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Autour des livres : Rencontre avec Karina, collaboratrice chez Le fil rouge

Connaissez-vous le questionnaire de Proust ? Il s’agit de questions posées par l’auteur Marcel Proust, principalement connu pour sa majestueuse oeuvre À la recherche du temps perdu. Celles-ci permettent de mieux comprendre ou connaitre quelqu’un. Dans ce questionnaire, on y trouve des questions telles que La fleur que j’aime ou Mes héroïnes préférées dans la fiction. L’animateur littéraire Bernard Pivot s’est inspiré de ce questionnaire pour créer le sien, qu’il faisait passer à ses invités à son émission Bouillons de culture. C’est ainsi que m’est venue l’idée de créer un questionnaire Le fil rouge où on pourrait en apprendre davantage sur une personne, et ce, au sujet de ses habitudes de lecture, de création, d’organisations et au niveau de ses préférences littéraires.

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1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture?

Je me souviens de ma mère et de son livre sur sa table de chevet. Comme beaucoup de petites filles, j’ai longtemps voulu ressembler à ma mère. C’est elle qui m’a donné envie de lire des livres. Je me souviens de ma mère ou de mon père qui me lisaient les contes avant de me coucher (j’ai encore mon livre de contes avec moi, il m’est très précieux). Je me rappelle aussi quand on lisait ensemble les premiers chapitres d’Harry Potter. Ou encore tous les livres que le bibliothécaire de mon école primaire nous lisait (Bilbo le Hobbit, Le chien des Baskerville, etc.). Que de bons moments passés en leur compagnie et qui ne m’ont fait qu’aimer la lecture.

2. Avais-tu un rituel de lecture enfant ou un livre marquant ? Et maintenant, as-tu un rituel de lecture?

Pas vraiment. Toutes les occasions sont bonnes pour lire. Lorsque j’étais plus jeune, c’était où et n’importe comment. Aujourd’hui, je dirais que c’est surtout dans les transports en commun que je lis le plus. J’adore lire dans le métro ! Le petit bruit ambiant fait en sorte que je rentre profondément dans ma lecture, et que je rate souvent ma station…

3. As-tu une routine d’écriture, des rituels ? Dans quel état d’esprit dois-tu être pour écrire?

Parfois j’écris avant de m’endormir, parce que mon cerveau va trop vite et que c’est à ce moment que mes idées «sortent». Sinon, je m’installe devant mon ordi tout en écoutant de la musique. Je ne suis pas très assidue, au moment de l’écriture, j’y vais par instinct.

4. Quels sont les livres qui t’ont donné envie d’écrire ?

Les livres sont aussi leur auteur-e-s. Je peux donc dire que Dominique Demers, Jane Austen, Patrick Suskind ont beaucoup contribué à mon envie d’écrire. Lorsque j’étais plus jeune, j’étais dans l’histoire des Chevaliers d’émeraude et je rêvais, tout comme Anne Robillard, d’avoir ma série à moi remplie de personnages fantastiques. Disons qu’aujourd’hui mon style a beaucoup changé, j’aime toujours la littérature fantastique, mais elle m’inspire moins qu’avant.

5. Quel est le livre qui t’a le plus fait cheminer personnellement et pourquoi ?

Le livre qui m’a marquée et qui est mon préféré est «Orgueil et préjugés» de Jane Austen. Je l’ai lu lorsque j’étais une jeune adolescente, frustrée de la vie, en colère contre les garçons, remplie de préjugés envers eux et envers le monde entier, bref, j’avais les hormones dans le tapis ! C’est alors que je suis tombée sur cet ouvrage. Déjà à l’époque, mes idées en temps que féministe commençaient à faire leur apparition. Je critiquais le monde et la société et c’est ce que faisait à sa manière Jane Austen (proto-féministe), et c’est l’une des raisons pourquoi ses livres sont encore d’actualité, parce qu’ils touchent encore la société d’aujourd’hui.

6. Si tu pouvais vivre dans un monde littéraire, ce serait lequel ?

Je ne le cacherai pas, j’adore la vieille littérature anglaise (du style Jane Austen… je sais, je suis un peu trop passionnée par cette femme!). J’aimerais être capable d’avoir ce genre de plume qui me semble si raffinée. J’aurais aimé pouvoir passer mes journées à écrire, à dessiner, à faire du théâtre, à courtiser, à porter des robes, à aller au bal, bref à faire tout ce que ses personnages font!

7. Quel livre relis-tu constamment sans même te tanner ?

Le livre que j’ai relu le plus souvent est «La Princetta et le Capitaine» d’Anne-Laure Bondoux. Je ne sais pas pourquoi, ce petit roman jeunesse me fait tout simplement du bien. À chaque fois que je le lis j’embarque dans l’aventure comme si c’était la première fois. J’aime les personnages et j’aime l’écriture. Je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque quand j’avais 10 ans et c’est toujours un plaisir de le relire !

8. Quel est ton mot de la langue française préféré ?

J’aime le mot «espoir», parce que c’est ma manière à moi de tenter de rester positive et optimiste à la vie (il reste peut-être au fond de moi un peu d’adolescente frustrée).

9. Quel livre aurais-tu aimé avoir écrit ?

«Le club des incorrigibles optimistes» de Jean-Michel Guenassia, parce que ce livre est PARFAIT !

10. Si tu écrivais ta propre biographie, quel serait le titre ?

«Jane Austen et moi»

En 2016, je lis un livre québécois par mois

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Suite au succès du défi de l’année dernière, nous avons décidé de continuer dans cette lancée. Nous vous invitons donc à lire (au minimum) un livre québécois par mois pendant 2016. Sauf que, contrairement à 2015 où on faisait un sondage pour choisir le livre lu durant tout le mois, cette année on vous propose une seule petite contrainte : le genre.

On veut inciter les gens à lire autre chose que ce par quoi ils sont habituellement attirés. Ainsi, en vous faisant découvrir d’autres types d’ouvrages, tels que de la littérature jeunesse, de la BD ou un essai, vous serez encore plus conquis par la littérature québécoise. Voici donc un graphique qui met en scène les genres choisis pour 2016. J’espère vraiment que vous allez nous suivre dans ce petit défi et que cela vous fera découvrir de nombreux auteurs québécois.

Chaque début de mois, les collaboratrices du Fil Rouge vous proposeront donc quelques titres en lien avec ces contraintes et à la fin du mois, un article commun regroupant les impressions des collaboratrices sera publié.

J’en profite pour vous souhaiter que 2016 soit une année forte en découvertes littéraires et surtout, une année inspirante !

 

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Retour sur une année complètement québécoise

En janvier 2015, Le Fil rouge s’était lancé un défi : encourager les québécois-e-s à lire des livres venant de la belle province ! Pour cela, nous avons créé l’événement «En 2015, je lis un livre québécois». À chaque mois on présentait un sondage sur le groupe et on vous demandait de voter pour la lecture du mois. Certaines lectures furent de vraies découvertes et d’autres, des déceptions.

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Voici un compte rendu de ce que Martine a pensé de ses lectures :

Je suis extrêmement heureuse d’avoir créé, à l’aide de Karina et de Marjorie, ce défi littéraire parce que je pense humblement que nous avons motivé quelques personnes à lire plus de livres québécois. À ce jour, plus de 480 personnes se sont jointes au groupe Facebook Un livre québécois par mois, quoique bien discrètes, j’espère que chacune a su découvrir et apprécier les lectures proposées.

De mon côté, je dois avouer qu’avant ce défi, j’étais étudiante en littérature et que très rarement je me laissais tenter par une œuvre contemporaine, j’avais lu quelques titres bien sûr, mais c’est ce défi qui m’a immergée dans les nouvelles publications québécoises. J’ai pris un heureux plaisir à découvrir de jeunes auteur.e.s et à me tenir informée des sorties littéraires québécoises pour proposer des titres lors des sondages mensuels.

J’ai eu quelques coups de cœur durant cette année, 3 plus particulièrement : «Veiller la braise» de Sara Lazaronni, «Toutes celles que j’étais» d’Abla Farhoud et «Soleil» de David Bouchet. Quelques déceptions, «La tempête» de Gabriel Anctil en particulier. Je suis choyée d’avoir eu la chance de mettre la main sur ces titres que je n’aurais probablement pas connus autrement! J’ai déjà hâte de vous présenter notre défi pour 2016 !

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Le compte-rendu de Karina :

Pour ma part, j’étais heureuse de commencer ce défi. J’avais hâte de le commencer, parce que je lisais peu de romans québécois. Pas que je n’aimais pas ça, c’était que je ne mettais pas cette littérature en priorité. Ce défi était alors idéal pour mettre fin à ce problème !

J’ai eu mon lot de surprises cette année. J’étais surtout contente de lire plus de nouveautés et de découvrir de nouveaux auteur-e-s. Je pense à Simon Boulerice et à sa Javotte dont je suis même allée voir la pièce de théâtre avec deux de mes bon-ne-s ami-e-s. Ou Jennifer Tremblay et son «Blues nègre dans une chambre rose», une douce lecture à lire lors de temps gris. Mais cette année, j’ai eu deux vrais coups de cœur : «Toutes celles que j’étais» de Abla Farhoud et «Soleil» de David Bouchet.

Tout comme Martine, j’ai eu quelques déceptions, «La tempête» de Gabriel Anctil a été un flop pour le Fil rouge. Ou encore «Ce qu’il reste de moi» de Monique Proulx ! J’avais plusieurs attentes face à cette lecture, malheureusement je ne me suis aucunement intéressée à l’histoire et je n’ai pas compris où Proulx voulait nous emmener. Pourtant j’ai beaucoup aimé d’autres de ses romans.

Et ce n’est pas terminé ! Parce qu’en 2016, nous continuons le défi, la formule du défi sera cependant différente !

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 31 : Débute ton propre petit pot du bonheur

Prendre le temps de lire de la poésie-3

 

L’année dernière, notre collaboratrice Marika Bellavance a écrit un super article, Mon petit pot du bonheur. J’ai vraiment trouvé que c’était une magnifique idée. Je ne sais pas pour vous, mais j’essaie vraiment, quotidiennement, de trouver deux-trois petites choses qui m’ont fait sourire, parce que j’ai la fâcheuse habitude de me coucher en repensant aux moments moins glorieux de ma journée. Mais tous les jours sans exception, il se passe quelque chose qui mérite d’être apprécié. Ça peut être gros comme le jour où vous avez pris l’avion pour visiter le pays de vos rêves, mais ça peut aussi être tout simplement un sourire suscité par votre chien/chat. C’est dans ces petits moments-là que se trouvent toute l’essence du bonheur et de cette force intérieure de voir le bon côté des choses. Donc, peut-être que vous allez avoir de la difficulté si vous êtes comme moi à être constante dans l’écriture des petits papiers, mais allez-y quand bon vous semble, au fil des 365 jours, je vous garantie que le 31 décembre 2016, vous allez sourire en vous relisant.

La vie nous garroche des moments poches en chemin pis on glisse dessus comme sur des peaux d’banane. Sauf qu’après être tombé, on n’arrête pas d’y penser. On pense à la fois où on s’est presque fait mettre à la porte de notre job. La fois qu’notre chum-ou-bein-blonde nous a laissé pour les bras d’quelqu’un d’autre. La fois qu’on s’est senti pas bon en s’comparant aux autres. La fois qu’on s’est ridiculisé en public.

Avec tout ça, on oublie les p’tits bouts d’notre vie qui remontent nos coins d’bouche à la hauteur de nos pommettes gonflées. Ceux-là, on les range dans un tiroir de notre esprit pis on les laisse dormir sans trop oser les faire sortir de leur cachette.

Mais des fois, ça fait du bien d’les garder réveillés.

Pis j’pense que j’ai trouvé une solution qui nécessite juste un stylo, des morceaux d’papier pis un contenant.

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Chaque fois que j’vis quelque chose de l’fun, je l’écris sur un bout d’papier déchiré, avec la date. Ensuite, j’le plie et j’le mets dans mon p’tit pot sur lequel j’ai inscrit l’année en cours.

Ça peut être n’importe quoi. La fois qu’j’suis partie en voyage. La fois qu’j’ai croisé un ami qu’j’avais pas vu depuis je-sais-pas-combien-mais-trop d’années. La fois que bon ok vous comprenez l’principe j’pense.

Après l’avoir déposé dans l’pot, j’le relis pas d’l’année.

J’y touche pas.

J’touche à aucun papier.

J’les regarde s’accumuler.

J’regarde le bonheur prendre de plus en plus d’place.

J’attends qu’on soit la veille du jour de l’an pour tout relire.

À la mi-année, souvent mon pot est presque plein. J’pousse et j’écrase mes papiers heureux pour créer assez d’espace pour les six autres mois.

Le 31 décembre, j’lis chaque petit bonheur que j’ai vécu depuis l’1er janvier.

Des fois j’braille parce que j’suis une fille de même. Trop émotive.

J’trouve ça capoté d’voir comment les choses peuvent évoluer en une seule année. Et c’est là que j’réalise que c’est vrai qu’on les oublie, nos beaux souvenirs un peu plus banals.

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 30 : Faire la liste de vos buts pour 2016

S'acheter un nouveau cahier pour ce défi.

On ne peut pas faire un défi en passant outre les résolutions, les buts, les objectifs, peu importe comment vous voulez les appeler. Aujourd’hui, en cette avant dernière journée du #défibouquinerie, je vous propose donc de réfléchir quelques instants à l’année à venir. Que vous soyez ou non du genre à prendre des résolutions, je crois qu’il n’y a rien de mal à se donner des buts à accomplir et des objectifs à atteindre, sans toutefois en faire le point focal de votre année.

Que ce soit dans votre vie professionnelle, votre vie personnelle ou vos grands projets, je vous invite à prendre quelques instants pour vous demander ce qui, en 2016, vous ferait avancer un peu plus loin, un peu plus près de vos objectifs.

Jeanne Moreau a le sourire à l’envers

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Jeanne Moreau a le sourire à l’envers est le deuxième roman de Simon Boulerice que je lis. Le premier était Javotte, qui avait été une des lectures de notre défi littéraire. Dans les deux cas, j’ai reconnu l’écriture de Boulerice et sa manière qui semble si naturelle de faire parler des jeunes adolescents. La narration, comme les dialogues, dans ces deux bouquins m’ont semblé extrêmement réalistes.

Dans Jeanne Moreau a le sourire à l’envers, on fait la rencontre de Léon, un jeune garçon bien ordinaire. Il a un frère, Antoine, et deux parents bien conventionnels. Son drame d’ado est qu’il fait beaucoup de pellicules et que cela le complexe.  Il trouve sa vie un peu ennuyante. Heureusement, il y a Léonie avec qui il échange des lettres.

Léonie est belle, drôle et semble avoir une vie des plus extravagantes : sa mère était voleuse de banque en France et son père médecin humanitaire en Afrique, rien de moins. Dans ses missives, elle abuse des points d’exclamation! Léon s’attache beaucoup à ces lettres et devient de plus en plus attiré vers cette belle Léonie.

Parallèle à cela, il y a la famille de Léon, une famille harmonieuse, simple, belle et, disons-le, ordinaire. Ses deux parents sont amoureux depuis le secondaire, s’aiment toujours et son frère Antoine est discret et obsédé par le cinéma de la Nouvelle-Vague. On s’attache à cette famille bien ancrée dans le réel et on y reconnait des gens. Cette stabilité familiale a de quoi inspirer, mais je suis bien consciente que pour Léon, 15 ans, avoir une mère voleuse de banque est beaucoup plus intéressant.

La fameuse Léonie viendra donc rendre visite à Léon et sa famille pendant 3 jours. Elle y rencontrera le meilleur ami de Léon, la copie conforme de Taylor Lautner, le loup-garou de Twilight. Au fil de ce weekend, on y découvrira qu’il est tentant de se créer une identité autre simplement pour combattre la détresse du quotidien et que parfois, l’imagination peut être notre seul repère tranquille. C’est aussi à ce moment qu’on réalisera que le grand frère, Antoine, souffre d’anorexie. La famille entière de Léon sera donc confrontée à ce drame.

J’ai particulièrement aimé le fait que Simon Boulerice traite d’anorexie masculine, car ce n’est jamais abordé. Le roman le dit lui-même, l’anorexie c’est pour les filles. Cette décision de représenter l’anorexie chez un personnage masculin est excellente, on y brise les clichés et je suis certaine que de lire qu’un autre garçon souffre comme soi peut être très libérateur pour ceux qui souffrent de cette maladie, mais aussi pour tous les autres qui se doivent de comprendre que l’anorexie n’a pas de genre. Les sous-textes du roman sont profondément solides et ancrés dans des problématiques propres à la jeunesse ; identité, anorexie masculine et intimidation.

Ça faisait longtemps, depuis Coeur de slush de Sarah-Maude Beauschene, que je n’avais pas lu un roman jeunesse si bien écrit et vrai. C’est le genre de livre que j’aurais aimé plus jeune à 15 ans, mais que j’aime tout autant à 24 ans. J’espère que les enseignants au secondaire penseront à mettre Jeanne Moreau a le sourire à l’envers à leurs plans de cours, car non seulement le personnage principal est un garçon, ce qui me semble relativement rare, mais il est normal comme beaucoup de garçons de son âge, préoccupé par son apparence, ses amitiés, ses amours et par son identité. Et toute la force des romans jeunesse est là : offrir un support, un sentiment d’unicité et de compréhension aux lecteurs.

« Mon rêve, c’est un livre qu’on n’arrive pas à lâcher et quand on l’a fini on voudrait que l’auteur soit un copain, un super-copain et on lui téléphonerait chaque fois qu’on en aurait envie. » – JD Salinger

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 29 : Faire la liste des cinq choses qui vous rendent le plus fière de vous dans la dernière année

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Aujourd’hui est venu le moment du défi ou vous faites ce que toute bonne fin d’année apporte ; un bilan. Le bilan des cinq trucs qui vous ont rendue la plus fière dans la dernière année. Ça permet de remettre l’année en perspective, de réaliser nos bons coups et de voir comment tout évolue, comment on peut avancer en l’espace d’une année.

Que ça ait rapport ou non avec les livres, c’est le moment de se faire un bon café, de prendre son cahier et de réfléchir aux 363 jours qui viennent de passer. Au moment où j’écris ce défi, il reste un mois avant la fin de l’année, alors je triche un peu, mais j’ai tout de même le goût de me lancer l’exercice, peut-être même que mes réponses changeront d’ici 2016.

  • Avoir fini mon bac en littérature.
  • Tous les avancements et le travail mis sur le blogue.
  • Les décisions que j’ai prises durant l’année.
  • Habiter seule (même si ce ne fût pas longtemps, dû à des circonstances un peu hors de mon contrôle)
  • Je me laisse un point vide pour le mois à venir, qui sait?

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 28 : Fais une liste de tous les livres que tu souhaites lire en 2016

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C’est un classique, le phénomène des PAL (Piles-à-lire). Vous vous retrouvez toujours avec des dizaines de livres à lire sur votre table de chevet ou bibliothèque et bien évidemment, vous continuez d’en acheter. Je l’avoue, je suis un peu comme ça, même si à la fin je me sens dépassée par toutes ces lectures potentielles qui, chacune à leurs manière, m’attire et me plait. On peut facilement commencer à se sentir dépassé par tous cela. En tout cas, c’est mon cas.

Voilà pourquoi je vous propose de prendre les choses en main pour 2016. Faites un ménage dans vos bibliothèques, pièces et tables pour y mettre de côté tous vos livres non lus. Ensuite, vous pouvez décider de vous faire une liste de ces bouquins que vous devez lire! Je ne me fais jamais une très grande liste, mais y inscrire une dizaine de livres me fait du bien. Je me souviens d’une année où j’avais écrit 25 livres à lire et c’était honnêtement beaucoup trop parce que toutes les semaines de nouveaux livres sont publiés et ils se rajoutent tranquillement dans vos PAL. Et si vous n’avez pas de PAL, faites la liste tout de même des livres que vous désirez lire. Je me suis amusée à fouiller dans ma bibliothèque et dans mes nombreux coups de coeur de librairie. Et si vous aimez Pinterest, vous pouvez faire comme moi et vous créez un tableau À lire, comme ça nous aurez toujours des idées de lecture.

Voici donc ma petite liste :

  • Tout ce que j’aimais, Siri Hustvedt
  • Chez soi, une odyssée de l’espace privée, Mona Chollet
  • Un amour impossible, Christiane Angot
  • Le nénuphar et l’araignée, Claire Legendre
  • Nous étions le sel de la mer, Roxanne Bouchard
  • La cloche de détresse, Sylvia Plath

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 27 : Replonge dans un livre que tu aimais enfant

Aujourd'hui, por-2-2Une de mes résolutions de 2016 est liée à ce défi. Je veux davantage lire de la littérature jeunesse, alors préparez-vous à lire un peu plus d’articles à ce sujet !

La littérature jeunesse nous marque à tout jamais. Comme les émissions d’enfance qui viennent modeler la personne que l’on est, comme une génération entièrement, les livres jeunesse sont des éléments instructifs et fondateurs de chaque individu.

Le nombre d’études qui pourraient témoigner du fait que de lire très jeune des contes ou des histoires permet une plus grande facilité avec la langue, la lecture et surtout, un amour très tôt des mots, de l’imaginaire et sans le savoir, de la littérature. Je pense aussi qu’en tant que parents (ce que je suis loin d’être), une des plus belles choses à enseigner à son enfant est l’amour de la lecture, parce que comme disait ma mère (et celle de Fanie !) nous ne sommes jamais seuls avec un livre, et cela est une des plus grandes leçons de ma vie.

Voilà pourquoi, je vous encourage aujourd’hui à relire un livre marquant pour vous lorsque vous étiez enfant. Et si vous êtes parent, lisez une histoire à votre enfant ce soir! Vous verrez à quel point cette activité est riche humainement, mais si pédagogique et instructive en même temps!

De mon côté, le livre que j’ai lu et relu le plus souvent enfant est L’arbre de joie d’Alain M Bergeron. J’en parle dans cet article et j’ai toujours un grand bonheur et sentiment de nostalgie en le relisant.

Montrez-nous sur Instagram ces livres d’enfance qui vous rendent nostalgiques en utilisant le #Défibouquinerie!

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 26 : Fais la liste de tes cinq lectures les plus marquantes de 2015

when you feel like quitting,think aboutwhy youstarted.-4Ce soir, prenez un moment pour relaxer et faire le point sur vos lectures de 2015.

L’ultime réconfort pour moi c’est en buvant un thé ou parfois simplement un verre d’eau et de m’installer bien au chaud au creux du lit, un cahier et un crayon à la main. De cette manière, je suis capable de faire de l’introspection et de mettre de l’ordre dans mes idées et dans ma tête. Sur Le fil rouge, nous l’avons souvent écrit, l’écriture est un exutoire incontestable, peu dispendieux et extrêmement accessible. Louba-Christina nous a d’ailleurs parlé de son habitude d‘écrire tous les matins, quant à Marjorie, elle nous a expliqué les raisons pour lesquelles écrire dans son journal est bénéfique.

Il y a quelques semaines, mon copain m’a demandé combien de livres j’avais lu en 2015, un peu excédé peut-être de voir tous ces titres qui défilent sur notre table de chevet! Et je n’ai pas su quoi répondre. Loin de moi l’idée de penser que le chiffre est important, mais je réalisais que j’avais un peu perdu de mémoire mes lectures. Voilà pourquoi je pense qu’il est important de faire le point sur ces lectures annuelles, simplement pour constater si nos goûts ont changé et quels bouquins ont eu des effets sur nos vies. Et cela nous prépare à un futur défi qui nous permettra de se projeter en 2016 en écrivant la liste des livres qu’on désire découvrir. De plus, je me suis engagée à noter dans un cahier en 2016 mes lectures!

Voici mon ma liste des 5 lectures les plus marquantes pour moi, en 2015 :

  1. Veiller la braise, Sara Lazarroni : Cette belle découverte grâce au défi littéraire En 2015, je lis un livre québécois par mois m’a énormément touchée. Je l’ai écrit dans la critique commune du mois de septembre, mais il s’agit réellement d’une des plus belles histoires d’amour de la littérature, à mon sens!
  2. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan : Vous le savez, j’adore Delphine de Vigan. Elle est réellement une de mes auteures contemporaines préférées, alors il est évident que lors de la publication de son nouveau bouquin, j’allais l’acheter sans plus tarder. Et fidèle à son habitude, j’ai adoré.
  3. Les filles bleues de l’été, Mikella Nicol : Ce bouquin turquoise de la jeune auteure Mikella Nicol a été une excellente découverte de 2015 : tout en douceur et en poésie, elle nous livre une histoire ou l’amitié règne.
  4. Un matin je suis partie, Alice Steinbach : Le livre de l’indépendance et de l’amour de soi par excellence. Alice Steinbach nous emmène avec elle dans ses voyages. Elle visite des pays que j’ai moi-même eu la chance de visiter et nous charme par sa vision simple du voyage. Ce roman a été un symbole de cette année, car j’ai fait un grand voyage cet été et j’ai été inspirée par cette philosophie du moment présent.
  5. Mines de rien, Isabelle Boisclair, Lori Saint-Martin et Lucie Joubert. : Ce collectif féministe m’a fait le plus grand bien. Motivée par ce besoin de ne plus me taire face au sexisme ordinaire, ce bouquin orange a été pour moi un manifeste vis-à-vis ce besoin de ne plus accepter et de nommer ces mines de rien, comportements sexistes qui sont de plus en banalisés. Et vous, quels sont vos cinq lectures marquantes de 2015? Je suis curieuse de savoir! Utilisez le #DéfiBouquinerie pour partager vos listes avec nous!