman, elle est un peu accessoire aux thématiques …

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Le premier méchant de Miranda July, mon 3e!

Un premier méchant Ce roman est le troisième roman de Miranda July, que je dévore mais, est en fait sont tout premier publié. Je suis tombée en amour avec cette femme, ses univers, ses voix intérieures et ses films. Et c’est un livre qui fait du bien, un univers qui transporte! Son globus hystericus (boule d’angoisse à la gorge, pour laquelle elle se fait soigner par la chromothérapie) devient le prétexte central dans cette histoire pour nous transporter au cœur de cette spirale où l’on est enfermé. Cela peut s’apparenter à vivre dans l’œil d’une tornade, mais en y regardant avec un microscope; on y perd l’image globale, mais on en ressort soufflée. J’ai adoré ce roman. Déstabilisant, présenté avec une lumière que certains pourraient qualifier de fade, July y dépeint toute la poésie d’un quotidien délavé. Les fantaisies que chacun s’invente, tous ces petits drames microscopiques que tous peuvent monter en épingle y sont décortiqués, pour notre plus grand plaisir, avec une précision psychotique! Il n’a pas de nom – je l’appelle juste mon système. Disons …

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Être en désaccord avec la fiction

Il y a quelques semaines, je terminais avec délice le dernier épisode des six saisons de Sex and the City, genre huit ans dans les maritimes. Ouin, il était temps, certaines me diront. Constat :  je l’ai adorée. Préalablement, je m’étais pourtant demandée si je ne me lançais pas dans une de ces séries « de filles » dont le niveau de quétainerie atteignait des sommets astronomiques et qui, de surcroit, me taperait sur les nerfs. Et bien non. J’y ai trouvé peu de défauts ou de choses à redire, je l’ai trouvée amusante et convaincante et je me suis beaucoup attachée aux personnages. Une finale réussie À l’issue du dernier épisode, j’étais satisfaite. J’ai trouvé la finale tout à fait réussie. Genre « all was well » à la manière des derniers mots du septième livre de Harry Potter. Je trouvais que tout se terminait pour le mieux et dans la plus grande des logiques. Mr. Big était enfin capable de dire à Carrie qu’il l’aimait et décidait de se lancer avec elle dans une …