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Cuisine, romance et meurtre : tout pour séduire même les plus sceptiques (recette en prime à la fin de l’article!)

Lors d’un brunch entre fileuses, Martine nous a offert un buffet de services de presse. Si vous l’ignorez, un service de presse est un livre qui est envoyé au Fil rouge (donc à Martine directement) dans le but qu’une collaboratrice le lise et en parle sur le blogue. Mais, vous vous en doutez, les deux cofondatrices à elles seules ne peuvent pas lire tous les livres du monde, malheureusement. Et quand la pile à lire de services de presse devient trop immense, on se fait un brunch collectif et on sépare les livres entre nous (c’est vraiment l’fun être une fileuse). Donc, au dernier brunch de distribution de livres, comme toujours chacune s’est garochée sur le livre qu’elle veut lire depuis sa parution mais qu’elle ne s’est pas encore procuré, ou encore sur le style de livre qui lui plaît le plus. Après quelques minutes, il reste les rejetés, ceux qu’on juge à leur couverture ou à leur public cible duquel on se détache complètement. On fait clairement du jugement à la première impression. Toutes …

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Je ne sais pas penser ma mort : un essai qui résonne

Dès que j’ai aperçu Le titre Je ne sais pas penser ma mort, j’ai su que je désirais lire cet essai. C’était plus fort que moi, mon attention avait été piquée. Il faut dire aussi que j’aime ce que font les Éditions La Peuplade et que je trouvais le bouquin fort joli, ce qui ne nuit pas, du moins pour ma part. Cet essai regroupe plusieurs textes et réflexions que l’auteure Marisol Drouin a écrits à la suite de l’abandon de son roman sur lequel elle travaillait depuis cinq ans. Elle se met donc à écrire plus librement, sans contraintes et sans attentes; c’est ce qui a donné Je ne sais penser ma mort. Un essai plein d’honnêteté qui résonne en moi, depuis la fin de ma lecture. On se retrouve devant des textes qui n’ont pas nécessairement de linéarité les uns avec les autres, mais c’est grâce à la voix de l’auteure, grâce à sa plume sincère et engagée, que je me suis vue lire ce livre en quelques petites heures. Tout d’abord, c’est …

2018 : des défis littéraires

L’année dernière, j’ai commencé à noter dans un cahier (j’ai suivi la popularité du «bullet journal») mes lectures, mes nouvelles acquisitions et ma pile à lire (communément appelée «PAL») du mois. L’objectif de ce cahier est de savoir combien de livres je lis en moyenne par mois, tout comme le nombre de pages, combien de livres québécois, de livres écrits par des femmes, etc. Mais mon premier objectif était de pouvoir noter mes défis littéraires. J’ai déjà écrit un article sur les défis littéraires auxquels j’ai participé et j’ai déjà commencé à construire mon cahier de lecture pour l’année 2018. Vous pouvez également lire l’article de Camille sur le bullet journal pour savoir comment organiser vos lectures! Voici quelques images :   Un tableau où je note le nombre de livres québécois et écrits par une femme, ainsi que le total de livres lus par mois. Un autre tableau où je note le nombre de pages lues par mois. Le défi ABC consiste à lire un livre dont la première lettre du nom de famille de …

nota beneRetirer un terme : silence décomposition silence décompositionRetirer un terme : pierre-luc landry pierre-luc landryRetirer un terme : stefania becheanu stefania becheanuRetirer un terme : à l'écoute d'une ville à l'écoute d'une villeRetirer un terme : silence silenceRetirer un terme : art artRetirer un terme : création créationRetirer un terme : démarche artistique démarche artistiqueRetirer un terme : poésie poésieRetirer un terme : le fil rouge le fil rougeRetirer un terme : le fil rouge lit le fil rouge litRetirer un terme : les livres qui font du bien les livres qui font du bien

Silence-décomposition : au coeur d’une co-création

Ce petit livre rose est arrivé chez Martine, en service de presse sans trop qu’on s’y attarde ni l’une ni l’autre, mais de la typographie à la quatrième de couverture, quelque chose m’avait définitivement attirée vers ce livre. L’idée d’une rencontre entre deux artistes et d’une déconstruction du silence a piqué ma curiosité. Je l’ai donc pris pour mieux le  laisser chez moi, un mois, peut-être deux, avant que l’envie me prenne de m’y plonger.  Je pense avoir eu peur de me retrouver devant une oeuvre hermétique et impénétrable à laquelle je ne comprendrais rien. Finalement, je l’ai débuté, pleine d’anticipation, pour mieux le refermer quelques heures plus tard, la tête remplie de réflexions et d’admiration pour cet étrange journal de bord qu’est Silence-décomposition, à l’écoute d’une ville. Projet : observer le silence par tous les moyens qui sont à notre disposition: le texte, l’image, le son. En identifier les éléments constitutifs. Les isoler. Les traduire en parties d’oeuvres d’art, chaque fois incomplètes, insuffisantes. Tenter de reconstruire le silence par la cohabitation de ces morceaux. L’installer, …

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Wonder, du bonheur à chaque page

Après plusieurs semaines d’attente à la bibliothèque, j’ai finalement eu la chance de lire Wonder, de R. J. Palacio. Ce roman de presque 400 pages, publié en 2013 aux Éditions Pocket, semble très demandé. Probablement à cause de son adaptation au grand écran sortie en novembre 2017, mettant en vedette Owen Wilson, Julia Roberts et Jacob Tremblay. Mais je crois qu’il s’agit surtout de ses thèmes très actuels et importants, de son écriture touchante et de ses personnages attachants. Dès les premières pages, je suis tombée sous le charme d’August et de son entourage. Être différent  August Pullman est né avec plusieurs difformités au visage, l’empêchant à tout jamais de ressembler à un petit garçon normal. Il a les yeux au niveau des pommettes, de toutes petites oreilles et le palais défoncé l’obligeant à manger comme une tortue. À l’âge de dix ans, il doit intégrer l’école pour la première fois de sa vie. Il fera face à de l’intimidation, aux relations amicales parfois tumultueuses, à la trahison, mais aussi découvrira-t-il que le monde peut …

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À toutes les femmes d’ici et d’ailleurs

Je me rends toujours à la bibliothèque avec, entre les mains, une liste de livres à me procurer. La plupart du temps, je retourne à la maison avec ma pile de livres, satisfaite de mes trouvailles anticipées. Mais lors de ma dernière visite, je me suis butée à répétition au fâcheux « prêté jusqu’au… ». Ce mot si louable, ce geste si encouragé… ne me faisait guère plaisir dans ce contexte. Je me suis donc résignée et je suis partie à la découverte entre les étalages, sans titre ni auteur en tête. Et parmi toutes les petites richesses qui s’y trouvaient, je suis tombée sur ce livre : Lettres aux femmes d’ici et d’ailleurs. Ce livre collectif regroupe des lettres écrites par des femmes et des hommes d’origines, d’âges et de professions diverses. La particularité de ces lettres, c’est qu’elles sont toutes adressées à une ou des femmes. L’inclusivité et la pluralité En 2017, comment percevez-vous le Québec sur les questions d’inclusivité? L’inclusivité des genres, mais également des différentes cultures? Que connaissez-vous de l’histoire de la laïcité et …

Petite géographie de la fuite, de Thierry pardo, un essai qui invite à repenser nos vies trop bien rythmées

Petite géographie de la fuite, Thierry Pardo ou l’art de s’échapper

C’est à l’occasion d’un congrès que j’ai découvert cet auteur français, exilé volontaire, adepte de la piraterie éducative (autrement dit, réinventer l’éducation en dehors du système et des murs de l’école). Thierry Pardo présentait alors un ouvrage sur L’éducation sans école et il y avait, sur le coin de sa table en dédicace, ce petit essai de géopoétique à la couverture blanche, comme une invitation à un nouveau départ, un lieu de tous les possibles… La métaphore de l’ailleurs L’ouvrage est fin, une soixantaine de pages à peine, le texte aéré, la plume imagée. Je suis rapidement conquise. Il faut dire que je suis venue à ce congrès pour trouver des solutions alternatives, découvrir un ailleurs, m’évader… fuir ? Je parcours les premières lignes, comme je le fais à chaque fois avant d’acheter un livre, et je sens soudain comme un appel au voyage à travers les mots sur d’autres maux. «Le monde manque d’espace libertaire, du souffle épique de l’aventure (…) Le labyrinthe est dense, les itinéraires compliqués par nature. On y devine Icare …

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Survivre à novembre grâce à Moi aussi je voulais l’emporter

12Novembre a été un magnifique et délicieux mois… niveau lecture! Comme si le manque de luminosité et mon besoin encore plus profond de nuits de sommeil longues et revigorantes m’avait rendue plus réceptive… Ou est-ce mes choix de lectures de ce mois-ci qui m’ont tant plu? Quoiqu’il en soit, avec Le monde est à toi de Martine Delvaux, qui a été un énorme coup de cœur, j’ai aussi ressenti quelque chose de grand en lisant Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte. Tout d’abord, je dois dire que je suis une grande admiratrice du travail de Delporte, j’en ai parlé à quelques reprises sur le blogue, déjà. Or, j’affirme que, selon moi, Moi aussi je voulais l’emporter est une de ses meilleures, sinon la meilleure, de ses publications. Dans ce roman graphique, l’auteure se questionne sur son féminisme, sur la façon dont elle l’est devenue, sur ce qui l’a amenée à voir les injustices envers les femmes. Elle parle de ses voyages, de ses amours, de son besoin de solitude, de sa prise de …

Mammouth ROCK ! : comment «rocker» son exposé oral

Alors que je garde en horreur les souvenirs de mes exposés oraux quand j’étais encore étudiante, le personnage de Louis, lui, semble parfaitement à l’aise. C’est la tête haute qu’il nous explique l’effort de ses recherches. Parce que Louis a étudié le mammouth, mais pas n’importe quel : le mammouth rock ! Nous découvrons alors comment Louis a appris l’existence de cet animal qui existerait encore de nos jours. Il nous fait part de ses théories: où l’animal se cacherait, de quoi il se nourrirait, etc. L’écriture d’Eveline Payette est tout simplement touchante. Tout comme les partenaires de classe de Louis, je voulais découvrir où était caché ce Mammouth rock, et cela malgré le fait qu’ils devaient retarder de quelques minutes leur récréation : les découvertes avant tout ! C’est une lecture à découvrir ! Il y a plusieurs choses qui ont fait que j’ai voulu parcourir les pages de ce livre. Tout d’abord, l’illustrateur de l’histoire est le talentueux Guillaume Perreault (depuis son livre illustré Le facteur de l’espace, je suis en amour avec …