Month: décembre 2017

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Club de lecture : L’événement et La femme gelée

Dimanche, le 20 novembre. Pour la seconde fois ce week-end, on se retrouve au Café Les oubliettes, après un arrêt au Salon du livre de Montréal. C’est la faim dans les talons qu’on arrive, en avance, au café, pour casser la croûte en attendant les participantes. Pour cette troisième session, nous avions deux livres à l’étude, deux romans d’Annie Ernaux ; La femme gelée et L’événement. C’était, pour certaines, un premier contact avec l’auteure. Alors, avez-vous aimé? Qu’en avez-vous pensé?  C’est assez unanime, Ernaux a plu à toutes. Nous avions suggéré de commencer les lectures avec l’ouvrage qui fut publié en premier, soit La femme gelée, et ensuite lire L’événement, pour ainsi comparer l’évolution dans l’écriture de l’auteure, mais… Peut-on comparer les deux œuvres?  Comparer deux œuvres d’une auteure, nous ne sommes pas les premières à le faire. Pourtant, ce n’est pas véritablement ce qui nous intéresse, finalement. Nous en venons à la conclusion que, outre les questions de forme, les deux livres ne se comparent pas. « Non, il y a trop de différences dans les émotions ressenties »,  dit …

Loin du corps : art, mannequinat et désir

Adrienne habite Paris, elle vit le deuil de son frère jumeau disparu, elle étudie en art, se remet un peu mal d’une rupture difficile, mange peu et s’automutile. Elle voit un psychologue, prend ses médicaments à sa guise et est obsédée par son ex-copain et sa nouvelle flamme. Bref, on pourrait dire que le personnage du premier roman de l’auteure française Léa Simone Allegria est un peu mal en point. Loin du corps raconte donc l’histoire d’Adrienne, jeune adulte qui, lors d’un après-midi comme les autres, se fait remarquer par un recruteur travaillant pour une grande agence de mannequins. C’est un peu à reculons qu’elle finit par entrer dans cet univers qui tentera de la remodeler à son image. À travers ce nouveau quotidien, Adrienne essaiera de se concentrer sur l’art, sa véritable passion, tout en tentant de vivre une vie équilibrée, ce qui, vous vous en doutez peut-être, ne fonctionnera pas très bien. La trame de fond  J’ose dire que, malgré le fait qu’Adrienne soit au cœur du roman, elle est un peu accessoire aux thématiques …

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Le premier méchant de Miranda July, mon 3e!

Un premier méchant Ce roman est le troisième roman de Miranda July, que je dévore mais, est en fait sont tout premier publié. Je suis tombée en amour avec cette femme, ses univers, ses voix intérieures et ses films. Et c’est un livre qui fait du bien, un univers qui transporte! Son globus hystericus (boule d’angoisse à la gorge, pour laquelle elle se fait soigner par la chromothérapie) devient le prétexte central dans cette histoire pour nous transporter au cœur de cette spirale où l’on est enfermé. Cela peut s’apparenter à vivre dans l’œil d’une tornade, mais en y regardant avec un microscope; on y perd l’image globale, mais on en ressort soufflée. J’ai adoré ce roman. Déstabilisant, présenté avec une lumière que certains pourraient qualifier de fade, July y dépeint toute la poésie d’un quotidien délavé. Les fantaisies que chacun s’invente, tous ces petits drames microscopiques que tous peuvent monter en épingle y sont décortiqués, pour notre plus grand plaisir, avec une précision psychotique! Il n’a pas de nom – je l’appelle juste mon système. Disons …

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Être en désaccord avec la fiction

Il y a quelques semaines, je terminais avec délice le dernier épisode des six saisons de Sex and the City, genre huit ans dans les maritimes. Ouin, il était temps, certaines me diront. Constat :  je l’ai adorée. Préalablement, je m’étais pourtant demandée si je ne me lançais pas dans une de ces séries « de filles » dont le niveau de quétainerie atteignait des sommets astronomiques et qui, de surcroit, me taperait sur les nerfs. Et bien non. J’y ai trouvé peu de défauts ou de choses à redire, je l’ai trouvée amusante et convaincante et je me suis beaucoup attachée aux personnages. Une finale réussie À l’issue du dernier épisode, j’étais satisfaite. J’ai trouvé la finale tout à fait réussie. Genre « all was well » à la manière des derniers mots du septième livre de Harry Potter. Je trouvais que tout se terminait pour le mieux et dans la plus grande des logiques. Mr. Big était enfin capable de dire à Carrie qu’il l’aimait et décidait de se lancer avec elle dans une …

Janvier : Premier roman Février : Roman adapté au cinéma Mars : Roman écrit par une femme Avril : Essai Mai : Roman abordant la santé mentale Juin : Littérature autochtone Juillet : Lecture jeunesse Août : #12août Septembre : Nouveauté de la rentrée littéraire Octobre : Roman finaliste au prix des libraires Novembre : BD ou roman graphique Décembre : La suggestion d’une fileuse en 2018, DÉFI LITTÉRAIRE, un livre québécois par mois, littérature québécoise, littqc, unlivrequébécoisparmois, je lis un livre québécois par mois, défi littéraire, résolution 2018

En 2018, je lis un livre québécois par mois

Toujours à la recherche d’une résolution pour 2018 ? On vous propose celle-ci : lire un livre québécois par mois. Ou plus! Depuis 2015, on organise ce défi littéraire sur un groupe Facebook. On vous invite donc à vous joindre à nous si vous avez envie d’y participer. Le fonctionnement est simple: nous avons déterminé les thématiques pour chacun des mois et nous ferons des sondages sur le groupe Facebook pour déterminer la lecture commune. Si vous préférez choisir vous-même ce que vous lirez, aucun problème, l’important, après tout, c’est de lire (minimum) un livre québécois par mois! On vous le promet… vous ferez des découvertes merveilleuses et votre vie ne sera qu’améliorée par l’ajout de lecture d’œuvres québécoises ! Janvier :  Premier roman Février : Roman adapté au cinéma Mars : Roman écrit par une femme Avril : Essai Mai : Roman abordant la santé mentale Juin : Littérature autochtone Juillet : Lecture jeunesse Août : #12août Septembre : Nouveauté de la rentrée littéraire Octobre : Roman finaliste au prix des libraires Novembre : BD …

Ce qui dérange et bouleverse

Le pouvoir des livres est unique. Ils nous permettent de s’évader, de découvrir de nouveaux univers et de nous émouvoir devant autant d’imagination. Mais lorsque les livres prennent une plus grande ampleur et réussissent à se tailler une place dans nos vies personnelles, on se remet soi-même en question. Car lire nous permet avant tout de nous repositionner, de s’arrêter et se demander si nos envies, nos perversions et nos forces sont réelles. Certains livres changent notre perception de ce qui nous entoure de manière concrète. Ils allument en nous ce sentiment de sincérité face à notre propre confiance, mais surtout ils nous permettent de mieux comprendre notre entité, ce combat qui nous habite en tant que femme et avant tout en tant qu’être humain. 

C’est le cas du dernier objet littéraire de Maggie Nelson, Les argonautes (The Argonauts). Parue en 2015, cette œuvre à la fois mi-essai et mi-autofiction nous plonge dans diverses thématiques sans genre et sans nombre qui amènent une réflexion profonde sur l’art, la tendresse et la production sous toutes ses …

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La memoria, cette boule dure dans la poitrine

Une rencontre inespérée Je suis tombée sur toi dans un lieu pas sexy pantoute. En plein magasin Renaissance, je fouinais dans les Tupperwares à bas prix et les assiettes vintage. Fidèle à mes habitudes, j’ai bifurqué vers les livres, parce que même si j’en ai plein à lire, on ne sait jamais quel bijou on peut trouver. Tu es apparue, La memoria de Louise Dupré. Quelques lignes et j’étais conquise. On t’a octroyé le Prix de la Société des écrivains canadiens 1996, le prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec 1997 et le Prix Femme de mérite YWCA 1998. Mais moi je m’en balance, les mots de Danielle Laurin savent toujours me convaincre, alors je t’ai pris contre mon cœur et je t’ai trimballé partout. Je dis que je t’ai trimballé parce que c’est vrai. Je suis plutôt du type à dévorer un livre, mais tu t’es laissé savourer. Parce qu’à chaque chapitre je crois, j’ai dû tout arrêter et relire à voix haute, une phrase juste pour moi. Tes mots, des mots emplis de sens, un …

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Les optimistes meurent en premier : Angoisse, premier amour et culpabilité

Après avoir lu le merveilleux roman jeunesse de ma collègue fileuse Amélie Panneton, Comme une odeur de feu de camp, j’avais le désir de me replonger dans un roman jeunesse, parce que cette lecture m’avait fait revivre cette belle (parfois amère) période qu’est l’adolescence. C’est comme si cette lecture m’avait fait réaliser toute la richesse qu’il y avait dans ces romans. La lecture du deuxième tome d’Amélie Dumoulin, Fé Verte aussi m’avait fait retomber sous le charme de ce genre… que – je l’avoue –  je snobais un peu. C’est par le titre avant tout, que j’ai été conquise: Les optimistes meurent en premier. Ça capte l’attention tout de suite et ça m’a rendue curieuse de découvrir ce titre et cette auteure. Susin Nielsen est une vraie passionnée des univers d’adolescents. Elle a signé énormément de best-sellers et a d’ailleurs écrit pour Degrassi! L’histoire suit Pétula, le personnage principal, jeune adolescente qui a vécu un gros drame dans sa famille. Depuis, elle vit avec beaucoup de culpabilité et s’est construit une genre d’armure contre le …

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Arlington Park : juste une de ces choses de la vie

Le quotidien est densément rempli par nos bavardages sur tout et rien, mais il est également rempli de toutes ces choses qui ne sont pas dites. Ce que je pourrais qualifier de petits mensonges dans les « oui, ça va bien » alors que pourtant on se retrouve souvent épuisé par le rythme où va la vie, ont attiré ma curiosité. À quelle image parfaite s’accroche-t-on quand on dissimule l’épuisement du quotidien? Le roman de Rachel Cusk que j’ai choisi de lire révèle une facette cachée, et vécue, du quotidien dans la vie domestique. Sujet banal ? Bien au contraire… Le cynisme dans le quotidien À Arlington Park, il pleut cette journée-là. La pluie tombe sur toutes les demeures du riche quartier anglais et elle teintera de gris le roman. Celui-ci fait la narration d’un jour bien précis, mais qui en fait aurait pu être n’importe quel autre jour dans la vie des femmes dont il est question dans le récit. Je le rappelle, Rachel Cusk s’attarde dans ce roman au quotidien. Ce cher quotidien qui nous guette …

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Ma version préférée de la fin du monde, avec Amin Maalouf

Personnellement, je ne suis pas une grande fan de film-catastrophe. Ils m’apparaissent souvent exagérés et irréalistes. Ma seule exception c’est The Day After Tomorrow. Alors, il y avait peu de chances que je m’intéresse à un livre catastrophe. C’est pourquoi le roman d’Amin Maalouf, Le dernier siècle après Béatrice, fut une si grande révélation. J’ai adoré la narration lente et posée de l’auteur, si différente du rythme effréné des grandes catastrophes. Ici, l’enjeu est sournois, ce qui rend la question de l’évitement encore plus épineuse. Après une carrière journalistique, Amin Maalouf se consacrera à la littérature, privilégiant le roman historique d’inspiration occidentale. Dans cette catégorie, son roman le plus connu est probablement Léon l’Africain. Il propose un regard différent, à la découverte de l’autre. C’est une écriture qui s’apparente aux chroniques, une narration épique de faits réels. La narration lente nous oblige à nous poser le temps de notre lecture, à être réflexifs face aux enjeux du passé. Dans ce sens, Le dernier siècle après Béatrice est une entorse au style de l’auteur, puisque Maalouf propose une vision du …