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Il faut lire «Sœurs volées »

Comme Martine, je redoutais d’entamer la lecture de l’essai d’Emmanuelle Walter, Sœurs volées. Enquête sur un féminicide au Canada. Un sujet qui nous touche trop, nous, de jeunes femmes qui auraient pu être à la place de Maisy et Shannon. Or, une grande différence nous séparent: Maisy et Shannon sont des femmes autochtones.

J’ai pourtant dû m’y plonger, puisque j’organisais, avec des collègues universitaires, une soirée de projection d’un documentaire qui portait sur la disparition et l’assassinat de femmes autochtones canadiennes. Et Emmanuelle a accepté de participer à la discussion qui suivait le visionnement.

C’est alors que j’ai découvert un roman. Véritablement, il s’agit d’un essai. Mais Walter mène son enquête avec une si grande sensibilité que ses mots nous traversent, on tourne les pages comme on tournerait ceux d’un roman policier. Avec elle, nous parcourons le Québec, nous découvrons avec elle ces crimes scandaleux perpétrés contre des femmes autochtones. Peut-être est-ce aussi parce qu’on a le sentiment qu’il s’agit d’une fiction… Les chiffres sont irréels, les faits sont trop absurdes pour être raisonnables. Et pourtant.

Emmanuelle Walter choisit d’ailleurs de donner un visage à ces chiffres, sans doute pour justifier les affirmations, pour nous dire « Regardez, c’est vrai, ces familles sont déchirées, ces communautés sont détruites ». Si elle passe par le personnel, le privé pour parler du collectif, c’est bien parce que c’est justement un problème de société. Au fil des témoignages et des entrevues, nous comprenons avec elle qu’il s’agit d’un problème systémique. Que ces femmes grandissent dans la vulnérabilité. Et que le gouvernement l’ignore. Et puis, on l’a dit il y a bien longtemps, le personnel est politique. L’essai de Walter est d’ailleurs pour moi très féministe, ne serait-ce que par les premières phrases du livre:

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Emmanuelle Walter, Sœurs volées. Enquête sur un féminicide au Canada, p. 13.

Je reprends les mots de Martine Delvaux, qui, lors d’une conférence donnée à l’UQAM, évoquait très justement le fond de la démarche de Walter : faire compter les corps de femmes assassinées ou disparues autrement que par un décompte. Delvaux affirme :

«Les femmes amérindiennes comptent-elles autrement que comme un décompte? […] Et est-ce qu’on sait vraiment ce que ce chiffre veut dire? […]».

Non, nous ne savons pas. Et Walter s’efforce de nommer, de dater, de décrier pour nous faire savoir, nous dire c’est quoi, la disparition d’un corps. Même si Walter ne souhaite pas s’inscrire dans une démarche féministe, j’ai ressenti, tout au long de ma lecture, un sentiment de sororité, cette idée de la solidarité entre femmes. Bien que je suis loin d’avoir un vécu semblable ni le même statut social que les femmes autochtones, je suis une femme. Et je pourrais disparaître. C’est là où le récit de Walter est bouleversant.

La journaliste a par ailleurs autant de conviction de vive voix qu’à l’écrit: elle défend avec tout autant de vigueur ces femmes autochtones, ce féminicide qui, selon elle, est un drame d’autant plus aberrant parce qu’il est ignoré par le feu (de joie) gouvernement conservateur de Harper. Mais elle l’avoue elle-même: les choses bougent. La lutte est loin d’être terminée, mais le nouveau gouvernement semble aller de l’avant avec des mesures qui favoriseront les démarches pour élucider ces crimes.

En espérant que tout le monde se réveille, cesse de compter et commence à comprendre. Et à soutenir.

P.S.: Pour plus d’informations sur les projections féministes de mes collègues et moi, Les Filministes, visitez notre page Facebook.

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 20 : Découvre une chaine Youtube littéraire #Booktube

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Je ne sais pas si vous écoutez beaucoup de Youtubeurs/Youtubeuses sur Youtube. De mon côté, j’avoue que c’est très récent, mais j’aime beaucoup cela. J’ai eu envie de vous faire découvrir quelques chaines que j’aime bien écouter, non seulement pour les suggestions littéraires, mais aussi parce qu’on finit par s’attacher aux animateurs. D’ailleurs, la plupart des gens que je suis sont des youtubeurs américains ou européens littéraires. Alors, dites-moi si vous connaissez d’autres chaines #booktube québécoises!

QUÉBEC

 

Karine, Mon coin lecture


Le fil rouge (je nous fait de la pub!)

 

FRANCOPHONIE

Lili bouquine

Margaud Liseuse

https://www.youtube.com/watch?v=eMf0cmMM-tA

 

Les lectures de Nine

 

Audrey, le souffle des mots

 

EN ANGLAIS

 

Gracewithabookinherface

Claire Weller

Rosianna Halse Rojas

 

6 trouvailles Etsy pour les #geeklibrarians

J’pense que j’me suis jamais sentie autant à ma place que dans une bibliothèque. Ça s’explique pas, j’étais toute petite et j’aimais m’y retrouver, tous les jours ou presque. Je souhaitais seulement flâner parmi les livres, m’y perdre, m’oublier quelques instants et choisir une pile de romans. Je les feuilletais, m’égarais à travers leurs récits, leurs images, leurs mots. Et je n’entendais aucun bruit sauf les pages que je tournais à toute vitesse pour connaître la suite de l’histoire.

C’tait spécial comme feeling. 

Même encore aujourd’hui, les bibliothèques demeurent mes plus précieuses alliées, mon amour pour elles n’a pas changé, je les aime toujours autant. Je les affectionne tellement que j’aspire devenir bibliothécaire, d’ici quelque temps, si j’arrive à me trouver une job là-d’dans malgré la pénurie d’emploi de l’avenir québécois. Mais, ça, c’t’une autre affaire.

Si t’es comme moi pis que tu trouves qu’une bibliothèque est une des plus belles choses au monde, je t’ai fait un petit topo des items Etsy vraiment nice que tu te dois d’arborer pour afficher à tout l’univers que t’es un(e) #geeklibrarian.

Tote bag

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1. Un tote bag qui brandit avec fierté une citation de J.K. Rowling tirée tout droit du deuxième tome Harry Potter et la chambre des secrets. Je sais pas pour toi, mais on dirait que ça se rapproche drôlement de l’idée que je me fais de la perfection. En plus, tu vas pouvoir y mettre tous les livres que tu auras loués à la bibliothèque de ton quartier. C’est pas beau la vie?

Cover téléphone

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2. Je ressens déjà jusqu’ici ta joie, ton cœur en arc-en-ciel et tes yeux brillants comme le chat dans Shrek. Je sais, c’est comme trop beau pour être vrai, un étui pour ton téléphone intelligent qui a les allures d’une carte de prêt de bibliothèque, comme quand t’étais petit(e). La boutique offre même la possibilité de sélectionner le type de ton téléphone, comme ça, tu t’assures que l’étui aura la bonne dimension pis toute.

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3. Je t’avertis tout de suite, tu vas capoter ben raide à la vue de ces magnifiques cartes de prêt de bibliothèque à l’ancienne. Il y en a pour tous les goûts, des jaunes, des blanches, des roses, des turquoises, des paquets de 50 ou de 100. C’est toi qui choisis là, mais moi, je les voudrais toutes en quantité industrielle pour écrire des petits mots d’amour ou une date de retour à un livre que j’aurais prêté à un ami, tsé.

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4. Quand j’ai déniché ces jolis crayons j’avais le goût de crier «YASSS!» dans mon salon. Juste de même là, un(e) bibliothécaire ne fait pas que ranger des livres sur des rayons. Je dis ça parce que c’est le genre de commentaire qu’on entend un peu trop souvent lorsqu’on étudie à la maîtrise en Sciences de l’information: «han ouin, ça prend une maîtrise pour faire ça?». Un(e) bibliothécaire c’est comme un(e) intellectual badass qui s’y connaît en une panoplie de domaines variés. Qui a soif d’en apprendre toujours plus sur tout et n’importe quoi. Qui peut être pas mal plus efficace que Google. Boom.

Petits calepins 2

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Petits calepins bibliothèque

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5. L’idée c’est d’avoir le plus d’items possibles qui arborent le thème des cartes de prêt de bibliothèque  vintage parce que c’est ben beau. Cette fois elles se présentent sous la forme de jolis calepins où tu pourras inscrire des notes, la liste de tous les livres qui se trouvent dans ta bibliothèque personnelle ou que tu voudrais qui s’y trouvent, comme tu l’sens. J’ai toujours été sous le charme, j’avoue, des dates qu’on étampait à la fin d’un livre, lors du prêt, ça lui donnait vie, un chemin qu’il avait parcouru jusqu’à moi, jusqu’à mes mains qui le feuilletaient, comme tant d’autres avant.

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6. Ça serait vraiment niaiseux, un(e) bibliothécaire qui n’aime pas les livres, on s’entend. C’est comme obligé, tu peux pas faire autrement, quand t’aimes les bibliothèques, t’es bibliophile, un amoureux des livres. En tout cas, bibliothécaire ou non, si t’es un(e) vrai(e) #geeklibrarian, l’essentiel c’est que tu étales ton amour pour les mots en buvant ton café le matin dans une belle tasse faite à la main.

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 19 : Lire un nouvel essai et/ou magazine en 2016

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Les magazines et les essais sont des types de lectures qu’on met trop souvent de coté. Par contre, il y a tellement de choix, tellement de choses à apprendre et tellement de bons essais et de bons magazines qu’il serait bien dommage de passer à côté de tous ces mots. C’est pourquoi, en 2016, je vous invite à vous abonner à un magazine ou à lire un ou deux essais (de plus ou tout court).

Ce qui me plaît le plus dans le concept des magazines, c’est la multitude de sujets qui permet de découvrir de nouveau intérêts, d’aborder un aspect en particulier ou bien d’avoir plusieurs opinions à la fois. C’est une façon abordable de s’initier à plusieurs sujets.

Peu importe le sujet qui vous intéresse, ce n’est pas le choix qui manque.

Un guide de vin, le cadeau parfait pour Noël ! Oui, mais comment s’y retrouver ?

C’est (vraiment!) bientôt Noël et vous êtes toujours en manque d’idées de cadeaux cette année ? J’ai la solution pour vous, à condition d’aimer le vin ! Aujourd’hui, je vous propose d’en apprendre plus sur les différents guides de vin offert en magasin et à vous aider à faire un choix en fonction de à qui vous voulez acheter un cadeau. Est-ce que c’est pour papa ou maman qui a déjà tout ? Le beau-frère ou la belle-soeur qui apporte toujours d’excellentes bouteilles lors de vos soupers ? Votre ami qui invite toujours tout le monde à la maison mais pour qui le prix d’une bouteille est le critère numéro 1 ou peut-être simplement pour vous-même et votre amoureux qui n’arrivez jamais à faire un choix à la SAQ ?

Il existe une panoplie d’excellents guides sur le marché, mais je ne vous en présenterai que 5, tous très différents selon moi.

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1- Guide Aubry 2016 – Les 100 meilleurs vins à moins de 25$ – Jean Aubry

Chroniqueur vins au journal Le Devoir depuis plus de 20 ans, Jean Aubry est un nom qui doit sûrement vous dire FullSizeRender-3quelque chose. Il s’agit tout simplement d’une véritable institution dans le domaine, et il est aussi conférencier et animateur sur son sujet préféré. Bref, le titre de son guide le dit, on vous y présentera de manière bien imagée et facile à comprendre une liste de 100 vins à moins de 25$, de même que quelques découvertes de l’auteur. Ce livre est le cadeau parfait à faire pour votre ami étudiant, à celui un peu cassé ou tout simplement pour celui dont on parlait plus haut qui considère le prix d’un vin comme le critère d’achat numéro 1. De cette façon, on garantie que pas trop cher rimera avec qualité lors de votre prochain souper ! Car il est vrai que des bons vins à moins de 25 $, ça existe !  C’est aussi le livre parfait à avoir en sa possession quand nous sommes nous-même en manque d’idée de bonnes bouteilles pas trop cher à acheter quand notre budget est plus serré. Bref, un guide fort appréciable et très efficace.

2- Le Lapeyrie 2016 – Philippe Lapeyrie

FullSizeRender-5Qui est Philippe Lapeyrie ? Son nom vous dit aussi probablement quelque chose car c’est un des sommeliers les plus connus au Québec présentement. Sommelier pendant plus d’une décennie dans différents restos au Québec, il est aujourd’hui chroniqueur à la télé notamment à Salut Bonjour, à la radio et dans la presse. Il est également professeur à l’école hôtelière de la Capitale depuis 2002. J’ai trouvé son guide rafraîchissant, amusant avec des descriptions de vins imagées, rempli d’anecdotes et ultra facile à  comprendre. Probablement à l’image de Philippe, que je n’ai jamais rencontré mais qui me donne cette impression quand je l’écoute ou je le lis dans différents médias. Dans son guide, il nous présente ses 125 coups de coeur et ses top 10 dans différentes catégories. Le guide Lapeyrie, c’est parfait pour votre ami qui connait le vin et qui aime faire de belles découvertes. Parfait aussi pour l’ami qui aime citer ses sources, je ne sais pas pourquoi mais dire que c’est une suggestion de Lapeyrie, je trouve que ça sonne comme quand on cite le Larousse à mon oreille. Idéal si vous avez envie d’un brin de légèreté dans votre lecture de ce monde parfois (trop) sérieux et complexe.

3- Le guide du vin Phaneuf – les grappes d’or 2016 (35 ans) – Nadia Fournier

De loin le guide le plus complet, rempli d’informations ultra intéressantes et aussi celui le plus complexe selon moi. Le guide Phaneuf, dorénavant écrit par Nadia Fournier (chroniqueuse vin à la radio, à la télé et au magazine L’actualité), commence avec un très beau témoignage de Michel Phaneuf qui lui cède le flambeau. À la base écrit par Michel Phaneuf, ce guide a été publié FullSizeRender-1pour la première fois en 1981, c’est donc LE classique des classiques à avoir dans sa bibliothèque. On y met surtout de l’avant les 125 grappes d’or en plus de nous proposer une panoplie de vins abordables et plus dispendieux. Les grappes d’or représentent les vins s’étant davantage illustrés dans l’année selon Nadia Fournier et donc qui deviendront probablement vos classiques. Rapidement, le guide Phaneuf regorge d’informations sur les pays qui y sont présentés, il est facile à comprendre car il est très bien écrit, et propose autant des grands vins que des vins plus abordables. C’est le guide parfait pour le connaisseur par excellence, le guide parfait pour papa, maman ou l’ami qui possède déjà un cellier ou une cave à vin bien remplie. Avec plus d’un million d’exemplaires vendus au fil des ans, ce guide n’aura certainement pas besoin de présentation au moment de l’ouverture de son papier cadeau sous le sapin.

4- Un sommelier à votre table – Jessica Harnois & Alexandre Marchand

Un sommelier à votre table gagne selon moi le prix de l’originalité parmi les guides offerts car ce n’est pas un guide comme les autres. C’est le guide parfait pour l’épicurien par excellence, l’ami qui trippe bouffe, vin et bon resto, le ou la foodie. Ce FullSizeRender-7guide est co-écrit par Jessica Harnois, sommelière, chroniqueuse, animatrice, et aussi fondatrice de vin au féminin (une agence d’animation de sommelières) et Alexandre Marchand, un homme d’affaires adepte de bonnes bouffes et bons vins qui a parcouru le monde pour développer son fin palais. Ce guide est aussi écrit en grande partie grâce à la collaboration de 50 sommeliers du Québec, qui vous propose 500 vins à découvrir et 50 excellentes tables du Québec où boire un très bon verre de vin. Chaque sommelier présente ses différents coups de coeur, ainsi que les meilleurs accords à faire avec les vins mentionnés. Ce guide est donc l’outil indispensable pour l’ami toujours dans les restos, toujours le nez dans les livres de cuisine, celui à la recherche des meilleures adresses et avide de nouvelles découvertes culinaires et/ou vinicole et je l’avoue, il s’agit de mon petit coup de coeur perso.

5- Le Guide des Méchants Raisins – Claude Langlois, Patrick Desy & Mathieu Turbide

Finalement, le dernier mais non le moindre,  Le guide des méchants raisins est vraiment celui qui m’a fait le plus rire et sourire au moment de ma lecture. C’est le guide de vin le plus humoristique et je dirais vraiment celui qui se prends le moins au FullSizeRender-6sérieux. Les 3 co-auteurs du livre sont 3 passionnés de vin, qui collaborent tous au blogue des méchants raisins du Journal de Montréal et Journal de Québec et qui oeuvrent dans le domaine depuis de nombreuses années. Rempli de listes de vins amusantes et d’informations diverses sur le sujet, c’est le guide pour faire des choix éclairés dans toutes les situations possibles. C’esFullSizeRender-4t le guide à offrir à votre ami un peu clown qui aime rigoler et à celui pour qui boire une bonne bouteille de vin, ça devrait être tout sauf stressant ou compliqué ! Avec des listes comme des vins à acheter pour séduire à coup sûr lors d’une première date, des vins assez « olé olé  » pour supporter des mets mexicains, des vins à sacrifier pour faire une sangria et des vins que vous n’auriez pas honte d’apporter chez des amis… impossible de ne pas avoir le sourire aux lèvres en lisant les différentes catégories et pages de ce guide. Je dirais que c’est selon moi le guide le plus actuel et représentatif de la nouvelle génération qui commence à découvrir le vin présentement et qui saura à coup sûr fournir encore de très bonnes références pour les années à venir.

En espérant que cet article vous sera utile au moment de faire votre futur achat de guide,

Bonne lecture pendant le temps des fêtes et bon magasinage de cadeaux !

*Aucun livre n’a été offert à l’auteure de cet article, aucune commandite également.

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 18 : Découvre une nouvelle bande dessinée

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Jusqu’au moment où j’ai eu un cours à l’UQAM en bande dessinée/roman graphique, j’avoue que mon impression vis-à-vis des bandes dessinées était liée à l’enfance et à la jeunesse. Toutefois, je savais qu’il se faisait de très bonnes BD, mais je ne savais pas comment et par où commencer. Heureusement, maintenant j’ai pris conscience de l’étendue des choix possibles en ce qui attrait aux BD comme aux romans graphiques. Je ne peux faire autrement que de me laisser tenter par des nouvelles bandes dessinées lorsque je visite des libraires. Mention d’honneur a la Librairie Planète BD sur St-Denis! Si vous ne savez pas par où commencer, allez rendre visiter aux libraires y travaillant, ils se feront un plaisir de vous aider.

De mon côté, voici quelques lectures que je vous conseille :

Et pour lire tous les articles sur Le fil rouge en lien avec la BD et les romans graphiques, cliquez ICI. Vous retrouverez aussi les planches de D. Matthieu Comic, une bédéiste qu’on adore!

Avez-vous des suggestions de lecture pour moi? N’oubliez pas d’utiliser le #DéfiBouquinerie pour partager vos lectures avec nous!

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 17: Aller lire dans un café

Prendre le temps de lire de la poésie

Un peu comme le défi 13, celui-ci est axé sur le fait de s’offrir une vraie expérience de lecture. Aujourd’hui, je vous propose d’aller lire dans un café. Ce n’est pas les cafés ni les salons de thé qui manquent à Montréal. Vous avez vraiment l’embarras du choix. Pourquoi aller lire dans un café ? Pour l’ambiance, pour prendre un moment pour soi, pour oser aller dans un café seul(e), pour l’expérience de lecture et, bien sûr, pour le plaisir. Martine et moi avons justement commencé une série d’articles qui amalgament les bouquins et le café, peut-être y trouverez-vous quelque chose qui vous intéresse.

Gabrielle a aussi écrit un article sur les cafés à essayer, question de vous inspirer dans votre quête du café parfait pour aller lire. Pour ma part, je vous conseille fortement le salon de thé Cardinal, sur St-Laurent. L’ambiance y est parfaitement cozy pour lire, la sélection de thé est vraiment bien et les scones aux bleuets sont délicieux.

 

Autour des livres : Rencontre avec Louba-Christina, collaboratrice chez Le fil rouge

11825850_611456912330614_1599466021940270250_n1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture?

Mon premier souvenir en lien avec la lecture remonte à très loin, mais je revis régulièrement cet instant dans mon esprit. Il est pour moi bien plus qu’un souvenir concernant la lecture, c’est avant tout l’un de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Je le conserve précieusement dans le creux de ma mémoire.

C’est samedi ou peut-être dimanche, certainement un jour de congé parce que nous sommes tous là, maman, papa, mon petit frère et moi. Ce dernier, maman et moi jouons dans le grand lit des parents. La grasse matinée. La lumière entre par toutes les fenêtres et nous bombarde de rayons jaunes. Papa est de retour de la station d’essence, où il est allé faire le plein de la voiture. Il a pour nous un cadeau. Un livre. Un immense livre, rempli de contes merveilleux.
Je tourne les pages. Maman nous fait la lecture. Les images me fascinent. Je me demande qui sont tous ces personnages, ce roi qui traverse nu une grande rue remplie de ses sujets, Cendrillon, Blanche-Neige, Chaperon rouge, le vilain petit canard, la petite fille aux allumettes, la princesse aux petits pois et même Narcisse. Me voilà habitée pour toujours par tous ces nouveaux amis un peu étranges. Aujourd’hui, ils sont toujours là, ancrés dans ma propre création et dans ma vision du monde.

C’est un épisode qui s’est probablement reproduit à quelques reprises, puisqu’au final c’est toute une collection de livres géants et colorés que j’aime encore lire et parcourir aujourd’hui, mais toutes les prises se sont superposées pour créer un seul moment.

2. Avais-tu un rituel de lecture enfant ou un livre marquant ? Et maintenant, as-tu un rituel de lecture?

Je ne me souviens pas d’un rituel de lecture du temps de mon enfance ou d’un livre marquant outre les grands livres des contes des frères Grimm et de Perrault. Mais davantage de ce que je dévorais un peu avant le début de l’adolescence et à l’adolescence. Vers l’âge de 10 ans, je collectionnais les romans jeunesses de la série Le club des baby-sitters et de la collection Frissons. Les séries d’Harry Potter et de Quatre filles et un jeans ont suivis quelques années après.

Puis j’ai découvert le Journal d’Anne Franck.

Aujourd’hui, je lis tous les soirs avant d’aller dormir. Surtout des ouvrages québécois (romans, nouvelles, bande-dessinées, essais et trop peu de poésie !). Je rêve d’un monde où je pourrais lire tout le jour comme je le faisais plus jeune. Parfois je m’octroie un tel moment et je le savoure pleinement.

3. As-tu une routine d’écriture, des rituels ? Dans quel état d’esprit dois-tu être pour écrire?

Cette question arrive à point, puisque je viens tout juste de m’installer dans une mignonne petite maison à Percé, où j’amènerai à terme un projet d’écriture qui m’habite depuis un certain temps déjà.

Après quelques jours, j’ai pu noter ou renoter certains aspects de mon rituel d’écriture. Par exemple, aujourd’hui, je me suis rendue compte que je n’arrivais pas à écrire sur mon ordinateur s’il y avait une fenêtre et du mouvement derrière l’écran, alors qu’écrire à la main, assise à une fenêtre avec vue sur l’extérieur, ça me va.

J’ai aussi compris qu’il me fallait un silence monastique pour écrire de la fiction. Je dois entendre et voir ce qui se traduit en moi.

Pour écrire, ma tête doit être vide de toutes préoccupations (tâches ménagères, émotions négatives, paperasse, attente quelconque, etc.). J’ai besoin de tout l’espace en moi et autour de moi et de trouver mon propre rythme de travail. Il me faut un horaire, mais un horaire avec lequel je peux encore jouer.

4. Quels sont les livres qui t’ont donné envie d’écrire ?

Libérez votre créativité de Julia Cameron. Ce livre m’a fait comprendre que je pouvais aussi écrire si j’en avais envie et d’oser le faire d’abord et avant tout pour moi et parce que j’en ai envie tout simplement. Il m’a permis d’acquérir une certaine confiance en mes capacités.

Mais l’envie d’écrire vient de beaucoup plus loin que ça. Elle vient de l’essence même de qui je suis et de mon besoin perpétuel de noter mes pensées et de partager avec autrui.

5. Quel est le livre qui t’a le plus fait cheminer personnellement et pourquoi ?

Libérez votre créativité de Julia Cameron (oui, oui !). Probablement pour les mêmes raisons partagées dans la réponse précédente.

6. Si tu pouvais vivre dans un monde littéraire, ce serait lequel ?

Le seul monde littéraire auquel je pense est celui de la trilogie À la croisée des mondes de Philip Pullman, principalement pour l’omniprésence des mondes parallèles. Je suis complètement fascinée par cette théorie.

7. Quel livre relis-tu constamment sans même te tanner ?

Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, le Journal d’Anne Franck et Valentin, une mignonne bande-dessinée écrite par Yves Pelletier et illustrée par Pascal Girard.

Autrement, je m’apprête à relire plusieurs romans découverts ces dernières années pour aller chercher de l’inspiration ou de l’énergie et écrire à mon tour quelque chose d’intéressant et de pertinent. Sur ma liste il y a : Les filles bleues de l’été de Mikella Nicol, Le vertige des insectes de Maude Veilleux, La marche en forêt et Le Mur mitoyen de Catherine Leroux, Les laboureurs du ciel d’Isabelle Forest et Les carnets de Douglas de Christine Eddie.

8. Quel est ton mot de la langue française préféré ?

Vertige.

9. Quel livre aurais-tu aimé avoir écrit ?

Un seul poème de Sylvia Plath, n’importe lequel.

10-Si tu écrivais ta propre biographie, quel serait le titre?

Je vais devoir y réfléchir plus longuement. D’ici là, le temps aura passé et ça fera un ou deux chapitres de plus à mon histoire.

Ton petit look : la Bible pour devenir une adulte (genre) épanouie

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La publication du livre de Ton petit look me fait un drôle d’effet parce que je lis le blogue depuis presque quatre ans, alors j’ai la nette impression de connaitre personnellement Josiane et Carolane, je les ai lues et vues être étudiantes, mamans, entrepreneures et maintenant auteures. Un peu comme si elles étaient mes amies (je me sens presque honteuse de l’écrire, mais je sais que je ne suis pas la seule, le talent de TPL est de nous faire sentir dans la gang!) j’étais SI fière lors du lancement. Deux filles inspirantes qui réalisent leur rêve, ça me touche.

Lorsque Josiane nous a invitées au lancement, je dois dire que la conversation entre Marjorie et moi sur Facebook était très fangirl. On en revenait pas d’être invitées et surtout de pouvoir être présentes à un moment si important pour elles. On s’est donc rendues au lancement du bouquin avec Alexandra et ce fût honnêtement une très belle soirée. Le décor était magnifique, les filles drôles et accessibles. On a même eu la chance d’avoir nos livres autographiés.

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Le soir même, je me suis installée dans mon lit et je me suis mise à feuilleter le livre, je pensais bien naïvement le reposer quelques minutes plus tard et m’y plonger le lendemain, et bien non. J’ai dû lire une bonne heure comme ça.

Les textes qui composent le livre sont écrits par Josiane, Carolane et leurs collaboratrices. Ils sont divers, francs et toujours très actuels. Les filles (et le gars) se mettent vraiment à nu pour offrir des textes nécessaires et franchement déculpabilisants. Ton corps est ben correct, cette phrase si simple, fait tant de bien à lire dans un ouvrage s’adressant aux femmes. Merci. Pareil pour les textes plus intimes sur l’avortement, le deuil, la sexualité et la dépression.

Tous les thèmes propres à la vie de jeune adulte y passent, de la première épicerie à la première fois. Sincèrement, je suis convaincue que ce petit bouquin rose doit devenir la référence, la Bible, pour les jeunes filles. À bas les Dico des filles qui prônent des discours sexistes et rétrogrades, offrez Guide pour une vie d’adulte (genre) épanouie à vos filles, cousines, amies.

En plus, le livre est incroyablement beau. Un objet qui donne envie de s’y plonger, le graphisme comme les illustrations de Mathilde Corbeil sont géniaux. J’en profite pour souligner le fait que la préface est écrite par Coeur de pirate, une autre de mes girl crush, qui est un bel exemple pour les jeunes filles.

Bref, félicitations aux jumelles Stratis et à leur équipe qui ont su mener ce projet ensemble et à nous offrir, aux lectrices assidues, un vrai beau condensé de tout ce que TPL sait faire de mieux : rire, informer et surtout, se décomplexer en étant simplement soi.

DÉFI BOUQUINERIE JOUR 16 : Confectionne un emballage DIY pour offrir un livre

Fabrique unAujourd’hui, on vous invite à refaire sortir l’artiste ou du moins l’enfant en vous.

Vous avez probablement remarqué l’engouement pour le DIY sur les internets? Sinon, ça parait que vous ne trainez pas quotidiennement sur Pinterest. Il y a un désir de retourner aux sources, de faire soi-même et surtout de prendre le temps. J’ai toujours trouvé que le bricolage entraînait dans une sorte d’apaisement instantané. Un peu comme la lecture me permet une certaine méditation, le simple fait de bricoler nous oblige à vivre dans le moment présent, et ça c’est très relaxant.

Voilà pourquoi, on vous invite aujourd’hui à prendre le temps de créer un emballage fait à la main. En plus, ça pourrait être pour offrir le livre que vous avez décidé d’offrir à un proche. Je ne pense pas que ça existe plus personnalisé que ça! Aussi, prenez la peine d’y inscrire quelques lignes, votre calligraphie et le fait que vous ayez pris la peine d’y inscrire quelques mots dans cette ère ultra technologique (ou des cartes de fêtes impersonnelles) saura sans aucun doute toucher le destinataire!

Voici quelques idées de DIY pour vos cartes personnalisées :

  • Vous pouvez aussi relire cet article de l’année dernier où je vous proposais quelques autres idées.
  • Utilisez du papier kraft, disponible dans les magasins à 1$ et parfait pour les modifier où y écrire des choses dessus
  • Utilisez des objets courants (orange, citron, feuilles, etc) pour y faire des étampes
  • les rubans, de la ficelle, du papier journal, des boites de céréales, servez-vous de ce que vous avez déjà à la maison

N’oubliez pas de nous partager vos créations en utilisant le #Défibouquinerie !