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Embrasser Yasser Arafat – Chroniques palestiniennes d’Anaïs Barbeau-Lavalette : un autre regard sur la Palestine

Petit bouquin de moins de cent pages, Les chroniques palestiniennes de l’autrice Anaïs Barbeau-Lavalette (pour d’autres articles sur les romans de l’autrice, cliquez ici, ici et ici!) n’est pas une critique politique ou encore un historique complet du conflit qui oppose la Palestine et Israël depuis plusieurs années maintenant. C’est plutôt la Palestine vue à travers les yeux de l’autrice. Son témoignage nous transporte directement dans une Palestine que l’on ne nous montre pas, territoire désertique parsemé d’arbres fruitiers, où une population continue de vivre malgré la guerre qui fait rage. L’autrice a un véritable don pour nous faire sentir les choses, nous les faire voir, et ce, avec des mots couchés sur quelques feuilles de papier. À travers les pages, on peut sentir sa volonté de rendre un récit honnête. L’image médiatique de la Palestine : critique En toute franchise, je ne connais pas grand-chose sur le conflit israélo-palestinien. Toutefois, automatiquement, comme si c’était programmé dans ma tête, lorsque j’entends le mot « Palestine » me viennent (malheureusement) à l’esprit, comme probablement plusieurs d’entre vous, des …

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Éléonore : les femmes de l’autrice Louise Tremblay-D’Essiambre

Jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé écrire à propos d’un roman de Louise Tremblay-D’Essiambre ici, sur Le fil rouge. La raison est simple : je n’aime pas vraiment les livres de cette autrice. À chaque publication, elle fracasse des records, ce sont toujours des best-sellers, ce qui n’est vraiment pas le genre de littérature qui m’interpelle habituellement. Mais je dois avouer que j’ai été intriguée lorsque j’ai lu à la hâte la 4e de couverture du livre Éléonore, une femme de cœur, à sa sortie. Le monde des années 1920 Premier tome de la série Histoires de femmes, le roman raconte l’histoire d’une  adolescente de treize ans, Marion Couturier, qui est forcée de quitter son foyer afin de travailler dans un manoir et, ainsi, rapporter de l’argent pour subvenir aux besoins de ses parents et de ses (nombreux) frères et sœurs. Alors que Marion vient d’une famille pauvre et sans grande éducation, elle devra apprendre les bonnes manières, et les règles du manoir et de la hiérarchie. Mais Marion est une jeune fille curieuse et …

Mary-Lee Picknell théâtre

Vivre la littérature — Entrevue avec Mary-Lee Picknell

Dernièrement, j’ai lu Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare, qui a toujours été l’une de mes pièces préférées. J’adore sa féérie onirique, qui donne inévitablement lieu à des costumes et des décors magiques, et bien sûr le personnage de Puck, archétype même du trickster jungien. Que serait le théâtre sans un peu de comique de situation? J’ai été agréablement surprise par mon expérience de lecture, car si j’aime beaucoup assister à une pièce, je dois avouer que, pour moi, lire le théâtre s’est souvent révélé une expérience insatisfaisante. L’absence de chair autour de l’os m’empêche généralement de savourer pleinement les dialogues, même les plus juteux! Après tout, le théâtre n’est pas conçu pour être lu, mais pour être mis en scène, interprété, regardé et écouté. Ce n’est pas une littérature qui se lit, mais qui se vit! Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec quelqu’un dont le travail consiste justement à donner vie aux mots — et même à vivre les mots! Mary-Lee Picknell a généreusement accepté de me rencontrer dans un sympathique café du quartier …

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Salvador : l’écrivain de la montagne

J’ai un amour inconditionnel pour tout ce qui touche de près ou de loin au théâtre. Rien ne bat le plaisir d’aller voir une nouvelle pièce et d’en absorber les moindres détails, de se laisser submerger par les personnages, les dialogues et la mise en scène. Lire une pièce de théâtre, bien que très différent, est tout autant gratifiant. On en apprend beaucoup sur les personnages en découvrant tout ce qui ne se voit pas lors du spectacle : les didascalies, les titres des scènes, les précisions de l’auteur. Tout cela change l’expérience du tout au tout. Salvador : La montagne, l’enfant et la mangue de Suzanne Lebeau ne fait pas exception. « Au cœur de l’Amérique du Sud, une montagne, aussi belle dans la clarté du matin que cruelle dans l’obscurité des mines qui la sillonnent de toute part. Salvador, un enfant de la montagne devenu écrivain, se rappelle… le départ sans retour de son père et de son frère, les crayons de couleur d’Ana et les rêveries de Teresa, ses sœurs, les cireurs de chaussures …

Anna Caritas : la bénédiction d’une bonne lecture

En ces temps froid, je me suis dit : « Pourquoi ne pas faire accélérer un peu, lire ici beaucoup, mon rythme cardiaque pour me réchauffer? » Et croyez-moi, cela a bien fonctionné avec ce premier titre de la série Anna Caritas de Patrick Isabelle. Un style dans lequel on est moins habitué de lire cet auteur, surtout après des livres comme la série Eux, la série pour plus jeunes Henri & Cie ou encore le roman pour adulte La danse des obèses. Mais il nous prouvera bien qu’il est autant polyvalent qu’un couteau suisse. Un sacrilège de ne pas le lire Ce premier tome intitulé Sacrilège nous plonge dans la vie d’adolescents du petit village de St-Hector perdu dans un coin du Québec. Un petit village perdu, mais qui possède un attrait majeur pour sa population, celui d’avoir l’une des écoles secondaires les prestigieuses du Québec. « Oh wow! Mais quelle frayeur… Attention, j’ai presque peur… », que je vous entends penser. Méfiez-vous. Après le retour au collège de la très controversée Marianne Roberts, …

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Vieilles femmes maléfiques ou femmes indépendantes : qui sont les sorcières?

Si vous suivez l’actualité, vous n’avez pas pu passer à côté du dernier livre de Mona Chollet : Sorcières, la puissance invaincue des femmes. De mon côté, je l’ai attendu avec impatience, ayant considéré Beauté fatale comme un pilier dans ma culture féministe. Aussitôt reçu, je l’ai aussitôt avalé. Mais il m’a fallu un peu plus de temps pour le digérer. La lecture de cet essai m’a scandalisée, indignée et parfois fortement révoltée, mais j’y ai aussi trouvé une source de réconfort (chaque phrase résonnant avec force en moi) qui est venue nourrir mon engagement féministe. Une histoire d’autonomie L’autrice y tisse, de façon brillante, des liens entre la chasse aux sorcières et la peur des femmes libres. En partant de cette période sombre de l’Histoire, Mona Chollet part à la recherche des stigmatisations qui touchent les femmes aujourd’hui. Elle y démontre avec brio comment certaines femmes, qui s’émancipent d’un système social oppressif et choisissent de vivre comme elles le souhaitent, sont les héritières de celles qui ont été traquées il y a des siècles. …

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La fatigue des fruits : la lassitude du quotidien

Je dois l’avouer, j’ai un petit béguin littéraire pour l’œuvre de Jean-Christophe Réhel ces temps-ci. Après avoir dévoré Ce qu’on respire sur Tatouine l’automne dernier, j’ai récemment succombé à son recueil de poésie La fatigue des fruits. Comme Réhel se définit d’emblée comme un poète, cette lecture a représenté une merveilleuse découverte de sa passion première et une confirmation de son immense talent. Plusieurs personnes m’avaient vivement recommandé la lecture de sa dernière œuvre, et je me suis laissée convaincre sans grande difficulté. Des thématiques récurrentes  Les thèmes abordés dans La fatigue des fruits ressemblent à ceux que l’on retrouve dans Ce qu’on respire sur Tatouine : la maladie, la solitude, la lassitude du quotidien et le sentiment d’être inadéquat, notamment. Par contre, dans La fatigue des fruits, l’art de la poésie nous suspend dans un espace-temps indéfini, contrairement au roman. Dans cet état « flottant », on se laisse bercer par l’éloquence de l’écrivain et on peut apprécier davantage toute la beauté de sa plume, vu l’absence des exigences d’un récit narratif : ça doit être ça les fenêtres sont …

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« Ça commence par moi » : un manifeste optimiste pour changer le monde

Le Français trentenaire Julien Vidal a étudié en droit et en politique internationale avant de s’engager quatre ans dans la voie du travail humanitaire. Rien de mieux que quelques chocs culturels pour faire une bonne mise au point de nos valeurs, de notre vie… et de notre empreinte écologique. En étant confronté pendant des années aux situations de vie précaires d’autres pays, le jeune homme s’est vu remettre en question sa manière de consommer, de vivre et de voir le monde. 365 jours de défis C’est en se réinstallant en France que Vidal a vu l’opportunité de changer son mode de vie. Repartant presque à zéro, il lui semblait plus facile d’adopter un style de vie écoresponsable en modifiant petit à petit ses mœurs. C’est comme cela qu’est né le site web Ça commence par moi : pendant 365 jours, Julien allait adopter quotidiennement une nouvelle habitude, qu’il allait partager avec son lectorat afin de les inciter à en faire de même. Ce que l’auteur voulait démontrer, d’abord avec son site et ensuite avec son …

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Mes livres coup de cœur pour vous aider à planifier votre prochain voyage

Quand vient le temps de m’informer pour planifier ma prochaine aventure, j’aime me référer aux livres. Et je ne me fie pas seulement qu’aux guides touristiques. J’aime me plonger dans de bons récits de voyage de grands aventuriers qui ont fait le tour du monde et qui veulent partager leurs expériences avec leurs lecteurs. Ces récits me font toujours rêver. À ce sujet, je pense à deux livres en particulier que je voulais partager avec celles qui sont aussi habitées avec ce désir de s’évader. Et puis aussi avec celles qui ont besoin d’un petit coup de main pour planifier, organiser, faire leurs choix de destinations, etc. Voici mes deux plus récents coups de cœur. Voyages d’une vie, 15 récits inspirants et plein de conseils pour planifier, d’Isabelle Marjorie Tremblay aux Éditions Trécarré Moi qui adore discuter de mes expériences de voyage, mais surtout entendre celles des autres, j’ai été comblée avec ce livre qui a tout de suite attiré mon attention à la librairie. Il ne s’agit pas d’un roman, ni d’un guide de …

Un livre québécois par mois : Mars : Alto

En mars, on lit un livre de la maison d’édition Alto! Alto a été fondé en 2005 par Antoine Tanguay. C’est une maison indépendante qui publie principalement des romans et des nouvelles d’auteurs québécois. Elle offre aussi différentes traductions d’auteurs et d’autrices anglophones (Canada, États-Unis, Angleterre et Australie). En plus des romans de grand format, on retrouve aujourd’hui des versions poche de plusieurs de ses grands succès. Pourquoi avoir choisi Alto? Je crois qu’avec cette maison d’édition, j’étais certaine de tomber sur des œuvres dont j’allais apprécier la lecture. Alto n’a pas encore réussi à me décevoir. À chacune de mes lectures, c’est une découverte et une surprise. Ils ont une grande variété de romans, ce qui leur permet de plaire à un large public de lecteurs et de lectrices. Voici quelques suggestions de lecture : Moi, ce que j’aime, c’est les monstres; Emil Ferris (la toute première bande dessinée de chez Alto, et ils ont fait fort. Une BD complètement époustouflante qu’il faut absolument lire!) Hôtel Lonely Hearts; Heather O’Neill De synthèse et Ataraxie; Karoline Georges …