All posts filed under: Poésie et théâtre

«J’vais cacher le banal et montrer le sublime.» – Javotte

La lecture du mois de février du défi littéraire proposé par le blogue En 2015, je lis un livre Québécois par mois m’a permis de faire une vraie découverte. Grâce à ce défi, j’ai découvert une facette différente d’un personnage mal aimé de mes Disney préférés : Javotte. Je tombai également en amour avec la plume de l’auteur, Simon Boulerice. Lorsque j’appris l’existence de l’adaptation en pièce de théâtre du roman de Boulerice, je sautai sur l’occasion. Je cours ! Je cours ! Et merde ! Ça m’apprendra à avoir un cardio aussi terrible ! Je cours, parce que je vais être en retard pour la représentation de la pièce de Javotte ! Moi qui attendais ce moment avec impatience ! Ouff ! J’arrive pile à l’heure. Enfin je vais pouvoir rencontrer Javotte. Le cœur qui bat la chamade suite à ma course contre la montre, j’ai tout de même la chance d’être face à la scène. La salle est petite et intime, ce qui m’a permis de bien voir les acteurs et les actrices …

Parler de Pauline Julien pour parler de nous

  Vendredi dernier, Martine et moi avons eu la chance d’assister à la pièce T’en souviens tu Pauline?, présentée par le théâtre archarnéE, à l’Espace libre. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre puisque mes expériences au théâtre sont plutôt sporadiques et peu fréquentes et ce, même si c’est un médium créatif que j’affectionne particulièrement. Je ne savais pas non plus à quoi m’attendre en apprenant que c’était une performance solo. C’est donc dans cette ambiance d’incertitude, mais également d’appréhension, que nous nous sommes rendues à l’espace libre, rue Fullum. À prime abord, on nous avertis que cette pièce n’est pas un hommage commun à Pauline Julien, ce n’est ni une performance où toutes ses chansons les plus populaires seront mises en scène, ni un conte anecdotique sur la vie de cette femme. Ça tombe quand même bien parce que de Pauline Julien, je ne connais pas grand chose. Ce que j’ai appris d’elle, mis à part l’évident fait qu’elle était chanteuse, est le fait que ce fut de son vivant une femme très …

Stéphanie L’Heureux, le cercle, la forme et le fond…

J’ai eu l’occasion de visiter l’atelier de l’artiste Stéphanie L’Heureux, membre du regroupement Pied Carré. Essentiellement peintre et photographe, elle explore aussi la porcelaine et la broderie. Je suis fascinée par ses toiles minimalistes et ses recherches sur le cercle. L’artiste engage son corps, le mouvement de son bras dans toute son amplitude et dans ses limites. Sur les grands formats le cercle dépasse parfois de la toile, il s’agit du plus grand cercle que son bras soit capable de former. Ses toiles sont une recherche d’équilibre entre la forme, le vide, le support et le geste. «Je cherche à revenir à la simplicité, à l’essence du geste, explique-t-elle. Mon approche vise à susciter l’émotion avec un langage minimaliste.» Je trouve remarquable qu’elle n’ait pas seulement utilisé la peinture pour le fond, mais qu’elle soit allée chercher son bleu en utilisant de la teinture pour tissus. Après de longues recherches, du pigment sur la fibre, elle trouve son bleu parfait, mat et profond et la toile est enfin prête à recevoir son geste. La démarche …

Les monologues du vagin

Eve Ensler a tenu à rencontrer plus de 200 femmes pour parler de la relation qu’elles entretenaient avec leur vagin et ce, partout autour du monde. C’est ainsi qu’elle a  écrit  sa pièce de théâtre Les monologues du vagin en 1996. Cette féministe et auteure américaine a tenté de comprendre et de nommer autant les relations saines comme les malsaines que les femmes entretiennent avec leur propre corps et la violence que subit celui-ci. Dans Les monologues du vagin, elle s’est intéressée à rencontrer des femmes qui ont vécu des inégalités sociales, de la violence physique comme psychologique et des drames terribles. On y parle de tout ce qui concerne le vagin soit l’orgasme, la violence, la première fois, le viol, l’excision, la masturbation, les sex-toys, les règles, l’homosexualité et j’en passe. Très activiste, Eve Ensler accorde une importance à l’aspect de communauté féminine afin de contrer les inégalités dont les femmes sont victimes. La création du V Day en est un exemple. Or, voilà pourquoi on y lit un grand espoir social de changer les choses. Que ce …

Le journal d’Anne Frank ou l’annexe

  Comme vous le savez sans doute, cette année, cela fait 70 ans que la Deuxième Guerre Mondiale s’est terminée. Pour l’occasion, énormément d’événements et de publications ont été créés pour commémorer les victimes de l’Holocauste. C’est essentiel de prendre le temps de se souvenir et même pour plusieurs, d’apprendre sur ce passé historique incroyablement dur. Voilà pourquoi le Théâtre du Nouveau Monde a décidé de présenter l’adaptation d’Eric-Emmanuel Schmitt du Journal d’Anne Frank et ce, pas seulement à Montréal, mais un peu partout au Québec. Je suis donc allée assister à cette pièce de théâtre inspirée d’un des plus grands témoignages de la deuxième guerre mondiale. J’avais lu, comme plusieurs, Le journal d’Anne Frank, pour l’école, mais je ne m’en souviens pas réellement. C’est plutôt vers l’âge de 19 ans que j’ai relu le journal. Je me souviens d’y avoir perçu une grande lumière et avoir été charmée par Anne. C’est toujours un peu délicat d’adapter un texte si grand au théâtre… Comme il y aurait beaucoup à dire concernant l’adaptation elle-même, je vais m’en …

Sarah Kay et le spoken words poetry

Souvent, en surfant le web, on se perd dans un labyrinthe infini de pages et de trucs inutiles. Parfois, à travers les pages wikipédia, les photos de chats et pinterest, on tombe sur quelque chose qui nous accroche. C’est un peu de cette façon que j’ai découvert Sarah Kay il y a de cela quelques années. Je regardais des vidéos TED talk sur youtube quand je suis tombée sur If i should have a daughter. Ce vidéo, pour une raison qui m’échappe encore aujourd’hui, m’a vraiment touchée, émue et marquée.

Ma première fois

Mes premiers pas. Mes premiers dodos sans maman et papa. Ma première meilleure amie. La première fois qu’il/elle m’a tenu la main. Nos premières caresses. Ma première peine d’amour. Le premier baiser. Ma première fois. Ma première fois est arrivée comme par hasard. J’étais prête, j’en avais envie, lui aussi. Nous avons été fous. Lorsque ce fut terminé et que chacun de notre côté nous sommes retournés à la maison, un simple au revoir et un baiser sur le front me fut donné. Nous n’étions pas amoureux, nous n’avions aucun compte à nous rendre. Nous étions deux adultes responsables qui en avaient envie à ce moment, sauf que pour moi ce fut ma première fois. Je me rappelle m’être regardée dans le miroir et d’avoir ri, ri de comment tout cela s’était produit. Je n’aurais pas cru que ma première fois se passerait ainsi, mais je reste sans regret. Pour la plupart, la première est symbolique puisqu’elle apporte un changement. C’est pourquoi je fus intriguée par cette comédie. – MA PREMIÈRE FOIS-  « Ma première …

The book of mormon, une comédie musicale pour ceux qui n’aiment pas les comédies musicales

Ça fait que mardi soir passé ( le 2 décembre) je suis allée voir The book of mormon. J’ai toujours eu une  certaine curiosité pour les religions qui sortent un peu de l’ordinaire, alors je savais préalablement qui étaient les mormons et ce en quoi ils croient. Il reste que c’est mon copain qui m’a fait découvrir cette comédie musicale et, par le fait même,  l’univers de Trey Parker et Matt Stone aka les créateurs de south park . Quel est le rapport entre les deux ? Et bien, ce sont les deux têtes derrière ce musical.