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Mes amis les sorciers

Je n’ai pas eu une enfance réjouissante. J’ai perdu ma mère à l’âge de six ans. Mon père se retrouvant seul avec trois enfants dans les bras ne détenait pas toutes les ressources dont il aurait eu besoin. Les solutions qu’on utilise en temps de crise ne sont parfois pas les plus réfléchies. Ensuite, nous sommes passés par l’épisode des remplaçantes. Les unes plus folles que les autres. Bref, la typique histoire de l’horrible belle-mère que vous connaissez tous.

J’ai compris assez rapidement que la lecture était ma seule façon de survivre et que, par le fait même, je me rapprochais un peu à chaque fois de ma maman (qui, je l’ai dit dans un article précédent, était et sera toujours la littérature sous mon œil).

Je dois avouer qu’avec son départ précipité, les livres avaient également pris leur envol. Heureusement, il y avait l’école. Là-bas, je me sentais bien. En classe, les professeurs avaient remarqué ma passion pour la lecture. En cinquième année, j’ai eu une enseignante incroyable qui transforma sa salle de classe en Poudlard et qui divisa le groupe en différentes maisons s’inspirant de celles déjà existantes dans l’univers des sorciers. Chère Hélène, je te remercie. C’est dans sa classe à l’école Ste-Bernadette que j’ai découvert mes trois meilleurs amis: Harry, Ron et Hermione.

Le petit roman jeunesse m’est tombé dans les mains comme par magie (c’est bien certain direz-vous). Je n’avais aucune attente. À l’époque, je lisais et c’est tout. Je n’avais pas encore ciblé mon genre favori ou les auteurs admirés. Je n’étais qu’une enfant à la recherche de tous les livres qu’on puisse se mettre sous la dent.

J’ai donc lu le premier tome, Harry Potter à l’école des sorciers. Immédiatement, je me suis identifiée au personnage de Harry Potter. Seul, mal compris et en manque flagrant d’amour, je compatissais avec ce héros qui me ressemblait tant. Également, dès la première rencontre avec Hagrid, je suis totalement tombée sous le charme. Il fut mon personnage préféré pendant plusieurs années. Maintenant, je ne peux choisir. Mon cœur bascule.

J’ai reconnu en lui le sauveur. Celui qui arrachait le pauvre orphelin à son existence exécrable pour l’amener vers un monde meilleur: Poudlard. L’école prenait une fois de plus toute son importance. Endroit réconfortant, dissimulant le savoir et dans le cas présent, empreint de magie.

Puis, il a eu les Weasley. En eux, j’ai retrouvé la famille, la vraie. Tous pour un et un pour tous. Molly, la mère affectueuse qui donne sans limite. Ginny, la petite sœur fragile. Fred et Georges, les grands frères dont tout le monde rêve. Le Terrier, la maison peu reluisante, mais ô combien accueillante.

Mon cœur se déchirait déjà à choisir mon personnage favori quand Hermione a fait son apparition. Il y avait tellement de moi également en elle. La studieuse miss Je-sais-tout.

Dès lors, l’univers des sorciers s’est établi et imposé au mien. J’ai alors parcouru le deuxième et le troisième livre. J’ai versé ma première larme provoquée par la lecture lors du passage où Buck est exécuté dans Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban (et je vous promets qu’elles sont rares les fois où j’ai pleuré à cause de la littérature).

Déjà, j’étais plus mature. Je comprenais. Je rencontrais à la fois Sirius et Lupin.

Puis, il y a eu l’attente. Le quatrième tome n’étant toujours pas paru en français au Canada, je me faisais impatiente. Il est finalement arrivé sous mon arbre de Noël. À partir de ce soir, je me suis totalement dévouée à la lecture de Harry Potter et la coupe de feu.

En vérité, je n’aimais pas trop les vacances. C’était synonyme de temps passé à la maison avec l’affreuse belle-mère (il y en a eu une pire que l’autre). Or, avec cet immense livre, je pouvais rester des heures recroquevillée sous la couverture afin de m’enfuir au plus loin de ce monde triste et banal. Je l’ai littéralement dévoré. L’épisode du tournoi des trois sorciers a longtemps été mon favori. J’ai dû le lire une bonne douzaine de fois. Le livre s’est même retrouvé au beau milieu du lac au chalet de mon papi (le frère, je garderai toujours en mémoire ce moment). Heureusement, il fut récupéré.

À partir de ce moment, j’ai commencé à comprendre véritablement. Il y avait des leçons et des morales qui ne s’adressaient plus à l’enfant en moi, mais bien à la jeune femme en devenir que j’étais. C’est le monde de Harry Potter qui m’a appris l’acceptation de soi, le courage de nos opinions et la loyauté en amitié. J’étais une de ces enfants qui avaient vécu la mort, mais qui ne la comprenait pas encore. C’est les histoires de J.K Rowling qui m’aidèrent à traverser cette étape, mais également, qui permirent d’avoir une compréhension plus approfondie de ce qu’était cette aventure par laquelle nous passerons tous.

Il aura fallu me rendre jusqu’à la fin pour devenir une adulte accomplie. Je ne sais pas trop ce que je serais sans Harry Potter. Assurément, je serais différente. Peut-être moins sensible. Probablement, en manque d’imagination. Plus asociale que je le suis déjà.

Je n’ai pas de facilité à me faire des amis. Je peux être assez réservée lorsque j’en ressens le besoin. Mais encore une fois, Harry Potter m’aura sauvé la mise. J’ai rencontré des gens incroyables. À la base, tout ce que nous avions en commun était notre amour incommensurable pour le monde des sorciers créé par l’auteure. Sur ce pilier, nous avons bâti un monde duquel nous sommes les seuls propriétaires.

Je suis bien maintenant. Je me retrouve dans cette histoire qui me touche et me passionne. Je suis à nouveau une enfant. J’ai la chance de revivre ce moment qui me fut cruellement dérobé; mon enfance. Parmi eux, je me reconnais totalement. Avec le temps, nous sommes devenus une famille. Je vous en remercie tous. Vous vous reconnaissez. (Tsé, François, Mélissa, Annie-Claude, Emy, Ariane, Marie-Ève, Tamara, Hugo, Bobby, Émilie et Jessy) Merci de m’avoir donné la famille que je cherchais depuis toujours. Merci J.K Rowling. Merci d’avoir sauvé la vie d’une jeune fille de onze ans qui ne rêvait que d’un monde un peu plus magique.

La littérature est une héroïne.

Journal d’une femme artiste à Percé – Partie II

Un mois se sera bientôt écoulé depuis que j’ai mis les pieds à Percé pour y habiter (pour l’été). Comme tout est éphémère, j’essaie d’en profiter un maximum au grand dam de mon estomac. Il faut dire que la bière d’ici est délicieuse et que je dis rarement non à une Pit Caribou blanche. Je vis à Percé, mais pour être totalement franche, je dors à Percé et je passe mes journées à L’Anse-à-Beaufils, à l’endroit le plus fabuleux du coin, La Vieille-Usine. Je travaille à la galerie d’art qui occupe presque l’entièreté de l’espace au deuxième étage. J’y offre des ateliers de création et de théâtre pour enfants et je réponds aux clients.

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Je baigne dans un univers artistique et culturel. Mais avant d’y pénétrer, cet univers n’était pas palpable pour moi. Et ce même si je m’intéresse à la carrière d’un grand nombre d’artistes du coin depuis des années déjà et que je suis inspirée par eux dans mon propre travail. Je me souviens, il y a quelque temps, d’avoir émis le commentaire suivant, après avoir visité pour la première fois Baie-Saint-Paul, lieu reconnu pour l’omniprésence de l’art et d’une multitude d’artistes et d’évènements culturels : «Percé a déjà été un endroit semblable. Mais il y a de cela très, très longtemps.»

Suzanne Guité a laissé derrière elle une voix qui résonne encore lorsque les vagues s’agrippent à la pierre fossile du rocher. Il faut tendre l’oreille pour l’entendre.

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Suzanne Guité, c’est plus que le nom d’une place publique. Qu’un espace (L’espace culturel Suzanne Guité) où se déroulent des spectacles, à l’extérieur, qui se rapprochent plus de l’art de la rue que de la performance (même si je trouve ça très chouette!). Qu’un panneau expliquant le choix du nom de cet espace.

C’est le nom d’une femme artiste, une peintre, une sculptrice et une muraliste de grand talent, qui est allé au bout de ses idées grâce à sa grande force de caractère.

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«Née à New Richmond en 1927, elle étudiera auprès de Moholy-Nagy à l’Institute of De-sign de Chicago en 1945, puis avec Archipenko et Brancusi à Paris. Son travail sera applaudi en Europe et aux États-Unis. En 1956, elle fondera avec son mari florentin, Alberto Tommi, le Centre d’art de Percé, véritable carrefour des arts et de la culture québécoise pendant 30 ans.»

Pendant plusieurs années, le bâtiment, qui a si longtemps hébergé le Centre d’art de Percé, a joué le rôle de bar et de restaurant. Cette année encore, tout comme l’an passé, l’endroit semble fermé. Je n’entends plus sa musique et je ne sens plus la vie, qui jadis, en jaillissait encore. Je n’ose imaginer comment c’était à l’époque de Guité et de Tommi.

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C’est à l’été 2011, lorsque le Musée Le Chafaud a présenté le travail de l’artiste, que j’ai vraiment vu l’ampleur et la qualité de son travail.

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Ce qu’elle a réussi à transposer comme émotions dans ses créations, tout en restant imprégnée de l’endroit, de Percé, en réalisant des œuvres d’une forte poésie singulière, tout en étant naturelle.

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J’aimerais y parvenir aussi, à ma manière bien sûr.

Sentir la force des rocs et la légèreté de la végétation typique des lieux.

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Percé se transforme pour moi. La brume, celle que je ne connaissais pas bien, celle qui recouvre si souvent complètement l’île et le rocher, me parle. La couleur des gens qui habitent la ville, les enracinés, me touche. Le parfum de la mer mélangé à la forêt qui monte jusqu’au ciel m’émeut. Et le triangle que forment le rocher, l’île et le Mont-Sainte-Anne m’embrasse doucement.

Dans les prochains articles, je vous parlerai de comment je trouve ma place en tant qu’artiste à Percé, du mythe entourant Guité, ainsi que de certains artistes d’ici qu’il faut absolument découvrir ou redécouvrir.

Source:http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/expositions/201107/10/01-4416710-le-chafaud-presente-suzanne-guite.php

*Les photos ont été prises par moi en 2011.

« Tell Them Anything You Want: A Portrait of Maurice Sendak »

Peut-être n’êtes-vous pas familier avec Maurice Sendak, mais vous avez certainement déjà (re)lu son « Where the Wild Things Are » (ou « Max et les Maximonstres ») lorsque vous étiez enfant; vous vous rappelez, le petit garçon en pyjama blanc qui accoste sur une île peuplée de sympathiques monstres géants? Le livre culte a d’ailleurs été porté à l’écran pour le bonheur de tous en 2009 par le réalisateur Spike Jonze. Dans leur bref mais magnifique documentaire intitulé « Tell Them Anything You Want : A Portrait of Maurice Sendak” (2009), Spike Jonze et Lance Bangs nous livre un portrait  franc et vibrant du célèbre auteur et illustrateur qui a su réinventé la littérature jeunesse.

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Les œuvres de Sendak m’ont toujours et me font encore rêver, et l’entrevue de Jonze et Bangs m’a permis de découvrir le personnage caché derrière cet univers hors du commun. Et quel personnage! Sendak, plutôt déstabilisant, évince à chaque instant tous les préjugés que l’on pourrait potentiellement cultiver quant à un créateur d’histoires pour enfant. Le documentaire s’ouvre sur le visage grimaçant d’un homme de 80 ans qui répond, lorsqu’on lui demande quel est le message qu’il voudrait communiquer aux enfants d’aujourd’hui : « Quit this life as soon as possible. Get out, get out.» L’auteur jeunesse affirme d’ailleurs plus tard qu’il n’a jamais désiré avoir de progéniture et qu’il ne croit pas à l’enfance (« I don’t believe in childhood. »). Se profile un homme lucide et sans fard, à la fois cru et vulnérable (« I’m a piece of wasted sh*t.», souligne-t-il).

Sendak a bien entendu beaucoup d’humour, mais un humour assez grinçant et noir, peut-être désabusé. Mais derrière cette façade cynique se révèle une grande tendresse et une bonne dose de nostalgie, voire de mélancolie. L’auteur, assis dans son studio, parle de son œuvre, de son énorme succès comme des grandes controverses qu’ont soulevées la plupart de ses livres, les années 60 et 70 les ayant taxés de contre-éducatifs et de trop effrayants pour les enfants.

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« Tell Them Anything you Want », c’est avant tout une rencontre entre amis, dans l’intimité de la maison-studio de Sendak. L’approche de Jonze et Bangs, avec caméra à l’épaule et cadrages évocateurs, est très conviviale et on sent une réelle complicité entre l’auteur et les réalisateurs. Le résultat est un film à la facture simple et imprégnée de chaleur humaine. Un film radieux.

Sous les affectueuses caméras de Jonze et Bangs, Sendak raconte sa famille, sa mère, son père, ses frères et sœurs, sa chienne Jennie, son compagnon de vie; tous décédés. Et de la mort, Sendak en parle beaucoup. Dans ses livres comme dans son entrevue, la mort est omniprésente chez Sendak et teinte toute chose de sa fascinante obscurité. La mort est source d’angoisse profonde pour le conteur vieillissant, qui confie avoir l’âme coincée en enfance. C’est peut-être ce qui rend son œuvre si unique, cette façon d’aborder de manière intime et poétique cette mort autrement si bannie de l’imaginaire jeunesse. Ses livres proposent aux jeunes lecteurs une autre vision de la vie, certes sublimée, mais qui conserve tout de même son intégrité. Sendak ose sonder les recoins sombres de l’imaginaire enfantin, explorant les zones du cauchemar, de la perte et du deuil, de la transgression.

Selon Sendak, on peut tout dire aux enfants. Il faut savoir comment le dire, mais tout peut leur être raconté. « You can just tell them anything, anything you want. »

Maurice Sendak est décédé en 2012, à l’âge de 84 ans. Il aura laissé dans son sillage une vingtaine d’ouvrages illustrés et ouvert la porte vers un ailleurs dans l’univers du conte.

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« Tell Them Anything You Want » est un documentaire à voir impérativement si, tout comme moi, l’œuvre de Sendak vous habite, mais aussi pour rencontrer un créateur atypique et profondément inspirant, qui ébranle définitivement nos (mé)conceptions de l’enfance. J’en suis à ma troisième écoute, et même si mes larmes sont toujours au rendez-vous, je ne peux m’empêcher de me demander si l’on peut montrer un tel documentaire aux enfants, une telle nudité? Où se situe, justement, la limite de ce qu’on peut leur dire, faire voir ou faire comprendre aux jeunes esprits? Et même si notre message est romancé, peut-on réellement tout leur dire? Merci à toi, cher Maurice, d’avoir semé toutes ces interrogations! Une chose est sûre; comme toi, je crois fermement que l’enfance n’existe que dans notre cœur et qu’elle est susceptible d’y perdurer.

Entretien avec l’auteure du roman Spisak : un cadeau ne se refuse pas

Suite à ma lecture de son tout premier roman, Spisak : un cadeau ne se refuse pas, j’ai voulu en apprendre plus sur l’auteure. Vous pouvez également lire mon article qui parle de son roman juste ICI.

Photo : Maryse Charbonneau

Photo : Maryse Charbonneau

  1. Qui êtes-vous ?

Je suis une fille aux mille projets! Je suis incapable de prendre une pause et ne rien faire. J’ai toujours l’impression que je dois apprendre chaque jour et pour cela je passe d’innombrables heures à faire des recherches à la recherche d’inspiration ou d’inédit. J’ai 31 ans, j’habite à la campagne, je suis mariée et j’ai deux jeunes filles. J’ai un diplôme collégial en technologies de l’information qui m’a menée vers un emploi de programmeuse-analyste. C’est un parfait équilibre entre mon côté cartésien et ma folie créatrice!

  1. Vous écrivez depuis combien de temps ?

J’ai toujours écrit des petites choses, mais écrire pour être publiée je m’y suis mise sérieusement en 2012. J’ai eu des ennuis de santé, une maladie oculaire appelée uvéite. C’est une maladie auto-immune qui peut mener à la cécité. J’ai paniqué à l’idée que je pourrais devenir aveugle et j’ai eu besoin de créer.

  1. Aviez-vous cette histoire en tête depuis longtemps ?

Oh oui! Le personnage de Graigor Spisak est apparu dans mon esprit à l’adolescence. Je crois qu’il faisait partie de moi avant, mais je ne lui avais pas assigné de personnalité. Graigor est une facette de mon esprit dans laquelle je me réfugie quand j’ai besoin de prendre du recul. À la polyvalente, avec une amie, je jouais à des jeux de rôles. Nous avions alors créé plusieurs personnages avec lesquels nous jouions à la façon d’une immense partie d’improvisation. Ces personnages et leurs aventures étaient si intéressants que je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas les partager. Suite à ma maladie, j’ai eu ce pressant besoin de les documenter pour les générations futures. Je voulais que Graigor me survive.

  1. Lequel-le ou lesquel-le-s de vos personnages vous ressemble le plus ?

Graigor évidemment. Cependant, je me dois de préciser qu’il reste une fantaisie et que ce n’est donc pas totalement moi et que je ne partage pas tous ses intérêts et points de vue! Cet univers que j’écris est un lieu d’évasion pour moi, où je peux y réaliser des fantaisies qui ne seraient pas possibles dans ma vie. Il y a plusieurs personnages qui sont inspirés de mon entourage. Pas toujours comment ils sont, mais plutôt comment je les perçois. Le style du livre, cette vision unique par l’esprit de Graigor, permet de mettre en relief, je crois, le fait que ce qu’on retient de la vie, ce n’est que notre interprétation qu’on en fait, basé sur notre vécu, nos intérêts et nos peurs.

  1. Avez-vous la même passion que Graig pour les langues ?

Oui, j’aimerais avoir son aisance. Les langues me fascinent, je pense qu’elles influencent notre personnalité, notre vision du monde. Dans mon travail, j’applique cet intérêt en apprenant des langages de programmation. Les langues sont des créations humaines, chaque phrase écrite ou prononcée est une série de décisions de son auteur et c’est par cela qu’on perçoit qui il ou elle est.

  1. Est-ce vous qui traduisez les phrases dans votre roman?

Lors de la rédaction du manuscrit, oui. Par la suite, je me trouve des collaborateurs pour valider et corriger. J’étudie l’allemand et j’ai une amie à Dresde. Elle corrige les dialogues allemands. J’ai une collègue de travail qui corrige l’italien et des amis virtuels pour le latin et le russe. Pour les autres langues, parfois j’utilise des phrases déjà traduites glanées çà et là de mes recherches ou je fais des demandes sur des forums d’apprentissage des langues comme italki où les gens se font un plaisir de m’aider.

  1. Toutes vos connaissances sur l’histoire viennent d’où?

J’ai eu la chance d’avoir un professeur d’histoire au secondaire tout simplement génial : François Desrochers. Il se costumait pour illustrer ses leçons, faisait des démonstrations, tout était intéressant. Depuis cette époque, je n’ai pas cessé de lire sur l’histoire. Je fais énormément de recherches pour les livres, dans les musées physiques ou en ligne, dans les encyclopédies et sur les sites internet spécialisés dans le domaine. Je n’hésite pas à envoyer des questions aux employés des musées ou aux historiens, ce sont tous des passionnés et j’ai habituellement des réponses claires et rapides à mes interrogations.

  1. Pourquoi avoir créé une relation homosexuelle dans votre roman ?

Je crois que l’amour est au-delà des conventions qu’il nous transcende et est incontrôlable. J’ai été témoin à l’école secondaire de plusieurs démonstrations d’homophobie. Je ne comprends pas que les gens puissent détester et même tomber dans l’agressivité lorsqu’ils voient des démonstrations d’amour différentes de leurs standards de normalité. Il n’y a rien de mal à être bien et à aimer. Il y a tant de mal à combattre, pourquoi s’attaquer à des gens qui n’en font pas? Je voulais donner un autre point de vue, montrer qu’une relation amoureuse est personnelle et n’est point différente si elle est hétérosexuelle ou homosexuelle.  Aussi, je trouvais que dans les médias, on dépeint toujours les relations gaies comme étant éphémères ou moins profondes, je voulais aller à l’encontre de cela et montrer une relation saine, riche et durable.

  1. Qu’est-ce qui nous attend pour la suite? Allons-nous mieux connaître les autres personnages et/ou clans ?

Mon but est d’écrire les six tomes qui permettront de relater l’existence de Graig de son recrutement parmi les Immortels jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, les lecteurs découvriront plus de détails sur l’entourage de Graig, mais aussi sur le concile et les autres clans. Nous les verrons évoluer et faire face aux changements de la société et des technologies qui leur donneront bien des maux de tête pour préserver leur mascarade auprès des mortels. Si le succès est au rendez-vous, je ne me ferme pas la porte à écrire aussi des séries connexes, présentant d’autres clans ou détaillant la vie du Seigneur Valerius à l’époque de l’Empire romain comme plusieurs lecteurs m’ont suggéré.

  1. Travaillez-vous présentement sur la suite ?

Bien sûr! Je connais déjà l’histoire de tous les tomes en gros, mais je suis en ce moment à rédiger le plan détaillé du deuxième. J’ai déjà quelques pages d’écrites. Avec ce que j’ai appris lors de la publication du premier, j’arrive à mettre en place des techniques de travail qui me feront gagner du temps pour ne pas trop faire patienter les lecteurs qui sont déjà dans l’attente de la suite.

  1. Comment c’était de travailler avec la maison d’édition Carte blanche ?

J’ai bien aimé mon expérience. Pour jouer avec les mots, en plus d’avoir comme auteure carte blanche, ils m’ont mis cartes sur table! Aucunes fausses promesses, ils m’ont fait un portrait transparent et juste du monde du livre québécois. Ils ne m’ont pas caché les défis et ont abordé chaque aspect de façon terre à terre. J’ai appris que c’est tout de même un petit milieu, avec beaucoup de pigistes que les maisons d’édition se partagent. Je ne peux pas comparer avec une maison d’édition traditionnelle puisque je n’y ai jamais fait affaire, mais j’ai l’impression que tout y était traité de la même façon. J’ai pu m’impliquer et apprendre de chaque étape et cela m’a plu. J’ai participé à l’élaboration de la couverture avec le graphiste, aux étapes de correction, typographie, révision, etc.

Il faut dire qu’avant cela, lorsqu’il était venu le temps pour moi de songer à publier mon manuscrit, il y a eu la faillite de la Courte Échelle et les appels à l’aide de leurs auteurs qui voulaient reprendre leurs droits sur leurs œuvres. Toute cette ambiance a fait en sorte que j’ai pris la décision de ne pas envoyer mon manuscrit dans les maisons traditionnelles et de plutôt me payer un rapport de lecture indépendant à l’agence littéraire Trait D’union qui me confirmerait si le texte avait un potentiel commercial ou non. J’ai obtenu un document favorable avec 15 pages de suggestions pour améliorer mon récit, ce que j’ai fait en le retravaillant pendant des mois pour tenir compte de leurs conseils. Une fois mes devoirs faits, j’ai contacté Carte Blanche.

  1. Quelles sont vos inspirations?

Je m’inspire de tout ce que je vis, vois, entends. J’aime beaucoup les œuvres qui dépeignent le quotidien de personnages dans un environnement différent du mien. J’ai remarqué que souvent ces séries deviennent les chouchous des gens, puisqu’on s’attache plus aux personnages qu’à des péripéties tape-à-l’œil. Dans cet ordre d’idées, je pense aux Belles histoires des pays d’en haut, à Star Trek, aux contes d’Avonlea, à Columbo et à la Famille Addams. C’est ce que je tente de faire dans Spisak, rendre le quotidien intéressant. Pour l’ambiance historique, je m’inspire de la série Kaamelott, des films de soldats romains que j’adore comme Quo Vadis et de l’amusante émission sur l’histoire pour enfants de BBC Kids « Horrible histories ».

  1. Quel(s) est(sont) votre(vos) livre(s) préféré(s)?

Lorsque j’ai commencé à lire des livres pour adultes, j’ai découvert Guy des Cars. J’étais fascinée par le fait que tous les gens de l’âge de mes parents le connaissaient, qu’il était grand public et que ces œuvres étaient partout dans les maisons et les ventes de garage.  Il écrivait sur des thèmes tabous de son époque avec une touchante simplicité. Deux de ses livres sont encore mes favoris et je les offre souvent en cadeaux : Les sept femmes (d’où je tiens les noms des personnages de Graig et Sylvia!) et La Maudite (qui traite de transgenre et de relations lesbiennes).

J’ai eu un coup de cœur étrange pour la biographie d’Ozzy Osbourne, I am Ozzy.  Je ne connaissais pas vraiment l’artiste ni ses œuvres, mais j’ai été fascinée par le récit de sa vie. Ce livre est rempli d’humour et de sensibilité, il surprend et est irrésistiblement attachant. C’est après en avoir fait la lecture que j’ai pu vaincre la page blanche et débuter mon manuscrit. Je m’y suis inspirée du ton et de l’écriture au « Je » n’offrant nul autre point de vue que celui du héros.

Chroniques d’une anxieuse : ma vie d’insomniaque

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J’ai jamais compris pourquoi je me réveillais avec ce feeling là. Celui qui te crie en pleine figure : «tu vas passer une sale journée». Quand t’as juste le goût de pleurer, de brailler ta vie, de gueuler le plus fort possible, de rester dans les couvertures et d’attendre que ça passe. Attendre que la réalité ait moins les airs d’un cauchemar. Et espérer que ton estomac se dénoue un peu, juste un peu.

Stresser toute la journée c’était apparemment pas assez, il fallait que ça continue dans mes rêves, durant la nuit, jusqu’au petit matin. Pour mes angoisses, ça existait pas un moment d’répit. Jamais. Elles s’amusaient à me réveiller à chaque fois à trois heures du mat’, à me mettre sous le nez tout ce que j’essayais d’oublier à travers mon sommeil.

Je n’avais pas le droit au repos.

J’ai passé tellement de nuits à fixer mon plafond. À me remettre en question. À réfléchir à mille et un trucs que je finissais par trop analyser, par surinterpréter, par tout déformer. Le réel avait changé, il n’était plus celui qu’il était, c’était à présent la réalité d’Alex, anxieuse de profession, où la terre entière conspirait à son malheur.

C’était ma vie d’insomniaque.

J’ai essayé des p’tits trucs. Ben, ben plein de p’tits trucs. Dès que je me réveillais avec cette foutue envie incompréhensible de pleurer, venue de nulle part, soudainement, juste parce que ma tête enchaînait rêve après rêve idées noires après idées noires, j’essayais de penser à autre chose. De m’imaginer dans un champ de tournesols, étendue les yeux fixés sur un ciel bleu, où je devinais des licornes à travers les formes abstraites des nuages. À chaque fois qu’une pensée parasite revenait me hanter je m’entêtais à penser à mon champ de tournesols.

Mais des fois y’en avaient qui étaient vraiment coriaces. Voraces.

Pourquoi il a réagi comme ça? Qu’est-ce qu’il me cache? Pourquoi elle pis pas moi? Champ de tournesols. J’ai oublié d’avertir mon boss. J’ai oublié tellement de choses ces temps-ci. Champ de tournesols. J’aurais pas dû faire ça. J’aurais pas dû dire ça. Tournesols, nuages, licornes. J’suis certaine qu’elle me déteste maintenant. J’suis tannée d’être comme j’suis. Tournesols.

Pense à des tournesols.

Faut que j’arrête de perdre du temps. Me semble que j’perds trop de temps à penser. TOURNESOLS. Concentre-toi sur les tournesols, câline.

Pis la nuit suivante c’était la même histoire. Encore et encore. À trois du mat’, mon cadran biologique ouvrait mes quenoeils, et mes pensées recommençaient leur jeu pas très l’fun. De toute façon je l’ai jamais trouvé l’fun ce p’tit jeu là.

C’est dangereux la nuit parce que tu te retrouves vraiment tu-seul. Pis le tu-seul c’est pas évident. T’es seul avec toi-même, dans le silence de la nuit, avec personne qui peut te remettre les deux pieds sur terre. T’es seul avec tes pensées, avec ta tête, avec tes larmes qui coulent doucement sur l’oreiller.

T’es vraiment tu-seul.

Avec tes démons, tes angoisses les plus intimes, tes secrets les mieux gardés. Pis tu capotes.

Pis à un moment donné tu finis par être tellement tanné de toujours les confronter, de récidiver avec ton champ de tournesols, que tu les écoutes pour essayer de mieux les comprendre. Pour tenter de guérir un peu.

Je sais. C’est pas facile. Mais à soir t’es allé un peu loin. Personne t’haït. Personne te déteste. Tu n’as pas mal agi. Tu n’es pas en danger de mort. Il t’aime beaucoup, vraiment. Faire des erreurs c’est normal, c’est humain, autant s’y faire tout de suite.

Et, crois-moi, la vie est ben faite pareil. Ça y arrive souvent d’être pas mal belle.

L’âge d’or de Superman

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Mon amour pour Superman ne date pas d’hier. Non en réalité, j’suis entrée pour la première fois en contact avec  » The man of steel » avec la série Smallville, série qui nous introduit à Clark Kent et son ascension jusqu’à l’un des super héros les plus connu de toute l’histoire. Pis moi, je l’ai tatoué sur le cœur. Vivant toute sortes d’aventures depuis des générations, ses premiers numéros de bandes dessinées ont fait leur apparition dès 1938, ne cessant jamais de nous faire vivre de nouvelles aventures. Aujourd’hui, on peut dire de Superman, avec sa génération de super héros, qu’il forme l’âge d’or. Ainsi, j’me suis mise à la recherche de ses toutes premières histoires d’origine, celles-là même qui datent de la période de la deuxième guerre mondiale. Mes recherches furent assidues mais pour la peine, j’ai finalement pu mettre la main sur  »Superman Chronicles, volume 1 » qui compilent les 13 premières BD du super héros. Mon p’tit cœur est donc heureux ♥ Lire la Suite

Entrevue avec l’unique D. Mathieu Comics

Je ne vous le cacherai pas, je suis une amie de la talentueuse D.Mathieu Comics. J’ai eu la chance de faire sa rencontre au Cégep du Vieux Montréal et de mon côté ce fut un vrai coup de cœur. Assisses l’une à côté de l’autre, je me plaisais à la regarder gribouiller ses personnages ou encore nos enseignant-e-s.

Nous avons vieilli et nous avons toutes les deux nos projets et nos ambitions. Je souhaite encourager mon amie, et je souhaite surtout encourager l’artiste! Je vous invite et vous annonce que le 18 juillet 2015, le premier chapitre de sa bande dessiné Burr Rain Storm fera son apparition ! (Le deuxième chapitre sera publié le 8 août 2015.)

Photo : D.Mathieu Comics

Photo : D.Mathieu Comics

#1 Qui es-tu ? Eh biennn, je suis un de ces déchets de la société pour qui la conformité créative représente un mal social, un mal de l’Être et de la grosse marde. Pourtant, j’aime me confronter et qu’on me confronte dans mes manières de penser dans le seul but naïf d’apprendre sans cesse et pour toujours. Tout ça pour dire que j’aime penser à la théologie, la psychologie humaine et la politique (même si je n’ai pas encore concrètement étudié ces domaines, mais quand j’aurai l’argent, watch me Concordia/McGill/et compagnie et que j’ai des piercings bizarres et les cheveux verts.

#2 Qu’est-ce qui t’as emmenée à la bande dessinée (BD)? Comme tous les enfants, je dessinais. Apparemment, un peu mieux que mes collègues de maternelle. On ajoute à ça le fait que j’adorais la fiction, créer mon monde imaginaire. Donc j’imagine que c’est juste arrivé tout seul. J’me rappelle, au primaire, je gardais des cahiers aux pages lignées pour rédiger mes premières histoires. Ma première série, oh my god, était en rapport avec des personnages anthropomorphiques, mi-humains mi-oiseaux, qui vivaient des expériences normales dans leurs vies d’adolescents. Et y’avait LE mec populaire qui s’appelait Corps-Beau POUAHAHAHAHAHAHAHAHA. Mes récits ont depuis évolué en profondeur de contenu.

#3 Quel rapport as-tu au dessin ? J’adore dessiner. Étant bédéiste, je n’ai pas le choix d’avoir dans ma boîte à talent l’écriture aussi. Mais ma personnalité artistique ne s’arrête pas seulement à la BD; je compose aussi quelques mélodies au piano et j’ai 5 ans d’expérience comme trompettiste (niveau secondaire. J’ai peu pratiqué après ma graduation). En plaçant en ordre mon amour pour l’écriture, le dessin et la musique, le dessin à définitivement la première place. Quoi qu’il ne devrait pas y avoir de hiérarchie en tant que tel parce que pour moi, ces trois disciplines ne font qu’une. Un script, tout comme une toile ou une illustration, pareil pour une chanson, raconte une histoire. Et je suis amoureuse des histoires. Je rumine encore dans mes pensées pour déterminer si c’est une bonne chose ou non. Le truc, c’est que je perfectionne l’art du dessin depuis plus longtemps que les autres machins. Donc, j’imagine que c’est normal que je l’affectionne plus que les autres.

Photo : D. Mathieu Comics

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#4 Quelles sont tes inspirations? Aussi moche et plate que ma vie puisse être, je m’inspire des moments de tous les jours pour créer mes récits. Penser trop aide. Pas pour la santé mentale, mais pour la créativité au moins. Je m’inspire aussi de la vie des gens qui m’entoure, parce que je suis une voleuse de vies assumée.

#5 Comment décrirais-tu ton style? Sérieusement, j’sais pas trop. On m’a dit qu’on voyait du manga dans mes lignes, mais qu’il y avait quand même quelque chose de personnel qui s’éloigne du style populaire japonais. Ça fait quand même assez de sens parce qu’au secondaire, suite aux mésaventures de Corps-Beau qui était trop sexy pour les filles du lycée, mes frangines m’ont introduites à Shaman King et Naruto, ce qui m’a inspirée à recopier le style. D’ailleurs, je dois dire que les mangas sont une excellente source d’apprentissage surtout en ce qui à attrait à l’anatomie humaine et le mouvement des vêtements. Donc, jeune lecteur et jeune lectrice, si tu t’inspires de Pokémon, je ne suis personne pour te juger, même que tu es sur la bonne voie. Aussi, jeune lecteur et jeune lectrice, je t’oblige à trouver les AKIRA parce que, eh merde que c’est beau. Les personnages sont toujours en mouvement, le dynamisme des tissus est ma-gni-fique et les décors… LES DÉCORS! *s’évanouit temporairement* Anyway. On m’a aussi dit que mes personnages avaient des traits négroïdes et que c’était particulier chez mon style, voire bizarre. Mais tsé, j’suis Black et j’aime ma Blackness, donc j’imagine que c’est normal de transmettre cet amour dans mes dessins, nah?

Photo : D. Mathieu Comics

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#6 Parle-nous de la BD que tu vas sortir sur ton site le 18 juillet, Burr Rain Storm ? Burr Rain Storm, c’est mon bébé. Au départ, c’était supposé être un journal style bd auto-biographique qui raconte mes journées et le fil de mes pensées. Je l’avais même déjà commencé sur Facebook [j’vais t’envoyer un image exclusive de la première page de BRS une fois que je la trouve.] pour finalement rentrer dans le cycle du recommencement infini des BD en lignes. La version que je vais offrir dans pas long, c’est la troisième ou quatrième; heureusement la dernière. On parle de quatre ans de contenu, de notes, de réflexions, que je suis enfin prête à présenter sur une plateforme complètement gratuite. La protagoniste, Roots, à vingt ans parce qu’au moment où j’ai commencé à écrire j’avais son âge, et elle vit une dépression et se pose des questions existentielles parce que c’est ce que je faisais à cette époque.  Elle est moi à quelques différences près. Burr Rain Storm n’est pas seulement ma première publication concrète, mais l’exposé de ce que j’ai appris de ma courte vie et de ce que toutes les personnes que j’ai rencontrées m’ont enseigné.

Il y a un an ou plus, j’ai eu la chance de rencontrer une bédéiste, Samantha « Boum » Leriche-Gionet, dans le cadre d’un cours: je devais prendre mes boules en main et interviewer une personne qui travaille dans le domaine que je souhaite faire, et Boum a accepté de me voir. Le tout était filmé parce que c’était une expérience que je voulais partager avec les wannabe-bédéistes comme moi sur le web, MAIS, je n’ai pu que mettre 8 minutes à dates de notre entretien parce que paresse et c’est long faire de l’édition :/ Un jour je mettrai toutes les parties de l’entretien sur le web. [À VOIR ICI] Pourquoi je parle de ça? En fait, c’est qu’elle m’a dit que c’était rare de pouvoir publier son « bébé d’histoire » parce que ça implique de présenter le projet à plusieurs maisons d’éditions et de trouver LE ‘oui’; et même là, y’a des chances que ladite maison d’édition te demande de changer des trucs dans ton scénario dans le but de le marier à ses produits déjà existants. Or, j’avais pas envie d’embarquer dans tout ça avec BRS. J’le voulais raw, authentique, avec les qualités et les défauts de l’artiste que je suis.

Finalement, Burr Rain Storm est l’hypothèse de ce qu’aurait eu l’air ma vie si j’avais succombé à ma détresse psychologique d’il y a quelques années. D’après moi, c’est important de parler des maladies mentales et des tabous de la société, surtout que c’est l’époque pour le faire avec la prédominance de l’internet dans la vie des gens. C’est beaucoup plus facile pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde d’aborder le sujet et de détruire ce qu’on appelle « la norme » pour empêcher l’exclusion de milliers d’individus et d’éventuels suicides et homicides. Peut-être que je vois trop grand, peut-être que mon impact sera minime, mais ça vaut la peine d’essayer.

#7 Avec quel logiciel travailles-tu ? Photoshop CS6, nouvellement Photoshop CC. J’ai aussi une tablette cheapette acheté à 120 quelques dollars au bureau en gros: une Wacom Intuos.

Photo : D.Mathieu Comics

#8 Ça te prend combien de temps pour travailler sur une planche ? Ça peut prendre de 13 à 20 heures pour une planche de Burr Rain Storm. J’ai encore de la misère avec mes décors et j’ai décidé de les mettre en couleur, donc c’est ce qui prend le plus de temps d’après moi.

#9 As-tu le rêve de te faire publier un jour ? Et si oui, as-tu une maison d’édition que tu préfères ? Évidemment que je voudrais me faire publier! Ce serait l’équivalent du DEC que je n’ai jamais pu offrir à mes parents pour représenter mon accomplissement académique que je ne suis pas prête d’accomplir! Mais tsé, ça ne sert à rien de rêver si t’es pas prêt à faire les efforts pour que ton rêve se réalise. Dans mon cas, j’ai une vie assez active sur les réseaux sociaux et une méthodologie de cyber marketing déjà établie qui me me permet de me faire découvrir par plusieurs personnes, dont des maisons d’édition. Il y en a une qui m’a approchée il y a quelques mois, et on est en train de concrétiser un probable futur projet ensemble. J’attends de signer le contrat avant de dévoiler de quelle maison il s’agit. Mais je peux dire que j’ai lu un des ouvrages qu’elle publie et sérieusement, je n’aurais pas pu tomber mieux: C’est du pur Québécois sans toutefois entrer dans le populaire minimalisme de la province, c’est bilingue, avec une diversité culturelle normative qu’on ne voit pas assez dans le ‘mainstream‘ de la BD d’ici, et le sujet de la série est fantastique, mais dans un univers futuriste de quelques années seulement. Elle concorde réellement avec les scripts que j’aime écrire et j’espère avoir une belle et longue histoire avec cette maison~

#10 Depuis combien de temps tu travailles sur Burr Rain Storm ? Depuis quatre longues années, pour l’idée principale et le synopsis du début à la fin. Je sais comment l’histoire se termine depuis un bon bout de temps, mais il me reste encore à écrire le milieu. Je ne sais même pas encore combien de chapitres il y aura en tout. Mais le récit me hante toutes les saintes journées. Je garde un carnet avec plein de post-its qui comportent des extraits de BRS et des autres bandes-dessinées à venir. Une fois que j’ai une épiphanie, ce qui arrive de 0 à 16 fois par jours, je dépucelle une des pages de mon carnet pour y ajouter un aspect qui risque d’être pertinent pour l’histoire.

#11 Quel est ta BD préféré? Si je dois en choisir qu’une seule, ce serait définitivement « Le Nao de Brown » de Glyn Dillon. De 1, les dessins sont époustouflants. De 2, c’est l’histoire d’une fille qui s’imagine tuer des gens des pires manières possibles et c’est son petit secret. De 3, elle tombe en amour avec un gros barbu. De 4, l’histoire ne gravite pas autour de l’histoire d’amour, mais sur le développement des personnages. Y’a aussi un side-story qui revient de chapitres en chapitres qui n’a aucun fucking rapport avec l’intrigue principale mais qui rajoute un je-ne-sais-quoi dans l’ensemble. Un peu comme des pauses publicitaires, mais au lieu de Swiffer, c’est un petit garçon avec une tête de champignon.

#12 Outre la BD, que fais-tu ? Je glande ❤ Et je peins, comme mentionné plus tôt, à l’acrylique, aquarelle et de manière digitale dans le but de faire des posters et des macarons. D’ailleurs, mes autres produits sont disponibles sur ma page Etsy!

Debbi 5

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Petit récit de voyageuse à Camagüey, Cuba !

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Le petit point en noir à gauche c’est moi ! 🙂

Le 28 juin dernier, j’ai quitté la pluie de Montréal pour aller en direction de Cuba, à Camagüey plus précisément, pour une belle semaine! Étonnamment, quand on pense à Cuba, on pense automatiquement Varadero ou La Havane, mais ce pays a tellement d’autres endroits moins touristiques à découvrir aussi ! Au programme, du soleil, de la chaleur (il fait 30 degrés environ en tout temps l’été!), beaucoup de découvertes et des cours de Kitesurf avec mon amoureux !

J’ai choisi, cette année, d’aller dans un tout inclus pour mes vacances d’été et non de profiter de notre beau Québec! Je sens déjà vos gros yeux au moment de lire ces quelques lignes, mais je l’avoue, je suis une adepte de ce genre de voyage et ce, peu importe le moment de l’année. Par contre, c’était une première en Juin-Juillet et je dois avouer que j’ai fort apprécié le coût dérisoire de mes vacances ainsi que le soleil garanti que me promettaient celles-ci. En fait, j’adore voyager et ce peu importe la façon de le faire (en tout inclus ou non) et il faut savoir qu’un tout inclus ne rime pas uniquement avec fiesta au bar toute la journée et faire le lézard sur la plage à ne rien faire. Il y a tellement plus à découvrir !

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Mon ami bleuet, le magnifique!

J’aime vraiment ne pas avoir à me casser la tête et ne pas me poser 1000 questions en vacances alors un tout inclus ça fait bien l’affaire quand nous avons besoin d’un peu de repos! J’ai choisi d’aller dans un hôtel moyen de gamme, un 3.5 étoiles, on m’a dit que je prenais un risque en choisissant ce type d’hôtel à Cuba, mais finalement c’était très bien ! Il faut arrêter d’avoir peur au moment de choisir son voyage et de se fier à tous les gens/commentaires autour de nous et suivre son instinct. Ça nous mène parfois à des voyages tellement plus intéressants ! Oui, la nourriture n’était pas extraordinaire et oui l’hôtel était un peu vieillot, mais bien franchement, je n’ai jamais eu un aussi bon service et ce même dans d’autres 4 ou 5 étoiles que j’ai visités à ce jour ! Il faut donner une chance aux plus petits hôtels qui ont parfois tellement plus à nous offrir et dont la proximité des gens sur place et des employés étaient tellement extraordinaires. J’ai rapidement senti que j’étais plus que la bienvenue dans cet endroit (merci à toute l’équipe et précisément à Reynaldo!)! J’ai choisi d’aller au Club Amigo Mayanabo, un hôtel qui, selon ce que j’avais trouvé sur le web, offrait des cours de Kitesurf à prix plus que raisonnable et ce, même en basse saison (vraiment super!) avec un prof extraordinaire et patient (allô Joël, je ne crois pas que tu liras ça un jour mais on ne sait jamais!), franchement je n’ai pas été déçue et promis l’hôtel ne m’a pas payée pour vous écrire ça!

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Super look de plage et magnifique coup de soleil dans mon cou !

Tout d’abord, avant de faire des cours de Kitesurf dans un pays que vous ne connaissez pas et dans une langue que vous connaissez peu (anglais ou espagnol seulement) je vous invite à prendre quelques cours au Québec avant votre départ, question d’être moins stressé (ce que j’avais fait au préalable!). Le Kitesurf c’est vraiment un sport merveilleux et on comprend vite pourquoi il y a tant d’adeptes à travers le monde quand on s’y met sérieusement. Par contre, au début ce n’est vraiment pas facile, j’arrive encore à peine à tenir debout plus de 30 secondes sur ma planche mais ça vaut tellement le coup ! Garanti que je m’y mets davantage cette année et que nous en reparlerons dans un autre de mes récits de voyages futurs.

Durant mon voyage, j’ai finalement lu les 4 accords tolteques, un livre que je vous avais suggéré  dans cet article, et bien honnêtement, mes attentes étaient peut-être trop élevées, mais ce livre m’a un peu déçue. Je n’ai rien trouvé qu’il apportait de nouveau dans ce genre de livre de croissance personnelle que j’adore tellement pourtant. Est-ce moi qui suis rendue trop difficile ou qui en a trop lu ? Bref, à lire tout de même si vous souhaitez découvrir quels sont les 4 accords car je ne vous en dirai pas plus afin de vous faire votre propre idée. J’avais aussi fait l’achat de « J’adore New-York! » d’Isabelle Laflèche  avant mon départ, un excellent roman de type « Chick-lit » et c’est sur et certain que je ferai l’achat de la suite dans les prochaines semaines, j’ai a-d-o-r-é ! Je vous parlerai de la série, une fois terminée.

Cette semaine, je commence le livre de Mylène Paquette, dépasser l’horizon, mon amoureux m’a fortement suggéré cette lecture. Il semble que ce livre est franchement incroyable et que la demoiselle est un vrai modèle de persévérance. Je lui avais offert ce livre pour Noël, alors à mon tour de m’y plonger!

Et vous, vos vacances d’été, ça se passe comment ? Vous faites quoi cet été ? Le Kitesurf vous connaissez, êtes-vous un(e) adepte?

Journal d’une femme artiste à Percé – Partie I

Après un hiver plutôt tranquille et un printemps un tantinet plus dynamique, me voilà projetée dans une toute nouvelle vie (nouveau job & nouveau lieu de vie). Ça roule. Ça file. C’est fou. Mais je me sens vivante. Comme tout renard qui se respecte, j’ai besoin d’apprivoiser et d’être apprivoisée. Me voilà donc perchée sur le Mont Sainte-Anne à Percé, avec vue sur une carte postale sans cadre, illustrant le Rocher-Percé et l’Île-Bonaventure. D’ici la fin de la belle saison (qui tarde à s’installer) je connaîtrai les moindres états d’âme de ces deux imposantes sculptures naturelles.

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Sous ses allures de ville touristique, de ville boutique, de ville porte-clés du rocher fabriqué en chine, de ville-crustacé, de ville-croisière aux baleines, de ville-fou de Bassan, Percé est une ville artistique. Reste imprégnée à l’asphalte, à l’air, au brouillard, à l’eau, aux sons, l’âme créative de quelques fantômes, dont celui de Suzanne Guité. La grande.

Depuis toujours, je visite Percé plusieurs fois par été, avec mon regard de touriste. Photos du rocher à partir du quai, promenade sur la passerelle en bordure de mer, visite des multiples boutiques où sont vendus les mêmes objets à l’effigie de la grosse pierre. Et chaque été, je noue à mon poignet quelques bracelets pour la chance, auxquels j’associe des vœux. L’amour, la vie, la santé et tout ce que tu voudras encore. Aujourd’hui, j’apprends que Percé c’est autre chose, que c’est bien plus que ça.

Quand je suis arrivée, j’ai demandé à visiter Percé dans le regard de ceux qui y vivent été-touristique comme hiver-fantomatique. J’apprends à connaître les dessous de la ville.

*

Avec le brouhaha de ma nouvelle vie, j’ai l’être artistique qui cogne aux frontières de mon corps, de ma tête et de mon cœur. Il crie fort. Il ne tient pas à être oublié ou mis de côté. Peureux va. Égoïste aussi. Il avait l’habitude d’avoir toute la place juste pour lui, de prendre le temps de rêvasser, de plonger dans une émotion, dans l’éternelle contemplation, de chercher les mots, les images et de se laisser porter par le rythme de son inspiration. Aujourd’hui, il perd de sa liberté, il se déchaîne, se bat avec ses chaînes.

C’est drôle parce que tout l’hiver, on se morfondait mon être artiste et moi. On voulait que ça bouge. On était assoiffé de culture, de mouvement, de nouveauté, de vie et de rencontres avec des gens fous, vifs et colorés. Aujourd’hui on a tout ça, mais on manque de temps. On absorbe. On avale. On est dans le présent des pieds à la tête.

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*

Percé c’est le rocher.

Mais ce n’est pas que le rocher.

J’essaie de voir, de sentir, de goûter tout ce que c’est aussi.

Je ne veux pas qu’on m’ait déjà expliqué cette lumière. Qu’on ait déjà décrit cette ombre. Qu’on ait représenté le rocher de toutes les manières. Je veux tout m’approprier moi aussi. Tout prendre dans ma tête, dans mes bras, dans mes yeux, à ma manière.

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*

Tous les matins quand je me lève, le rocher est là, l’île aussi. On se regarde, on se découvre encore. J’aimerais pouvoir dire, montrer, capter l’essence, celle qui ne se voit pas nécessairement, celle qui me reflète dans ce paysage-là. Paysage maintes et maintes fois représenté. Tellement qu’une image du rocher, peu importe de quelle nature elle est, m’agresse. Le regard de l’inconnu, je le comprends captivé, affamé de se l’approprier aussi. Je ne peux pas lui en vouloir. Mais moi, fausse inconnue, j’ai mon histoire avec le rocher et nous voilà si proches maintenant. Je veux lui écrire un poème, l’illustrer sans qu’on le reconnaisse au premier coup d’œil, l’aimer sans demi-mesure comme si on se rencontrait pour la toute première fois.

*

Pour moi, il y a encore à creuser à Percé. Suzanne Guité, je t’ai parlé de Suzanne Guité ? Je pense à ce qu’a été Percé à son époque et je frissonne, je chigne, je rêve. Percé a déjà été grande. Et je la sens encore respirer. Son pouls est faible, mais il continue de souffler et de foisonner dans le corps de tous les artistes qui y vivent et y revivent.

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Je vais te parler de Suzanne Guité dans un prochain article. Je n’ai pas fini avec Percé. L’histoire ne fait que commencer. En attendant, tu peux toujours taper son nom sur Google ou attendre que je revienne avec ma version personnelle des faits.

Découverte musicale – Halestorm

Étant une passionnée des mots, j’ai toujours prêté grande attention aux paroles des chansons que j’écoute, dans la langue de Molière comme celle de Shakespeare. En effet, j’aime que la musique me parle, me raconte des histoires et me permette d’imaginer mes propres scénarios, mes propres vidéos. Si vous êtes comme moi, vous avez peut-être remarqué que le contenu de certaines chansons largement diffusées est pour le moins assez insignifiant, quand il n’est pas carrément pathétique.

Dans cette même veine, on retrouve de nombreuses chansons (interprétées, entre autres, par la gent féminine) qui projettent un reflet plutôt malsain des relations amoureuses, sociales et sexuelles des femmes : objectification, volonté à accepter n’importe quoi par amour, isolement dans des relations abusives, etc. Le tout, évidemment, appuyé par des rythmes accrocheurs et des interprètes « glamourisées », qui tiennent la vedette dans des vidéos suggestives se rapprochant davantage de la porno que de la musique (quelques minutes passées sur Youtube devraient être suffisantes pour vous montrer ce que je veux dire!)

Bon, qu’on mette une chose au clair : je ne corresponds pas du tout au cliché exagéré de la féministe enragée et réactive, pour qui chaque petit détail susceptible de dépeindre les femmes sous un mauvais jour est un prétexte pour s’indigner et monter aux barricades ; même si les paroles de certaines desdites chansons ne me plaisent pas, je peux parfois leur trouver d’autres qualités qui me permettent de les apprécier. Ceci étant dit, j’aime tout de même tomber sur des artistes qui expriment une autre vision des choses à travers leur art, parce que c’est, disons-le, plutôt rafraîchissant.

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J’ai eu le plaisir de découvrir le groupe Halestorm il y a deux ans. Fondé en 1997 par le duo frère-sœur Arejay et Lzzy Hale, complété par Joe Hottinger et Josh Smith, ce band de hard-rock américain m’a rapidement fait comprendre qu’il avait tout pour me charmer : un son rude, des mélodies accrocheuses, une chanteuse avec une voix authentique et de l’attitude… ainsi que des paroles audacieuses qui me plaisaient bien.

À force de prêter attention aux textes de leurs chansons, j’ai réalisé que plusieurs d’entre eux abordaient le sujet de la sexualité féminine et des relations amoureuses, en évitant toutefois les clichés : en effet, les situations décrites par le groupe sont variées, modernes, crédibles et, surtout, dévoilent la femme comme un être tour à tour fort et vulnérable.

Petit tour d’horizon de sept chansons qui, selon moi, brisent les tabous, parlent de la femme sans miser sur ses attributs physiques et nous permettent de nous reconnaître un peu… en plus d’être sacrément entraînantes et agréables à écouter!

1. I Get Off, de l’album Halestorm
Assez explicite, cette chanson parle d’exhibitionnisme, du plaisir que l’on peut prendre à être observé et à devenir objet de désir. Lors d’une entrevue, la chanteuse expliquait que la chanson était une sorte de métaphore concernant la relation entre les artistes sur scène et le public. À vous d’en juger… « Your greedy eyes upon me / And then I come undone / I could close the curtain / But this is too much fun »

2. Better Sorry Than Safe, de l’album Halestorm
Cette chanson relate la décision déchirante d’une femme de quitter une relation dans laquelle elle s’ennuie, sans aucune autre raison que celle de sentir qu’elle ne s’y épanouit plus. Elle veut plus et sait que si elle a le courage de partir, elle l’obtiendra éventuellement… « Sometimes I wish you cheated on me / Then leavin’ here would be so easy »

3. Dirty Work, de l’album Halestorm
En usant de métaphores aux accents romanesques, cette chanson raconte la relation entre une femme plus âgée que son amant, et les bénéfices que tous les deux peuvent en tirer : « I need someone young, willing and able / You need someone old enough to know better / I want you to / Do my dirty work »

4. Love Bites (So Do I), de l’album The Strange Case Of…

Dans cette chanson, une femme explique à un homme vivant une relation dans laquelle il est sous-estimé qu’il serait apprécié à sa juste valeur s’il laissait sa copine pour venir avec elle. Et elle est prête à se battre pour l’avoir et lui faire oublier celle qui l’a fait souffrir… « Don’t listen what your girlfriend says / She reads those magazines / That say you failed the test / You don’t have what she needs »

5. You Call Me A Bitch Like It’s A Bad Thing, de l’album The Strange Case Of…
Véritable hymne à l’indépendance, cette chanson relate les sentiments d’une femme qui ne recherche pas l’amour, mais sur laquelle un homme insistant jette son dévolu. Malgré tout, elle ne cède pas à ses avances et il devient rapidement méprisant, parce qu’elle continue de le rejeter et de n’en faire qu’à sa tête : « You show up everywhere I go / Get a grip you’re acting so weird / I don’t need your jager bombs / I think I can take it from here »

6. Apocalyptic, de l’album Into The Wild Life

Une femme parle à son amant du fait que leur relation dysfonctionnelle ne peut plus continuer comme avant, mais la passion entre les deux est tellement forte, tellement agressive qu’ils se donnent une dernière nuit avant de se séparer pour de bon : « Me and you / Sad but true / We’re not us anymore / But there’s still one thing we’re good for… »

7. Jump The Gun, de l’album Into The Wild Life
Cette chanson amusante raconte les tribulations d’une femme qui adore faire la fête et, en raison de sa grande impulsivité, se réveille chaque fois dans le lit d’inconnus qui lui avouent leur amour, la mettant dans l’embarras… ce qui ne l’empêche pas, malgré tout, de recommencer le soir suivant! « Here for fun I wasn’t looking for a friend / Now we’re kissing under covers and it’s all just because / I couldn’t keep in my pocket / Lit the fuse to the rocket »

Le répertoire de Halestorm contient également beaucoup d’autres chansons intéressantes pour une multitude de raisons, mais celles-ci me semblaient les plus parlantes en ce qui a trait à la façon dont les femmes sont perçues socialement. Et vous, y-a-t-il des artistes dont vous appréciez la vision concernant des sujets d’actualité?

*Toutes les paroles proviennent du site Azlyrics.