Year: 2017

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Prix littéraire des collégiens 2017 : ce que des étudiants ont pensé de Mektoub de Serge Lamothe

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017. Mektoub de Serge Lamothe était la lecture pour la troisième rencontre du Prix. Mektoub provient de l’arabe et signifie « C’était écrit! » Serge Lamothe ne pouvait pas choisir meilleur titre que celui-là. Déjà la fatalité était prédestinée à être le sujet principal de l’oeuvre. Les étudiants ont qualifié Mektoub de « bizarre, poussé, mystérieux ». Nullement péjoratifs, ces termes représentent bien l’incompréhension générale soulevée par cette barrière floue entre rêve et réalité, cette oscillation entre passé et présent, cette évolution dans différentes dimensions. Un roman en deux parties, deux personnages, qui porte une réflexion sur le destin, sur les réalités qu’on croit contrôler et sur celles qu’on ne contrôle pas. Maya et Galaczy se croisent de façon imaginaire toute leur vie durant, sans jamais …

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Un long soir; microrécits à saveur d’exil

Un long soir, de Paul Kawczak, est une petite tablette qui se lit, du début à la fin, en l’espace d’une heure, peut-être deux. C’est la forme de ce livre qui m’a d’abord attirée, outre la couverture assez tape à l’oeil. J’ai eu envie de sortir de ma zone de confort de lectrice, sans pour autant m’engager longuement dans une nouvelle lecture. Une série de courts récits me semblait donc la réponse à mon envie d’aventure littéraire. Je n’aurais pu mieux tomber en termes d’aventure et de dépaysement. Non seulement la structure de type microrécits, mélangée à une écriture poétique et imagée, est venue me rejoindre, mais les thématiques, celles de l’exil, de la quête, du voyage, du passé et du désir sont aussi parfaitement mis en scène et adaptés à la forme. Dans un premier temps, il faut dire que j’ai été impressionnée par toute la force et l’émotion qui se dégagent de chacun des récits. Séparés par chapitres, les lieux, autant les maisons que les pays, sont au cœur de presque tout les récits, d’une …

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La course au mouton sauvage, entre le réel et la magie

Je pense avoir manqué un bout. Cela doit faire plus de quatre ans que j’ai La course au mouton sauvage d’Haruki Murakami dans ma bibliothèque, sans y toucher. Avec plus de 35 ans d’ouvrages publiés, ça m’aura pris un bon bout avant de découvrir un auteur que plusieurs adorent, dont plusieurs fileuses (Kim D. vous raconte sa passion murakamienne ici et Raphaëlle B. vous a fait la critique de Kafka sur le rivage ici.) Une première lecture surprenante Il y a quelques semaines, j’ai décidé de me plonger dans le troisième roman de l’auteur datant de 1982 et le premier assumé dans son style littéraire, le réalisme magique. Je ne pense pas avoir déjà lu un roman appartenant à ce style, alors je l’avoue, j’étais parfois surprise par la tournure des événements, mais, je le redis, je suis une débutante par rapport à l’œuvre de Murakami. Avec un certain recul, je me rends compte que j’ai bien aimé ce roman et que je vais probablement continuer de découvrir son oeuvre avec bonheur. Le train était formé de …

Autour des livres : Rencontre avec Fanny Britt, écrivaine

Quand l’une des fileuses demande aux autres des recommandations de lecture, rares sont les fois où l’un des livres de Fanny Britt n’apparaît pas dans la liste des titres suggérés. Que ce soit Hélène, Louis ou Tessa, les personnages imaginés par cette auteure québécoise marquent les cœurs à la recherche d’un peu de douceur. En plus d’avoir une dizaine de pièces de théâtre, deux bandes dessinées et un essai à son actif, son premier roman Les maisons est en lice pour le Prix littéraire des collégiens 2017. À notre grand bonheur, elle a très gentiment accepté de répondre à notre questionnaire « Autour des livres ». 1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture ? Les livres étaient partout, chez nous. Ma mère était une grande lectrice et les livres avaient une grande valeur. Ma mère n’avait pas beaucoup de sous et je me souviens que toutes les dépenses étaient comptées. Une fois, elle a trouvé un billet de cent dollars sur la rue (littéralement!). Je me souviens avoir été marquée par le luxe extrême qu’elle s’était payée …

Saint-Henri : quartier de ciels ardents

Hier, j’ai cru sentir l’odeur du varech, que je connais par cœur, dans la ruelle derrière mon appartement sur la rue du Couvent. Mon appartement est pourtant très loin du fleuve salé. Je suis sortie pour confirmer. Un rayon de soleil tendre et frais dissimulait mal la souillure du printemps présente dans la ruelle, sur les trottoirs, dans l’air même. Un rayon d’une lumière matinale, belle, mais sans merci, découpait toutes les ombres avec une précision fanatique. Partout, les déchets laissés derrière par l’hiver abondaient. Aujourd’hui, cela fait deux ans que j’habite le quartier Saint-Henri. Il y a quatre ans, je suis partie de l’Outaouais pour égarer mon futur dans Montréal. Puis, j’ai choisi Saint-Henri. J’ai décidé de me faire bercer** par l’histoire ouvrière, par les trains qui déchirent la nuit et par les carcasses d’usines vides. **Embourgeoisement : je m’installe dans un quartier qu’on a toujours voulu avoir les moyens de fuir; j’utilise le verbe bercer pour décrire mon arrivée. Bordée à l’est par l’autoroute 15, au nord par Westmount et l’autoroute Ville-Marie, à l’ouest …

Le rêve d’Azadah

Depuis ma lecture de L’abragan de Jacques Goldstyn, je suis rendue «fan» de son art. Ce que j’apprécie le plus de cet auteur-illustrateur est son amour pour la liberté d’expression, des enfants et le fait qu’il soit un homme engagé. J’ai pu retrouver tout cet amour dans son p’tit dernier : Azadah, qui raconte l’histoire d’amitié entre cette enfant et la photographe Anja. Azadah apprend que sa nouvelle amie quitte le pays. C’est la panique! Elle la supplie de l’emmener avec elle, dans son pays où les femmes ont plus de chances de réussite, où les écoles ne sont pas détruites et où son avenir n’est pas tracé. Azadah rêve de devenir elle aussi une Anja, une femme libre qui a la chance de pouvoir faire un métier qu’elle aime et surtout de pouvoir voyager. Elle rêve d’une vie à l’occidentale. Mais, malheureusement ce n’est pas possible, Anja doit quitter le pays. Elle prend un taxi et laisse derrière elle son sac à dos et une Azadah en larmes. Découvrant le trésor que son amie lui …

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Au bonheur de lire… mais comment choisir?

Comment choisit-on sa prochaine lecture? De quelle façon un livre atterrit-il sur votre P.A.L, votre Pile à lire? Où trouver des idées, des recommandations, des coups de cœur?  J’ai questionné les fileuses à ce sujet: comment choisissaient-elles leurs prochaines lectures? La quantité de réponses reçues ne peut que vous choyer, vous saurez maintenant quoi faire pour inspirer vos choix et augmenter vos P.A.L. #lefilrougelit : Si vous êtes sur la plateforme Instagram, vous ne pouvez passer à côté de notre hashtag qui vous montre les lectures de tous les abonnés du blogue. Un choix très diversifié et plus de 2000 publications pour vous éclairer. Goodreads : Ce site web et application vous permet de créer votre propre bibliothèque numérique: ce que vous avez lu, ce que vous voulez lire et ce que vous lisez en ce moment. De nombreuses fileuses l’utilisent et vous pouvez rejoindre le réseau de blogueurs, auteurs, amis, etc. Si vous voulez en savoir plus, Martine découvre Goodreads ici. Les libraires : À chaque mois, le site web des Libraires vous suggère leur sélection de cinq livres, …

Des crocos ? Faut pas charrier!

J’ai eu la chance de mettre la main sur l’album bande-dessinée « Les crocodiles » qui aborde le large sujet qu’est le harcèlement de rue et le sexisme ordinaire. Plusieurs intervenants, associations et organismes ont mis la main à la tâche et le rendu est hyper complet. Les thématiques comme le bodyshaming, le harcèlement au travail, dans la rue, dans les bars, avec les ex, entre nous, dans les fêtes, entre chum et blonde sont abordés de façon sensible et complexe. Avant de devenir cet album, Thomas Mathieu démarra le projet crocodiles, demandant aux filles d’envoyer leurs témoignages. D’où le choix délibéré de représenter les hommes en crocodiles, pour donner la parole à ces femmes. Nous savons très bien qu’en réalité tout n’est pas aussi noir et blanc… Ou aussi blanc et vert. Aussi, parlant de blanc, j’aurais aimé que ce soit moins blanc, hétérosexuel (où sont les gens racisés, âgés, LGBTIQ ) Mais bon. C’est un super bon début ! Des crocos, y semble en avoir pas mal en France! (sources provenantes du livre) Les chiffres …

Le tout dernier Lori Lansens : un voyage en montagne dont on ne revient jamais

Pour la petite anecdote, le premier roman que j’ai lu en anglais, c’est The girls de Lori Lansens, ce qui explique peut-être mon attachement envers cette auteure canadienne, ou c’est plutôt grâce à l’humanité qui transcende ses œuvres… Probablement plus, en fait! Lorsque j’ai su qu’Alto publiait Les égarés, la version française de The mountain story, je voulais à tout prix le lire. C’est avec bonheur que j’ai retrouvé des personnages touchants et surtout, cette écriture jamais faible, ni tendre, mais toujours tellement précieuse et axée sur les vraies choses ; les rapports humains, les émotions et ce désir plus fort de vivre et dans ce cas-ci, de survivre. Les égarés, c’est l’histoire de Wolf, qui écrit une lettre à son fils Daniel pour lui raconter des choses qu’il n’a jamais osé lui dire. Ces secrets prennent place dans un drame et une expérience hors du commun que Wolf a vécue. Il s’est perdu dans la montagne surplombant Palm Springs accompagné de trois inconnues qui ne le sont pas restées longtemps : Nola, Bridget et …