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Spisak : Un cadeau ne se refuse pas

Photo : Karina

Photo : Karina

Il y a de cela quelques jours que j’ai terminé ma lecture du premier roman de Maryse Charbonneau et j’ai le sentiment de quitter (pour un moment) des ami-e-s. Lorsque j’ai lu les dernières lignes, je savais qu’une suite nous attendait (l’auteure me l’a confirmé elle-même, à suivre dans mon prochain article).

Après quelques pages du roman, je me savais dans une histoire où la famille allait être très importante. Nous faisons la connaissance d’un jeune père de trois enfant, musicien et ayant beaucoup de cœur. C’est alors que son destin changera. Il fera la rencontre d’êtres Immortels. Ces Immortels ont des clans, des codes et un mode de vie différent. Ils tentent de se faire discrets face aux mortels. Graigor, tente de faire le deuil de son ancienne vie pour sa nouvelle Existence. Son rôle dans le clan bleu est d’être le précepteur du fils du maître Vlad et de la maîtresse Lydia. Cet enfant sera un être exceptionnel, puisque les immortels sont habituellement stériles. Peter, le fils, grandira lentement. C’est pourquoi qu’après 25 ans de vie il ne ressemble qu’à un petit garçon de 5 ans.

Cela faisait un long moment que je n’avais pas lu de livre fantastique et, à chaque fois, c’est un petit plaisir. Outre les êtres immortels, nous retrouvons aussi des esprits dans l’histoire. Nous sommes également à l’époque de la renaissance. Ainsi, mon côté féministe était parfois choqué de certains rôles qu’avaient les personnages féminins, mais j’ai pu constater que l’auteure donne une très grande importance aux femmes et reste fidèle aux valeurs de l’époque.

Maryse Charbonneau, en plus d’avoir une plume poétique semble être une passionnée d’histoire et de langue. Son personnage principal tente de devenir interprète, ce qui fait en sorte que lors de ma lecture, j’ai pu lire différentes phrases et c’était tout comme entendre différentes mélodies.

Lorsque je lisais le roman de Charbonneau, j’avais presque le sentiment d’être dans une télé série suite aux nombreuses descriptions qui nous permet de s’imaginer tous les gestes des personnage. Mais également à cause de toutes les péripéties qu’ils vivent, à croire que ça n’arrête jamais!

Lors de ma lecture, j’ai pu constater que l’auteure est très sensible aux droits des êtres humains. Elle touche à divers sujets sensibles dont l’inceste, la violence envers les femmes et l’homosexualité (et la bisexualité!). Parce que le personnage principal se trouve à être bisexuel (à sa plus grande surprise)! C’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié, puisqu’elle réussit à décrire le vrai amour. Pour ce que j’ai pu constater, les amours homosexuels décrits dans les romans sont souvent éphémères, mais cette fois c’est un amour éternel.

La suite nous laisse entendre que nous allons continuer à suivre les aventures de Graig. Je reste dans l’espoir que j’aurai réponses à mes questions et que nous connaîtrons mieux le passé de certains autres personnes et clans.

Je vous invite également à visiter le site de Maryse Charbonneau où vous pourrez découvrir qui est l’auteure, mais également son aventure dans la publication de son premier roman ! Juste ICI !

Musique d’ici: Saratoga

saratoga-le-fil-rouge01Si vous avez manqué ma découverte musicale québécoise du mois de juin, c’est par ici.

En Juillet, on écoute Saratoga.

Je connaissais déjà la musique de Chantal Archambault. Par contre, je n’étais pas au courant qu’elle et Michel-Olivier Gasse s’étaient récemment créés un groupe du nom de « Saratoga ».

C’est mon amie qui m’a parlé d’eux après les avoir entendu à Tadoussac, le mois dernier. Gros coup d’coeur pour elle et moi.

Les deux mots qui me viennent en tête en écoutant leur mini-album sont «douceur» et «simplicité», autant par rapport à leurs voix qu’à leurs mélodies et leurs paroles.

Ils ne font pas que chanter; ils nous racontent des histoires.

« Tu sais ç’qui est beau avec le soir? J’m’en vais m’coucher comme pour te voir. En attendant toi dans mes bras, même pas couché je rêve déjà. »

– Les bourgeons pis le gazon

Avec son style folk, Saratoga est parfait pour l’été. Leur musique est un bon remède contre la grisaille que nous apporte la pluie!

J’vous laisse avec un p’tit teaser.

Ils se produiront prochainement sur scène dans le coin de Gaspé, Trois-Rivières et Saint-Gédéon. Pour en savoir davantage sur leurs dates de spectacle, je vous invite à visiter leur site web. Vous trouverez le lien au bas de l’article.

Bonne écoute!

Top 3 de mes chansons préférées de Saratoga :

1 – Oublie pas

2 – On est pas du monde

3 – Les bourgeons pis le gazon


Site web: http://www.saratogamusique.com

Bandcamp: http://saratoga.bandcamp.com/

Facebook: http://www.facebook.com/saratogamusique

Twitter: http://twitter.com/saratogamusique

Youtube: https://goo.gl/wUGoEQ

L’autofiction au féminin en quatre titres

11212201_10152740699937413_1629083109_nLa nécessité de dire, d’écrire sur soi, sur l’expérience, le ressenti, la douleur, le bien-être, pour comprendre, essayer du moins.

L’autofiction. Un genre qu’on associe au contemporain, car on y mélange réel et fiction. On parle de soi pour parler de l’autre. Et on s’inspire de l’autre pour parler de soi. Différent de la biographie et même de l’autobiographie, l’autofiction se crée une niche bien personnelle et féminine en littérature. Quoi que pas exclusive aux auteures, on remarque une attirance pour cette littérature qui s’inspire de soi, de l’intériorité pour raconter des histoires.

J’avoue que je suis une grande lectrice de ces oeuvres autobiographiques. Je trouve qu’elles ont à leur façon une véritable essence et un réalisme envoûtant. J’ai l’impression en lisant une oeuvre d’autofiction d’entrer quelques instants dans la vie réelle, rêvée ou inconsciente d’un auteur et d’avoir accès à des parcelles de véracité.

Voici donc mon top 4 de mes autofictions préférées.


Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan

Ce roman raconte l’histoire d’une femme qui vient de perdre sa mère d’un suicide. Elle tente donc par l’écriture de reconstruire l’existence de sa mère et de comprendre, un peu, ce geste posé. Delphine de Vigan se met en scène dans ce très beau roman qui offre un réel hymne à la relation maternelle. C’est par l’écriture qu’elle recomposera l’existence entière de sa mère. Toutefois, ce qui est vraiment intéressant dans ce roman est la sincérité de Vigan face à ses lecteurs. Elle avoue la complexité du travail de mémoire et de reconstitution. Elle rencontrera les membres de la famille de sa mère pour mieux cibler et assimiler les côtés sombres de cette famille. Néanmoins, la mémoire est une faculté qui oublie, il sera donc ardu pour Delphine de Vigan de réellement nommer la douleur de sa mère et c’est de cette manière que l’écriture et l’autofiction prend tout son sens.

« Pourtant, toute tentative d’explications est vouée à l’échec. Ainsi devrai-je me contenter d’en écrire des brides, des fragments, des hypothèses. L’écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire.»

Interroger la mémoire, comme de Vigan le dit, est un engagement littéraire fortement difficile, mais oh combien libérateur. L’écriture dans ce cas-ci prends tout son sens, car on sent que l’auteure se délivre au fil des mots de ses maux personnels et de sa douleur face à la perte de sa mère et vis-à-vis le geste commis. Rien ne s’oppose à la nuit est un livre que j’ai dévoré en deux temps (!), mais qui m’a dès les premières lignes frappée par sa sincérité, sa douceur et sa puissante envie de nommer, donc d’écrire. L’autofiction dans le cas de ce roman est toute bénéfique, car on sent en refermant le roman qu’on a bouclé une boucle face à cette Lucille et surtout, que les mots ont ce si grand pouvoir de libérer, auteure comme lectrice.

Folle et Putain Nelly Arcan

Dans Putain de Nelly Arcan, l’histoire raconte la vie d’une jeune étudiante en littérature, Cynthia. Cette dernière raconte sa vie de putain à Montréal en expliquant de quelle manière elle a commencé à se prostituer et pour quelles raisons. Elle passe énormément par son enfance et par sa relation avec ses parents pour expliquer ses tourments intérieurs. Cynthia est une étudiante somme toute normale, mais qui cache au fond d’elle un grand mal de vivre. Elle entretient une relation malsaine avec les apparences, car elle est obsédée par l’image qu’elle projette, mais elle renvoie une image autre de celle qu’est elle vraiment. Le jeu des apparences dans ce récit est fort important tout comme la question de la beauté, de la séduction, de l’apparence, de l’esthétique, etc. Les mêmes thèmes sont communs à Folle d’Arcan. Je dois avouer que j’ai un léger coup de coeur pour ce dernier, car il nous fait percevoir un peu plus de sensibilité, puisqu’il raconte la folie amoureuse d’une femme pour un homme. Ces deux romans écrits au JE m’ensorcelent par le style d’Arcan. Elle crée des phrases interminablement belles et si puissantes. Nelly Arcan est une auteure québécoise incontournable de la littérature moderne et ce, à l’image de Vickie Gendreau.

« Ce dont je devais venir à bout n’a fait que prendre plus de force à mesure que j’écrivais, ce qui devait se dénouer s’est resserré toujours jusqu’à ce que le noeud prenne toute la place, noeud duquel a émergé la matière première de mon écriture […] »

L’occupation, Annie Ernaux

Du côté de l’oeuvre L’occupation d’Annie Ernaux, on ne parle pas tout à fait d’autofiction. Annie Ernaux est en quelque sorte une sociologue de sa propre existence. Elle écrit des textes qui veulent être le portrait d’un monde et d’une époque. Plusieurs de ses textes sont basés sur ce désir de décrire et d’écrire la vie des autres. Elle veut atteindre dans l’écriture une vérité qui viendra toucher les lecteurs, et ce, sans différence de classe sociale. Elle écrit de manière objective et veut arriver à nommer les choses sans jamais faire de jugement de valeur.

Dans son texte L’occupation, elle raconte l’histoire d’une femme extrêmement jalouse à la suite d’une rupture. Cette femme, toujours amoureuse de W, est obsédée par la nouvelle conquête de son amant. Elle décrit son délire et son désir de connaitre l’autre femme. Sa douleur, son mal-être et l’insurmontable difficulté de survivre à une rupture sont les thèmes principaux de cette courte oeuvre d’Ernaux. Toutefois, elle raconte ces tourments en parlant de soi, mais dans une optique collective. On décrit cette écriture comme une autosociobiographie, car elle intègre la sociologie à son oeuvre. Elle traite des événements qui lui sont déjà arrivés, mais avec l’optique de les rendre communs à tous. Lorsqu’elle explique son obsession pour la nouvelle amante de son ancien amoureux, elle le fait d’une façon à ce que toutes celles qui ont été aux prises avec un sentiment de jalousie se sentent concernées. Il y a une intemporalité et une universalité dans la manière d’Ernaux de raconter les épreuves et les douleurs. Chaque oeuvre que j’ai eu la chance de lire d’Ernaux a su me charmer, car elle arrive réellement à nommer LES émotions dans leur grande universalité.

« Je m’efforce seulement de décrire l’imaginaire et les comportements de cette jalousie dont j’ai été le siège, de transformer l’individuel et l’intime en une substance sensible et intelligible que des inconnus, immatériels au moment où j’écris, s’approprieront peut-être. Ce n’est plus mon désir, ma jalousie, qui sont dans ces pages, c’est du désir, de la jalousie et je travaille dans l’invisible »

Bordeline, Marie-Sissi Labrèche

Tout d’abord, le roman de Marie-Sissi Labrèche, Borderline raconte la vie du personnage principal Sissi. Les rapports maternels sont au centre de cette oeuvre québécoise. La mère et la grand-mère de Sissi étant « folles » , elles viennent influencer la vie adulte de Sissi. Cette dernière multiplie les relations sexuelles pour mieux se retrouver. L’écriture de Bordeline représente tout à fait les thèmes reliés à l’autofiction ; l’intime, le personnel, le privé, l’intériorité. Dans un style langagier propre à Marie-Sissi Labrèche, on entre dans les folies et les tourments de Sissi.

Je suis borderline. J’ai un problème de limites. Je ne fais pas de différence entre l’extérieur et l’intérieur. C’est à cause de ma peau qui est à l’envers. C’est à cause de mes nerfs qui sont à fleur de peau. Tout le monde peut voir à l’intérieur de moi, j’ai l’impression. Je suis transparente. D’ailleurs, tellement transparente qu’il faut que je crie pour qu’on me voie.

Au début du blogue, nous avons eu la chance d’avoir une entrevue avec l’auteure, c’est à lire ICI

Le fameux CodeF

Il y a de cela quelques semaines, une nouvelle émission a fait son apparition sur les ondes de Vrak.tv. L’émission s’adresse aux jeunes femmes. Nous faisons la connaissance de diverses femmes connues au Québec. Ces cinq collaboratrices parleront franchement de diverses situations qu’elles vivent et qui feront en sorte que les autres jeunes femmes se reconnaissent. L’idée de base n’est pas mauvaise, mais…

Depuis quelques temps, j’ai pu constater que Vrak tente d’approcher une nouvelle clientèle. D’où la naissance de Vrak2 où les émissions sont plus adressées aux adolescent-e-s. Dans tous les cas, les doutes que j’avais face à cette nouvelle émission sont fondés. Même si j’admire le travail de certaines femmes qui se retrouvent dans cette émission (Mariana Mazza, Virginie Fortin et Catherine Ethier). Elles finissent, sans le vouloir par contribuer aux nombreux stéréotypes sur les genres.

Vrak.tv

Vrak.tv

« Des filles branchées s’attaquent aux lois non écrites de l’univers féminin avec CODE F.! Aucun sujet n’échappera à l’opinion tranchée de Maripier Morin, Virginie Fortin, Mariana Mazza, Marina Bastarache et Catherine Ethier. Relations avec les ex, étiquette sur les réseaux sociaux, secrets de l’épilation : c’est plus de 200 sujets qui sont abordés! Et les filles de CODE F. en parlent franchement, avec beaucoup d’humour et d’autodérision. Dans chaque émission, des collaborateurs féminins et masculins forts en gueule se joindront aux cinq filles. À regarder seule, entre amies ou avec le sexe opposé, l’émission suscitera des discussions assurément colorées! » Source : Vrak.tv

Jusqu’à présent, les filles ont parlé de colocation, de germaine, de guidounes, de danse, de chicanes de filles, de bad boys, etc.

Le concept de l’émission n’est pas vraiment mauvais, car tel un courrier du cœur, elles veulent accompagner les filles dans les étapes de leur vie.

MAIS, leur discours n’est qu’hétéronormatif. Je me demande, pourquoi aucune de ces filles est ouvertement homosexuelle (ou encore bisexuelle)? Lorsqu’elles parlent de l’amour, elles ne parlent que de l’amour hétérosexuel. Les jeunes femmes qui sont homosexuelles ou celles ayant des doutent sur leur sexualité se sentiront encore une fois exclues. Pourquoi, encore aujourd’hui se centrer que sur l’hétérosexualité? Pourquoi ne retrouver que des jeunes femmes blanches (sauf Mariana qui est un mélange de culture plutôt intéressant). Ce n’est pas toutes les femmes qui peuvent se reconnaître. Il y a un très grand manque de modèle. De même qu’à part avoir des caractères différents, les filles se ressemblent toutes. Maquillées, cheveux long, disent le même genre de discours. Bref, c’est assez décevant. Certains de leur discours me paraissent superficiels.

Ce qui me désole aussi, c’est le fait que nous retrouvons plein de généralisations et de stéréotypes.

«Aujourd’hui je revendique le droit de vouloir m’habiller en mou!» C’est le genre de phrase que j’ai pu entendre. Alors il faut le revendiquer? Sinon quoi? Le jugement des autres? Ce n’est pas ce genre de discours que j’aurais voulu entendre adolescente et encore moins aujourd’hui. J’veux qu’on me dise qu’on s’en fou de comment je m’habille, qu’on me dise de m’habiller comme il me plaît. Est-ce que nous devons toujours se maquiller pour sortir de la maison? Le message était peut-être pour enlever cette importance sur notre habillement, mais le message dit le contraire. Il est dit d’une manière très maladroite, et je ne crois pas qu’elles peuvent se le permettre.

Lorsque je parle de leurs discours, je les entends surtout dire qu’une fille est comme ci et comme ça. Et c’est de même pour le rôle du garçon. Je les excuse, nous sommes tous et toutes socialisés à penser ainsi. Cependant, je crois que de nos jours il est important de ne pas qualifier un genre. Je me sens femme et voici mes goûts et intérêts. Je les aime pas, parce qu’on me les a imposés, mais parce je les ai choisis. Pour moi, rien n’est féminin ou masculin et ce n’est pas ce genre d’activité, comportement ou intérêt qui fera en sorte que je le deviendrai.

Bref, je suis malheureusement déçue d’entendre ce genre de discours encore aujourd’hui.

Où se trouve la féministe dans ce #CodeF?

La mémoire textile

En lisant le livre Women in clothes, dont je vous parlerai quand j’aurai fini de le lire, je me suis rendue compte de l’importance des vêtements dans mes souvenirs et dans ma mémoire. Certains vêtements me donne confiance, parce que je les ai précédemment portés dans une certaine situation,  ou bien je me souviens de ce que portait quelqu’un la première fois que je l’ai rencontré ou lors d’un moment important. Il n’est donc pas si étonnant que je porte parfois autant attention à ce que je vais porter à certains moments de ma vie, j’y accorde non seulement une importance, parce que ça m’aide à me sentir bien et en confiance, mais aussi parce que ça fait partie de la manière dont je me remémore mes souvenirs.

Je me souviens de ce que j’ai porté la première journée à ma nouvelle école en 6ième année, de ce que j’ai porté aux funérailles de mon grand-père quand j’avais 8 ans, de ce que mes « crush » portaient la première fois que je les ai vus ou bien même ce que certains de mes amis portaient aussi la première fois que je les ai rencontrés, vous voyez le genre.

C’est pourquoi j’ai décidé de passer en revue ma garde robe (du moins celle que j’ai apportée avec moi pour l’été), pour voir quels vêtements éveillent en moi des souvenirs d’une importante quelconque et de partager avec vous l’exercice, dans l’esprit de Women in clothes qui tient à approcher le vêtement de manière plus sociologique.

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La robe devenue gilet

J’avais acheté cette robe (je l’ai coupée depuis) le soir de mes 21 ans parce que j’allais voir Passenger avec Valérie (du Fil rouge, bien sûr!)  et je n’aimais pas ce que je portais. Je me suis tout de suite sentie en confiance dedans et ce fut l’une de mes plus belle fête. J’avais  réussi à réunir plusieurs de mes amies ensembles, j’étais allée voir un super show et, le soir même, j’ai rencontré quelqu’un de bien important à mes yeux. Je ne mettrai pas tout le crédit de la soirée sur le dos de la robe, mais je me sentais bien, belle et en confiance dedans. Elle est vite devenue trop courte et, récemment, j’en ai fait un t-shirt dans lequel je me sens tout aussi bien que quand c’était une robe et, en plus, je peux le porter plus souvent. Gagnant-gagnant pas mal comme situation,

11715876_10205675818708730_219093680_nLe Kimono du Primark

Primark, c’est un magasin de vêtements super populaire en Angleterre. J’ai acheté ce kimono à Londres, durant un voyage en Europe il y a deux ans et le je le  trouve toujours aussi beau. Il m’a suivie durant les chaudes journées en Italie et bien souvent après, à mon retour. Au moment où je l’ai acheté, je trouvais ça original les kimonos et je me trouvais bien  avant-gardiste (je suis un peu naïve parfois). Pour moi, il représente le voyage, l’aventure et l’été.

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La jupe intemporelle

J’ai acheté cette jupe à la fin de mon secondaire 5, il y a 6 ans. Je l’ai portée la première fois que je suis allée au cégep, aux funérailles de ma marraine, pour des entrevues et  pour quelques soirées un peu trop arrosées. Pour moi, c’est la jupe de toutes les occasions, littéralement. Elle est taille haute, style  crayon, en jean, donc à la fois classique et simple. Je ne la porte presque plus depuis deux ans, mais je ne peux m’en départir. Je sais que j’aurai l’occasion de la reporter un jour.

Le crop top des premières fois 

lfrCe haut, crop top, n’est pas le type de truc que j’achète habituellement et j’ai un peu hésité avant de l’acheter, au Camden Market, à Londres.  Je l’ai porté pour une soirée au bar de l’auberge où je restais et c’est une des fois ou je me suis sentie le mieux dans ma peau et le plus en confiance dans ma vie, merci crop top. Je l’ai aussi porté (comme on peut le voir sur la photo) pour ma première journée de la partie solo de mon voyage, à Nice, ainsi que pour  un tour de vélo de groupe  en toscane. Deux moments où j’ai dû surmonter ma petite angoisse pour aller vers les gens, puisque j’étais seule. Les shorts sont encore une de mes paires favorites, mais je ne porte plus le t-shirt qui a rapetissé au lavage et qui, après ce fastidieux et très chaud tour de vélo, a quelque peu perdu sa blancheur, oh well, ça lui donne encore plus de vécu.

Et vous, vos souvenirs ? Ils sont particulièrement associés à quoi ?

«So you’ve been publicly shamed»: L’expérience de la honte par Jon Ronson

 

«I had shamed a lot of people. A lot of people had revealed their true selves for a moment and I had shrewdly noticed their masks slipping and quick-wittedly alerted others. But I couldn’t remember any of them now. So many forgotten outrages.»

Qu’ont en commun Jonah Lerner, Justine Sacco et Lindsey Stone? Ces trois personnes sont devenues du jour au lendemain des parias sur Internet pour avoir commis des bourdes somme toute «banales». Jonah Lerner, journaliste connu aux États-Unis, a écrit un livre sur la créativité et a inventé des citations qu’aurait dit Bob Dylan sur son processus de création. C’est, on en convient, malhonnête et un peu stupide, mais depuis ce temps, Jonah Lerner n’a pu retravailler convenablement, et n’a pas su regagner la confiance du public. Sa carrière s’est désintégrée devant lui, et ce, par sa faute. Justine Sacco, pour sa part, a laissé échapper un tweet de mauvais goût en quittant les États-Unis vers l’Afrique. Lorsque son avion est atterri, déjà, elle n’y pouvait plus rien, le monstre Internet s’était emporté et sa vie était ruinée. Tout comme Lindsey Stone, elle perdu son emploi et dû apprendre à vivre avec les conséquences gigantesques d’une très mauvaise blague. Dans le cas de Lindsey Stone, pour faire une blague (encore ici douteuse), elle se photographia dans un parc commémoratif rendant hommage aux Vétérans de la guerre en mimant un cri et en arborant le doigt d’honneur devant une pancarte demandant Silence et Respect. Encore ici, un manque de jugement de sa part fit boule de neige, et brisa complètement sa vie. Le problème réside donc dans la diffusion en masse sur les réseaux sociaux et d’un phénomène d’entraînement souvent planétaire où tout le monde (lire ici: n’importe qui) donne son opinion sur les faits et gestes d’une personne. Bienvenue dans le XXIe siècle, bienvenue mes chers amis dans l’ère du Public shaming.

Dans son dernier livre paru au printemps dernier, Jon Ronson s’attarde au public shaming, le phénomène qui consiste à faire honte publiquement, principalement sur les réseaux sociaux et dans les médias à quelqu’un qui ne le mérite pas, ou qui, somme toute, ne mérite pas un tel traitement. Dans So you’ve been publicly shamed, Ronson s’attarde aux fondements de la honte en tant que sentiment: pourquoi on la ressent, pourquoi certaines personnes la ressentent plus fortement que d’autres, mais surtout pourquoi la honte, l’humiliation sont devenues avec le temps les armes numéro 1 sur les réseaux sociaux. Le journaliste soulève cependant quelque chose de très pertinent: l’humiliation publique n’a vraisemblablement pris qu’une pause, puisque jusque dans les années 1900, il existait encore des séances d’humiliation publique dans certains États américains, où tout le monde allait pour voir des gens se faire humilier (et y participer) afin de remplir son devoir du citoyen suite à un jugement de la cour… Barbare? Les réseaux sociaux ne seraient que la version mise à jour de ses séances de pitchage de légumes pourris…

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Ronson rencontre beaucoup de victimes d’humiliation publique, et la totalité (sauf un) ont vécu des jours noirs et sensibles suite à l’exposition planétaire de leurs bêtises. Ronson réussit à travers toutes ces rencontres (qui vont du journaliste déchu à la productrice vedette de films pornographiques) à faire un portrait complet et juste de la honte. Disons juste que de remettre un peu de perspective dans la chose nous fait aussi réagir et réajuster notre perception des réseaux sociaux… et de ces «Commentaires».

Alors le «sauf un», qu’est-ce qui l’a sauvé? Petite mise en situation : Un homme assez âgé, riche, dans le domaine de la course automobile F1 se lève un matin et reçoit un appel annonçant qu’il est en page couverture du News of the World pour une histoire d’orgie à caractère nazie. (Bon matin!) Max Mosley se dirige au kiosque à journaux, achète une copie du dit-journal, et le lit devant tout le monde. Déjà, il se tient debout. Durant l’après-midi, il publie un communiqué de presse disant que sa vie sexuelle ne devrait intéresser que lui, et que ce n’est pas du domaine public. Il a par la suite poursuivi le journal, et gagné sa cause puisque rien dans les photos publiées ne laissaient voir de connotation nazie, outre des habits de soldats portés par les demoiselles. Bref, Mosley a refusé de ressentir la honte. Lui qui aurait eu toutes les raisons du monde de se sentir humilié a plutôt tenu tête au raz-de-marée et est sorti gagnant de toute cette histoire.

Dans le style qui est propre à Ronson, un hybride de journalisme social et d’anecdotes pigées ici et là, la structure évolutive dans le temps et l’espace de So you’ve been publicly shamed en fait un livre passionnant tant par sa qualité littéraire que par les réflexions qu’il soulève sur nos comportements sur les réseaux sociaux.

So you’ve been publicly shamed, Jon Ronson. Riverhead Books, 2015. 290 pages.

Saison estivale musicale

Lorsque le mois de juillet est bien entamé et que les festivals tels que Les Francofolies et le Festival de Jazz sont terminés, tout bon Montréalais pense que la saison musicale tire à sa fin. Et bien, laissez-moi vous apprendre qu’ils ont totalement tort.

Après avoir eu la chance de voir performer The Barr Brothers, The Sheepdogs et Badbadnotgood feat Ghostface Killah pendant le fameux Festival de Jazz, mon été musical est loin d’être terminé. Dans cet article, je vous propose donc une panoplie de concerts pour vous dégourdir les jambes jusqu’à la fin de la saison chaude.

Dave Matthews Band (Centre Bell 22 juillet)

Je ne suis pas personnellement fan de la salle du Centre Bell, mais pour les admirateurs du groupe rock-folk originaire cela vaut le déplacement. Le groupe est reconnu pour donner une performance électrisante en spectacle grâce à de longs «jams» improvisés pour le plaisir des spectateurs. De plus, ils ont tendance à jouer une grande diversité de leurs morceaux, ce qui est tout à fait justifié vu leur discographie très bien garnie (11 albums à leur actif en studio). Le spectacle commencera à 19h00 et le coût des billets varie entre 54,50$ et 95,50$.

Pour vous procurez des billets, c’est ici.

Laura Marling (Café Campus 27 juillet)

Cette jeune artiste fut une réelle découverte pour moi durant les derniers mois. Avec son timbre de voix particulier et sa prose assumée, elle sait amadouer un public mature. Étant l’une des protégées de Marcus Mumford (Mumford and Sons), son style se rapproche du folk du réputé groupe tout en gardant une touche d’originalité s’imprégnant d’une ambiance plus intime. D’ailleurs, la salle choisie pour la recevoir est à mon humble avis un choix tout à fait judicieux. Elle présentera les pièces de son dernier album Short Life au Café Campus et j’y serai assurément. Le concert débutera à 20h00 et les billets sont au coût de 23,50$. Prenez note qu’il est également possible d’acheter des billets la journée même du concert, mais que ceux-ci se vendront alors au coût de 26$.

Pour vous procurez des billets, c’est ici. 

Osheaga (Parc Jean-Drapeau 31 juillet, 1er août et 2 août)

Vendredi 31 juillet

Florence + the machine

Pour le premier jour  de cet énorme festival, c’est la fameuse Florence Welch et ses machines qui trônent au sommet de l’affiche. Pour avoir assisté au spectacle de la belle Anglaise il y a trois ans à Osheaga, je vous garantie qu’elle en vaut la peine. Sa voix puissante, son énergie débordante et sa présence divine lui valent sa place en tête d’affiche. De plus, ce concert du vendredi soir risque d’être promoteur puisque son dernier opus How Big How Blue How Beautiful présente une Florence accomplie.

Of monsters and men

Le groupe islandais se retrouve à nouveau dans les invités du festival cette année. Lors de l’édition de 2012 (la même que Florence), les membres de Of monsters and men avaient su attirer une foule monstre sur la scène verte. L’ambiance était à la fête et les hymnes rassembleurs du groupe avaient fait leur effet. Dans le cadre de leur passage à Montréal, ils présenteront les morceaux de leur nouvel album Beneath the skin. Pour ma part, ce dernier bébé est décevant par le manque de diversité entre les pièces. Cependant, pour les avoir vu deux fois en concert, ils détiennent le don de rassembler une foule. Souhaitons leur du beau temps et de la bonne humeur pour égayer leur public.

The Avett Brothers

Ce groupe indie-folk formé à la base par les deux frères Avett (Scott et Seth) présente des ballades mélodieuses qui s’inspirent des vieux de la vieille à l’américaine, pensons au Dylan et au Cash de ce monde. L’union du banjo, de la guitare acoustique et surtout des voix des deux frères nous renvoient dans les années 60. Conseillé pour une fin de soirée plus en douceur couché dans l’herbe à fixer les étoiles.

Iron and Wine & Ben Bridwell

Le chanteur Samuel Beam, connu sous le nom de Iron and Wine, sera accompagné de Ben Bridwell pour vous faire découvrir leur collaboration sur l’album Sing into my mouth lancé en 2015. Une fois de plus, si vous appréciez le bon folk à l’état pur, ce concert vous sera directement dédié.

Milk and Bone

Le duo féminin fait beaucoup parler de lui depuis les derniers mois. Leur style pop-électro plaît énormément en ce moment et permet une atmosphère plus feutrée lors d’un festival. Amateurs de ce genre vous serez servis.  De plus, vous encouragerez de jeunes Québécoises de la relève.

À voir également en cette journée: The Decemberist, ScHoolboy Q, Marina and the diamonds, Angus and Julia Stone, A tribe called red,

Samedi 1er août

Weezer

Après plus de vingt ans de carrière, Weezer est maintenant un groupe culte qui mérite bien sa place en tête d’affiche cette année. Avec leur son rock alternatif, ils réussissent à séduire un public hétéroclite, ce qui est tout à leur avantage. Ce genre de groupe crée un engouement lors de ce genre de festival grâce à leur grande accessibilité. Ce fut exactement le cas avec Modest Mouse l’année dernière lors du samedi soir. Adolescents des années 90, c’est le temps d’aller guérir sa nostalgie en ce premier août auprès du groupe californien.

Nas

En ce samedi soir, Osheaga a dégoté deux rappeurs de qualité et malgré que Kendrick Lamar soit le dernier concert de la soirée, Nas reste, à mon avis, le rappeur à voir en cette journée. Carrière impressionnante, poésie intelligente et multiples collaborations font partie du curriculum vitae de cet artiste. Nas ne prend pas une ride et continue d’innover année après année. Il est un maître dans son domaine et nul ne pourra le concurrencer ce soir-là.

Interpol

Interpol est par moment un véritable mélange de Joy Division et de The Smiths. Voix très similaire à celle du chanteur Ian Curtis (Joy Division) et mélodies s’apparentant à l’occasion au fameux groupe de Morrissey (The Smiths), Interpol garde tout de même une touche unique avec un rock plus agressif qui s’éloigne du style new wave. Ils méritent amplement leur place au populaire festival montréalais. D’ailleurs, leur popularité le prouve puisque la veille, soit le 31 juillet, le groupe affiche complet au Métropolis. C’est donc votre unique chance d’entendre les chansons parfois lugubre, mais ô combien entraînantes du groupe présidé par Paul Banks.

Patrick Watson

Si vous avez acheté des billets pour le samedi, vous vous devez d’aller voir cet artiste. Patrick Watson est un artiste à part entière. Il est un pianiste hors-pair, il a une voix douce à vous chanter des ballades le soir et il crée un univers qui lui est propre à chaque nouvelle pièce qu’il entame. Parmi tous les concerts auxquels j’ai eu la chance d’assister (Et Dieu sait qu’il en a), Patrick Watson demeure au-dessus de la liste. L’orchestre et l’église y étaient peut-être pour quelque chose, puisque les spectacles en festival n’offrent pas la meilleure des ambiances pour ce genre de message glorieux. Vous verrez un Québécois à l’œuvre parmi toutes ses inventions (roue de vélo, chaine et scie comme instrument de musique). Malgré que son dernier album ne soit pas mon préféré, je vous assure qu’il en vaut absolument le détour. Vous ne verrez plus jamais la musique comme avant.

Christine and the Queens

À défaut d’avoir Stromae (faute de maladie), le festival d’Osheaga aura une part de francophonie grâce à la présence de Christine and the Queens, de son vrai nom Héloïse Letissier. Ayant assuré pendant quelques mois les premières parties de plusieurs artistes notables dont Woodkid et Lykke Li, elle prend véritablement sa place avec son premier album Chaleur humaine. Très en vogue au cours de l’année 2015, elle remporte le prix de l’artiste féminine de l’année aux Victoires de la musique. Les amateurs de pop franco seront donc complètement rassasiés avec la reine de l’heure.

Ariane Moffatt

Véritable révélation en 2002, Ariane Moffatt est aujourd’hui une artiste complètement accomplie. À travers la francophonie, les gens connaissent son nom et reconnaissent le talent indéniable de cette femme. Il est toujours intéressant d’aller encourager les artistes francophones de chez nous lors de festival comme Osheaga puisqu’une grande partie des festivaliers sont américains. Elle réussira probablement à attirer quelques-uns d’entre eux grâce à plusieurs morceaux de son album MA qui se veut majoritairement anglophone.

À voir également en cette journée: Kendrick Lamar, Ben Harper and the innocent criminals, St.Vincent, Milky Chance,  Young the giant, Arkells

Dimanche 2 août (Ma journée cette année)

Alt-J

Deux ans après leur première visite à Osheaga, Alt-J revient en force et se retrouve tout au sommet de la liste des artistes prévus pour le dimanche. Alt-J est probablement l’un des groupes les plus prometteurs de son époque. Leur premier album fut une incroyable révélation et le deuxième, lancé en 2014, ne fait que confirmer l’exceptionnel talent de ce quatuor. Plutôt réservés sur scène (j’ai eu la chance de les voir deux fois auparavant), les musiciens du groupe ne sont pas des amuseurs de foule. Toute leur énergie est mise dans la maîtrise de leur instrument qu’ils dominent tout au long de leur performance. Les vrais amoureux de la musique sauront se laisser séduire par la précision et la complexité de Alt-J.

Edward Shape & the Magnetic Zeros

Une dizaine d’amis de longue date se rassemblent pour former le mystique groupe d’Edward Shape & the Magnetic Zeros.  C’est le genre de groupe qu’il est très difficile de décrire. Avoir les pieds nus et des étoiles pleins les yeux est recommandé pour profiter pleinement de leur musique à mon avis. Bref, ils répandent joie, amour et paix partout où ils passent.

The War on Drugs

Ce groupe américain vous ramènera bien des années en arrière avec son rock progressif. Ils font partie de la nouvelle bande à la Tame Impala (qu’on souhaite voir remplacer une des annulations du festival). C’est exactement le genre de groupe approprié pour les festivals extérieurs, puisqu’il s’agit d’avantage de musique d’ambiance. Leur dernier album Lost in dreams fut acclamé par la critique autant que par les fans de musique rock. Ils seront une première pour moi et je suis persuadée qu’ils offriront une performance à la hauteur de mes attentes.

Father John Misty

Pour la quatrième fois et non la moindre, je verrai l’homme. Parce que Father John Misty en est tout un. Ancien batteur du légendaire groupe Fleet Foxes, Josh Tillman est devenu leader de sa propre musique. La pudeur ne fait pas partie du vocabulaire du beau chanteur. Father John Misty fait l’amour avec son public à chaque fois qu’il entame une chanson devant ses admirateurs et particulièrement, devant ses admiratrices. Son humour noir, son déhanchement sensuel et sa voix de Dieu le propulse au sommet de mes artistes favoris de l’heure. La barbe et le complet ne feront qu’achever votre tentation de résister. Voici la critique que j’ai écrite sur son spectacle en février dernier.

First Aid Kit

Dès la première écoute, les deux sœurs formant ce duo m’ont complètement charmée. On ne peut pas dire le contraire , la Suède à faire naître des étoiles jumelles.  L’étrangeté de leur son et la teinte subtile de musique du monde réveillent automatiquement la curiosité des auditeurs.

À voir également en cette journée:  The Black Keys, Gary Clark Junior, Tyler the Creator, James Bay, Charlie XCX, Klô Pelgag, Glass animals, Sylvan Esso, EZ3kiel.

*Osheaga offre les passes de trois jours au prix de 275$ et les passes quotidiennes au prix de 100$. Différentes passes V.I.P sont également offertes à des prix diverses.

Pour vous procurez des billets, c’est ici.

FestiBlues International de Montréal (Parc Ahuntsic 6, 7,8 et 9 août)

Pour les amateurs de musique d’ici, le FestiBlues International de Montréal présente plusieurs spectacles pendant plus de quatre jours au Parc Ahuntsic. Ce qui est particulièrement intéressant avec cet événement, c’est que vous avez le choix de payer 8$ pour la soirée de votre choix ou 16,73 pour les quatre soirées. Vous aurez donc la chance de voir Bernard Adamus, Lisa Leblanc, Michel Rivard, Alex Nevsky et plusieurs autres sur scène.

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Heavy MTL (Parc Jean-Drapeau 7, 8 et 9 août)

Pour les amateurs de heavy metal, le Heavy MTL est l’événement musical de l’année. Malgré que le Rockfest de Montebello vole de plus en plus de groupe à ce festival (Slayers était tout de même au Rockfest cette année), la programmation prévue pour la deuxième fin de semaine d’août au Parc Jean-Drapeau est tout de même impressionnante. Il est possible de nommer entre autres des noms tels que Korn, Alexisonfire, Iggy Pop, Lamb of god, NOFX, Billy Talent, Slipnot et Asking Alexandria. Il s’agira probablement d’une édition encore très réussie.

*Heavy MTL offre les passes de trois jours au prix de 230$, les passes de deux jours au pris de 125$ et les passes quotidiennes au prix de 85$.

Pour vous procurez des billets, c’est ici. 

Île Soniq (Parc Jean-Drapeau 14 et 15 août)

Comme Montréal n’est pas une ville de favoritisme, lors de la belle saison elle en offre pour tous les goûts. Les amateurs de musique électro et de dubstep ne seront donc pas oubliés grâce au festival de l’Île Soniq. Je me passerai de recommandations n’ayant aucune expertise en ce qui à trait à ce genre. Il est tout de même possible de nommer des grands de ce monde dont Azealia Banks, Deadmau5 et Die Antwoord.

*Île Soniq offre les passes de deux jours au prix de 175$ et les passes quotidiennes au prix de 90$. Différentes passes V.I.P sont également offertes à des prix diverses.

Pour vous procurez des billets, c’est ici. 

Festival MRCY (Espace Montmorency 26 septembre)

Pour clore l’été en beauté et commencer l’automne de la même manière, la ville de Laval offre pour une deuxième édition une journée musicale grâce au Festival MRCY. Cette année, il mise gros en affichant la révélation de l’année Alabama Shake en tête d’affiche. MRCY peut être certain de ne pas tomber dans l’oubli en présentant ce groupe qui mérite toute l’attention qui lui est dédiée en ce moment. Le petit nouveau des festivals a également fait d’autres belles acquisitions telles que Kodaline, Mac Miller et Safia Nolin, pour ne nommer que ceux-ci. D’ailleurs, la programmation n’a pas encore été totalement dévoilée et je suis persuadée qu’ils vont encore nous surprendre pour la suite. Le coût du billet est de 60$ pour la journée et une passe V.I.P est offerte au prix de 100$.

Pour vous procurez des billets, c’est ici. 

Et vous, qui irez-vous entendre durant la saison chaude?

« Poisson volants » de François Rioux : entre ivresse et désenchantement du quotidien

François Rioux est un poète que je ne connaissais aucunement avant de tomber dernièrement sur son dernier opus, intitulé Poisson Volant, recueil de poèmes paru en 2014 aux Éditions le Quartanier et lauréat du premier prix des Libraires 2015 en catégorie Poésie Québécoise. Ce québécois, aussi auteur du recueil Soleil suspendu paru en 2010, m’a charmée par ses vers mêlant agilement rire satirique, culture populaire et virtuosité langagière. Un poisson qui n’est certainement pas d’avril mais qui déride fort bien le quotidien. Prêt à vous envoler?

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L’ouvrage est composé de cinq chapitres, sorte de regroupements autour de mouvements ou d’atmosphères différentes. Mention toute spéciale aux titres de ses chapitres, que j’ai trouvés simplement magnifiques: « Des acouphènes », « La marche le hoquet », « La vie c’est toujours les mêmes chansons », « Hiver », et mon préféré « Fouiller l’écume ».

De vers en vers, on survole la poésie de la vie, mais aussi la poésie dans la vie; dans le monde que bâtit Rioux, l’élan poétique naît dans la vie de tous les jours, au cœur de tous les instants contemplatifs. Le réel est comme déjà teinté d’une vie poétique qui lui est propre. On y suit les déambulations libres d’un locuteur au rythme ballant, peut-être ivre, à travers les rues de Montréal et ses souterrains ruisselants. Ses vers tanguent, dans une sorte de rythmique débalancée qui rappelle l’ivresse.

En chemin, on rencontre beaucoup de filles et beaucoup d’alcool. Les poèmes sentent la fin de soirée, parfois le lendemain de veille aux yeux encore embrumés. Ils sont tissés d’un énorme réseau de culture populaire et d’intertextualité; auteurs, musiques, télévisions, chansons, films, tout y passe! Rioux se réapproprie, remâche et transforme la culture pop et l’assimile à des échanges de banalités pour former une sorte de ratatouille baroque et très funny. Il s’agit, par exemple, de traduire les paroles de Horse with no name et de les transposer dans un contexte métropolitain (voir l’extrait tout en bas) pour voir surgir une toute autre vision du transport en commun.

L’une des caractéristiques de l’écriture de Rioux réside en cet amalgame de trivialités, où s’entrelacent instants de grâce et jeux de langages savants. L’auteur est très habile avec les mots, qu’il fait d’ailleurs allègrement rimer dans plusieurs de ses poèmes (oui oui, c’est un retour en force de la poésie rimée, avec les rimes plates, embrassées, etc.). Mais ce qui est intéressant avec Rioux, c’est qu’il semble faire dérailler la rime pour la faire sonner de manière un peu clinquante (style soulon qui déclame de la poésie à tue-tête), comme une mauvaise chanson qui à force d’être quétaine devient captivante à nos oreilles. Cette musicalité s’inscrit d’ailleurs très bien dans son univers pop à saveur un peu kitsch, imprégné de la vie ordinaire, mais en même temps laisse entendre un lucide désenchantement en regard de celle-ci.

On pourrait s’attendre à des débordement stylistiques, mais c’est plutôt le contraire. L’esthétique est assez épurée, voire minimaliste, certains textes s’apparentant presque aux haïkus, ces courts poèmes de trois vers et moins qui captent une atmosphère, comme des instantanés photographiques. En voici un exemple, intitulé « Huit juin » de la section Hiver.

Le soleil se couche dans mon verre
Je pense aux plaies de lit
L’hiver commence aujourd’hui

En lisant le recueil, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander constamment (comme bien souvent lorsque je lis) pourquoi ce titre, pourquoi poisson volant? Peut-être parce qu’on décolle de la réalité, mais pas de beaucoup. Juste assez pour planer juste au-dessus de nous-même, comme lorsqu’on est ivre. Poésie et ivresse sont en quelque sorte des poissons volants, non? Une chose est sûre, en lisant Poisson volant, on ne se retrouve pas dans les profondeurs deep de l’âme humaine; on est plutôt en train de planer, de flotter juste au-dessus de la ville et de sa frénésie.

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Pour conclure, je vous propose un poème plus long, l’un de ceux m’ayant le plus marquée, intitulé II de la section « Fouiller l’écume »

Alors j’attends encore assis sur le banc
De ciment dans la grosse lumière blanche
Dans le bruit léger de l’eau
Qui ruisselle sur le mur gris
Rivière souterraine on ne sait pas
On ne sait pas grand-chose on sait
Qu’on attend matin midi soir
Des années à ne rien faire faudrait calculer
Quelqu’un a dû le faire dans un sous-sol
Histoire de planer sur le désordre
Et la fille qui lit debout
De l’autre côté de la ville
S’ennuie-t-elle a-t-elle un nom
Belle comme une toune dans la tête
J’aillai dans le désert sur un chfal anonyme
Il y avait des roches des truites des trucs
Par exemple le temps est bon le ciel est bleu
La jeune fille dévore des forêts
Passion perdue je dors par terre
Dans le désert pas de pluie ni de pleurs sur les roches
Pas de bière au cabaret
Mais des questions
Il y aura des questions
Arrivent le train et son souffle
Brise du métro j’aime la brise
Trajet souterrestre tantôt sous-marin
We all live in a beige submarine
Enfin bref on part.

« Walmart : Journal d’un associé » de Hugo Meunier : critique de la lecture de Juin du défi littéraire

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J’étais très excitée de lire le dire du journaliste de LaPresse sur l’entreprise qu’est Walmart. Comme plusieurs, ou au contraire de certaines personnes, je n’aime pas Walmart. Malgré les économies que nous pouvons faire, je n’aime pas leur philosophie, leurs valeurs.

Je ne vous le cacherai pas je ne connaissais pas le travail de Monsieur Meunier, mais suite à ma lecture je suis intéressée à suivre son travail et ses anciennes enquêtes. Le reportage sur les personnes itinérantes m’intéresse beaucoup.

Tout comme le journaliste, je comprends son «sentiment» d’appartenance pour une compagnie. Aimer le travail répétitif aide à oublier nos problèmes de la vie quotidienne. Cela a quelque chose de très facile, sauf lorsqu’il est question d’avoir affaire aux clients. Avec Hugo, nous faisons la rencontre de divers personnages plutôt colorés ! J’étais très emphatique à sa situation.

Pourquoi j’ai apprécié ma lecture, c’est parce que le journaliste ne m’a pas seulement appris comment ça se déroule dans son Walmart de St-Léonard (et même au Mexique lors d’un voyage). Il m’a beaucoup appris sur l’entreprise, mais surtout sur le fondateur. Ça m’a presque donné une image «humaine» de Walmart.

Par contre, que de tristesse à voir que la compagnie décourage ses associé-e-s à ne pas aller à la CSST en cas de blessure. Et l’histoire de cette mère monoparentale qui doit se lever si tôt, prendre le bus de nuit pour arriver à l’heure au travail et si elle croit arriver en retard, elle doit payer un taxi qui lui coûte la moitié de son salaire de la journée. Est-ce que Walmart serait capable de s’adapter aux besoins de ses associé-e-s? Cette lecture a fait en sorte de confirmer ce que je pensais déjà de cette entreprise.

– Que pensez-vous des propos de l’auteur sur l’entreprise Walmart?

– Aimeriez-vous faire ce genre d’enquête (infiltration)?

– Que pensez-vous de ce type d’approche journalistique ?

– Que pensez-vous de Walmart?

Manger beau, bon et pas cher !

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Un des livres que j’ai le plus consulté quand je suis partie en appartement est le livre de cuisine La croûte cassée. Les recettes sont faciles, pas dispendieuses, le livre est beau et drôle, quoi demander de plus pour une jeune cuistot pas tant à l’aise derrière les fourneaux ?

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Je ne suis pas la seule à avoir eu un véritablement coup de coeur, car le livre a été vendu à 25 000 exemplaires, ce qui est vraiment énorme! Et Gabrielle est d’accord avec moi puisque le livre fait partie de son Top 5 des meilleurs livres de cuisine. Voilà pourquoi les deux auteures, Marie -Michelle Garon (que vous avez peut-être vues dans l’émission Solutions gourmandes à Canal vie, émission que j’adore soit dit en passant!) et Mariève Desjardins, ont remis la partie avec leur deuxième tome Beau, bon, pas cher!

Il y a plusieurs classiques dans ce livres tels l’osso bucco, le poulet au beurre, des sauces traditionnelles. C’est le genre de livre parfait pour les débutants qui ont l’impression que cuisiner est difficile. Les bases proposées dans le livre permettent après d’être plus créatif et de créer des plats plus personnalisés. Personnellement, j’adore lire les livres de recettes, car ce sont des sources inépuisables d’inspiration pour mes prochains repas. Avec Beau, bon, pas cher (et surtout La croûte cassée) j’ai compris que cuisiner, c’est simple au fond!

Mon top 3 :

Gâteau choco-tofu, Poulet crème et champignons, Sauté de poulet aux arachides

Les + du livre

-L’humour! Non mais honnêtement, le ton irrévérencieux des auteures est indéniable. Elles ont de la répartie et savent rendre une liste d’ingrédients drôle, c’est tout un exploit, bravo!

-Ingrédients simples et faciles à trouver (souvent déjà dans le placard!)

-Les étapes des recettes sont vraiment très faciles à exécuter et hyper claires et ce, même pour les plus débutants.

-Le prix! Les plats proposés se font souvent en grande quantité et ça revient rarement plus cher que 5$ par portion.

-Une section végétarienne !

Les – du livre 

-Je suis peut-être trop traditionnelle, mais j’aime ça voir les recettes en image et parfois certaines recettes ne sont pas représentées en photo. Ça donne un peu moins l’eau à la bouche!

Et vous, quelles sont vos recettes bonnes, belles et pas chères préférées? Avez-vous déjà fait des recettes de La croûte cassée ou de Beau, bon, pas cher

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*Le Fil Rouge désire remercier les Éditions La presse pour ce service de presse, tout particulièrement Marie-Pierre Hamel.*