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Une fileuse au FIL (partie 1) – Nelly et Sylvia

«FIL» est l’acronyme du Festival international de littérature, événement d’envergure qui s’est déroulé cette année à Montréal du 20 au 29 septembre. Avec la mission de partager et de faire vivre la littérature, le FIL présente une série de soirées multidisciplinaires où elle est mise en scène, en musique et en images.  Il y avait de la frénésie dans la Cinquième Salle de la Place des Arts, le 20 septembre au soir. Nous allions assister à la rencontre imaginaire de deux autrices marquantes de la littérature, Nelly Arcan et Sylvia Plath; deux voix à la parenté évidente et au même destin tragique, séparées dans le temps par un peu moins de cinquante ans. Dans une mise en lecture d’Alexia Bürger et avec la participation des comédiennes Evelyne Brochu et Alice Pascual, la soirée s’annonçait tout à fait stupéfiante. Les lumières s’éteignent et aussitôt, les comédiennes émergent du public pour entrer en scène. Les œuvres respectives des deux femmes de lettres, présentées comme un collage, se font écho, se répondent et s’enchevêtrent. Leur ton est tranchant, …

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Au hasard des lectures : La pomme de Justine, et L’albatros et la mésange

Mon premier m’a fait de l’œil dans une librairie d’occasion. Il s’agissait d’un titre de la collection Titan + que je n’avais toujours pas lu, publié en 2013 : La pomme de Justine de Valérie Harvey. Je l’ai amené pour le lire en vacances. Mon deuxième est le petit dernier d’une autrice que je lis depuis mon enfance, qui m’attendait dans ma boîte aux lettres à Montréal : L’albatros et la mésange de Dominique Demers. Mon tout est la coïncidence de deux lectures subséquentes qui se ressemblent, se parlent et se répondent, dans la forme comme dans les thèmes abordés. Elles seront le sujet de mon article et je les aborderai d’une même voix. La rencontre des opposés Au début de La pomme de Justine, on rencontre cette jeune fille de 18 ans qui travaille pour l’été comme guide touristique dans un parc naturel. Pleine de vie et passionnée de plein air, elle sort toutefois d’une relation amoureuse difficile et tente de prendre la vie comme elle vient. Il y a aussi Alexandre, un jeune professeur de …

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Le haïku, le haïbun, qu’est-ce que c’est?

Le haïku Tout récemment, je me suis inscrite à un cours privé sur le haïku, cours offert par l’auteure France Cayouette. Je ne connaissais presque rien au haïku. Pour moi, il s’agissait d’un court poème japonais et toutes mes connaissances se bornaient à ça. Puis j’ai vécu deux jours intenses à tenter de faire mien un genre si loin et en même temps si près de moi. Je dresserai pour vous un portrait du genre littéraire, sans pour autant entrer dans la matière dense; seulement une brève entrée dans le corps de la bête et ce que j’en retire jusqu’à maintenant. Je vous parlerai ensuite d’une auteure que j’affectionne beaucoup, installée ici en Gaspésie et qui a récemment publié le recueil de haïbuns Tes lunettes sans ton regard. Il s’agit de Joanne Morency. Et je tenterai de vous expliquer, en mes mots toujours, ce qu’est le haïbun. Mes tout premiers pas vers le haïku Avant de souhaiter connaître le haïku, j’ai lu, il y a plusieurs années, le plus que magnifique Neige de Maxence Fermine. …

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Puis nous nous sommes perdus de vue, histoires du grand-père que je n’ai pas eu

En mettant la main sur Puis nous nous sommes perdus de vue, j’ai tout de suite été charmée par la forme que prend ce court livre de 160 pages. Publié en 2017 aux Éditions de la Pleine Lune, ce recueil de nouvelles nous plonge dans les souvenirs de l’auteur, Donald Alarie. Cet auteur, né à Montréal, n’en est pas à son premier ouvrage, il a même reçu le prix de la création artistique du CALQ en 2006 pour l’ensemble de son œuvre. Les gens, l’âme de Montréal, le cœur du livre Dès les premières pages, nous sommes plongés dans un Montréal ouvrier, à cheval entre la tradition et le renouveau. Une époque encore exempte de technologie, de réseaux sociaux et de mondialisation. Je ne peux m’empêcher de rattacher cette époque à celle décrite maintes fois par Michel Tremblay. On y retrouve le même type d’atmosphère; nostalgique et d’une grande simplicité. Tout au long des 28 chapitres, Donald Alarie nous raconte sa vie, à travers une série de rencontres. Depuis sa plus tendre enfance, chaque chapitre se …

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La romance moderne, selon Aziz Ansari

Il est difficile de ne pas aimer Aziz Ansari; avec plusieurs spectacles humoristiques à son actif, un rôle dans Parks and Recreation et le succès des deux saisons de sa série Master of None sur Netflix, le monde entier semble unanime dans son appréciation collective d’Aziz. Et je n’y échappe pas! Lorsque je me suis plongée dans son livre Modern Romance, je m’attendais simplement à retrouver plusieurs éléments récurrents abordés préalablement dans ses one man shows : le monde difficile du dating à l’ère de la modernité, les difficultés engendrées par l’omniprésence de la technologie, les réticences éprouvées par les gens face à l’engagement, etc. Je ne pensais aucunement avoir affaire à des éléments de recherche aussi étoffés, à des graphiques, à des statistiques et à un historique méticuleux. Le tout est écrit avec brio, avec l’équilibre parfait entre l’humour déjanté du comédien et les résultats des recherches de plusieurs experts. J’ai donc été agréablement surprise. Aziz Ansari a su dresser, avec l’aide du sociologue Eric Klinenberg, un portrait juste et précis de la romance moderne …

Club de lecture Le Fil rouge : Sainte-Famille

Samedi matin 23 septembre 2017 Pour notre première séance du club de samedi, on se retrouve au café Sfouf, sur la rue Ontario. C’est assurément l’un de nos endroits favoris où faire les clubs de lecture. Non seulement le café est bon, mais la magnifique lumière et les grandes portes/fenêtres apportent certainement un petit plus aux séances qui s’y déroulent. C’est notre groupe le plus diversifié à date et nous sommes bien contentes d’y accueillir notre premier participant masculin. Les âges varient et on y retrouve un bel équilibre entre nouvelles et anciennes participantes. C’est toujours un plaisir de voir que les gens ont aimé l’expérience au point de se réinscrire, tout comme c’est rassurant de voir que de nouveaux visages s’ajoutent aux groupes. On commence les 4 lectures de la session de manière plutôt difficile avec la lecture de Sainte-Famille, un roman sur la violence conjugale, le viol et les difficultés — voir l’incapacité — à se sortir de ce cercle vicieux. Dire que l’ambiance lumineuse et joyeuse du café contrastait avec la noirceur …

Amélie Nothomb, Marika Guilbeault-Brissette, Rencontre, Séance de signature, Renaud-Bray

Entre chapeau et champagne

Je partage mon quotidien avec l’œuvre de cette femme depuis plus d’un an et je dois vous avouer que je me considère depuis une experte en la matière. Lorsque nous sommes plongés aussi profondément dans le travail d’un écrivain ou d’une écrivaine, il nous arrive de penser que nous connaissons de fond en comble la personne qui se cache derrière les lignes et ce, dans tous ses recoins les plus sombres et les plus secrets. Or, la rencontre des corps suffit souvent à nous prouver le contraire. Il y avait déjà sept ans que la prolifique auteure belge, Amélie Nothomb, n’était pas venue nous rendre visite au Québec. Étant invitée d’honneur au Salon du livre de Québec, cette dernière n’avait d’autre choix que de faire un passage obligatoire par Montréal. Le jeudi 6 avril, j’ai donc eu la chance de faire la file au Renaud-Bray de la rue Saint-Denis pour faire signer son petit dernier, Riquet à la houppe, et par le fait même, de rencontrer ma majestueuse sorcière bien-aimée. Arrivés bien en avance, nous …

Champagne, volubilité et authenticité : rencontre littéraire avec Amélie Nothomb

J’ai eu la très grande chance, grâce à mon poste de stagiaire à l’Office franco-québécois pour la jeunesse, d’assister à une rencontre littéraire avec Amélie Nothomb animée par Antoine Boussin à l’Alliance française de Paris le 15 novembre dernier. Je connaissais évidemment Amélie Nothomb et avais lu quelques-uns de ses plus grands romans, mais je n’étais pas une fan. Avant la fin de l’heure d’entrevue, je le suis devenue. Le phénomène Amélie Nothomb en est un d’ampleur : ses livres se vendent comme des petits pains chauds aux éditions Albin Michel depuis presque 25 ans. Le succès est renouvelé chaque année depuis 1992, car tous les ans, Nothomb publie un roman qui se hisse au sommet des ventes. Son public est fidèle et s’élargit constamment, car ses livres sont accessibles pour tous les types de lectorat. « Je suis passée de légume belge à écrivaine grande consommatrice de champagne en trois mois. Je me suis dit que ce serait les trois plus beaux mois de ma vie et qu’il fallait que j’en profite avant que le rideau …

Rencontre avec Marcel Barbeau

Dans la même lignée que mon précédent article, Ma vie par Isadora Duncan, voici le récit de ma «rencontre» avec l’artiste peintre Marcel Barbeau. Dans le passé, le nom Marcel Barbeau est certainement venu à mes oreilles plus d’une fois, sans que je ne lui porte une réelle attention, trop souvent noyé avec ceux d’autres automatistes tels que Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Pierre Gauvreau ou Claude Gauvreau. Marcel Barbeau fût l’un des quinze signataires du manifeste le Refus global en 1948. Il y a près de deux mois, j’ai participé à un séminaire de peinture, offert ici à Percé, dirigé par le peintre Jimmy Perron, originaire de l’Isle-aux-Coudres dans Charlevoix (Baie-Saint-Paul). Un certain matin, Jimmy nous invite à choisir une image/photo à partir de laquelle nous esquisserons quelques croquis, pour ensuite entamer un tableau issu des impressions laissées par ces croquis. Après avoir vogué quelques minutes dans ma banque d’images, je me suis arrêté sur une photographie en noir et blanc où apparaissent plusieurs automatistes. La photo a été prise lors de la seconde exposition …

Journal d’une femme artiste à Percé – Partie IV-

Assise face à l’île (Bonaventure), les dentelles de la mer frôlent presque mes orteils déjà salis de sable rocailleux. J’ai peine à tenir le crayon, mes mains sont encore ankylosées après la trop longue baignade dans l’eau glacée. L’île comme une baleine pleine et immense. Est endormie. Le vent frais, traversé de courants chauds, se pose sur ma peau. Je frissonne. Les vagues sont puissantes, bruyantes, hautes. Elles me font chanceler, délirer, même. Le spectacle est saisissant, comme l’est chaque fois le premier contact avec l’eau. Depuis le début de l’été, je cherche à dire et à montrer Percé à ma manière. Aujourd’hui, à nouveau dégagée du passé et propulsée dans le présent, je comprends qu’il n’y a rien à dire, rien à montrer. Mais tout à vivre. Tout ce qui passe devant mes yeux, sur ma peau et dans mon cœur est d’une beauté sans mot et sans image. Semblable aux rencontres que j’ai réalisées ici. Des parcelles d’âmes à découvrir et à redécouvrir tous les jours. Qui me permettent de grandir et de me …