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Nos nostalgies littéraires de Noël

Prenez un moment pour penser à ça, le temps des Fêtes de notre enfance, »quand on était jeunes », avec nos beaux suits de neige et nos robes à froufrous, photos argentiques à l’appui. Tsé, l’époque où on prenait soin de laisser des biscuits à Papa Noël et où la magie des Fêtes était boostée à son plein potentiel lorsqu’on mangeait en cachette les cannes suspendues dans le sapin. Une chose est sûre, dans ce temps-là, on a tous passé des heures devant Ciné-Cadeau. Ces lendemains de réveillons peuplés d’Astérix, de Tintin et de Kevin McCallister resteront gravés à jamais dans nos mémoires. Mais vous souvenez-vous des livres que vous lisiez ou qu’on vous lisait durant ces moments de grâce du congé scolaire? Quels sont les contes, les histoires hivernales qui ont marqué vos souvenirs des Fêtes d’autrefois? C’est avec un brin de nostalgie que quelques collabos du Fil rouge vous partagent leurs coups de cœur littéraires…qui sont peut-être aussi les vôtres!

Pour Martine Latendresse Charron, il s’agit de L’arbre de joie d’Alain M. Bergeron. Ce petit roman jeunesse représente pour elle tout ce qu’est Noël, c’est-à-dire l’amour et le partage. Elle remercie d’ailleurs sa cousine Karina (aussi collabo au Fil rouge) de le lui avoir offert il y a quelques années, car il a une valeur inestimable à ses yeux.

Roxanne Kègle Demers affectionne particulièrement Un hiver de tourmente de Dominique Demers. Elle se rappelle vaguement de l’histoire, mais se souvient très bien des paysages imaginés au fil de sa lecture. En plus, elle l’a lu alors qu’il y avait eu une grosse tempête de neige et une panne d’électricité qui a duré un bon 24h. Heureusement, ils avaient un poêle à bois et plusieurs sleeping bags – et un bon livre pour Roxanne!

Quant à Raphaëlle B. Adam, son souvenir littéraire le plus vif se situe plutôt à l’adolescence. Tous ses Noëls entre l’âge de 13 et 17 ans impliquaient qu’elle allait recevoir, immanquablement, le dernier tome paru de la saga Harry Potter! Raphaëlle attendait avec impatience le lendemain des festivités, car elle pouvait se caler en pyjama dans un fauteuil pour retourner à Poudlard et côtoyer une autre sorte de magie que celle de Noël…Souvent, elle lisait presque tout le livre d’une traite, en quelques heures. Dans son esprit, les deux événements sont maintenant très intimement liés.

Pour moi (Fanie Demeule) il s’agit de l’album illustré Le petit sapin tout tordu, écrit par Michael Cutting et illustré par Ron Broda. Non seulement j’étais totalement hypnotisée par la splendeur des images, mais j’étais remuée par le récit du petit arbre solitaire et atypique qui s’interroge sur le sens de Noël alors que personne ne veut de lui. Il m’est resté de ces multiples lectures une réflexion lumineuse sur les normes, l’ouverture et l’acceptation de soi et de l’autre.

Finalement, pour Gabrielle Doré, le souvenir qui représente le plus la magie de ses Noëls d’enfance est…le catalogue Sears! Gabrielle et sa sœur y découpaient ce qu’elles voulaient demander au Père Noël. Les filles s’installaient en pyjama et feuilletaient l’énorme guide pour faire leurs choix, puis collaient ceux-ci sur du papier construction en prenant soin, bien sûr, d’indiquer clairement de quel item il s’agissait. Elle ne se souvient franchement pas si le Père Noël suivait vraiment cette liste, mais cela représentait des heures de plaisir! Et après tout, le catalogue Sears, c’est aussi un genre de livre, non?

Je vous souhaite un très joyeux temps des Fêtes et une bonne années 2016!

Quelque part entre toutes vos festivités et folies, je vous souhaite d’agréables et mémorables moments de lecture… que ce soient des classiques ou des découvertes, ça fait tellement de bien!

Fanie

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DÉFI BOUQUINERIE JOUR 25 : Offre un livre en cadeau

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Joyeux Noël!

Ce petit défi est simplement pour vous rappeler l’importance d’encourager l’industrie du livre québécois! Bien entendu, vous avez probablement acheté déjà tous les cadeaux de Noël de vos proches, mais vous pouvez tout de même prendre un livre de votre bibliothèque, y inscrire un petit mot et l’offrir à quelqu’un qui l’appréciera.

Les défis du jour 15 et 16 où vous avez (peut-être) créé un emballage cadeau et un petit mot personnalisé sont donc reliés par celui d’aujourd’hui. Offrez-le !

Par la même occasion, partagez sur #Défibouquinerie sur Instagram les livres que vous avez offerts et peut-être, ceux que vous recevrez ?!

 

Les livres n’ont aucune responsabilité

Les livres n'ont aucunes responsabilitésDaniel Pennac a créé, dans son livre Comme un roman, les 10 lois du lecteur. Et je suis entièrement en accord avec lui. En tant que lecteur, vous êtes les rois. À vous de décider ce que vous voulez et de quelle façon.
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Ce qui m’amène à scander publiquement que les livres n’ont aucune responsabilité.

Bien que cela peut sembler contradictoire avec mon discours sur la bibliothérapie, je suis convaincue que les livres ne nous doivent absolument rien.

Il n’ont pas l’obligation de vous rendre heureux ou même bien, au contraire, ils peuvent franchement vous emmerder. Ou ne pas vous faire du bien tout en vous faisant du bien. Je m’explique : une lecture n’a pas besoin d’être divertissante ou de vous faire pleurer à chaque chapitre pour être déterminante pour vous.

Souvent, il faut se distancer d’un bouquin, ne rien attendre de lui et ainsi, l’effet se produira. Ça peut passer du CE LIVRE A CHANGÉ MA VIE à QUELLE PERTE DE TEMPS. Y’a aussi un monde entre les deux, bien heureusement.

Je ne veux surtout pas qu’on pense ou que l’on comprenne qu’avec la bibliothérapie on exige quelque chose des livres. Au contraire, on veut favoriser l’aspect salvateur d’un bouquin et ce, sans nécessairement se baser sur des critères de « j’ai bien aimé ma lecture« . Les livres ont des effets parfois plus grands que nature sur nos vies et ce, qu’on aime ou pas.

Il y a des livres qui nous chamboulent, qui nous aident, qui nous motivent, qui nous émeuvent, qui nous ouvrent à une autre réalité, qui nous font comprendre, aimer, pleurer, rire, imaginer et tellement plus.

Le lecteur est libre de s’approprier les mots qui construisent un récit et d’appliquer ceux-ci à sa propre vie, si l’envie lui prend. On peut aussi lire un livre et ne plus se souvenir quelques mois après d’un seul aspect de l’histoire. Ça m’est arrivé et croyez-moi, je n’ai pas de problèmes de mémoire! C’est ainsi, simplement. Les livres nous font réagir et tant que cela sera ainsi, je continuerai de lire. Et j’espère que vous aussi.

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 24 : Se lancer un défi littéraire pour 2016

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En cette veille de Noël, je vous propose de vous lancer un défi en lien avec la littérature. Que ce soit de finir votre « pile à lire », de lire tous les Amélie Nothomb ou bien de participer à la nouvelle édition de notre défi littéraire, ce n’est pas les options qui manquent.

Se choisir un défi littéraire permet de structurer un peu nos lectures, de se plonger dans le corpus d’un auteur ou d’un sujet et simplement de s’amuser avec nos lectures.

Voici quelques idées pour vous inspirer .

  • Introduire un recueil de poésie par mois à vos lectures
  • Lire tous les Agatha Christie
  • Lire un livre québécois par mois
  • Lire toutes les oeuvres marquantes d’un courant, d’une époque ou d’un genre.
  • Passer au travers de la liste des livres bannis
  • Lire tous les livres lue par Rory Gilmore dans Gilmore girls 

Les possibilités sont infinies et c’est l’une des meilleure façons de découvrir de nouveaux romans.

 

Mon désir de révolution

12386778_10206687514680497_651513885_nAu Cégep, j’ai un jour fait un oral sur l’indépendance du Québec. Sur les pours, les contres… mais surtout les pours. Je ne connaissais pas grand choses et mes recherches étaient assez sommaires, mais j’étais convaincue.  Avec le temps, j’ai appris, j’ai lu et même si je ne saurais vous professer mes valeurs politiques aussi facilement que quand j’avais 17 ans, j’aime toujours lire sur le sujet  et en apprendre un peu plus, sans pour autant être complètement sûre de mes convictions profondes .

Bien que je ne sache pas vraiment qui est Andrée Ferretti, j’étais enthousiasmée à en apprendre sur cette militante du OUI qui à marqué l’histoire de l’indépendance au Québec, sans trop savoir dans quel type d’essai je me lançais.

En fait, je m’attendais à quelque chose de plus personnel, de plus intime. Ferretti retrace son parcours de militante en faisant quasi complètement abstraction de sa vie de femme, de mère, d’épouse à l’extérieur du milieu militantisme. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, je crois simplement que ça en fait une lecture qui est susceptible d’être appréciée à sa juste valeur que par les initiés, ceux qui ont déjà quelques notions de bases sur l’histoire de l’indépendantisme au Québec. Cet essai est strictement politique, à quelques phrases près.

Malgré ça, toute la force et la dévotion d’Andrée Ferretti transperce cet essai. C’est ce qui est venu me chercher le plus dans cette lecture; la force de caractère et la passion pour la cause. J’aime les figures qui donnent l’impression que se dévouer ainsi était la seule façon de faire, le seul chemin à prendre, c’est une preuve de courage qui inspire. Le titre même appelle à cette idée; Mon désir de révolution.  Tout comme la préface, écrite par Martine Desjardins, qui m’a bien touchée de par son approche plus féministe et actuelle sur l’indépendantisme, les grèves de 2012 et, bien entendu, sur cette grande dame qu’est Andrée Ferretti.

Somme toutes, je conseille cette lecture aux connaisseurs autant  qu’à ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur l’histoire du mouvement indépendantiste au Québec et sur ses figures marquantes, dont Andrée Ferretti fait indubitablement partie.

Le fil rouge tient à remercier les éditions XYZ pour ce service de presse.

 

 

 

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 23 : Faire une recette tirée d’un de vos livres

S'acheter un nouveau cahier pour ce défi. (1)

Je pense que je ne serai pas la seule à dire que 2015 a été une année prolifique pour la publication des livres de cuisine. On a pu voir, dans les dernières années, une augmentation fulgurante du nombre de livres de recettes en vente sur le marché. J’en ai acheté quelques uns, j’ai salivé devant maintes recettes, mais il me tarde à essayer quelques unes des recettes qui se trouvent dans ces livres. Si, comme moi, vos livres de recettes ont plus de poussière que de taches de sauce tomate, ce défi est pour vous.  Que ce soit une fois par semaine ou bien une fois par mois, je vous (et me) lance le défi de faire des repas tirés de vos livres de recettes, question de rentabiliser vos achats et d’essayer de nouveaux plats .

Et puis, si jamais vous vous cherchez quelques bons livres, Gabrielle à fait son top cinq il y a quelques mois de cela.

 

Offrir la littérature en cadeau

Je ne voudrais pas paraître prétentieuse, mais je suis une championne lorsque vient le temps d’acheter des cadeaux. J’ai le don de choisir exactement la bonne chose pour la bonne personne. Chaque année, j’essaie d’offrir au moins un livre aux membres de ma famille et à mon entourage afin de promouvoir le pouvoir de la lecture. Le livre est le cadeau idéal. Il est recyclable et échangeable. Il est personnel et intemporel. Or, choisir une œuvre pour quelqu’un d’autre, c’est comme choisir des vêtements pour un autre que soi, on ne sait jamais si cela va faire. C’est la raison pour laquelle je viens à votre rescousse avec des conseils pleins les poches.

Je vais tenter de jouer les sauveuses en traçant à grands traits les portraits et les personnalités de certains membres de nos familles en y associant le livre à lui offrir. J’aime le risque. Donc, je me lance.

 

Pour le jeune frère un peu bohème, au cœur vagabond et à l’âme révolutionnaire, vous offrez:

Into the wild, Jon KrakauerIMG_2947

1984, George Orwell

La ferme des animaux, George Orwell

Parce qu’en tant que grande sœur (ou de grand frère), vous vous devez de nourrir ce petit cerveau. Alors, offrez-lui des idéaux, des idées de grandeur et la possibilité d’un monde nouveau.

 

Pour la grande sœur un peu fleur bleue, mais très peu amatrice de lecture, vous offrez:

Fanfan, Alexandre JardinIMG_2959

Geisha, Arthur Golden

Oscar et la dame en rose, Éric-Emmanuel Schmitt

Parce qu’en tant que lectrice insatiable, vous voulez donner la littérature en cadeau. Vous choisissez donc des livres plus accessibles et plus courts pour ne pas l’ensevelir sous les mots. Les histoires d’amour et de bonheur percent son cœur à tout coup.

IMG_2952Pour la belle-maman qui aime les ouvrages de psycho-pop, à qui il est toujours difficile de choisir un présent, vous offrez:

L’art presque perdu de ne rien faire, Dany Laferrière

Parce que c’est plein de belles pensées donc cela comble le côté psycho-pop, mais surtout parce que c’est également littéraire. Les deux camps sont rassasiés.

P.S Donner Laferrière, c’est toujours le plus beau des cadeaux.

 

 

Pour le copain à l’imagination farfelue, mais aux goûts bien déterminés, vous offrez:

Le chevalier inexistant, Italo CalvinoIMG_2944

Persepolis, Marjane Satrapi

L’encyclopédie du savoir relatif et absolu, Bernard Werber

Parce qu’il est un passionné lorsqu’il aime. Comme un jeune enfant, il est assoiffé de savoir et toute nouvelle connaissance est un véritable trésor à ses yeux. D’un autre côté, il aime le loufoque et il peut être bien de le surprendre. Calvino excelle dans la surprise.

Pour le cousin, très grand lecteur à l’intelligence inouïe, vous offrez:

IMG_2939L’espèce fabulatrice, Nancy Huston

La part de l’autre, Éric-Emmanuel Schmitt

Le grand cahier, Agatha Kristof

Parce que c’est ingénieux et que ce genre de livres pousse à la réflexion. De belles discussions naîtront de vos échanges à la suite de ces lectures. D’ailleurs, vous le méritez tellement.

Moi, je ne demande rien en échange. Seulement la satisfaction de savoir qu’ils ont lu. Dans le meilleur des cas, j’espère que les mots les aient autant touchés qu’ils l’ont fait pour moi. Ne désirez que cela vous aussi. Vous verrez comme il fait bon d’offrir la littérature en cadeau.

Pour être franche, je ne dirais pas non au petit dernier de Laferrière.

Crédit photo: Michaël Corbeil

 

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 22 : Joue au bibliothérapeute

when you feel like quitting,think aboutwhy youstarted.-3-2Qu’est-ce que la bibliothérapie ?

La bibliothérapie, c’est le fait d’utiliser les livres pour aller mieux, pour guérir ou simplement faire du bien. À la manière d’un pharmacien ou d’un médecin qui vous recommande un médicament pour vos maux, le bibliothérapeute tente avec toute l’humilité et l’amour des livres qui l’habitent de trouver et de recommander le bouquin qui correspond le mieux à vos besoins. Ainsi, on parle de bibliothérapie créative, au sens où Regine Detambel l’entend. Ce qui veut dire qu’on propose des oeuvres à valeurs littéraires et poétiques et pas celles qui promettent un sentiment de guérison, comme le font par exemples, les livres de psychologie populaire.

Certains romans nous laissent froids d’émotion et cela est difficile à expliquer, c’est la magie d’entre les mots, pourquoi certains romans nous touchent tant et changent nos vies entièrement tandis que d’autres nous semblent des plus inutiles. Certains seront fanatiques d’un livre tandis qu’une autre personne saura horrifiée par cette lecture. J’ai déjà vécu cette situation où j’étais complètement chavirée, une connaissance m’a avoué avoir DÉTESTÉ L’attrape coeurs de Salinger. Ouf, il en prenait pas plus pour me rendre confuse, perplexe et pour y penser encore des années après! Je ne dis pas que je ne comprends pas, bien évidement, tous les goûts sont dans la nature, mais j’avais été fascinée par cette distance qui nous séparait, pour moi ce bouquin est à la base de tout et pour d’autres il mérite la poubelle ! Fascinant.

D’où la difficulté, je dirais presque l’impossibilité, de juger toujours juste les besoins de l’autre. Il faut être à l’écoute du passé littéraire et émotionnel de la personne. Et rien n’est jamais certain, la personne pourrait détester le livre que vous lui recommandez et ce, sans raison précise. Parfois, le livre n’arrive simplement pas au bon moment dans une vie ou parfois, on n’y sent juste aucune connivence. Néanmoins, je crois fermement (vous vous en doutez bien, j’ai quand même créé un blogue de bibliothérapie et bientôt une entreprise) aux bien-faits d’une lecture, alors je pense que tenter l’expérience de trouver LE livre qui peut nous faire du bien vaut la peine.

Toutefois, je sais pertinemment que les livres n’ont aucun devoir. Un coup qu’ils vivent en tant qu’objet, en tant que livre palpable, on ne peut plus rien leur demander. Alors, les livres ne sont pas OBLIGÉS de vous faire sentir bien. Au contraire, les livres qui ont souvent le plus d’effet sut nos vies sont souvent ceux qui ne nous font pas le plus grand bien au moment de la lecture, mais après une introspection, on découvre que ce livre nous a fait cheminer, questionner ou découvrir. Ainsi, le livre nous fait du bien, malgré la dureté, le dégoût et parfois la grande indifférence qu’il nous procure ! Ouf, toute une histoire de se la jouer bibliothérapeute, il faut ne rien attendre d’un livre et le laisser faire son chemin dans le coeur du lecteur. Et quant à ce lecteur, il faut tout faire pour tenter de mieux le cibler et de comprendre ce qu’il aurait besoin littérairement.

Essayez donc. Allez, écoutez vos amis, essayez de comprendre leur rapport au monde, à la vie, mais aussi à la littérature. Quels sont les derniers livres qu’ils ont lus? Comment ces lectures ont eu des effets sur leurs vies?

Partagez avec le #Defibouquinerie les lectures que vous conseillez à vos amis et dites-nous comment vous trouvez cela d’être bibliothérapeute d’un jour!

C’est pas facile d’être une fille !

Aujourd’hui je me fais plaisir, une fois de plus, en vous parlant d’Estelle Bachelard, alias Bach, bédéiste et illustratrice et surtout de ses bandes dessinées : C’est pas facile d’être une fille & C’est pas facile d’être une fille 2. Tout va bien aller.

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J’ai commencé à lire de la bande dessinée il y a quelques années déjà. M’en offrir une, l’ouvrir, la lire, la rire, la pleurer, la partager et la relire souvent, c’est du bonbon, c’est un cadeau, c’est une brèche qui goûte le bonheur dans le quotidien souvent banal.

La semaine dernière, je suis allée à la Librairie Liber située à New-Richmond, un endroit que j’adore. Je savais que le tome II de C’est pas facile d’être une fille, Tout va bien aller venait de sortir. J’étais impatiente de le lire. Dans un café, tout près de la librairie, j’ai ouvert la bande-dessinée et je suis immédiatement plongée dans l’histoire avec une joie immense. Dès les premières lignes je riais aux éclats.

Je me souvenais de cette journée, c’était le jour de ma fête et je m’étais fait le cadeau du premier tome. Je m’étais empressée de le lire. Même que cette journée là, je l’avais lu deux fois plutôt qu’une, haha ! Une première fois, à toute vitesse, sans être capable de m’arrêter et une autre fois avec mon conjoint de l’époque. On avait tellement ri. Je me reconnaissais dans chacune des petites situations cocasses qui y étaient illustrées.

Le premier tome (paru en 2014) survole la vie d’une jeune femme moderne, de ses histoires d’amour, d’amitié et de cheveux. Parce que OUI, les cheveux ça peut parfois devenir super important ! Les chaussures, les robes, les tasses et les chats aussi 😉

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Le deuxième tome (paru tout récemment) est davantage centré sur la préparation du mariage du personnage principal et de son fiancé. Tous les méandres de l’organisation, les joies comme les peurs, le passage à l’âge adulte et les milliers de questions qu’on peut se poser. Peut-on choisir quelqu’un pour la vie ? Comment savoir si c’est lui le bon? Pourquoi se marier en 2015? À travers cela, on voit ses copines qui se cherchent et qui cherchent l’amour.

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J’ai découvert Bach via son blog : bachillustration.canalblog.com, en 2013.
Sur Facebook : @Bachillustrations, on a rapidement vu le nombre d’abonnés grimper aux fils des ans. Il y a maintenant plus de 19 000 personnes pour la suivre.
Bach est aussi présente sur Twitter :@ebachelard et sur Instagram :@bachillustrations.

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En plus d’écrire de la bande-dessinée, Estelle Bachelard («illustratrice et bédéiste de Québec, passionnée de souliers, de chat et de thé») a illustré des romans et plusieurs articles dans des magazines et dans des journaux.

Ses histoires racontent le quotidien avec légèreté, mais aussi avec beaucoup d’intelligence, et son personnage, inspiré d’elle-même (un peu comme le Paul de Michel Rabagliati) est très attachant.

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Vous savez maintenant quoi offrir à vos bonnes copines, pour Noël. Assurément qu’elles s’y reconnaîtront toutes un peu !

Bonne lecture !

C’est pas facile d’être une fille et C’est pas facile d’être une fille 2. Tout va bien aller, chez Mécanique générale.

*Illustrations puisées à même le compte Facebook de l’artiste avec son aimable autorisation 🙂 merci !

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 21 : Ralentir #slowlife

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Pour ce défi aujourd’hui, je vous invite à ralentir.

J’en aurais beaucoup à dire sur mon besoin intime de prendre le temps et de ralentir dans plusieurs facettes de ma vie. J’en aurais aussi beaucoup sur toutes les facettes où je ne prends pas le temps de ralentir. BREF, si vous vous intéressez le moindrement au mouvement Slowlife, un titre que je vous recommande est L’éloge de la lenteur de Carl Honoré. Il y a aussi cette entrevue qui est ultra intéressante.

Ralentir, c’est une philosophie de vie pour davantage profiter du moment et pour ainsi, prendre du temps pour soi. Ça peut aller dans toutes les facettes de votre existence : alimentation, éducation, urbanisme, sexualité, etc. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans une ère où des centaines de publicités chaque jour nous invitent et nous incitent à prendre du temps pour soi, il y a comme un genre de performance à atteindre. Il faut équilibrer notre « temps pour soi » à celui que l’on doit consacrer à nos boulots et vies sociales. Cette proportion crée un réel besoin de performance et justement dans le mouvement slowlife, l’idée de performance est complètement évacuée. On ne fait pas les choses pour entrer dans un moule, mais simplement pour ÊTRE.

Prenez donc un moment aujourd’hui, simplement pour réfléchir à la vitesse que prend votre vie. Est-ce qu’elle correspond réellement à ce que désirez? C’est le genre de truc que j’aime me poser pour réajuster au cas et pour quotidiennement avoir la chance de profiter du moment.