Month: septembre 2017

La croisée des chemins incertains

Le temps des premières fois est un moment marquant de nos vies qui ne laisse personne indemne. C’est une période d’éveil, de concrétisation et de tangibilité du monde adulte. À mi-chemin entre la douce naïveté de notre enfance et la pleine conscience du beau et du laid caché dans les plus petits détours de l’être humain. Oui, l’adolescence est un combat parfois difficile. On nous empiffre d’excuses et d’encouragements, car si quiconque peut survivre au secondaire, il peut survivre au monde adulte. C’est, du moins, ce que les grands disent.
 
J’ai survécu à mon secondaire. J’en porte encore les cicatrices, mais je partage maintenant le discours que mes parents et que les adultes autour de moi m’ont transmis. Ce fut une aventure difficile certes, mais en m’accrochant aux petites parcelles de lumières dispersées par certains amis, par l’art, le sport et principalement par la lecture, j’ai forgé petit à petit la femme que je suis aujourd’hui. Car les livres m’ont permis de trouver réconfort quand rien ne semblait fixe et que la tempête n’était jamais …

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Le fight club féministe : un abc de la conduite en milieu de travail sexiste

Une couverture jaune qui tape à l’œil, un titre qui intrigue, des doodles à profusion, Le fight club féministe de Jessica Bennett a tout pour capter l’attention. Le livre se voulant être un manuel de survie contre le sexisme en milieu de travail, Bennett balance avec doigté et humour études et anecdotes personnelles. Ce livre à la prémisse prometteuse a-t-il réussi à garder mon attention une fois l’introduction passée? Parfois oui, parfois non. Réalisant qu’elle était loin d’être la seule à faire l’expérience de sexisme dans son milieu de travail, Jessica Bennett décida de créer un groupe de soutien, avec des amies et connaissances, pour avoir un espace sans jugement où parler de leurs expériences communes. De là la naissance du fight club féministe. Cette idée m’a bien plu, on y parle d’entraide entre femmes, d’empowerment. Débutant par ce qu’on ne pourrait qu’appeler un manifesto, le livre se divise par la suite en 5 parties distinctes. La journaliste y couvre toutes les sphères et possibles situations menant à du sexisme au travail, des plus subtiles …

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Valet de pique : Quand Joyce Carol Oates m’épate encore

J’aime me sentir obnubilée par une lecture. Avoir l’impression d’être complètement investie dans un récit et ne pas réussir à fermer le bouquin, avant de savoir. Savoir, tout simplement. Savoir comment les événements défileront. Vous connaissez sans aucun doute ce sentiment, vous lisez et hop, vous reprenez conscience de ce que vous étiez en train de faire! Quel plaisir de s’évader le temps de quelques pages, voire quelques heures, avec un bouquin entre les mains! C’est ce qui m’est arrivé à nouveau avec Joyce Carol Oates. La lecture de Sacrifice, un de ses derniers romans, m’avait totalement ravie et j’étais restée avec la forte impression que Carol Oates maîtrise à merveille les codes du thriller psychologique. En recevant Valet de pique, j’étais nerveuse à l’idée de lire à nouveau un de ses livres. Ça me fait toujours ça, quand j’aime trop un roman, je crains d’en lire d’autres du même auteur-e de peur de briser ce sentiment si fort que j’avais ressenti la première fois. Or, avec Valet de pique, je me suis sentie aspirée par …

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3 petits livres qui font du bien (deuxième édition!) : l’humour à l’honneur

Les vacances d’été sont l’occasion parfaite pour découvrir les ouvrages qui nous font de l’œil depuis bien longtemps (personnellement, mon petit « rattrapage » lecture se déroule toujours durant cette période!) ou simplement pour relire nos romans préférés. Ainsi, les mois de juillet et d’août chassent la grisaille et la monotonie des courtes (mais éprouvantes) sessions universitaires ou de travail afin de laisser place aux longs après-midi ensoleillés, propices à d’agréables moments de lecture! Cet été, mes découvertes littéraires les plus récentes se sont davantage orientées vers des lectures comportant une thématique plus humoristique, question de chasser les petites anxiétés et le stress liés aux examens et révisions ou tous autres tracas liés à mes obligations de la vie quotidienne! Ces ouvrages s’avèrent être d’excellentes sources de divertissement (j’ai eu l’air plus d’une fois bien étrange en riant toute seule dans l’autobus!), et sont donc parfaits pour ces agréables journées de congé! Weird things customers say in Bookstores  (source : http://jen-campbell.blogspot.ca)  Rien qu’en regardant le titre, j’avais déjà envie de rire (j’avais moi-même été témoin de …

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Tomber en amour avec le petit moustique dégoûtant

J’ai découvert Elise Gravel avec Ada, la grincheuse en tutu. Puis, je me suis acheté Olga et le machin qui pue, destiné à un public plus âgé, qui m’a tout autant charmée. Je suis une amoureuse des livres jeunesse et une petite collection m’a fait de l’œil, collection écrite par Elise Gravel, auteure-illustratrice québécoise prolifique. Les petits dégoûtants, c’est la collection d’Elise Gravel pour faire aimer les petites bestioles et bêtes moins appréciées aux enfants : le ver, la mouche, la limace, le rat, l’araignée, le pou, le crapaud, la chauve-souris, la coquerelle, et le dernier en lice, le moustique. Le moustique Son atout : ses illustrations sont parfaites. Elles rendent les moustiques très attachants, presque humains. Ils parlent, mangent, ont des familles, ils sont personnifiés et cela permet aux enfants (et même aux adultes) de les aimer. Elise Gravel nous renseigne sur leur univers. Elle répond à toutes les questions possibles qu’un enfant peut se poser : Pourquoi ils boivent du sang? Pourquoi quand ils nous piquent ça fait des boursouflures? Pourquoi? Pourquoi? Elle alterne entre la vulgarisation et …

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5 auteures italiennes à découvrir

Comme je l’ai déjà mentionné auparavant (ici!), lorsque je pars en voyage, j’aime beaucoup lire des romans des auteur.e.s de ma destination. C’est donc avec grand plaisir que je me suis plongée dans la littérature italienne, lorsque mon copain et moi organisions notre voyage dans ce magnifique pays! Je l’avais déjà envisagé alors que je commençais la lecture de la trilogie d’Elena Ferrante (dont je vous parlerai dans quelques lignes), que j’ai adorée. Cette auteure a donc fait naître en moi l’envie de découvrir d’autres femmes auteures d’Italie. Il ne me restait qu’à acheter un billet d’avion pour Naples, et quelques jours plus tard, je me lançais dans cette littérature, qui m’était alors tout à fait inconnue. J’avoue ne pas avoir eu la chance d’en explorer une panoplie, mais assez pour vous proposer quelques suggestions de livres que j’ai beaucoup aimés. La trilogie de L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante Ces romans de Ferrante s’inscrivent dans mon top 5 à vie, rien de moins! La justesse et la sincérité avec lesquelles elle dépeint ce qu’est l’amitié entre Elena …

Nos suggestions de livres pour la rentrée littéraire du mois de septembre du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Tout comme pour le #12août « J’achète un livre québécois (ou deux, ou trois…) », la rentrée littéraire de l’automne est toujours un moment que j’attends avec impatience! Je suis chanceuse parce que ma fête est en septembre, c’est donc l’idéal pour me faire une petite liste de cadeaux! C’est aussi un moment où je m’amuse à découvrir de nouveaux-elles auteurs-trices. Voici une petite liste de titres qui me semble intéressants : Le monstre, la suite — Ingrid Falaise (sortie prévue pour le 25 septembre) Dictionnaire critique du sexisme linguistique — Éditeur Somme toute (paru le 28 août) La bête creuse — Christophe Bernard (paru le 21 août) Le jardin invisible — Marianne Ferrer et Valérie Picard (paru le 28 août) Chenous — Véronique Grenier (paru le 28 août) Lui — Patrick Isabelle (paru le 28 août) La chaleur des mammifères — Biz (sortie prévue pour le 18 septembre) La vie rêvée des grille-pain — Heather O’Neill (paru le 14 août) Maxime — Sarah-Maude Beauchesne (paru le 31 août) Borealium tremens — Mathieu Villeneuve (paru le 28 août) …

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Bonjour Tristesse, un roman résolument moderne

Si vous ne connaissez pas Françoise Sagan, quelques recherches à son sujet vous feront probablement tomber amoureux.ses de cette femme écrivaine qui connut le succès très tôt. C’est qu’elle vivait à 100 à l’heure, Françoise… métaphoriquement et littéralement (c’était une grande fan d’automobiles et de vitesse). C’est avec son premier livre, Bonjour Tristesse, qu’elle connut en 1954 le succès à l’âge de dix-huit ans. Ce roman, dont le titre est inspiré d’un poème de Paul Éluard, eût un succès fulgurant en librairie, et Sagan gagna le surnom de « charmant petit monstre » de la littérature. Synopsis Cécile, son père Raymond et Elsa, l’amante de celui-ci, comptent bien profiter de leurs quelques semaines dans une villa en bord de mer pour faire la fête, paresser et courir les événements mondains. L’arrivée d’Anne, une femme pleine d’esprit et stricte qui apprécie les choses de bon goût et la culture, vient rompre la dynamique du joyeux trio. D’abord, c’est la fin de l’oisiveté pour Cécile, qui doit faire face à son échec scolaire et doit se mettre …