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Le fight club féministe : un abc de la conduite en milieu de travail sexiste

Une couverture jaune qui tape à l’œil, un titre qui intrigue, des doodles à profusion, Le fight club féministe de Jessica Bennett a tout pour capter l’attention. Le livre se voulant être un manuel de survie contre le sexisme en milieu de travail, Bennett balance avec doigté et humour études et anecdotes personnelles. Ce livre à la prémisse prometteuse a-t-il réussi à garder mon attention une fois l’introduction passée? Parfois oui, parfois non. Réalisant qu’elle était loin d’être la seule à faire l’expérience de sexisme dans son milieu de travail, Jessica Bennett décida de créer un groupe de soutien, avec des amies et connaissances, pour avoir un espace sans jugement où parler de leurs expériences communes. De là la naissance du fight club féministe. Cette idée m’a bien plu, on y parle d’entraide entre femmes, d’empowerment. Débutant par ce qu’on ne pourrait qu’appeler un manifesto, le livre se divise par la suite en 5 parties distinctes. La journaliste y couvre toutes les sphères et possibles situations menant à du sexisme au travail, des plus subtiles …

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Tomber en amour avec le petit moustique dégoûtant

J’ai découvert Elise Gravel avec Ada, la grincheuse en tutu. Puis, je me suis acheté Olga et le machin qui pue, destiné à un public plus âgé, qui m’a tout autant charmée. Je suis une amoureuse des livres jeunesse et une petite collection m’a fait de l’œil, collection écrite par Elise Gravel, auteure-illustratrice québécoise prolifique. Les petits dégoûtants, c’est la collection d’Elise Gravel pour faire aimer les petites bestioles et bêtes moins appréciées aux enfants : le ver, la mouche, la limace, le rat, l’araignée, le pou, le crapaud, la chauve-souris, la coquerelle, et le dernier en lice, le moustique. Le moustique Son atout : ses illustrations sont parfaites. Elles rendent les moustiques très attachants, presque humains. Ils parlent, mangent, ont des familles, ils sont personnifiés et cela permet aux enfants (et même aux adultes) de les aimer. Elise Gravel nous renseigne sur leur univers. Elle répond à toutes les questions possibles qu’un enfant peut se poser : Pourquoi ils boivent du sang? Pourquoi quand ils nous piquent ça fait des boursouflures? Pourquoi? Pourquoi? Elle alterne entre la vulgarisation et …

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5 auteures italiennes à découvrir

Comme je l’ai déjà mentionné auparavant (ici!), lorsque je pars en voyage, j’aime beaucoup lire des romans des auteur.e.s de ma destination. C’est donc avec grand plaisir que je me suis plongée dans la littérature italienne, lorsque mon copain et moi organisions notre voyage dans ce magnifique pays! Je l’avais déjà envisagé alors que je commençais la lecture de la trilogie d’Elena Ferrante (dont je vous parlerai dans quelques lignes), que j’ai adorée. Cette auteure a donc fait naître en moi l’envie de découvrir d’autres femmes auteures d’Italie. Il ne me restait qu’à acheter un billet d’avion pour Naples, et quelques jours plus tard, je me lançais dans cette littérature, qui m’était alors tout à fait inconnue. J’avoue ne pas avoir eu la chance d’en explorer une panoplie, mais assez pour vous proposer quelques suggestions de livres que j’ai beaucoup aimés. La trilogie de L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante Ces romans de Ferrante s’inscrivent dans mon top 5 à vie, rien de moins! La justesse et la sincérité avec lesquelles elle dépeint ce qu’est l’amitié entre Elena …

Nos suggestions de livres pour la rentrée littéraire du mois de septembre du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Tout comme pour le #12août « J’achète un livre québécois (ou deux, ou trois…) », la rentrée littéraire de l’automne est toujours un moment que j’attends avec impatience! Je suis chanceuse parce que ma fête est en septembre, c’est donc l’idéal pour me faire une petite liste de cadeaux! C’est aussi un moment où je m’amuse à découvrir de nouveaux-elles auteurs-trices. Voici une petite liste de titres qui me semble intéressants : Le monstre, la suite — Ingrid Falaise (sortie prévue pour le 25 septembre) Dictionnaire critique du sexisme linguistique — Éditeur Somme toute (paru le 28 août) La bête creuse — Christophe Bernard (paru le 21 août) Le jardin invisible — Marianne Ferrer et Valérie Picard (paru le 28 août) Chenous — Véronique Grenier (paru le 28 août) Lui — Patrick Isabelle (paru le 28 août) La chaleur des mammifères — Biz (sortie prévue pour le 18 septembre) La vie rêvée des grille-pain — Heather O’Neill (paru le 14 août) Maxime — Sarah-Maude Beauchesne (paru le 31 août) Borealium tremens — Mathieu Villeneuve (paru le 28 août) …

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Bonjour Tristesse, un roman résolument moderne

Si vous ne connaissez pas Françoise Sagan, quelques recherches à son sujet vous feront probablement tomber amoureux.ses de cette femme écrivaine qui connut le succès très tôt. C’est qu’elle vivait à 100 à l’heure, Françoise… métaphoriquement et littéralement (c’était une grande fan d’automobiles et de vitesse). C’est avec son premier livre, Bonjour Tristesse, qu’elle connut en 1954 le succès à l’âge de dix-huit ans. Ce roman, dont le titre est inspiré d’un poème de Paul Éluard, eût un succès fulgurant en librairie, et Sagan gagna le surnom de « charmant petit monstre » de la littérature. Synopsis Cécile, son père Raymond et Elsa, l’amante de celui-ci, comptent bien profiter de leurs quelques semaines dans une villa en bord de mer pour faire la fête, paresser et courir les événements mondains. L’arrivée d’Anne, une femme pleine d’esprit et stricte qui apprécie les choses de bon goût et la culture, vient rompre la dynamique du joyeux trio. D’abord, c’est la fin de l’oisiveté pour Cécile, qui doit faire face à son échec scolaire et doit se mettre …

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Entrevue avec une grande aventurière : Catherine Poulain, autrice du roman Le grand marin

Mon premier texte publié sur le blogue Le Fil rouge portait sur le livre Le grand marin de l’auteure française Catherine Poulain. À la fin de mon article, je concluais en souhaitant d’autres romans de la part de cette écrivaine dont c’était la première parution, car il s’agit d’une aventurière dont la vie est remplie d’expériences inusitées. Je me sens très choyée d’avoir eu la chance d’interviewer Catherine Poulain alors qu’elle était de passage au Québec et d’avoir pu la questionner sur sa vie hors du commun. Celle qui a passé plusieurs années de sa vie à pêcher en Alaska est désormais bergère dans les Alpes-de-Haute-Provence. Voici donc les échanges que j’ai eus avec l’écrivaine. Votre roman traite d’une femme qui abandonne tout pour aller pêcher en Alaska, une expérience que vous avez vous-même vécue. Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire sur ce sujet assez singulier? J’ai eu de la chance quand même. J’écrivais depuis très longtemps et j’avais plein d’idées d’histoires et voilà j’ai eu la chance de pouvoir proposer un contrat pour …

Ce que les fileuses ont acheté pour le #12août j’achète un livre québécois dans le cadre du défi #Jelisunlivrequébécoisparmois

J’espère que tout comme nous, les fileuses, vous avez vécu un excellent #12août! Pour ma part, j’ai pu réaliser un rêve de toujours en étant libraire d’un jour dans ma librairie chouchou : la librairie de Verdun. J’étais en compagnie de Martine et de Marjorie et nous nous sommes amusées à conseiller les gens dans leurs achats. Voici quelques titres que nous leur avons suggérés : Petite laine — Amélie Panneton Déterrer les os — Fanie Demeule L’écrivain public — Michel Duchesne L’angoisse du poisson rouge — Mélissa Verreault La détresse et l’enchantement — Gabrielle Roy Soleil — David Bouchet Veiller la braise — Sara Lazzaroni et plusieurs autres! Et voici la liste d’achats des fileuses : Mes achats : Le cœur de Berlin — Élie Maure/Les rivières suivi de Les montagnes — François Blais Roxanne K.D. : Une longue canicule — Anne Villeneuve/Direction Saint-Creux des Meuh-Meuh — Sandra Dusseault/De bois debout — Jean-François Caron/À l’abri des hommes et des choses — Stéphanie Boulay/Last call les Murènes — Maude Veilleux Vanessa : J’ai décidément abusé des bonnes choses : Autopsie d’une femme plate …

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En ces bois profonds : la folie en héritage

En ces bois profonds, publié aux éditions Tête première, est le dernier roman de l’écrivain et journaliste culturel François Lévesque. Une fois de plus, l’auteur nous fait cadeau d’un récit plutôt lugubre, mais bien campé dans la réalité. Retour aux sources du mal En ces bois profonds raconte l’histoire d’une adolescente née d’une relation incestueuse. Elle habite avec sa mère, Isabelle-Marie, qui croyait avoir fui le village de Rivière-Aux-Hiboux pour toujours, mais qui est appelée à y retourner, à des fins légales, lorsque l’aïeule s’enlève la vie, leur léguant maison, argent et horreur en héritage. Certains lacs et rivières avaient inspiré des légendes Le lac Misiginebig n’avait, quant à lui, inspiré que terreur. Le neuvième roman de Lévesque nous transporte dans l’atmosphère sinistre d’un lac, au cœur de la forêt boréale, où a eu lieu, plusieurs années auparavant, le suicide collectif de gens manipulés par leur gourou Nicolas Jones. C’est la jeune narratrice qui nous raconte sa version de l’histoire. Les autres points de vue sont accessibles par les quelques dialogues entre elle et sa …

Club de lecture : retour sur notre dernière séance de l’été

Déjà notre dernière séance de la session d’été, déjà la fin de nos rencontres avec trois groupes merveilleux, la fin des longues conversations sur nos lectures et de rires sur une multitude d’autres choses. On ne s’en fait pas trop, une nouvelle session débutera en septembre, de nouvelles lectures et  de nouvelles – et anciennes – participantes viendront partager cafés et lectures avec nous, on a déjà hâte. Entre temps, Martine et moi voulions vous permettre une petite incursion dans une séance du club. Samedi, 26 août, Café Sfouf. La grande lumière du café Sfouf, l’un de nos préférés, donne certainement une touche spéciale à cette séance. Cette fois-ci, on ne lit pas un roman québécois mais bien un roman américain, récipiendaire du prix Pullitzer. C’est ce qui arrive parfois avec les groupes de grandes lectrices, elles semblent avoir déjà tout lu et, par plaisir, on se permet de sortir de notre littérature québécoise pour explorer ce qui se fait ailleurs. Le choix du mois était donc Qu’avons nous fait de nos rêves de Jennifer …

Pourquoi les femmes trans n’écrivent-elles pas?

Se poser la question, c’est aussi se questionner sur la raison d’être de la littérature. « Pourquoi écrire? », c’est la question qu’on m’avait posée dans mon entrevue de sélection pour la maîtrise en création littéraire à l’UQAM. J’avais déjà préparé ma réponse : écrire, c’est ce que les humains font déjà. C’est un moyen de communiquer, mais aussi de réfléchir qui est aussi indissociable d’une société que les phénomènes comme les médias, les contes pour enfants, les rumeurs, les potins. Un livre, pour moi, c’est juste un autre des moyens par lesquels des gens manifestent leur existence, en misant sur leur talent et leurs capacités. Qu’en déduire si un groupe minoritaire est sous-représenté chez les auteurs? Prenons par exemple les femmes trans, magistralement absentes de notre corpus québécois : sont-elles moins créatives ou ont-elles moins de choses à dire que leurs comparses qui ne sont pas trans? J’en doute fort… Il ne suffit pas d’écrire, il faut aussi être lue. Qui dans sa jeunesse n’a jamais rêvé d’être un de ces auteurs du Salon du livre, qui a …