Month: septembre 2015

Une féministe chez les marocain-e-s !

Mon intérêt pour cette culture souvent mal jugée ne date pas d’hier. Longtemps, je me suis faite amie avec des personnes d’origine marocaine, algérienne ou autre. J’aime apprendre d’eux, tout comme j’aime leur apprendre ce qui me définit comme québécoise et comme personne. Un des aspects qui me caractérisent le plus est le fait que je suis une féministe. C’est une de mes amies qui m’a fait découvrir cette auteure, Fatima Mernissi. Elle est féministe et marocaine. Cela peut en surprendre plusieurs puisque, étant parfois ignorants, nous pouvons croire que le féminisme ne peut exister dans un pays où toutes les femmes semblent soumises. Je crois qu’il ne faut pas oublier qu’il existe plusieurs formes de féministes et que chacun d’entre nous peut l’adapter à nos valeurs et à notre culture. Il n’a pas UN féminisme, mais DES féminismes. Bref. J’ai donc lu deux œuvres de cette sociologue féministe. En fait, lorsqu’on regarde sa bibliographie, on constate qu’il a un thème récurant, le Harem. Ce mystère toujours présent encore de nos jours dans ce monde …

Raconter l’insularité : « Le sel et le goémon », recueil de nouvelles maritimes de Christine Arseneault-Boucher

La belle saison tire à sa fin, mais il est toujours temps de l’étirer encore un peu. Quoi de mieux pour cela qu’un petit vent qui sent bon le souvenir de vacances? Honnêtement, alors que les soirées se rafraîchissent, ça me fait du bien de se ressasser ces moments de paix. Ou encore mieux, de les lire! D’ailleurs, avez-vous lu mon premier article sur raconter l’insularité? J’y parlais des magiques et magnifiques conteurs que j’ai rencontrés aux Îles-de-la-Madeleine. C’est sur cette note (un peu trop) nostalgique que je continue de déballer les trouvailles faites aux Îles cet été, cette fois avec Le sel et le goémon de Christine Arseneault-Boucher, un recueil de nouvelles poétiques qui donne envie de tout sauf de retourner sur le continent. Le sel et le goémon est une petite reliure, couleur sable, qui se lit tout seul, entre deux marées et moins. C’est un être à part, hésitant entre la nouvelle et la poésie, pour notre plus grand bonheur. Son auteure, Christine Arseneault-Boucher, artisane de la beauté du quotidien, est originaire …

« The true cost » : qui paie pour tes vêtements ?

Ce documentaire produit par Andrew Morgan ne changera pas les choses, mais pose des questions. N’est-il pas là le but des documentaires, susciter des réflexions? Essayer de percevoir les choses d’un autre oeil, tenter d’entrevoir d’autres possibilités? The true cost s’intéresse à l’industrie du textile, aux producteurs, aux consommateurs, aux travailleurs et aux créateurs. Chacune des échelles du monde du textile/de la mode a une responsabilité face aux fléaux qui ont lieu dans les usines de textiles partout autour du monde. Depuis les 15 à 20 derrières années, le monde de l’industrie textile a complètement changé, les compagnies se sont mises à embaucher de la main d’oeuvre dans des pays défavorisés. Au départ, on pouvait même se dire, Wow quelle générosité, cela crée des emplois. Erreur, ces emplois ne font que condamner les travailleurs à des conditions sociales et de sécurité inexistantes, un salaire d’esclave et une extrême dépendance vis-à-vis l’industrie. Ce monde, où le profit est le seul pion respectable, a révolutionné entièrement notre façon de consommer. On achète constamment et ce, sans jamais être …

« Veiller la braise » de Sara Lazzaroni : Lecture du mois de septembre du défi littéraire

Suite au sondage proposé sur le groupe Facebook de l’événement, En 2015, je lis un livre québécois par mois, vous avez voté, nous lirons Veiller la braise de Sara Lazzaroni. Je dois avouer que je suis extrêmement contente de cette décision, car c’était aussi mon choix! Je n’avais jamais entendu parler de cette jeune auteure, mais la description du roman et la magnifitude du titre m’ont charmée.  Plus bas dans l’article, j’ai joint la description du roman et de l’auteure disponibles sur le site des éditions Leméac pour vous donner envie de vous joindre à notre groupe pour cette lecture de septembre! On se retrouve le 1er octobre pour un article commun où les collaboratrices du Fil rouge vous donneront leurs impressions sur ce roman! Bonne lecture à tous ! La tristesse a quelque chose de réconfortant. C’est un lit moelleux pour se faire du mal, pour se tailler les veines, écrasé entre le matelas et l’édredon. Le bonheur est toujours inquiétant. C’est un roman d’amour comme il ne s’en fait pas, un roman des visages de …

Famille futée, une seconde réussite

Je n’ai pas de télévision, je n’avais donc jamais entendu parler de l’émission Cuisine futée, parents pressés de Alexandra Diaz et Geneviève O’Gleman. Je n’avais pas plus porté attention à la sortie de leur premier livre de cuisine, inspiré de l’émission, qui est apparu sur le marché en 2o13. Ce n’est qu’il y a quelques mois que j’ai découvert l’existence de Famille futée. Martine m’en avait parlé, Valérie en a parlé ici et puis voilà, j’ai flanchée et j’ai acheté le second tome. Après avoir passé un peu trop de temps à le feuilleté, à mettre des post-its par ordre de couleurs (je me sentais comme Monica dans Friends), je peux assurer qu’il y en a vraiment pour tous les goûts dans ce livre. 175 recettes pour satisfaire la petite famille, l’étudiante qui commence juste à cuisiner, l’adulte qui ne veut pas se casser la tête. Si vous cherchez un livre sur la gastronomie, passez votre tour, ce n’est pas ce que vous trouverez dans Famille Futée 2. Par contre, si vous avez le goût de vous cuisiner des …

Les yeux bandés

En tant que lectrice, littéraire, auteure et ex-libraire, j’aime toujours quand les gens me font part de leurs coups de cœur et de leurs intérêts en matière de lecture. Cela me permet de sortir de ma zone de confort, de découvrir des auteurs que je ne connaissais pas et de voir si, oui ou non, les livres qui me sont proposés me plaisent autant qu’à ceux qui me les ont recommandés. J’aime d’autant plus recevoir des suggestions lorsque je sais qu’elles me viennent de gens qui sont aussi exigeants que moi (voir mon article précédent…!), signe qu’ils risquent de me conseiller des œuvres plus susceptibles de correspondre à une bonne partie de mes critères personnels! C’est grâce aux bons conseils d’une amie passionnée de lecture que j’ai pu découvrir le roman Les yeux bandés, de l’auteure américaine Siri Hustvedt. Cela faisait plusieurs fois qu’elle m’en parlait, avec l’énergie et l’enthousiasme qui l’animent toujours lorsqu’elle tombe sur un titre qui lui plaît vraiment : difficile pour moi de résister à l’appel! Je ne le regrette pas …

Chroniques d’une anxieuse : c’était quoi la question, déjà?

Ce matin-là je m’étais réveillée de mauvaise humeur. Je détestais tous les hommes. Et tant qu’à y être, toutes les femmes aussi. Je détestais tout le monde et personne en même temps. Je détestais les gens qui toussaient trop fort dans le métro et les p’tits gars énervés qui manquent de respect. Je détestais tous les gens qui se pensent VIP dans la vie, qui croient dur comme fer que tout leur est dû. Je détestais les gens qui faisaient du bruit durant TOUT le film au cinéma avec leur sac rempli à rebord de popcorn. Et je détestais surtout la fille qui m’avait toussé dans les cheveux la veille dans l’autobus et qui avait pouffé de rire quand je lui avais dit que ça ne se faisait pas. J’en voulais surtout à la vie de m’avoir fait comme ça. Comme quelqu’un qui se questionne toujours trop, qui a de la misère à lâcher prise, qui ressent la vie avec tellement d’intensité que ça finit par la gruger par en-dedans. Je lui en voulais. Beaucoup. …

Une lectrice exigeante passe aux aveux

Vous l’aurez compris, comme toutes les collaboratrices de ce blogue, la lecture figure en tête du palmarès de mes activités favorites. Je l’ai déjà mentionné auparavant, mais ce passe-temps en est un duquel je ne pourrai jamais me lasser et dont je n’atteindrai jamais « le fond » : de nouveaux livres paraissent en librairie chaque semaine, sans compter la panoplie de classiques que l’on ne parvient jamais à lire en entier… et c’est absolument merveilleux. Je ne lirai jamais tout, je ne manquerai jamais de lecture… le simple fait d’y penser me rend très heureuse! (Mais ça, c’est moi, hein ; je connais beaucoup de gens qui sont angoissés à l’idée qu’ils n’auront jamais assez d’une vie pour lire tout ce qui les intéresse!) Ceci étant dit, j’ai récemment constaté, en analysant mes intérêts littéraires, un phénomène qui m’a fait sourciller. Vous savez, à l’adolescence, quand notre visage change et qu’on ne s’en rend pas vraiment compte, mais qu’un beau matin, on ressort une vieille photo datant d’il y a quelques années et on réalise à …

Critique commune de « Toutes celles que j’étais » d’Alba Farhoud, lecture d’août du défi littéraire

Ce que j’en ai pensé J’avais entendu une de mes amies nommer Abla Farhoud quelques fois et je me souviens d’avoir mis Le sourire de la petite juive sur ma liste mentale de livres à lire. Alors quand j’ai vu que Toutes celles que j’étais gagnait le sondage pour la lecture du mois d’août, j’étais bien contente d’avoir enfin la chance de me plonger dans l’oeuvre de cette auteure. Je n’irai pas par quatre chemins : J’AI ADORÉ MA LECTURE. Honnêtement, en ce neuvième mois de l’année, je déclare que Toutes celles que j’étais est ma plus belle découverte du défi littéraire En 2015, je lis un livre québécois par mois. Le roman inspiré de faits réels de la vie de l’auteure n’est toutefois pas une autobiographie au sens propre du mot. On remarque beaucoup de similitudes dans la vie de la narratrice comme dans celle de l’auteure, mais on se doit d’en faire abstraction pour se plonger dans la vie d’Aablè. Elle raconte son arrivée au Québec lorsqu’elle n’avait que 6 ans. Elle raconte le …

Rentrée 2015: Renouveler sa boîte à lunch

Parce que « retour à l’école » est synonyme de « faire des lunchs ». Parce qu’on est déjà pus capable du classique sandwich beurre-de-pinottes-confiture. Je me suis donc donnée comme défi de m’improviser cuisinière de vous offrir une semaine de nouvelles recettes, soit cinq repas super santé, super faciles et super rapides à cuisiner, inspirés du contenu de ma propre boîte à lunch d’étudiante et réalisés avec ce que j’avais dans l’fond d’mon frigo. À noter que ce sont des dîners froids pour ceux qui, comme moi, sont beaucoup trop lâches d’aller faire la file pour les micro-ondes (c’est tellement long, pas l’temps d’attendre quarante-cinq minutes pour manger, j’ai trop faim). LUNDI : Salade de mangues et d’avocats INGRÉDIENTS: (je n’indique aucune quantité, puisque c’est vraiment au goût) Laitue frisée Épinards Mangue, coupée en cubes Avocat, coupé en tranches Tranches de concombre, coupées en quatre Noix de Grenoble Un oeuf cuit dur, coupé en tranches VINAIGRETTE: (mélanger avec un fouet) Vinaigre balsamique Moutarde de dijon (ou moutarde au curcuma) Jus de citron Sirop d’érable Huile d’olive Disposer tous les ingrédients dans le plat. …