All posts tagged: littérature québécoise

Le fil rouge, le fil rouge lit, #lefilrougelit, bibliothérapie, lecture, littérature, contes, La belle et la bête, cinéma, Il était une fois, Perrault, Grimm, Cendrillon, Andersen, Mme de Villeneuve, Mme Leprince de Beaumont, Nicole Belmont, Javotte, Simon Boulerice, Les sangs, Audrée Wilhelmy, Les contes de la chatte rouge, Elizabeth Vonarburg, Trois princesses, Guillaume Corbeil, Là où la mer commence, Dominique Demers, Fables, Revue XYZ, les livres qui font du bien,

« Tale as old as time… » La Belle et la Bête et autres contes à (re)découvrir!

À moins d’avoir passé l’hiver dans une grotte à la manière d’un ours qui hiberne, ou dans un village reculé sans électricité ni internet, vous avez très certainement entendu parler de l’immense « buzz » entourant la sortie au cinéma de la dernière adaptation de Disney, La Belle et la Bête. Mettant en scène Emma Watson, l’héroïne féminine de la saga Harry Potter, le film, un « remake » en prises de vue réelles du film d’animation de Disney réalisé en 1991, a maintenu un réel suspense pendant plusieurs mois, nous faisant attendre (bien trop!) impatiemment sa sortie. Donc, la nouvelle adaptation d’un de mes contes préférés m’a amenée au cinéma, un dimanche après-midi, avec ma sœur. Considérant mon intérêt académique envers les contes et surtout pour les réécritures et les détournements – j’y consacre, en effet, l’entièreté de mon mémoire – plusieurs de mes amis, de ceux qui m’appelaient déjà « princesse » depuis quelque temps, ont suggéré, visiblement soucieux de me déculpabiliser, que j’y allais [et je les cite] « probablement pour un …

Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, dialogues d'hommes et de bêtes, félix leclerc, fides, contes, fables, réflexion, littérature québecoise

Retrouver son coeur d’enfant avec Dialogues d’hommes et de bêtes

En parcourant les textes de théâtre, je me suis imaginée à cette l’époque, dans le salon d’une chaumière de la campagne québécoise, assise tout près d’un poste de radio qui crachote, des voix douces livrant ces contes et ces fables où animaux de cirque, rats, oiseaux et plantes s’animent.

L'autre Jeanne, Marie Larocque, Jeanne chez les autres, littérature québécoise, le fil rouge lit, roman québécois, je lis québécois, littqc, lefilrougelit, voyage, découverte, émancipation, vie familiale, hurtubise

L’autre Marie et la même Jeanne

En décembre dernier, j’ai découvert Jeanne chez les autres et Marie Larocque grâce à la réédition du roman chez No de série. C’était aussi le choix de notre groupe du samedi de notre club de lecture et ce fût vraiment une lecture appréciée par les membres, et par moi aussi! J’ai rapidement été charmée par la petite Jeanne, par sa famille toute croche, mais surtout, j’ai été éblouie par l’écriture de Marie Larocque. Sa plume est extrêmement orale, tellement qu’on entend les dialogues en les lisant, ce qui est un talent des plus chers et importants comme auteur-e, à mon sens. Ce printemps, Marie Larocque nous offrait L’autre Jeanne et ce, plusieurs années après la parution de Jeanne chez les autres, qui était en 2013. Sans le vendre comme une suite, on y découvre les mêmes personnages que dans Jeanne chez les autres qui quant à lui, devient le premier roman écrit par Jeanne. Du nom de Marie chez les autres dans le roman, on y décèle clairement un jeu de mise en abîme entre l’auteure et …

Ce qu’on a lu comme roman tiré de la littérature autochtone pendant le mois de juin #Jelisunlivrequébécoisparmois

Mois de juin, mois de la St-Jean, mois qui souligne la communauté autochtone. Comme je vous l’ai signifié dans notre article de suggestions de lecture de la littérature autochtone, le 21 juin était leur journée internationale. Je crois qu’ils et elles méritent l’honneur d’être soulignés, que ce soit par leur histoire, leur culture ou leur littérature. Nous nous devons de respecter les communautés autochtones et de se faire pardonner, il y a encore malheureusement trop de cicatrices. Je fus alors très heureuse de me lancer le défi de trouver des livres sur les premières nations nord américaines-canadiennes. Ma première lecture fut Matisiwin de Marie Christine Bernard et ce fut un vrai coup de cœur ! L’écriture de Matisiwin m’a permis de me mettre dans la peau de cette femme à la recherche de sa propre identité. Marie Christine nous raconte une histoire de famille, une histoire que plusieurs familles autochtones ont malheureusement connue et connaissent encore aujourd’hui. Le personnage principal fait un pèlerinage après avoir laissé sa jeune fille à sa mère. Elle a fait …

l était une fois Calamity Jane, Natalee Caple, Éditions du Boréal, Western, Cowgirl, Littérature québécoise Cactus, Farwest

Sur les traces de Calamity Jane

J’ai commencé à lire Il était une fois Calamity Jane, de Natalee Caple, suite à ma lecture de L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard et de La femme qui fuit d’Anaïs Bardeau-Lavalette. Il existe un point commun entre ces trois romans : la relation presque qu’inexistante qu’ont les personnages principaux avec leur mère. Dans cette aventure digne d’un western, j’ai pu faire la rencontre d’une célèbre cowgirl, la légendaire Calamity Jane. J’ai pu suivre ses traces grâce à sa fille qu’elle a abandonnée parce qu’elle ne se croyait pas digne de ce rôle. Calamity a donc «donné» sa fille à un homme de Dieu, qui, au jour de sa mort, demande à sa fille adoptive de retrouver sa mère. N’étant pas capable de refuser la dernière volonté de son père, Miette part à la recherche de Calamity Jane. Elle part seule avec son cheval, ayant la même audace que sa mère. Ce voyage ne sera pas de tout repos. Elle fera la rencontre de divers personnages (et hallucinations) qui auront soit rencontré son père adoptif ou sa mère. Parmi ces rencontres, elle …

Le fil rougeRetirer un terme : Le fil rouge lit Le fil rouge litRetirer un terme : bibliothérapie bibliothérapieRetirer un terme : les livres qui font du bien les livres qui font du bienRetirer un terme : littérature québécoise littérature québécoiseRetirer un terme : recueil de nouvelles recueil de nouvellesRetirer un terme : Julie Bosman Julie BosmanRetirer un terme : nous sommes bien seules nous sommes bien seulesRetirer un terme : leméac leméacRetirer un terme : solitude solitudeRetirer un terme : séparation séparationRetirer un terme : Nous sommes bien seules : des nouvelles douces-amer sur la solitude Nous sommes bien seules : des nouvelles douces-amer sur la solitudeRetirer un terme : sous toutes ses formes. sous toutes ses formes.Retirer un terme : livres sur le fait d'être seule livres sur le fait d'être seuleRetirer un terme : lecture lectureRetirer un terme : les femmes les femmes

Nous sommes bien seules : des nouvelles douces-amères sur la solitude, sous toutes ses formes.

Nous sommes bien seules est une petite plaquette de tout juste 100 pages, résultat du travail de Julie Bosman. Après avoir rencontré et interviewé des femmes, d’âges et de milieux différents, ayant comme point commun le fait d’être seule depuis un bon moment, Bosman fut inspirée à écrire les 15 nouvelles qui forment Nous sommes bien seules. Le résultat est touchant, poignant, empreint à part égale de tristesse et d’espoir. La solitude, bien au-delà du célibat  Les différentes solitudes dépeintes dans les nouvelles de Bosman vont bien au-delà du célibat. Elles abordent aussi la mort, les émotions refoulées, le fait de se sentir seule à deux, les séparations douloureuses, les difficultés à trouver quelqu’un avec qui partager un moment. On se trouve face à une série d’histoires différentes qui font résonner quelque chose en nous. Toutes tournent autour de la solitude, le manque de l’autre, sans tomber dans aucun cliché simple. Bien outre le fait que chacune des nouvelles soit tirée d’un véritable témoignage, on ressent la véracité et l’authenticité de chacune d’elles. Non pas parce qu’elles sont vraies, …

Le fil rouge, le fil rouge lit, le coeur de Berlin, Élie Maure, Les allusifs, bibliothérapie

Le cœur de Berlin : Le tragique secret d’une famille 

Le cœur de Berlin, premier roman de l’auteur Élie Maure (nom fictif), est le premier ouvrage publié par la maison d’édition Les Allusifs que j’ai lu. Je peux d’emblée affirmer que j’ai particulièrement apprécié cette lecture, malgré le sujet dur que ce roman aborde, soit les secrets de famille et l’inceste. Le cœur de Berlin raconte l’histoire de Simon, un homme solitaire approchant la cinquantaine qui consacre la majorité de son temps à l’écriture et au vélo. À la suite de la mort de son chien Berlin, Simon ressent le besoin de retrouver sa sœur dont il n’a pas de nouvelles depuis plusieurs années. Dans cette quête pour retrouver sa sœur, Simon se remémore son passé aux côtés des membres de sa famille : son père aujourd’hui décédé, sa mère ainsi que ses deux frères et sa sœur. Avec lui, le lecteur revisite les moments charnières de sa vie familiale et comprend petit à petit d’où provient ce mal-être qui l’habite. Simon revient sur les années de son enfance passées en Algérie ainsi que les moments de son adolescence à l’écart de …

Autopsie d'une femme plate, Marie-Renée Lavoie, Éditions yxz, Littérature québécoise, le fil rouge, lefilrougelit, adultère, peine d'amour, rupture, changement de vie, amitié, histoire d'une rupture amoureuse, divorce,

Combattre la solitude par l’humour ; autopsie d’une femme pas si plate que ça

Prémisse simple ici : une femme se fait quitter par son mari parce qu’il en aime une autre. Classique, prévisible (elle est plus jeune), et, disons-le, un peu facile comme élément déclencheur. Une chance, cela est raconté par Marie-Renée Lavoie, ce qui en fait un roman divertissant et loin d’être si banal, au fond. Diane, le personnage principal, se considère plate, beige et se tape sur la tête un peu suite au départ de son mari. Elle doit apprendre à vivre seule. Ses enfants ont quitté la maison familiale, son mari aussi, elle s’y retrouve donc éprise de souvenirs douloureux d’enfance et de vies heureuses. Diane tentera d’aller mieux en rêvassant à son collègue ou en s’offrant des bottes en cuir très dispendieuses. Tous les moyens sont bons pour survivre à cette épreuve et aux effets collatéraux de cette rupture. Et l’alcool aide toujours un peu. Autopsie d’une femme plate, m’a longuement intéressée. Depuis que j’ai appris qu’il y aura un nouveau titre de Marie-Renée Lavoie, j’avais bien hâte de m’y plonger, car j’avais adoré …

Bibliothérapie, Leméac, Littérature québécoise, Les livres qui font du bien, Roman, Le ciel, Sylvie Drapeau, littérature, livre, le fil rouge, le fil rouge lit, littérature, mère, amour, deuil, fille, livres

Le ciel de Sylvie Drapeau : entre voix de mère et de fille

Je porte un grand amour aux petits livres blancs des éditions Leméac, ces plaquettes d’environ cent pages qui portent des voix fortes et singulières, mais qui demeurent, par leur format, en marge, presque timides des grandes œuvres qui s’affirment. Mais on y trouve toujours des bijoux, et leur petitesse de format vient, au contraire, renforcer le lien d’intimité que nous développons à leur égard. Le ciel, de la comédienne Sylvie Drapeau, deuxième opus d’une séquence de quatre, mais dont chacun est indépendant, est un de ces « petits » livres qui résonnent fort et en grand. Le fleuve, premier roman de l’auteure, racontait le drame familial qu’est la noyade d’un enfant au sein d’un clan tissé serré, de cette meute dont la narratrice, qui a cinq ans, fait partie. Dans Le ciel, cette jeune fille, qui a maintenant 20 ans, construit désormais tranquillement sa vie dans la grande ville, loin de sa Côte-Nord natale à laquelle elle revient pourtant souvent pour se réfugier, se retrouver. Elle se veut forte, mais elle est surtout fragile, à la recherche d’elle-même, …

Moi aussi j'aime les hommes, Simon Boulerice, Alain Labonté, Éditions stanké, le fil rouge, lefilrougelit, les livres qui font du bien, littérature québécoise, littqc, homosexualité, identité sexuel, correspondance, LGBTQ

Moi aussi j’aime les hommes : un échange touchant et nécessaire

Alain Labonté et Simon Boulerice ont correspondu pendant plusieurs mois et cela a donné naissance à ce livre publié chez les Éditions Stanké, Moi aussi j’aime les hommes. Ce qui a motivé cette discussion épistolaire c’est lorsqu’Alain Labonté a vu aux informations qu’un jeune homme a été tué à cause de son orientation sexuelle. Il décide alors d’écrire à son ami Simon Boulerice pour lui faire part de sa douleur et de son incompréhension. S’ensuit une magnifique correspondance à laquelle on se sent privilégié d’avoir accès. C’est au fil de leurs voyages et de leurs réflexions propres à chacun que les deux hommes prennent le temps et le crayon pour s’écrire un peu. Leurs échanges sont généreux, intimes et ils nous touchent directement au cœur, car on y parle de thèmes des plus sincères et universels : l’affirmation de soi, la création, la vie familiale et amoureuse. Dès la première seconde où je me suis plongée dans ce bouquin, je me suis laissée prendre par cette discussion, je me faisais spectatrice d’un moment important ; celui …