Year: 2017

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Comment j’ai raté ma vie

Lorsqu’on foule les bancs de l’université en tant que futurs enseignants, on a la chance d’être mis en contact avec des œuvres jeunesse parfois percutantes. Il y a quelques années, dans un cours dont j’oublie le nom, ma professeure nous avait fait la lecture d’un album jeunesse écrit par Bertrand Santini et illustré par Bertrand Gatignol aux éditions Autrement. Comment j’ai raté ma vie. Nous avions rigolé un peu en entendant le titre. Comment j’ai raté ma vie. Quel titre saugrenu, quelle idée d’intituler un album jeunesse ainsi! Quel coup de génie, aussi, d’utiliser un titre aussi percutant, qui, dès sa lecture, nous donne envie d’en savoir plus. Ne voulant nous en dire plus, notre professeure a commencé à nous lire l’album sans nous permettre de regarder les images. Comment j’ai raté ma vie. Les mots de ce texte nous amènent à découvrir l’histoire d’un homme qui fait état du gâchis qu’est devenue sa vie, elle qui avait pourtant si bien commencé. À l’aide de phrases courtes, mais percutantes, il nous explique comme il était …

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North: le guide pratique pour tous les mordus des pays scandinaves!

Comme vous le savez sans doute (il est certain que j’en ai déjà fait mention par-ci par-là dans quelques-uns de mes articles!), les pays scandinaves (Suède, Danemark et Norvège), en plus des pays nordiques (Finlande et Islande) m’ont toujours grandement intéressée! La beauté de leurs paysages, leurs histoires ainsi que leurs richesses culturelles me donne encore plus envie d’explorer leurs jolies contrées ou bien re-visiter certaines de leurs grandes villes et petits coins de pays déjà vus lors de voyages précédents (mon prochain pays sur la liste? Probablement la Finlande, terre des moomins!). Si ces voyages m’ont donné un tout petit aperçu de leur univers (je n’y suis pas restée pendant des mois quand même!), j’ai mis la main sur d’intéressantes alternatives, à découvrir si, tout comme moi, vous vouliez en apprendre davantage sur ces très jolies parties du monde! Côté livre, j’ai trouvé plus tôt cet été l’ouvrage North: how to live scandinavian par Brontë Aurell. Jusqu’à ce jour, il s’agit de mon livre de référence préféré en la matière!   Quelle est la Scandinavie? Qui …

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Un jour je te dirai tout : récit d’une fulgurante passion

Un jour je te dirai tout de Brigitte Haentjens est une petite plaquette de 105 pages chargée de passion, de sensualité, de désir. C’est un roman qui se lit d’une traite et qui, je vous préviens, comporte énormément de scènes qui, comme le mentionne le quatrième de couverture, «explore les états limites de la sexualité». Le point focal du roman est cette passion des corps qui anime les deux protagonistes et l’auteure prend un plaisir certes à détailler cette faim. Sans trop d’ancrage ni dans le passé ni dans le futur, on se retrouve plutôt dans le présent d’une fortuite rencontre entre Elisa, Parisienne, et Olav, Montréalais d’adoption. C’est dans une Islande qu’on reconnaît, sans qu’elle ne soit nommée, que les deux personnages brûlent, l’un pour l’autre, d’un désir qui n’en finit jamais d’être assouvi. L’appel de la chair est constante, mais au-delà des corps se trouve aussi bien autre chose. Un besoin de l’autre, un désir de partage constant, un ancrage, quelque chose de plus fort qu’eux. À travers ces moments charnels qui habitent …

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Conte corporel: Le corps des bêtes d’Audrée Wilhelmy

Il était une fois un récit dans lequel il est difficile de plonger. Les phrases débordent, c’est dense, on ne sait pas par quel bout le prendre. Puis, petit à petit, l’univers s’éclaircit, il nous habite et ses personnages nous intriguent. Le corps des bêtes d’Audrée Wilhelmy entre sous notre peau: qu’adviendra-t-il de la famille Borya et de la petite Mie, 12 ans, qui veut que son oncle Osip lui montre «comment on fait le sexe des humains»? De sa mère, Noé, qui demeure dans la cabane, loin d’eux et du phare? Que fera ce clan qui habite à 8 heures du village le plus près? Le corps (brut) des femmes L’histoire est parfois difficile; les deux frères du clan, Osip et Sevastian-Benedikt, «prennent» Noé quand ça leur plaît, comme un objet qui ne sert qu’à satisfaire leur appétit sexuel. De ces relations sans consentement sont nés trois enfants, dont Mie, l’aînée. Noé devient le corps d’une bête, comme ceux qu’emprunte Mie. Car la dimension de conte entre en jeu ici, quand la petite fille nous …

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Je ne sais pas pourquoi, mais ce livre me fait du bien – La dernière fugitive de Tracy Chevalier

Il y a des époques qui nous fascinent plus que d’autres. Pour moi, c’est le XIXe siècle. J’aime voir l’Amérique se bâtir et devenir prospère. J’aime voir l’Europe se transformer rapidement avec l’industrialisation, voir l’écart entre tradition et modernité se creuser sans qu’il y ait de rupture nette et définitive. J’aime voir l’Asie entrer en contact avec l’Occident, voir des dynasties périr et des pays renaître. Tout me fascine et m’intéresse. On dirait que le temps ne passe pas de la même façon au XIXe siècle. On voudrait que tout aille vite, mais la technologie ne suit pas toujours; il faut faire preuve de patience. J’ai donc entamé ma lecture de La dernière fugitive avec enthousiasme et je l’ai poursuivie avec bonheur. Dans ce roman, Tracy Chevalier nous présente Honor, une jeune anglaise quaker qui, après une déconvenue amoureuse, pars pour l’Amérique. Elle souhaite trouver la paix dans cette nouvelle vie, mais elle trouvera d’abord beaucoup d’épreuves. Elle sera confrontée à la difficile vie dans l’Ouest, dans une communauté méfiante, et à l’injustice de l’esclavage. …

Pour que demain arrive toujours plus rapidement

«Pour Fleur, l’heure n’est jamais à l’heure. L’heure arrive toujours trop tôt. Et Fleur toujours trop tard. Ça ne peut plus durer….» Avec tous ces livres nous apprenant l’art de prendre son temps et de son importance, C’était quand demain? est un petit roman s’adressant aux plus jeunes de manière ludique sur le temps et sa gestion. Le rapport que nous avons avec le temps varie d’une personne à l’autre. Avec l’accélération qu’impose une société de performance, on se demande souvent pourquoi courons-nous autant et vers quoi … ! Nous nous oublions ainsi et apprécions moins chaque petit instant que la vie nous propose. Les tout-petits sont aussi confrontés à cette réalité désormais, amenant son lot de questionnements sur la manière de gérer leur quotidien. Grands rêveurs et grands minutieux seront charmés par ce court roman. Fleur est une adorable petite fille comme les autres, mais elle aime prendre son temps. S’appliquant ainsi à toujours bien faire les choses, elle se retrouve la majorité du temps à être en retard. Quel est l’imbécile qui a inventé l’horloge ? Voilà qu’un jour …

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Une auteure et son œuvre : Svetlana Alexievitch

Écrire dans l’ombre, en laissant la parole à ceux qui ne sont pas pris en compte par l’histoire, ces gens qui se déplacent dans l’obscurité sans laisser de traces et à qui on ne demande rien, c’est ce que Svetlana Alexievitch sait faire de mieux. Cette journaliste et auteure russophone soviétique et biélorusse est la première femme de langue russe à remporter le prix Nobel de littérature, et ce, pour l’ensemble de son œuvre. Elle écrit des textes engagés, dissidents, qui causent parfois la controverse. Ce n’est pas seulement sa carrière de journaliste qui l’a conduite à écrire sur les conflits politiques et sociétaires, comme la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, la guerre d’Afghanistan ou la dislocation de l’URSS, mais son enfance marquée par les récits de sa grand-mère et de son père, qui n’ont jamais cessé d’influencer son imagination fertile.   L’auteure Svetlana Alexievitch se met toujours volontairement dans l’ombre lorsqu’elle travaille. J’ai donc décidé de lui donner, dans cet article, une lumière particulière. Pour commencer, explorons brièvement son histoire : Svetlana Alexievitch est née …

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Comme une chaleur de feu de camp : ta parfaite lecture d’automne

Ce printemps, nous avons décidé de mettre le roman Petite laine d’Amélie Panneton dans nos coffrets mensuels. Ce roman publié chez les éditions de Ta Mère m’avait énormément plu. J’avais adoré l’écriture d’Amélie et sa façon bien à elle de s’attarder sur les détails, les souvenirs, les perceptions et de faire avec des petits riens des liens, de l’anodin qui devient du grand. J’aime beaucoup la plume d’Amélie, je la trouve sensible, à l’image de ce qu’elle dégage. Comme une chaleur de feu de camp est un roman pour adolescent.es publié aux éditions Hurtubise qui m’a tenue en haleine une journée entière. Par un beau samedi automnal, je me suis mise à lire ce premier roman jeunesse de l’auteure et je n’ai pu le refermer qu’une fois terminé. C’est exactement le genre de livre que j’aurais aimé lire adolescente. Heureusement, j’ai aimé tout autant une fois adulte. On y raconte l’histoire d’Emmanuelle, une jeune fille discrète et très sportive qui pratique la natation depuis de nombreuses années. Emmanuelle fait la rencontre de Thomas, un gars …

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Richard Desjardins, du gros plaisir à entendre et aussi à lire!

Ça allait de soi puisqu’une bonne plume c’est une bonne plume. N’empêche que malgré l’évidence grosse comme la Terre, je ne savais pas que Desjardins le grand, dit Richard Cœur de Lion par sa maman, s’était aussi fait éditer la plume littéraire. C’est par un heureux hasard que je suis tombée sur Aliénor, paru chez Lux Éditeur, un trop gros huit ans après sa sortie en librairie. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit! Il est petit (118 pages), mais en a dedans. Gauthier sans Avoir aussi, le narrateur du livre. C’est un paysan qui, comme son nom l’indique, n’a pas grand avoir en effet. Il en a bavé comme tout le monde à cette époque, des années plus qu’hostiles, d’où l’expression être roi et maître a sûrement émergé. L’histoire se déroule il y a une pas pire mèche, soit le 31 mars 1204, alors que Gauthier sans Avoir se retrouve par une chance inespérée au chevet d’Aliénor, qui elle est sur son lit de mort. Il se paye enfin la traite de toute …

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Québec en toutes lettres : De la poésie à la visite touristique déjantée

Du 21 au 29 octobre dernier avait lieu Québec en toutes lettres, un festival littéraire ayant cours chaque année depuis 2010 dans la ville de Québec. Le thème de cette dernière édition était «Écrire Québec». Pour cette occasion, la programmation offrait une foule d’activités visant à nous faire découvrir Québec sous un autre jour. Pour ma part, j’ai eu la chance de participer à deux activités, soit la Nuit de la poésie et la visite touristique intitulée «Et si…». Voici un petit compte-rendu de mon expérience. La Nuit de la poésie Pour ceux et celles qui doutent de la capacité de la poésie à attirer les foules, à mon avis, vous vous trompez. À mon arrivée à la Maison de la littérature pour assister à la Nuit de la poésie, la salle était déjà pratiquement pleine et plusieurs personnes attendaient à l’extérieur de la salle pour pouvoir y entrer. La Nuit de la poésie est un événement fondé en 2009 par la poète Nora Atalia. Au cours de cette soirée, plus d’une vingtaine de poètes se …