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Une immersion dans l’Ouest Canadien

Photo : Karina

Photo : Karina | Campus UBC

Mine de rien, Vancouver a changé ma vie.

Comment une simple ville canadienne peut m’avoir changée? Mais, n’est-ce pas dans les voyages que nous apprenons à savoir qui nous sommes réellement?

Lorsque je suis allée à Vancouver avec le programme Explore, je n’étais qu’une jeune adulte naïve et sans réelle expérience de vie. J’ai donc passé un mois dans cette ville canadienne. L’objectif étant de créer une immersion pour pratiquer mon anglais. Le fait, est que mon seul vrai souvenir est d’avoir fait la rencontre de gens géniaux. Je suis allée dans ce coin du Canada, ma première conquête de l’Ouest, j’étais prête à tout pour vivre toutes les aventures qui m’étais possibles.

Au cours de ce programme, nous avions des heures dans notre semaine qui étaient assignées à des cours d’anglais. Par la suite, nous étions libres de faire ce qu’il nous plaisait.

Je me retrouvais sur le campus de l’University British Comlumbia (UBC)! C’est une université qui a bonne réputation, qui est riche et qui a une superbe vue sur les montagnes (le rêve!). Lors de mon séjour dans ce campus. il y avait encore quelques étudiants, dont plusieurs graduations. C’était beau à voir.

Photo : Karina

Photo : Karina | Wreck Beach

# UBC & WRECK BEACH : Le campus universitaire est vraiment très beau. Nous retrouvons la nature. Il est également facile d’accès avec tous les autobus qui passe (des autobus électriques! oui oui! Vancouver est une ville écologique). En fait, lorsque je m’y promenais j’avais souvent peur de m’y perdre tellement je le trouvais gigantesque (et cela m’est arrivée à plusieurs reprises de me perdre, moi et mon excellent sens de l’orientation).

Tout juste à côté du campus (et surtout de l’endroit où je dormais), se trouvait la plage de Wreck Beach. Pour y accéder il fallait descendre milles marches dans un boisé. Mais la particularité de cette plage est qu’elle soit une plage nudiste! Eh oui, j’ai eu le droit à toute une vue…. sur l’Océan Pacifique! Parce que, autre le fait que plusieurs personnes autour de moi étaient nu-e-s, j’ai eu droit à l’Océan Pacifique! Je m’y suis même trempée les pieds ! J’ai ainsi pu réaliser quelque chose dans ma list to do.

Photo : Karina | Lynn Canyon

Photo : Karina | Lynn Canyon

# LYNN CANYON : Vancouver est pour moi synonyme de nature, beauté et d’arbres. Lynn Canyon correspond à l’image que je m’étais faite de Vancouver (autre que le centre ville). Je me suis donc ramassée en pleine forêt, dans ce paysage féerique. On y retrouve des arbres gigantesques, des ruisseaux, des chutes, mais surtout un énorme pont suspendu qui vous donnera sûrement le vertige !

 

Photo : Karina | Lynn Canyon

Photo : Karina | Lynn Canyon

Photo : Karina | Gastown

Photo : Karina | Gastown

# GASTOWN : Pour moi, Gastown c’est comme le Vieux-Montréal. C’est une rue touristique, remplie de magasins touristiques. Cependant, il y a une horloge à vapeur! Environ au 5 minutes elle crache de la vapeur. Bref, c’est un petit coin charmant et tranquille. Oh ! Il y a également un marché aux puces en plein milieu de la rue. En fait, je ne sais pas si je peux appeler cela comme ça. Disons qu’il y a une rue qui est occupée par des sans abris qui tentent de vendre des objets trouvés ou… bref, on y retrouve un petit marché.

Photo : Karina | Granville Island

Photo : Karina | Granville Island

#GRANVILLE ISLAND : Le paradis de la bouffe (le marché Jean-Talon de Vancouver) ! C’est ce dont je me rappelle de ce petit bout de quartier. Je me souviens d’y avoir mangé de l’excellent saumon fumé hmmm. Nous y retrouvons plusieurs marchés, ce qui est excellent pour trouver de bons produits frais !

Photo : Karina | Victoria

Photo : Karina | Victoria

#VICTORIA : Victoria est une ville pas trop loin de Vancouver. Nous y retrouvons le parlement, lequel est illuminé le soir. Je trouvais que cette ville faisait très retraités, parce qu’elle est calme, mais aussi très touristique.

Les souvenirs que je garde de mon cours séjour à Victoria est le soleil et ma première expérience dans un club que j’ai détesté. Me promener le soir et voir le parlement illuminé, rire avec les autres gens du programme Explore. Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est ma visite au Butchart Gardens !

Photo : Karina | Butchart Gardens

Photo : Karina | Butchart Gardens

#BUTCHART GARDENS : WOW ! Ce parc est tout simplement magnifique ! Disons que c’est un Jardin botanique de Montréal en beaucoup plus beau ! Tous ces grands espaces qui m’ont fait rêver. La photo dont je vous présente est l’endroit qui m’a le plus émerveillée. Si vous avez la chance d’aller à Victoria, je vous conseille ce parc, parce qu’il vaut le détour. Nous y retrouvons diverses plantes et fleurs et un peu plus on y verrait des petites fées sortir de celles-ci.

Photo : Karina | Chinatown

Photo : Karina | Chinatown

#CHINATOWN : Saviez-vous que le Chinatown que nous retrouvons à Vancouver est le troisième plus gros dans tout l’Amérique du nord ?! Pour ceux et celles qui connaissent celui de Montréal, disons que ce n’est pas comparable, mais il offre les mêmes «services» qu’ici. Il vaut tout de même le détour, par son décor et ses marchés excentriques ! J’ai pu y trouver des lézards séchés. Je peux vous dire que je ne sais pas du tout à quoi ça peut bien servir! Et bonjour les odeurs! Cependant, je crois que si vous souhaitez manger chinois, c’est le meilleur endroit où aller!

Photo : Karina | Downtown

Photo : Karina | Downtown

#CANUCKS DE VANCOUVER : Je suis allée à Vancouver en 2011, lors de la fin des séries. Je ne sais pas si vous en avez des souvenirs, mais les Canucks allaient remporter la coupe Stanley. Malheureusement, cela ne s’est pas produit et disons que ça s’est fait sentir. Le centre ville de Vancouver a eu droit à une énorme émeute! Nous avons même eu droit à la police montée! Heureusement pour mes ami-e-s et moi, nous étions une rue à côté et avons eu la chance de prendre le dernier bus pour retourner à nos résidences.

Le lendemain, je suis retournée dans le centre ville pour voir toutes ces fenêtres cassées et placardées par des panneaux de bois. Sur ces panneaux, plusieurs personnes avaient inscrits des mots d’excuses et/ou d’encouragement pour la ville. Il faut croire que ce n’est pas qu’à Montréal qu’on y trouve de mauvais partisans!

Photo : Karina | Whistler

Photo : Karina | Whistler

#WHISTLER : De tout mon voyage à Vancouver, mes plus beaux souvenirs restent dans la ville de Whistler et pour plusieurs raisons ! Merci aux 5 personnes qui étaient dans ma chambre d’avoir fait de ce petit séjour à Whistler un moment inoubliable !

L’hôtel où nous étions était à quelques minutes de marche du village de Whistler. Parfait pour sortir dans les bars/club (mon expérience s’est beaucoup mieux déroulée ici). Mon meilleur souvenir fut mon saut de bungee! Eh oui! Petite folie passagère, et pour rendre ce voyage vraiment exceptionnel, un saut dans le vide!

Par la suite, pour avoir une belle vue et aller sur les montagnes, j’ai pris le Peak-2-Peak. Parfait pour prendre d’excellentes photos.

> Finalement, Vancouver fut une expérience exceptionnelle. Un voyage où j’ai appris à me connaître et à connaître mes limites. Mais ce qu’il m’a surtout apporter se sont des ami-e-s, des ami-e-s dont je parle encore aujourd’hui.

Trois alternatives déco pour les petits budgets

Fin août, je déménage dans mon premier appartement de grown up, pas de colocs, pas de chum, juste moi, mon diplôme, puis l’espoir de faire assez d’argent pour payer mon petit 1 1/2.  En 6 ans, j’ai déménagé 5 fois, j’ai vécu avec un total de 9 personnes et puis là, j’ai juste le goût d’habiter par moi-même, de ne pas devoir attendre après personne pour aller à l’épicerie parce que je ne veux pas y aller seule, de me forcer à sortir de chez moi un peu pour voir les gens, faire l’effort d’apprendre à être par moi-même. Ha puis aussi, il y a le fait que je vais pouvoir décorer comme je veux et j’ai bien hâte.

Malgré tout, habiter seule implique aussi qu’il n’y a personne pour payer la moitié du loyer et de l’épicerie. Avec un BACC et bien des projets, ce n’est certainement pas mes parents qui vont payer pour moi, ça fait que le budget est serré et que la décoration tombe un peu loin dans ma liste de priorité.

Toutefois, j’ai réussi à trouver quelques alternatives do-it-yourself qui coûtent bien moins cher que d’acheter le produit fini en boutique.

Transformer un foulard en coussin

C’est ridicule à quel point certains coussins sont chers, mis à part les housses du Ikea à 10-15 $, je me retrouve souvent à avoir des coups de coeurs pour des coussins qui dépassent les 50$, un prix que je n’ai aucunement les moyens de payer. Ça fait que j’ai trouvé l’alternative idéale sur Pinterest; utiliser des foulards pour faire des housses uniques et originales. C’est super simple, ça coûte beaucoup moins cher et ce n’est certainement pas le choix de foulards qui manque.

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Voici le lien ( en anglais) qui vous montrera comme faire

Utiliser du papier d’emballage en guise de tapisserie

Puisque je vais vivre dans un petit espace, je dois redoubler de créativité pour diviser mon espace. J’aime beaucoup le principe de séparation grâce à différentes couleurs ou avec du papier peint. Le truc, c’est que je veux garder les murs blancs et que je ne veux pas me lancer dans la pose de tapisserie. J’ai surfé le web à la recherche de belles tapisseries autocollantes, mais je ne trouvais jamais ce que je voulais, jusqu’à ce que je tombe sur du papier d’emballage plus que parfait dans une petite boutique sur St-Laurent. C’est là que je me suis dit qu’avec un papier de qualité, un ruban à double adhésif, il y aurait surement moyen de faire quelque chose de beau pour une fraction du prix. 

 

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Polyvore

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Transformer son miroir plein pied

Mon miroir, c’est une ancienne porte de garde robe double, il est pas super beau, mais il est bien pratique et de toute façon, ce n’est qu’un miroir. Par contre, puisqu’il sera en quelque sorte la pièce centrale de mon coin chambre, je me suis dit que ce serait bien de lui donner un peu de vie. Je trouve que les grands miroirs avec les contours couleur or donnent vraiment un petit quelque chose à une pièce, mais ils sont définitivement pas à la portée du porte-feuille de tous. C’est pourquoi j’ai trouvé l’idée la plus simple au monde, soit peinturer de belles moulures or et les coller sur les parois du miroir. En ajoutant quelques petites lumières blanches, ça devrait être bien beau.

En finir avec Eddy Bellegueule : La revanche d’Édouard Louis

«Un père renforçait son identité masculine par ses fils, auxquels il se devait de transmettre ses valeurs viriles, et mon père le ferait, il allait faire de moi un dur, c’était sa fierté d’homme qui était en jeu. Il avait décidé de m’appeler Eddy à cause des séries américaines qu’il regardait à la télévision (toujours la télévision). Avec le nom de famille qu’il me transmettait, Bellegueule, et tout le passé dont était chargé ce nom, j’allais donc me nommer Eddy Bellegueule. Un nom de dur.»IMG_2385

Eddy Bellegueule, c’était Édouard Louis. Écrivant maintenant son histoire sous pseudonyme, Édouard Louis a vraiment décidé d’en finir avec Eddy Bellegueule, le jeune homme qu’il était dans le passé, un jeune homme oppressé par sa famille et par les gens de son village à cause de ses manières de «pédé». En finir avec Eddy Bellegueule est un roman d’une violence inouie. C’est difficile d’imaginer qu’une famille aussi malsaine et dysfonctionnelle que celle de Louis puisse avoir engendré un jeune homme d’une intelligence si vive et d’une ouverture d’esprit si grande. La violence autant psychologique que physique aurait pu le détruire totalement. Plutôt, Édouard Louis décida d’en faire un grand roman.

Eddy Bellegueule va au lycée et, tous les jours, se fait battre à cause de ses manières efféminées. Personne dans sa famille n’est là pour l’appuyer ou tout simplement pour prendre sa défense. Il ne fait qu’encaisser jour après jour les répressions nombreuses dont il est victime. Il développe un asthme chronique, augmentant ainsi les réprimandes de sa famille, surtout de son père qui n’en peut plus de le voir si «mauviette». Là où tout bascule vraiment est lorsque sa mère le surprend lors d’expériences sexuelles avec ses copains. La vision de lui qu’à sa famille se bouscule une fois de plus, jusqu’à un dédain ouvert.

Pour s’en sortir, Eddy devra attendre le collège, là où il découvrira une classe sociale qui lui conviendra mieux, là où il se sentira accepté par ses pairs, mais toujours pas par sa famille et ses proches.

Édouard Louis le dit lui-même, ce roman est celui de la rupture. La rupture avec son ancienne vie, la rupture avec celui qu’il était avant. Il utilise beaucoup la rupture de ton aussi, entre son discours plus soutenu et les répliques que pouvait lui servir sa famille, donnant ainsi un aspect presque documentaire à son discours. L’absence de jugement supporte le texte et c’est ce qui le rend si percutant. Il est difficile de croire qu’un jeune homme porte si peu de ressentiment envers ceux qui l’ont fait souffrir et décide d’en faire un exemple parfait de sublimation afin d’écrire un livre fort, grave et bouleversant.

Le fil rouge fête sa première année et Marjorie et Martine ont quelques mots pour vous…

Notre bébé blogue a un an, plus de 500 articles, 300 commentaires et une vingtaine de collaboratrices!

Outre les chiffres, ce n’est pas si simple de faire le bilan d’un an de travail sur le blogue, ce fut une année ponctuée d’ajustements, de questionnements, de projets, d’idées et de beaucoup de paninis et de cafés. Ce fut un an pour apprendre à se connaitre,  découvrir nos  forces,  travailler en équipe et  rencontrer de bien belles personnes, lire des livres marquants et en découvrir plein d’autres. Se laisser inspirer par les découvertes des collaboratrices, faire nos recherches pour des sujets, être curieuses de tout ce qu’on lit. Une année pour apprendre plus en profondeur  sur ce que c’est d’avoir un blogue et d’exposer des parcelles de sa vie sur les internets. Cette année a été une des plus belles, simplement parce qu’ainsi on s’est rapprochées un peu plus de tout ce qu’on rêve déjà pour Le fil rouge.

Avant même que Le fil rouge prenne vie, il y a eu la courte vie de Boucle et noeud papillon, notre entreprise d’organisation d’évènements (les vestiges Pinterest y sont encore) et plusieurs idées de projets qui n’ont pas nécessairement vu le jour. Il était évident qu’on avait toutes deux le goût de bâtir quelque chose, de créer, d’écrire, de lire et, éventuellement, d’être entrepreneures. Le fil rouge, c’est aussi les balbutiements d’une histoire d’amitié professionnelle, car nous étions déjà amies depuis deux ans au commencement du blogue, mais c’est ce projet qui nous a permis de souder notre amitié et de réaliser qu’on était faites pour travailler ensemble et que nos visions personnelles du blogue et de la vie en générale étaient semblables. Sans parler nécessairement du blogue, c’est aussi cette année qui nous a permis de vraiment réaliser qu’on peut compter l’une sur l’autre et que notre amitié est précieuse et forte!

Le fil rouge, c’est une histoire d’apprentissage et d’essai-erreur. Je ne peux m’empêcher de rigoler en pensant à notre premier site où on passait un temps fou à essayer qu’il ait l’air d’un blogue, à ces heures passées sur des forums pour tenter de comprendre par nous-même les bases du blogging et surtout à ces nombreuses séances de brainstorming devant des cafés. Le fil rouge nous a permis de rencontrer des filles extraordinaires, de devoir apprendre à agir en leader et à savoir ce qu’on veut réellement. Ce n’est pas toujours facile quand on n’a aucune expérience dans le domaine, mais c’est notre passion commune et notre amour pour Le fil rouge qui ont su nous donner envie de prendre tous les jours un peu de notre temps pour notre bébé.

Bien entendu, il y a des erreurs, des articles moins passionnants, des lacunes sur quelques trucs, mais il y a surtout eu des découvertes et de l’apprentissage. Avec toute l’humilité du monde, on pense sincèrement qu’on a toutes fait (l’équipe entière) un sacré bon boulot! Cette première année nous a aussi permis de réfléchir à l’avenir du Fil rouge et de prendre conscience des étapes pour y parvenir. C’est donc sans surprises qu’il y aura des restructurations sur le blogue pour qu’il soit de plus en plus ce qu’on veut réellement!

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Photo prise en octobre 2014 lors du tournage de cette capsule

Toutes ces prises de conscience nous permettent d’aller de l’avant et d’être toujours aussi amoureuses de notre projet! Voilà pourquoi on est si fières de voir le chemin parcouru aujourd’hui, mais encore plus motivées de réaliser l’amplitude des possibilités qui s’offrent à nous avec ce beau projet et l’équipe qui nous entoure. On en avait déjà parlé plus tôt, mais nous allons suivre un cours en démarrage d’entreprise et rendre Le fil rouge encore plus axé sur la découverte de soi par la littérature. Bien entendu, vous serez les premiers informés de nos projets!

Alors, plus de 500 articles publiés en une année, c’est fou, non? On remercie les collaboratrices qui ont su nous offrir des articles originaux et passionnants, nos correctrices qui ont eu beaucoup de boulot et on va se lancer des fleurs et se féliciter mutuellement pour la gestion (mais surtout le plaisir!) que cela a su apporter à deux filles en fin de BAC!

Voici notre petit top 10 des articles les plus marquants et surtout, pourquoi!

1. Chroniques d’une anxieuse : la rentrée 

Cette série de chroniques créée par notre adorable Alexandra a su réellement toucher de nombreuses filles, elles aussi anxieuses! On a la chance de compter Alexe dans notre équipe et qu’elle nous offre des témoignages toujours merveilleusement bien écrits!

2. BD : La petite suceuse 

La toute première collaboratrice du blogue fut Debbi! On voulait l’avoir dans notre équipe parce qu’elle est si talentueuse et qu’on tenait tant à vous la faire découvrir! Ainsi, elle a commencé sa série La petite suceuse et c’est devenu un rendez-vous régulier sur le blogue. On est fières du parcours de Debbi et on lui souhaite la carrière qu’elle mérite!

3. L’importance de s’épanouir au boulot

Le premier article où on vous a réellement fait part de notre envie de faire du Fil rouge une entreprise et des raisons pour lesquelles c’est si important pour nous de s’épanouir en faisant ce qu’on aime.

4. 22 décembre 2011

Les premiers vestiges de l’histoire du Fil rouge! Au départ, nous étions trois fondatrices pour le blogue et cet article écrit par notre amie Geneviève Charron (qui nous a quittées pour des projets personnels, dont aller faire un stage à Bali, la chanceuse!!!!!) raconte chronologiquement comment l’idée nous est venue.

5. En 2015, je lis un livre québécois par mois

Ce défi littéraire créé avec l’aide de Karina nous a permis de compter de nombreux membres dans notre groupe Facebook, où l’on discute de littérature québécoise tout en jasant de nos lectures communes mensuelles. C’est aussi grâce à ce défi qu’on a parlé de nous dans la revue Les libraires et sur le site de Radio-Canada. (Ben oui, on est fières!)

6. Le fil rouge recherche des collaborateurs

Le moment où on s’est lancées à la recherche de collaborateurs pour contribuer au Fil rouge. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais on a été surprises par le nombre de candidatures et par la difficulté à choisir. Ce ne fût pas une tâche simple, mais le fait de savoir que des gens qui ne sont pas des « amies d’amies » nous lisaient et voulaient écrire sur le blogue fut révélateur.

7. Quoi de neuf pinterest: 15 idées DIY à faire avec du bois

Cet article est important car il est, à ce jour, le plus vu et le plus répertorié sur le blogue. Même s’il n’est pas en lien avec la littérature, il est une belle porte d’entrée inespérée sur le Fil rouge.

8. Entrevue exclusive avec Marie-Sissi Labrèche 

Conduit par Geneviève, par téléphone, cet article est une belle réussite pour nous. D’avoir réussi à avoir une si belle entrevue seulement quelques mois après le lancement du blogue fût vraiment une tape dans le dos et un indicateur que nous faisions quelque chose de bien.

9. Le décompte 100% local

En décembre, on s’est lancées dans un calendrier de l’avent mettant en vedette des produits ou services 100% québécois. C’était la première fois depuis le lancement du blogue qu’on prenait notre courage à deux mains pour contacter des compagnies qui nous plaisaient pour des petits concours à travers le mois de décembre. Tous, sauf une, on dit oui. On était bien fières de ce petit pas de plus vers l’avant.

10. Bibliothérapie 101

Le premier article publié qui parlait concrètement de la bibliothérapie et de « l’aide » par les livres. S’il y a bien un truc qui est sûr avec l’avenir du blogue, c’est qu’on veut développer cette approche à travers nos articles et nos projets à venir.

On souhaite quoi au Fil rouge pour sa deuxième année ?

On se souhaite beaucoup de travail, parce que ça va vouloir dire qu’on avance et qu’on se rapproche de nos buts et de nos projets. On se souhaite plein de nouveaux lecteurs, plein de commentaires et d’engagement de votre part. On se souhaite une belle évolution, plein de motivation et surtout que notre projet principal sur lequel on travaille lentement, mais sûrement, se réalise et fonctionne autant qu’on espère.

Encore une fois, merci à tous ceux et celles qui nous lisent, commentent et aiment nos publications, vous êtes la source première de notre inspiration. Merci à nos collaboratrices pour leur implication et leurs idées! À Valérie, Roxanne et Alexis pour la correction des articles. À Geneviève Charron pour les premiers mois du blogue. À Mathieu McSween pour le logo. Aux maisons d’éditions, aux auteurs et aux médias qui ont eu la gentillesse de croire en ce jeune projet!

Martine et Marjorie

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Dépasser l’horizon, de Mylène Paquette – ou Pourquoi suivre son intuition ?

Source : Facebook de Mylène Paquette https://www.facebook.com/DefisMylenePaquette

Source : Facebook de Mylène Paquette

J’ai récemment fait la lecture du livre de Mylène Paquette, Dépasser l’horizon, et je dois dire que j’ai été jetée à terre, « Flabbergastée! » comme on dit et évidemment j’ai versé quelques larmes, fidèle à moi-même. J’avais fait l’achat de son livre en décembre dernier pour Noël à mon amoureux. L’homme l’avait lu et m’avait dit : « Caro, tu dois absolument lire ça, c’est tellement ton style! » et bien ça y est Mylène, c’est fait ! J’ai dévoré le livre en moins d’une semaine et pourtant croyez-moi il avait bien attendu son tour depuis des mois sur ma table de chevet, comme quoi parfois on dirait que le livre attend juste le bon moment pour tomber entre nos mains.

Mylène est non seulement une surhumaine ultra-courageuse, mais en plus, elle est tellement accessible qu’on a envie de l’aimer dès les premières lignes de son récit. Découvrir l’ensemble de son parcours et des (très!) nombreuses embûches auxquelles elle a su faire face tout au long de son histoire m’a réellement fascinée et tellement inspirée d’un bout à l’autre. Ce que j’aime de Mylène, c’est que c’est vraiment la fille d’à côté, mais c’est celle qui a un très grand rêve, celui de traverser l’Atlantique à la rame, en solo, mais elle a peur de l’eau et ne connaît rien là-dedans! Et ça, j’adore vraiment ça ! Parce qu’avoir des rêves et bien c’est permis et ce, peu importe qui nous sommes dans la vie, ce que nous faisons, où nous habitons et combien d’argent on a dans notre compte de banque!

Dans la vie, Mylène travaillait avant comme préposée aux bénéficiaires à l’hôpital Sainte-Justine et côtoyait de nombreux petits malades qui lui apprenaient des leçons importantes de la vie. C’est d’ailleurs grâce à l’une d’entre eux que l’idée germera en partie dans son esprit. Elle n’a évidemment pas l’argent qu’il lui faut pour réaliser son gros projet mais rien (et je dis bien rien!) ne l’arrêtera. Si ce n’est qu’un bras dans le plâtre ou des nombreux refus à gauche et à droite de commanditaires qui ont des difficultés à croire en son histoire, jusqu’au jour où elle rencontrera le fameux Hermel, l’homme aux yeux pleins d’étoiles, pour réussir à enfin y voir clair! En plus, y a-t-il un plus beau surnom que celui-là pour parler de quelqu’un ? J’espère que quelqu’un quelque part dit de moi que je suis la fille aux yeux pleins d’étoiles ! D’ailleurs, son bateau se nommera Hermel en son honneur.  Parce qu’il faut le dire, croire en ce projet-là ce n’était pas gagné d’avance ! Être la

première personne (une fille en plus! Je suis tellement, mais tellement fière!) du continent américain à traverser l’Atlantique Nord à la rame, d’ouest en est, 2700 miles nautiques (5000 km), en solo, c’était comment dire? Un peu complètement fou, malade! Le défi s’annoncera non seulement extrêmement physique mais également très psychologique, car être seule avec soi-même dans un bateau de 7,31 mètres de long par 2,10 mètres de large pendant 129 jours exactement s’annoncera beaucoup plus difficile qu’il n’y parait. Elle dira plus tard que ce qui l’a motivée à faire ce voyage c’était son intuition tout simplement, qu’elle a choisi de suivre son coeur. D’ailleurs, je vous invite à aller voir le reportage de l’émission Découverte sur son incroyable épopée remplie de gens fantastiques, et si le petit bout sur le Queen Mary II ne vous fait pas verser quelques larmes et bien je ne vous crois pas!  : http://ici.tou.tv/decouverte/S2013E39

Bref, lire le livre de Mylène Paquette m’a rappelé l’élément essentiel dans la vie qui est de croire en nos rêves, de croire en nous-mêmes, de se savoir capable de tout et ce, même si au départ tout semblait être contre nous. Ce livre tombe également incroyablement bien dans ma vie car moi aussi je réaliserai un petit rêve prochainement, que j’ai depuis quelque temps, dans les semaines et mois qui viennent. Je vous en parlerai davantage dans mes prochains articles car ceux-ci risquent d’être teintés par cette nouvelle voie… 😉

Je vous invite également à aller suivre Mylène Paquette sur Facebook et visiter son site web car même hors de son petit bateau jaune, la personne derrière l’écran est franchement très inspirante.

D’ici-là, bonne lecture et réalisez vos rêves, c’est tellement important!

Le plaisir de créer

Lorsque je parle de mes projets d’écriture à des curieux, il m’arrive souvent d’entendre ces derniers soupirer et s’écrier: « Ça a l’air tellement l’fun de créer comme ça! C’est pas à moi que ça arriverait, tsé, j’suis pas créatif du tout. » Et pourtant…

Bien des gens semblent oublier que la créativité n’est pas l’apanage des artistes professionnels ou des excentriques de ce monde ; souvent, on oublie que les scientifiques, les gestionnaires, les gens d’affaires, les enseignants et même les médecins doivent faire preuve de créativité à un moment ou un autre de leur carrière (quand ce n’est pas carrément sur une base régulière!) Il n’y a pas de loi obligeant une création à être une œuvre d’art concrète. Une décision innovatrice, une nouvelle manière d’effectuer telle ou telle manœuvre, un acte d’improvisation pour se sortir d’un mauvais pas, un geste risqué et audacieux pour sauver une vie… la créativité est partout.

En cette période estivale, plusieurs profitent du beau temps (quand il est au rendez-vous…!) pour s’amuser à l’extérieur et faire le plein de soleil. Mais les vacances, c’est aussi le moment tout désigné pour se reposer et laisser libre cours à notre créativité… même quand on ne réalise pas tout de suite que nos activités sont « créatives »!

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Les manières de laisser parler notre côté créatif en vacances sont aussi nombreuses qu’il y a de gens pour les mettre en pratique! La créativité, ça peut être…

Un parent en camping qui invente un jeu pour ses enfants, avec des branches, des pierres et un soupçon d’imagination ;

Une chef cuisinière du dimanche qui s’amuse à expérimenter une nouvelle recette en lui apportant sa touche personnelle ;

Un amateur de travaux manuels qui s’initie à la menuiserie pour créer un meuble sur mesure ;

Une fan de travaux d’aiguille qui décide de se confectionner de nouveaux vêtements d’été à partir de petits trésors dénichés dans une friperie ;

Un féru d’informatique qui a envie de programmer les bases d’un jeu vidéo sur son ordinateur ;

De jeunes voyageurs qui créent une bande dessinée pour mettre en image les anecdotes marquantes de leur séjour à l’étranger ;

Une photographe qui s’amuse à immortaliser les plus beaux moments vécus tout au long de ses vacances ;

Un jeune musicien qui découvre, en grattant sa guitare, qu’il a le potentiel de donner naissance à une nouvelle mélodie ;

Des amis qui se réunissent pour organiser un tournoi d’improvisation en plein air ;

Quelques enfants qui se construisent un camp dans le bois près de chez eux, avec des morceaux d’arbres morts et des fougères ;

Une bande d’ados qui choisissent de créer des films amateurs avec la caméra de leurs parents et de vieux costumes trouvés à la cave…

Et il y a plus, tellement plus! Il n’en tient qu’à vous de trouver de quelle manière, consciente ou pas, votre créativité se permet de croître chaque jour. Comme vous le savez déjà, ma créativité personnelle se développe principalement à travers l’écriture ; malgré cela, je sais que je serais capable de nommer une demi-douzaine d’autres moyens que j’ai déjà empruntés pour permettre à mon imaginaire de s’épanouir, parfois même à mon insu.

Et vous, ressentez-vous le plaisir de créer?

Depuis les cendres : voyage dans le deuil

Le deuil d’un proche ne sera jamais une épreuve facile. Chacun le vit à sa manière et la durée varie toujours. Pour affronter la peur et la peine, chaque personne trouvera son échappatoire personnel. Certains devront poser des questions, partager des souvenirs, écrire ses émotions. D’autres auront besoin de l’alcool ou de la drogue, et d’autres encore rencontreront un psychologue. Certains ont besoin de rester seuls, d’autres veulent être continuellement entourés pour oublier. Pour Hubert, le narrateur et personnage principal de Depuis les cendres, c’est le voyage qui l’aidera à comprendre et se souvenir de son père.

Photo par Roxanne K

Photo par Roxanne K

Publié aux éditions Hamac (que j’aime beaucoup), Depuis les cendres d’Emmanuel Bouchard est un livre tout en douceur. C’est le premier roman que je lis de cet auteur, et sa prose m’a enchantée. Sa manière d’écrire les sentiments et les sensations m’a donné des frissons à plusieurs reprises. Il s’agit bien sûr d’un roman un peu lourd de par son sujet, le deuil d’un parent, mais c’est également une aventure dans laquelle on plonge allègrement.

Après la mort de son père, Hubert tente de comprendre la vie de celui-ci. Il part en France, sans itinéraire vraiment, afin de visiter ce pays que son père avait toujours voulu voir. Celui-ci l’accompagnera d’ailleurs tout au long du voyage, puisque Hubert ne portera que des vêtements laissés par le défunt. Au début de son voyage, il rencontrera Helena, une jeune anglaise qui l’aidera à faire face à ses émotions, mais qui lui fera aussi réaliser qu’il est impossible de comprendre la vie.

Un carnet de voyage rempli de réflexions, parfois coupé par des retours dans le temps sur la vie heureuse du père, ainsi que sur ses derniers instants dans la vulnérabilité. Il y a également quelques courriels écrits à la mère du personnage, qui servent plutôt de repères dans l’itinéraire de voyage. Ce sont les passages que j’ai le moins appréciés, mais ils étaient très courts. Sinon, les réflexions sur le deuil, sur la vie, sa fragilité et ce qu’on en fait, sur l’amour et sur la distance que l’on crée soi-même sont très bien écrites et précises. Elles laissent le lecteur le loisir de s’identifier ou non aux analyses du narrateur, mais nul ne peut considérer qu’elles sont totalement irréalistes.

Je n’ai pas eu à faire face au deuil d’un parent, mais j’accompagne mon copain dans son cheminement depuis un an déjà. La lecture de ce roman m’a beaucoup aidée à comprendre les sentiments qui peuvent parfois l’habiter et qu’il lui est impossible d’exprimer. Emmanuel Bouchard sait trouver les mots justes pour décrire ce que personne n’arrive à prononcer, ce que la plupart des gens garderont à l’intérieur, faute de trouver la bonne formulation. Il s’agit d’une lecture bouleversante, mais éclairante à la fois. Et elle démontre que personne n’est totalement seul dans cette épreuve, même à l’autre bout du monde.

Je vous laisse ici quelques citations qui m’ont donné un petit pincement au coeur lorsque je les ai lues :

«La permanence des traces dans les objets, les traces d’une vie à trimer dur. L’atelier : les petits travaux laissés en plan sur l’établi embourbé d’outils, […] l’étagère de rangement installée temporairement dans le coin de l’atelier qu’il s’était promis d’aménager à son goût, d’occuper jusqu’à ses vieux jours. L’inachevé, peu à peu figé dans la durée.» (p. 27-28)

«Ils ont traîné leurs rêves communs dans chaque coin de pays où ils se sont installés, réinstallés. Partout, l’amour et l’expérience leur ont permis de créer assez de familiarité pour pouvoir se reconnaître mutuellement et appréhender l’inconnu.Dans l’infatigable va-et-vient auquel ils se sont obligés, mes parents se sont acharnés à demeurer eux-mêmes.» (p. 113)

«Les larmes sur le papier qui se mélangent à l’encre, les traces noires sur les mains. Trente fois elle a repris le tracé de l’urne, parce que, sur le papier, ce n’est pas encore vraiment la chose, parce que, sur le papier, ça n’existe pas réellement. […] Quatre urnes pour séparer les cendres. Diviser un être, prendre des morceaux de son âme, les mettre ici et là. Ça se fragmente comment, la vie d’un père?» (p. 37)

 Depuis les cendres, Emmanuel Bouchard, Hamac, 2011.

Avoir un trou dans son C.V.

Plusieurs de mes amis sont en voyage présentement.

J’vais vous faire une confession: j’suis jalouse.

Voir toutes leurs belles photos de paysages du bout du monde inonder mon newsfeed Facebook m’a donné envie de me replonger dans un livre que j’avais déjà lu (et beaucoup aimé): « Le trou dans mon C.V. », par Nadège Brunelle et William Verge.

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Adepte de voyages comme je le suis, je me dirige toujours dans cette section en premier quand je vais à la librairie. Évidemment, je peux y passer d’innombrables minutes à rêver les deux yeux grands ouverts en feuilletant les ouvrages portant sur les plus beaux recoins qui habillent notre planète.

L’an dernier, quand j’ai aperçu « Le trou dans mon C.V. » sur les tablettes, je me suis précipitée à la caisse et me suis plongée dans sa lecture en arrivant à la maison (je l’ai même un peu commencé dans l’autobus). J’avais déjà entendu parlé de ce recueil de chroniques par le biais d’une amie.

« Le trou dans mon C.V. » est né en tant que blogue sur lequel Nadège et William documentaient leur tour du monde. Ils ont ensuite transformé leur projet en un livre regroupant chaque chronique qu’ils ont écrite sur la route.

Vingt-et-un mois. Vingt-huit pays. Cent-vingt-mille kilomètres. Six-cent-dix jours.

Tout ça raconté en trois-cent-quatre-vingt-huit pages.

Et ce sont trois-cent-quatre-vingt-huit pages qui en valent vraiment la peine.trou-cv-le-fil-rouge01

C’est comme s’ils nous donnaient la permission de survoler leur passeport et de voyager avec eux.

Le couple relate leurs péripéties avec une grande authenticité et nous donne accès à leurs hauts et leurs bas (oui, même leurs bas, parce que tout ne peut pas toujours être parfait quand on est à l’autre bout du monde).

Nadège et William livrent leurs expériences vécues à tour de rôle avec beaucoup d’humour et savent nous accrocher un sourire au visage. 

Jusqu’à la dernière page, notre tête part en voyage. Nos pensées s’expatrient en Asie. Nos rêves prennent place au Népal. Notre cœur s’exile en Amérique du Sud.

Mais nos yeux aussi ont l’occasion de voyager.

Agrémenté d’images qu’ils ont prises en chemin, l’ouvrage nous fait découvrir le monde avec autre chose que des mots.

C’est un défi de décrocher notre regard de leurs aventures et de remettre le pied dans la réalité.

Faites attention, vous risqueriez de vouloir vous acheter un billet d’avion pour je-ne-sais-pas-trop-où quand vous tournerez la dernière page et replacerai le livre dans votre bibliothèque.

Costa Rica? Islande? Nouvelle-Zélande? Le choix est difficile. Ne me cherchez pas dans les prochains jours, je me magasinerai un voyage sur Expedia.


Où trouver le livre: http://letroudansmoncv.blogspot.ca trou-cv-le-fil-rouge03

L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté pris dans une armoire IKEA.

J’était entrée chez Renaud Bray pour acheter un livre pour un cadeau, mais vous savez comment ça finit, généralement on flâne et puis hop! j’avais deux livres dans mes mains et je me ramassais à la caisse! C’est la couverture qui ma attirée en premier, comme quoi des fois on se fit parfois à la couverture, et ensuite son titre m’a séduite. Non mais, qui ne voudrait pas connaître le récit d’un Fakir resté pris dans une armoire.

L’on suit donc au cours de ce récit rocambolesque Ajatharatru dans son voyage qui s’avérera beaucoup plus long qu’il ne le pensait. Originellement parti en France pour aller acheter un nouveau lit à clous, le sien lui causant des maux de dos vous voyez, et bien il finira par faire le tour de plusieurs pays, rencontrant au passage des gens qui changeront sa vision de la vie, lui donnant des électrochocs au coeur comme il le dit si bien.  En parallèle du voyage de Ajatharatru, nous voyons à travers ce livre certains enjeux comme l’immigration clandestine, la famine et la pauvreté que vivent les pays sous-développés et ce que certaines personnes sont prêtes à faire pour aider les leurs. Ajatharatru, étant un Fakir, est habitué à tromper les gens à travers des tours et des jeux de passe-passe pour leur soutirer de l’argent ou autre bénéfice. Grâce à son voyage, il découvrira ce que c’est que de faire le bien et ce que cela peut apporter.

À travers ce récit d’aventures surprenantes, Ajatharatru nous fait prendre conscience que faire le bien est toujours mieux que de faire le mal et de tromper les gens, même si cela est souvent plus difficile que l’on ne le croit à faire. La façon dont est écrit le livre est simple et imagée et les fous rires sont au rendez-vous. L’évolution du personnage principal est belle à voir et la fin nous met un baume sur le coeur.

J’ai adoré ce livre et je le recommande à tous ceux qui sont à la recherche d’un livre léger, mais bien écrit.

Bonne lecture!!

Un matin je suis partie

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Un matin je suis partie est l’histoire d’Alice Steinbach, une femme d’une quarantaine d’années qui se décide à simplement partir. Aller à la rencontre d’elle-même. Pas la mère, ni la fille, ni la journaliste, ni l’ex-femme, simplement Elle-même avec Elle-même. Écrit sous forme de confidence, Alice Steinbach nous entraîne avec elle dans ses voyages, ses rencontres, ses pensées, ses prises de conscience et personnellement, j’ai été obnubilée par l’écriture. Elle est d’une simplicité, d’une franchise et d’une lucidité qui m’a réellement donné envie d’aller à la rencontre de moi-même. 

« Sous bien des aspects, j’étais une femme indépendante, écrit Alice Steinbach. Récemment, toutefois, j’avais commencé à comprendre que, même si je disposais de mon argent et de mon temps, je demeurais en quelque sorte dépendante. Avec les années, j’avais pris l’habitude de me conformer à l’idée que les autres se faisaient de moi comme mère, fille, épouse, ex-épouse, journaliste, amie. J’avais à présent envie d’abandonner ces rôles, au moins pour quelque temps, et de découvrir quelle personne apparaîtrait. » C’est ainsi qu’Alice se retrouve à Paris un matin du mois de mai, première étape d’un périple qui la conduira à Londres, à Oxford, à Milan et à Venise où elle retrouve son tendre ami japonais rencontré dans le train pour Giverny. Servi par une écriture sensible et impressionniste, ce  » voyage d’une femme indépendante  » nous transporte instantanément dans une quête intérieure : un voyage inoubliable à la redécouverte de soi.

Journaliste américaine bien installée, elle gagne bien sa vie, vit avec son chat et est la mère de deux garçons maintenant adultes et indépendants. Divorcée depuis quelques temps, Alice se sent confinée à son quotidien et à sa petite routine. Elle veut connaître l’ailleurs et surtout se retrouver elle. Derrière le rôle de mère et d’épouse, elle sent s’être oubliée un peu et avoir mis de côté son grand désir de voyage et de découverte. C’est ainsi qu’elle décide de planifier un voyage de plusieurs mois où elle ira visiter Paris, Londres, Oxford, Milan et Venise. Ce donnant une grande liberté d’itinéraire et se laissant vaguer au fil des voyages, Alice se voit confrontée à des situations qui l’obligent à prendre le temps et à s’arrêter. J’ai particulièrement aimé le fait que le personnage s’envoie des cartes postales à différents moments de son voyage pour se souvenir de parcelles de souvenirs qui forgent la magnificence des voyages. Ses moindres petites pensées, prises de conscience, questionnements vécus au cours du voyage sont propices à devenir intelligibles et éternels. En les écrivant et en les postant directement à sa maison, Alice se crée des souvenirs qui seront indéfiniment vivants. 

Entre une rencontre marquante avec un japonais avec qui elle crée rapidement un lien d’intimité très fort et beaucoup d’autres rencontres au fil de ses voyages, Alice est vraiment sociable. C’est peut-être ce que je reprocherais au roman, tous ses recentres sont dignes d’une grande connexion. Chacune des personnes qu’elle rencontre devient à son tour un élément marquant de son voyage et à la longue, j’ai trouvé que cela diminuait ses autres rencontres. Dès son premier voyage à Paris, elle rencontre un homme avec qui elle vivra une aventure et peut-être même une relation amoureuse (la fin reste ouverte à ce sujet) et cela est agréable à lire. Le lien qui unit Alice à ce japonais est réel et on y croit. Or, à force de faire des découvertes amicales si significatives, humaines et réciproquement agréables, on en vient à douter de la sincérité de l’auteure, mais c’est réellement le seul point négatif du roman.

Autrement, j’ai pris mon passeport et j’ai laissé Alice me guider dans ses péripéties. Il faut dire que je pars bientôt, moi aussi, en voyage pendant 5 semaines, alors je trouvais que ce roman avait bien des choses à m’apprendre. Alice voyage comme j’aime le faire ; en laissant place à l’imprévu et en appréciant le moment présent. Quoi que cela peut être ardu par moment, car on se trouve dans des lieux inconnus, mais Alice a réellement su ralentir ses pensées et ses craintes pour entièrement se laisser absorder par ses découvertes.

Cette femme indépendante comme le dit le sous titre, Voyages d’une femme indépendante, a su se retrouver elle-même. Toute la leçon de l’oeuvre est là, dans cette nécessité de se retrouver soi, d’être envers et contre tous, la vraie version de soi-même et ce, malgré les titres et les obligations qui nous collent à la peau.


Un matin je suis partie, Voyages d’une femme indépendante, Alice Steinbach, Gallimard, 2005