Month: septembre 2015

La joie d’être…humain!

Je l’avoue : je suis une perfectionniste. Bon, okay, je ne le suis pas du tout en ce qui concerne le ménage, la cuisine ou « insérez ici toute tâche qui m’exaspère et me donne envie de crier » ; cependant, en ce qui concerne mes relations avec les autres, mon écriture, mes travaux académiques ou mon travail, j’ai tendance à toujours me mettre la barre haute. Si vous êtes comme moi, lire ici « exigeant envers vous-mêmes », vous avez peut-être tendance à culpabiliser lorsque vous pensez à certaines choses, agissez d’une certaine façon ou brûlez d’envie d’adopter un comportement qui ne cadre pas du tout avec ce que les autres perçoivent de vous. Vous vous sentez peut-être menacé par une personne que vous aimez beaucoup qui tente d’entrer dans votre cercle d’amis ; vous entretenez peut-être de l’agressivité ou du ressentiment à l’égard d’un proche pour qui, en temps normal, vous éprouvez une grande affection ; vous vous considérez peut-être comme une personne pacifique et vous ne comprenez pas pourquoi il vous prend …

Comment trouver la femme idéale ou le théorème du homard

Ce livre au titre franchement très accrocheur est définitivement un must à lire. Je suis tombée sur  celui-ci, je l’admets, avec près d’un an de retard sur sa parution originale. Merci à mon amie Caroline qui m’a dit que je devais absolument le lire, car croyez-moi, une fois que vous le commencerez, c’est impossible de s’arrêter. Comment trouver la femme idéale ou le théorème du homard est un roman charmant et franchement très drôle. Don Tillman, le personnage principal, est un professeur de génétique qui, selon toutes vraisemblances, vit avec le syndrome d’Asperger et ce, malgré le fait que celui-ci ne sera jamais diagnostiqué dans le livre. Faire la lecture de ce roman vous permettra sans aucun doute de vous faire une bonne idée de comment les gens qui ont ce syndrome doivent se sentir quotidiennement à un point où on se demande parfois si même l’auteur Graeme Simsion lui-même n’est pas Asperger tellement c’est bien écrit. Si vous saviez le nombre de fois où je me suis dit Wow… c’est fou de penser toujours …

L’été de la poésie

Un été sans les hommes, c’est la période où Mia entreprend de se retrouver et ce, au sein de sa mère dans un centre de retraités au Minnesota. En découvrant l’infidélité de son mari avec une plus jeune, Mia débarque en psychiatrie. Cette trahison avec son Boris, son tout, l’a ramenée à des tourments bien plus profonds qu’elle-même. Après quelques mois à déprimer et à sombrer dans l’apitoiement et le désespoir, elle se tourne vers un été inclusivement féminin. Cette poétesse et grande intellectuelle enseignera la poésie à un groupe de jeunes filles tout en se liant d’amitié avec des amies de sa mère. Sa relation avec cette dernière comme avec sa fille viendra ponctuer le récit de réflexions entourant la féminité, l’amour de soi et les relations maternelles. Quoi que prévisible, la scène du « femme trompée par son mari », on s’attache rapidement à Mia, cette femme terriblement inspirée par la poésie et par les mots. « Quelque temps après qu’il eut prononcé le mot pause, je devins folle et atterris à l’hôpital. Il n’avait pas …

La rentrée littéraire 2015: Les choix d’Elizabeth

Voici mes huit suggestions coups de coeur (lire ici : je harcèle mon libraire pour être la première à mettre la main dessus) de cette rentrée littéraire 2015! L’infinie comédie – David Foster Wallace Près de 20 ans après sa publication, et une saga interminable de droits étrangers, il est maintenant possible de se procurer une copie en français d’Infinite Jest, LE roman culte de la fin des années 1990. David Foster Wallace est maintenant une icône de la littérature américaine et c’est grâce à cet ouvrage qu’il s’est fait le plus remarquer. Un roman contemporain mettant en scène la famille Incandenza et leur fils Hal, un adolescent surdoué. À vous de découvrir la vision de l’Amérique de Wallace à travers les quelques 1480 pages de ce roman tant attendu. Éditions de l’Olivier. En librairie depuis le 25 août.   L’année la plus longue – Daniel Grenier Probablement le roman québécois dont on entend le plus parler ces temps-ci, L’Année la plus longue raconte l’histoire d’Albert, un homme énigmatique qui vieillit une fois tous les quatre …

5 raisons de tenir un journal

J’ai reçu mon premier journal à l’âge de 9 ans. C’était le typique journal intime muni d’un cadenas, avec une tonne de brillants sur la couverture et un arc-en-ciel de crayons gels pour l’accompagner. Depuis ce temps, je n’ai jamais arrêté d’entretenir un journal. Il y eu des années où mon écriture fut très sporadique, mais depuis quelques temps, y écrire à chaque jour fait partie  de ma routine. Même lorsqu’on aime écrire, prendre le temps de mettre ses pensées sur papier, jour après jour, n’est pas un exercice qui est toujours très plaisant, mais je crois vraiment aux bienfaits de l’écriture quotidienne, ne serait-ce que pour démêler un peu ses pensées et faire le vide. Pour me motiver à continuer et peut-être vous inciter à commencer, voici cinq raisons d’écrire quotidiennement. P.S je vous invite aussi à lire cet article sur les pages du matin. Écrire pour faire le point. Faire le point sur sa journée, sur quelque chose qui nous a tracassé. Pour prendre un peu de recul face à une certaine situation. Écrire …

La rentrée littéraire 2015: Les choix de Gabrielle

La rentrée littéraire: le moment où ma liste de livres à lire s’allonge sans fin… Pour mon plus grand plaisir! Voici quelques romans qui se retrouveront sur ma table de chevet dans les prochains mois. Le parfum de la tubéreuse d’Élise Turcotte J’ai découvert Élise Turcotte en lisant Le bruit des choses vivantes pour un cours universitaire. La plume de Turcotte m’avait alors éblouie : je plongeais dans un univers de l’intime, à travers une écriture qui touche en plein cœur. Rien ne m’a déçue dans les romans qui ont suivi (notamment Pourquoi faire une maison avec ses morts et Guyana) et je n’en attends pas moins du dernier, Le parfum de la tubéreuse, paru le 25 août dernier. On devine l’atmosphère politique car, nous dit la quatrième de couverture, « à l’horizon le printemps rougit », mais je suis surtout interpellée par l’aspect de plaidoyer pour l’enseignement de la littérature qui se fait l’emblème de ce roman. Pour une future enseignante de littérature, il va sans dire que je vous en reparlerai sans doute bientôt! Un amour impossible …

Journal d’une femme artiste à Percé – Partie IV-

Assise face à l’île (Bonaventure), les dentelles de la mer frôlent presque mes orteils déjà salis de sable rocailleux. J’ai peine à tenir le crayon, mes mains sont encore ankylosées après la trop longue baignade dans l’eau glacée. L’île comme une baleine pleine et immense. Est endormie. Le vent frais, traversé de courants chauds, se pose sur ma peau. Je frissonne. Les vagues sont puissantes, bruyantes, hautes. Elles me font chanceler, délirer, même. Le spectacle est saisissant, comme l’est chaque fois le premier contact avec l’eau. Depuis le début de l’été, je cherche à dire et à montrer Percé à ma manière. Aujourd’hui, à nouveau dégagée du passé et propulsée dans le présent, je comprends qu’il n’y a rien à dire, rien à montrer. Mais tout à vivre. Tout ce qui passe devant mes yeux, sur ma peau et dans mon cœur est d’une beauté sans mot et sans image. Semblable aux rencontres que j’ai réalisées ici. Des parcelles d’âmes à découvrir et à redécouvrir tous les jours. Qui me permettent de grandir et de me …

Le saint patron des backpackers

Comme beaucoup de jeunes en quête d’identité, Jérôme, 19 ans, décide de prendre une année sabbatique pour aller visiter l’Europe. Il part donc seul, avec en tête une idée bien précise : ne pas revenir au Québec puceau. Entremêlée de rencontres sordides, de bières et de voyages, cette année sera pour Jérôme une coupure froide et net avec sa petite vie de région. Malgré la nostalgie d’un amour déchu resté au Québec, il vivra au cours de ces mois une fascination intense pour Dania, une employée de l’auberge de jeunesse dans lequel il est resté plusieurs semaines. Est-ce que j’ai aimé ou pas ? J’ai de la difficulté à le dire clairement. En soi, l’idée me plaisait beaucoup. J’aime toujours les romans introspectifs et lorsqu’on parle de voyage et de retour vers soi, je suis presque toujours charmée. Dans ce cas-ci, je n’ai pas tant réussi à m’attacher à Jérôme. Dans le sens que oui, je comprenais son envie folle de rencontrer une fille et sa maladresse « trop gentille » qui l’en empêchait. En même temps, de …

Musique d’ici: Safia Nolin

Si vous avez manqué ma découverte musicale du mois d’Août, c’est par ici. En Septembre, on écoute Safia Nolin. J’ai découvert Safia l’année dernière avec sa chanson « Valse à l’envers » publiée sur la chaîne de BRBR. J’ai tout de suite adoré son style folk et me suis empressée d’aller en découvrir davantage dans les entrailles du merveilleux monde de YouTube. Avec sa voix douce et ses textes inspirés de sa propre réalité, elle nous fait entrer dans son univers parfois sombre, mais toujours apaisant. À l’âge de dix-sept ans, Safia Nolin décide d’apprendre à jouer de la guitare par elle-même. Sage décision puisque, un peu plus tard, elle remporte le prix SOCAN de la chanson primée à la 44e édition du Festival International de la Chanson de Granby avec sa composition « Igloo », que l’on pourra entendre sur son premier album. D’ailleurs, celui-ci sort… aujourd’hui! Inutile de dire que j’ai très hâte de me le procurer pour faire profiter mes oreilles de son talent. Safia a déjà un beau parcours musical. En mars dernier, l’excellent artiste Pierre Lapointe …

Je pense le contraire

J’avais déjà annoncé la date de sa mort à ma conscience. Après quelques contes de fées illusoires et plusieurs coups de couteau, j’ai jeté les armes. Je n’ai jamais voulu que ce soit une bataille. La guerre, elle se nourrit de haine et de jalousie. C’est la raison pour laquelle j’en étais venue à la conclusion que l’amour, ce n’était pas pour moi. Puisque qu’apparemment l’un n’allait pas sans l’autre. Puis, il y a eu lui… Celui qui s’est avéré être le bouleversement de tout mon univers. Je ne mentirai pas. L’époque des commencements amoureux fut marquée par l’empressement. La chasse à l’amour était ouverte. Si ce n’était pas celui-là, ce serait celui-ci. Humains interchangeables, poupées de peau à volonté. C’était à en perdre la tête, à en perdre les sens, à ne plus comprendre. Selon les dires de nos médias sociaux et les derniers hashtags, nous sommes une cohorte de va-vite, de consomme et déguerpis. Aujourd’hui, maintenant, demain et alors? Tinder et ses semblables figureraient comme l’unique héritage d’une génération Y écartellée entre deux …