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Je suis Lena Dunham

Not that kind of girl

J’ai le goût de vous parler de ma dernière lecture, Not that kind of girl de Lena Dunahm. D’abord, j’ai dû être patiente avant de pouvoir tenir entre mes mains le petit livre jaune. Depuis que je suis revenue vivre en Gaspésie, c’est un petit peu plus compliqué pour moi de mettre la main sur un livre à sa sortie. Je suis donc allée à la librairie de mon village pour commander cet antiguide à l’usage des filles d’aujourd’hui, quelques semaines avant Noël. Il est arrivé à la troisième semaine de janvier. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais j’ADORE la série Girl et de suivre Lena sur Instagram, c’est flyé !

Je dévore le tout en une soirée, un après-midi et une matinée, impossible de décrocher. La traduction française du texte me dérange. Je ne suis pas encore très à l’aise avec l’anglais, je veux me rendre la vie plus facile. Mais je regrette de ne pas avoir osé la langue anglaise originale.

Dans la vie, je suis une femme assez pudique. Je dévoile difficilement les détails de ma vie intime. Disons que je suis bien discrète. Mais bizarrement, lorsque j’écris de la fiction, je ne lésine pas sur mes fantasmes, mes désirs et mes rêves intimes, en les mettant sur la tête de mes personnages. Lors de ma lecture, le côté décent de moi est légèrement effarouché devant les anecdotes de frivolités et d’ébats sexuels de mademoiselle Dunham, je la trouve franchement «game» de tout dire, sachant que ses phrases seraient lues par des milliers de personnes. C’est vrai qu’il est parfois plus aisé de s’ouvrir à un auditeur muet ou invisible. Quoi qu’il en soit, son alarmante franchise m’a donné le goût d’écrire mes petites péripéties fallacieuses et coquines, juste pour moi, pour les affronter une bonne fois pour toutes.

J’ai trippé sur les bouts où elle raconte ses histoires de petite fille égocentrique, égoïste assumée et un peu tordue sur les bords. Tout d’un coup, je me sens moins seule. Pour une fois, la fillette en moi est normale. Enfin quelqu’un qui me ressemble. Okay, je ne suis pas elle, mais j’ai tout de même eu mes moments forts.

La femme en moi a elle aussi trouvé une consœur pendant la lecture. Adolescente, j’avais 70 livres en trop et je me trouvais donc immense et laide et ci et ça. Aujourd’hui, je le sais que je ne suis pas parfaite, je suis encore timide, mais je me sens belle et désirable. Enfin, j’ai mes bons jours.

Not that kind of girl (j’aime bien que le titre soit resté le même pour les différentes traductions), c’est le récit de mémoire d’une femme-fille de mon âge, ordinaire aux premiers abords, imparfaite, mais vraie, qui n’est pas honteuse pour des choses qui sont toutes naturelles, qui tombe amoureuse et qui rêve d’une vie créative et heureuse. Comme tout le monde, Lena parle de ses rencontres marquantes, pour de bonnes ou de mauvaises raisons et de sa relation avec les membres de sa famille; les premiers sujets qui nous touchent envers et contre nous. J’aurais cru la voir parler de sa brillante carrière à New York et de son réseau social bourré de stars, mais j’ai plutôt senti que je lisais les lignes écrites par une amie, qui se casse la tête avec les mêmes sujets que moi.

Ma première fois

Mes premiers pas. Mes premiers dodos sans maman et papa. Ma première meilleure amie. La première fois qu’il/elle m’a tenu la main. Nos premières caresses. Ma première peine d’amour. Le premier baiser. Ma première fois.

Ma première fois est arrivée comme par hasard. J’étais prête, j’en avais envie, lui aussi. Nous avons été fous. Lorsque ce fut terminé et que chacun de notre côté nous sommes retournés à la maison, un simple au revoir et un baiser sur le front me fut donné. Nous n’étions pas amoureux, nous n’avions aucun compte à nous rendre. Nous étions deux adultes responsables qui en avaient envie à ce moment, sauf que pour moi ce fut ma première fois. Je me rappelle m’être regardée dans le miroir et d’avoir ri, ri de comment tout cela s’était produit. Je n’aurais pas cru que ma première fois se passerait ainsi, mais je reste sans regret.

Pour la plupart, la première est symbolique puisqu’elle apporte un changement. C’est pourquoi je fus intriguée par cette comédie.

– MA PREMIÈRE FOIS- 

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« Ma première fois : une comédie intelligente, provocante et stimulante! La première fois est l’une des rares expériences que presque tous les humains ont en commun… Souvent maladroite, parfois mémorable ou encore expédiée ou consacrée, tout le monde se souvient de sa première relation sexuelle. Se basant sur plus de 40 000 témoignages recueillis sur le blogue « myfirstime.com » qui invitait les internautes à raconter anonymement leur première fois, Ken Davenport a créé le spectacle Ma première fois, un véritable feu d’artifice des témoignages les plus fous, les plus surprenants, les plus touchants, les plus hors-normes, drôles, émouvants… mais toujours authentiques.

Une adaptation et mise en scène de Jasmin Roy avec Marie Soleil Dion, Roxane Bourdages, Jonathan Roberge et Martin Vachon. » (Théâtre St-Denis)

Avant même que nous soyons assis à notre place, on nous demande de répondre à quelques questions sur notre première fois. Le questionnaire est par la suite mis dans une boîte et quelques uns auront l’honneur d’être lus devant le public!

Nous ne retrouvons pas quatre personnages, mais bien plusieurs ! Les acteurs changent leur voix, transforment leur physionomie pour incarner différentes personnes qui ont partagé leur première expérience sexuelle.

L’idée est rassembleuse et peut toucher plusieurs personnes. J’avais cependant une petite crainte à ce que les discours soient faits de façon vulgaire. Eh bien non, les numéros sont faits avec humour et nous apportent beaucoup d’autodérision, puisque nous pouvons reconnaître nos maladresses ou nos folies. C’est à se demander si tous les numéros montrés se sont vraiment produits, parce que ces histoires proviennent de ce site internet : myfirstime.com

La pièce est bien montée et entraînante, puisque les décors changent à chaque nouvelle expérience, et est accompagnée de musique. Nous retrouvons beaucoup de passages très drôles, mais d’autres tristes. Nous découvrons donc deux histoires de viols, parce que c’est une réalité. Et cela est fait dans le respect de la victime et de l’agresseur, parce que nous voyons les deux côtés de la médaille. Nous découvrons un agresseur qui raconte son histoire avec humour, nous avons un petit rire qui nous rend en fait mal à l’aise, touchant l’aspect du consentement sexuel et comment nous pouvons interpréter.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que le spectacle n’a pas été hétérosexiste, ce dont j’avais peur. Nous voyons les deux actrices s’embrasser, parce que c’est «hot», mais également les deux acteurs à d’autres occasions. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils parlent même des bisexuel-le-s (bi-curieux-ses). Il est même question des personnes encore vierges, par contre nous semblons plutôt les ridiculiser; parce qu’être vierge à 36 ans c’est ridicule et que tu dois être «laite», c’est pour ça que tu l’es toujours. C’est le seul point négatif que je peux souligner, parce que j’ai vraiment passé un agréable moment! Si vous avez la chance d’aller voir la pièce, je vous la conseille fortement.

ET VOUS, COMMENT S’EST PASSÉE VOTRE PREMIÈRE FOIS ?

  1. À quel âge avez-vous perdu votre virginité?
  2. Comment qualiferiez-vous votre expérience ? (plate / bien / super / extra)
  3. Où avez-vous perdu votre virginité ?
  4. L’aviez-vous planifié ?
  5. Que diriez-vous à ce ou cette partenaire ?

(Questions proposées lors de la pièce.)

Embarquer dans le train du vert

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La bouffe santé, je n’y connais pas grand chose. Ça ne veut pas dire que je mange de la pizza et de la poutine à tous les jours, ça ne veut pas non plus dire que je bois un litre de boisson gazeuse par semaine, juste que je ne fais pas vraiment attention, tout en aimant les choux de Bruxelles et les épinards. Mais là, l’affaire c’est que, la bouffe santé est partout… les livres de recettes à la green pullulent et tout le monde s’y met. Alors oui, je tiens à le dire, il y a un effet de mode là-dedans, un effet d’entraînement dans le fait que j’ai décidé d’être plus consciente de ce que je mange. Il y a aussi le fait que, 4-5 fois par année, mon corps me lance des signaux de détresse à coup d’indigestions et de visage qui me démange, à chaque fois que je mange «trop» de sucre. En plus, étant quelqu’un de naturellement prônée au stress et à l’angoisse, je vis un peu mal les excès. Ce que je veux dire par là, c’est que trop manger et mal manger trop souvent, ça joue sur mon mental (pas au sens de trouble alimentaire) autant que sur mon corps. Je suis plus fatiguée, j’angoisse plus, j’ai moins d’énergie et de motivation… vous voyez le genre.

Bon, maintenant que je vous ai raconté ma vie (une fois de plus), passons aux choses sérieuses, c’est-à-dire les trucs d’une débutante qui ne sait pas trop ce dont elle parle… mais qui a quand même fait quelques recherches.

Faire congeler des sacs à smoothies

Avec les smoothies, je me suis dis que j’allais me rapprocher du 7 à 8 portions de fruits et légumes par jour. Même en mangeant ce que je croyais être une quantité acceptable de fruits et légumes, je ne suis qu’à environ la moitié de ce qui est recommandé. Avec les smoothies, il est possible de boire 3-4 (environ) portions de plus. Pour vous aider, voici ce que représente une portion selon le guide de l’alimentation. 

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J’ai fait 10 sacs, deux recettes et pour tout faire j’ai eu besoin d’un paquet de chou kale, de deux sacs de fruits congelés, de bananes qui traînaient dans mon congélateur et de fruits que j’avais déjà à la maison.

Recette 1 (par sac): 1 tasse et demi de chou kale/d’épinards ou les deux. 1 demi citron, 1 tasse de framboises et une demi mangue.

Recette 2 (par sac): 1 tasse et demi de chou kale/d’épinards ou les deux. Une tasse de mélange congelé de petits fruits et bananes et une demi banane congelée.

Les recettes de smoothies, c’est pas ça qui manque sur le Web. Maintenant, il ne reste qu’à sortir le sac, mélanger avec lait, yogourt, jus ou eau et ajouter des graines quelconques pour plus de protéines. J’ai ajouté aux miens des graines de chia.

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Les collations avec protéines

Quand je parle de collations avec protéines je ne parle pas de Shake qui goûtent presque le chocolat et qui remplacent supposément le déjeuner, non. Je parle des collations qui vous remplissent l’estomac et vous donnent de l’énergie. Ambitieuse, j’ai décidé de me lancer dans la création de barre style granola, sans cuisson, avec seulement 3 ingrédients.  C’est super facile à faire, plein de bonnes choses et, une fois qu’on ne pense plus au goût des chocomax, c’est pas si pire pour les papilles. En plus, vous pouvez vraiment utiliser les noix et fruits secs de votre choix, en y ajoutant du cacao, des graines de lin, de la noix de coco, les possibilités sont multiples.

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Ne pas se priver

L’autre soir, j’ai écouté un documentaire sur netflix qui s’appelle Hungry for change. On y jase des mauvais sucres (cet ennemi juré…), mais surtout d’à quel point le concept des diètes est inutile et même nocif à la perte de poids, à la mise en forme et à la relation que chacun a avec la nourriture.  Je crois que ce n’est pas parce qu’on décide de changer son alimentation qu’il faut faire une croix définitive sur les trois p (pain, pâtes, patates) ou bien décider de devenir végane et de manger rien du jour au lendemain  (je n’ai rien contre ni l’un, ni l’autre… je crois seulement que c’est un processus qui prend du temps et qui demande un peu de recherche). Bref, je ne pense pas vous apprendre grand chose en disant que la modération a bien meilleur goût et que faire des meilleurs choix alimentaires ne veut pas dire ne plus se donner le droit aux gras trans une fois de temps en temps, surtout au resto.

p.s Même principe pour les détox au jus qui ne sont pas si miraculeuses qu’on peut le croire. Voici un article de la nutritionniste Catherine Lefebvre sur le sujet.

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Savoir, minimalement, ce qu’on fait

Bon, manger santé c’est à la portée de tous, pourtant ça ne veut pas dire que tout le monde le fait bien. S’il y a des gens qui font un BAC en nutrition, c’est sûrement parce qu’il y a plus que 2-3 trucs à savoir. C’est pourquoi il faut s’informer un peu. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que le guide de l’alimentation canadienne est un bon début. Oui, ça fait deux fois que j’en parle, c’est juste que j’ai l’impression que c’est une bonne base.

Les livres de cuisine, il y en a à la tonne, surtout ces dernières années, mais souvent, les livres ne parlent pas vraiment des aliments utilisés ni des nutriments de ceux-ci… L’autre jour, j’ai succombé à la tentation et j’ai acheté le livre français Green, glam et gourmande. Le nom est un peu cliché/quétaine, mais ce que je trouve super avec ce livre, c’est que plusieurs aliments et super aliments y sont présentés et expliqués. L’auteure parle de chacun de ces aliments et de leurs bienfaits. Les recettes sont toutes végétariennes et sans gluten, mais  ne laissez pas cela vous arrêter, il est très facile de remplacer certains ingrédients du style lait d’amande pour du lait régulier ou d’y ajouter quelques crevettes ici et là . Sinon, il est aussi  toujours plaisant d’expérimenter de nouvelles recettes qui sortent de notre (de ma) zone de confort.

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Bon alors, je laisse le flambeau du vert à Valérie et Marie-Ève, nos deux collaboratrices santé/sport/vert et je retourne à mes livres. J’avais simplement le goût de partager tout ça avec vous et de dire que des fois, les tendances ultra populaires ne sont pas toujours mauvaises à suivre, surtout quand ça implique votre santé, votre corps et votre esprit.

Sur ce, je vous laisse avec une phrase du documentaire Hungry for change qui m’a marquée et que j’ai pris la liberté d’essayer de traduire: << La majorité des gens sont à la fois suralimentés et sous alimentés>>, faque c’est ça!

L’intime « prenez soin de vous »

Dans Unknownmon ancienne vie de libraire, je plaçais des livres un beau matin quand un gros livre m’est tombé sur la tête. Amis libraires, vous connaissez ce sentiment. On les aime donc ces livres-là, mais ouf qu’ils font mal aux têtes et aux petits orteils lorsqu’ils tombent. Tout ça pour dire qu’un gros livre m’est tombé sur la tête et qu’il ressemblait à ceci : « Prenez soin de vous » disait le gros livre fushia. Je l’ai ouvert et s’en est suivi un long quart d’heure de procrastination librairienne. C’est en feuilletant les pages de ce gros livre que j’ai compris que le « Prenez soin de vous » était à la base le message d’un ancien amoureux suite à une lettre de rupture…

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Sophie Calle, à qui s’adressait la lettre, a donc demandé à 107 femmes de comprendre, de l’aider à comprendre, à accepter cette rupture et cette manière si froide de se faire quitter. 107 femmes donc: des femmes de tous les milieux et de tous les métiers, des psychologues, des danseuses, des avocates, des sexologues, etc.  Ces femmes essaieront de comprendre la lettre du point de vue de leur propre identité et connaissance intime. À la base, c’était une exposition avant de devenir le livre publié chez les éditions Actes Sud. Il faut savoir que Sophie Calle est une artiste contemporaine française très connue qui travaille énormément sur l’intimité. Elle avait déjà auparavant utilisé son propre vécu pour en faire des oeuvres autobiographiques.

Je ne suis pas une très grande érudite en ce qui concerne le monde de l’art et de l’histoire de l’art, mais j’ai fait un travail il y a quelques sessions déjà, sur la place de l’intimité dans l’art contemporain, et c’est ainsi que j’ai connu des artistes exceptionnels tels que Sorel Cohen et Rineke Dijkstra. Je trouve que le thème de l’intimité en art extrêmement fascinant, vaste et si vrai. Et je suis toujours restée marquée par l’oeuvre de Sophie Calle.

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Son matériel artistique est à la base l’intime; le sien et celui des autres. Elle utilise les vidéos, l’écriture, la photographie et l’art plastique comme médium dans ses oeuvres, mais tente continuellement d’y apporter une part intimiste. Dans son oeuvre « Prenez soin de vous », elle tente de déchiffrer les malentendus d’une rupture, des mots qui ne réparent pas, des formules toutes banales qu’on se dit en se quittant. Elle tente de comprendre et c’est en analysant la lettre de ce fameux G que les 107 femmes arriveront (peut-être) à saisir un peu mieux la rupture et le « Prenez soin de vous ».

Un autre de ses projets qui me fascine est Les dormeurs. Elle a demandé à des inconnus de venir dormir dans son lit et elle les a pris en photo. Ces gens se sont mis en position de vulnérabilité en s’endormant dans le lit d’une inconnue. Ainsi, Sophie Calle touche à une profonde intimité et ce, avec des purs étrangers. Elle les montre sous des airs vulnérables et brise par le fait même les barrières de l’intimité. Elle prend en note leurs mouvements, leurs gestes, etc. Elle les épie en fait.

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Honnêtement, elle est fascinante. À Venise, lorsqu’elle travaillait comme femme de ménage dans un hôtel, elle a tenté de deviner la vie des clients… Avec un pur inconnu, elle est partie en voyage en Californie et en a fait un film, No sex last night. Il faut connaitre Sophie Calle, ne serait-ce que pour les questionnement qu’elle suscite en lien avec l’intimité, l’identité, le réel et les relations humaines.

POUR LES FANS: grand hasard de la vie, je viens d’apprendre que Sophie Calle sera à Montréal très bientôt pour une nouvelle exposition  ! On s’y voit ? Et elle était à Tout le monde en parle hier soir, pour visionner l’entrevue c’est ICI.

Le conte des mille et une … fesses!

La première fois que j’ai vu passer sur mon Newsfeed le projet 1001 fesses, j’ai tout de suite été intriguée. À une époque où la pornographie et le corps de la femme nous sont presentés uniquement pour le plaisir sexuel, une approche artistique rend la chose bien plus délicate.

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Emilie Mercier, photographe, et Frédérique Marseille, entrepreneuse et entremetteuse, ont mis sur pied le projet 1001 fesses qui propose, très simplement, des photos de fesses. «Parce que nous en avons toutes.» En effet, chaque femme possède une paire de fesses, mais elle porte aussi les complexes qui peuvent venir avec. Notre société est bourrée de ces créateurs de complexes et les deux jeunes femmes se sont données comme mission de défaire l’idée que les imperfections sont synonymes de laideur. Leur site présente une collection de fesses, anonymes, toutes différentes, dans des mini-scénarios tirés de la vie quotidienne. Pas d’extravagance ni d’exagération, juste du réel.

C’est d’abord mon background en arts qui a été titillé par le projet. Je trouve les photos très réussies, aucun doute sur le talent d’Emilie. Un éclairage doux et des décors simples mettent parfaitement en valeur le sujet principal. Se sont des images qui véhiculent une émotions, même si l’on ne voit jamais le visage des modèles. Ce que l’on ressent, c’est là l’essentiel. Une chose est sure, personne ne peut déclarer que des fesses, c’est laid! après avoir visité cette page.

L’idée du concept parait simple, mais le résultat est d’une certaine complexité. Rappelant les époques artistiques où la peinture glorifiait la représentation du corps féminin dans toutes ses courbes et sa sensibilité, ces images se veulent bien contemporaines par le message qu’elles envoient : toute femme est belle dans son état le plus naturel et ce, peu importe ce que la société veut lui faire croire. Les fesses ne sont pas ici des objets de désirs, elles sont simplement une partie du corps, avec des rondeurs plus qu’esthétiques. «Redonnons à nos corps, par l’art, la grâce d’une Vénus.»

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Je souhaite donc un grand succès aux deux amies derrière ce projet, parce que leur idée vaut la peine d’être partagée et leurs photographies se doivent d’être admirées! D’ailleurs, si vous voulez faire partie de ce beau projet, vous pouvez soumettre vos fesses pour une séance photo et, par le fait même, une exposition sur leur site en écrivant au projet1001fesses@gmail.com. Je vous promets des clichés que vous serez fières de montrer en déclarant Check mon derrière!

28 jours de minimalisme

Le minimalisme, c’est quoi? Comment? Ça mange quoi en hiver? Je me suis posé toutes ces questions quand j’ai commencé à m’intéresser à ce mode de vie. Lire la Suite

BD annuelle sur le racisme

Avant propos: Le racisme est un sujet très vaste et complexe dont la totalité de la substance ne peut pas être étalée en huit planches de BD. Je tiens à dire d’avance que les opinions que vous lirez sont un mélange de satire et de mes expériences personnelles en tant que Québécoise de descendance Antillaise. Elles ne déterminent en aucun cas le sentiment du reste de l’équipe du Fil Rouge. Je juge aussi nécessaire d’ajouter que je n’encourage pas du tout l’agressivité en réponse à des paroles ou des comportements racistes. Mais, étant donné que je n’existe pas vraiment (je ne suis qu’un personnage de BD) tout m’est permis, même le fait d’avoir un humour douteux et d’être une horrible personne. Comme le dit le tatouage sur ma fesse gauche: « NO REGERTS ».

Sur ce, cliquez sur les pages pour les voir en méga gros format (:

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Happy : c’est quoi le bonheur ?

Ce soir, j’ai rhappy1-337x450egardé le documentaire Happy et j’avoue que je suis assez perplexe. On utilise tellement le mot bonheur à toutes les sauces. Même Coca Cola l’utilise dans ses publicités. Et une des chansons les plus populaires autour du monde y fait son hymne. Allo Pharrell.

C’est l’ultime quête humaine: trouver le bonheur. On y vend des promesses de bonheur éternel sous signe d’argent et de luxure accordées à la possession d’un Vitamix ou d’une voiture Volvo. Chacun a sa propre conception de ce que c’est le bonheur et c’est tant mieux. Le problème, c’est quand on essaie de nous vendre des moyens miracles pour attendre ce si cher bonheur.

Combien de livres de psycho-pop se vendent par jour au monde et qui garantissent la recette pour parvenir au bonheur? La pensée positive devenue une nouvelle forme de la psychologie populaire. Dans le documentaire, on apprend même que la classe la plus populaire de la prestigieuse Université Harvard était lié au bonheur. C’est assez incroyable de penser que les gens (je m’inclus là-dedans) veulent tant trouver le bonheur et ce, dans tellement d’éléments superficiels. Par exemple, en s’achetant des choses ou en ayant beaucoup d’argent. On le sait, une célèbre chanson québécoise le fredonnait L’argent ne fait pas le bonheur, celui qui a dit ça est un sacré menteur, l’argent aide à réaliser ses plus grands rêves, mais il faut toutefois rester réaliste, le bonheur ne s’achète pas. Et surtout, le bonheur n’est pas une destination.

En écrivant toutes ces formules clichées, je réalise à quel point même dans notre langage quotidien, le bonheur prend une place si importance. Ce simple mot, bonheur, fait partie intégrante de notre façon de voir, de parler et de concevoir la vie et notre existence.

Le gène du bonheur 

On a tous déjà entendu quelqu’un dire, Ah moi, j’ai le gène du bonheur! Les scientifiques et les psychologues s’entendent pour dire qu’il existe bel et bien ce gène du bonheur. Il influencera le bonheur d’une personne à 50%. Tandis que les circonstances de la vie tels que les drames personnels, le travail, les études, la famille, bref toutes les circonstances personnelles d’une personne ne seraient responsables du bonheur qu’à 10%,

Ce que je comprends là-dedans, c’est qu’on cherche au mauvais endroit la recette du bonheur. La plupart des gens vont affirmer ne pas être entièrement heureux à cause de leur travail, de leur situation familiale ou financière. Or, on réalise que dans le fond, cela ne correspond qu’à un maigre 10% dans l’influence que ces éléments ont réellement sur notre conception du bonheur.

Le 40% restant est lié à la façon dont on décide de l’utiliser. En fait, à l’action qu’on décide de mettre face à cette quête ultime du bonheur. Ce qui veut dire que les gens qui décident de se créer leur propre bonheur selon leur propre conception de celui-ci et qui font en sorte d’y parvenir ont plus de chance de l’atteindre, ce bonheur. Ça peut être aussi le contraire, se dire que notre vie est pourrie à cause d’éléments extérieurs ne fera pas grands changements non plus. L’action, peu importe la manière dont on la dirige, influencera notre conception du bonheur et de comment on peut la changer. Et aura par le fait même une influence sur notre propre bonheur.

Le documentaire nous présente un modèle inspirant en y présentant une femme qui a vécu un grave accident qui l’a défigurée et qui l’a amenée à réapprendre à marcher, à parler, etc. Cette femme arrive tout de même à affirmer qu’elle est heureuse aujourd’hui, et ce, malgré les périodes plus noires de son existence. Le bonheur serait un état d’esprit, donc.

Le flow du bonheur

Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi, a crée le concept du Flow. Il entend par là, les activités qui nous font oublier le temps et qui nous permettent de se plonger entièrement dans quelque chose et lorsqu’on s’immerge entièrement dans un état d’extrême concentration et que plus rien n’a réellement d’importance. Il arrive à la conclusion que les gens qui connaissent ce flow régulièrement dans leur vie quotidienne seraient plus heureux. Il peut s’agir d’un travail, d’un passe-temps, d’une relation, etc. Ce serait donc de faire quelque chose qui nous rendrait plus heureux et moins un état d’esprit? Ça devient de plus en plus compliqué de répondre à ces questions: C’est quoi le bonheur? et surtout Comment y parvenir?

Le documentaire nous emmène aussi au Japon où on découvre ce qu’est le Karoshi. Il s’agit d’un style de vie japonais où les gens s’épuisent et meurent au travail. Une importance tellement grande est mise sur la réussite professionnelle que les gens s’oublient et oublient leur famille. En ne prenant pas soin d’eux et en oubliant de dormir, souvent, les japonais se rapprochent tranquillement de la mort. Le bonheur alors, ce serait aussi de prendre soin de soi et de connaitre ses limites? En prenant soin de soi et en faisant des choix pour soi, on se rapprocherait un peu plus de ce qu’est le bonheur?

La solution serait peut-être de faire comme au Bhutan et de mettre l’atteinte du bonheur comme priorité sur les projets politiques et sociaux? Dans le fond, une nation heureuse, ça améliore un peu toutes les sphères de la société, non?

Ouf, cette réflexion est épuisante.

Alors au final, le documentaire, basé sur une étude scientifique, nous apprend que certains éléments peuvent avoir de l’influence sur notre bonheur ? Il s’agit de :

  1. L’activité physique
  2. La reconnaissance
  3. Accomplir quelque chose
  4. L’entourage

Je vous encourage tout de même à regarder le documentaire, car la réflexion est intéressante. On y découvre des gens inspirants qui savent trouver le bonheur dans les choses les plus simples. Je pense au cuisinier qui fait le même métier depuis 14 ans et qui continue de dire que cela le rend heureux ou même au surfeur qui atteint le bonheur chaque fois qu’il surf. En parcourant la planète pour parvenir à nommer ce dit bonheur, les documentaristes ont réussi à nous offrir une réflexion intelligente et culturellement intéressante.

Et vous, quelle est votre conception du bonheur? Et qu’est-ce qui vous rend vraiment heureux ?

Les modèles de l’amour

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 « Grégory Lemay raconte la solitude des villes. Il montre la laideur grimée, mais aussi la beauté sans fard de ses personnages. Il sait s’approcher d’eux, de leurs blessures profondes avec la pudeur que donne parfois la légèreté » – Quatrième de couverture

Rarement ai-je trouvé qu’un quatrième de couverture mettait le doigt si aisément sur l’essence d’un roman.

Ce roman n’est pas long, 165 pages et pourtant, il m’en a pris que quelques unes avant de m’adapter au rythme de l’écriture, au style de narration et à l’entrecroisement entre les trois récits.  Ces trois récits sont ceux de Geoffroy, Christèle et un Je narré qui se distingue par l’italique.

Geoffroy et Christèle sont un couple offrant des performances sexuelles à leurs clients, à domicile. Le Je habite dans le sous-sol de sa mamie, il est alcoolique, il cherche dans les ébats du couple quelque chose de plus qu’une performance et cherche de manière obsessive à trouver celui qui a tué les chats de sa mamie. Chacun des personnages est quelque peu difficile à cerner et c’est bien ainsi, le but du roman n’étant pas de nous offrir une incursion totale dans la vie de chacun d’eux .

Les modèles de l’amour offrent des portraits dysfonctionnels, des portraits entachés par le besoin d’attention, le viol, l’obsession, les maux de l’amour. Ces portraits restent tout de même beaux à observer, on y trouve tous quelque chose. Chacun des personnages nous est présenté avec un bagage qu’il ne débale jamais tout-à-fait, seulement que des brides ici et là. Le lecteur se trouve, un peu comme les clients de Christèle et Goeffroy, à ne pouvoir que regarder, et ce, sans chercher à s’immiscer, sans demander plus que ce qui est donné.

J’ai trouvé que l’écriture de Grégory Lemay jouait dans les subtilités sans être dans les non-dits. Son écriture effleure tout en laissant une trace et est bien moulée au type d’expérience que vit le lecteur en lisant Les modèles de l’amour.

Pour moi, une scène en particulier vient décrire toute la relation des personnages, toutes les dysfonctions qu’on retrouve dans Les modèles de l’amour que nous présente l’auteur, toute la solitude de chacun d’eux et même la petite étincelle d’amour qui brille pas fort et qui brille mal, mais qui est là…

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C’est le seul moment où ce type de structure «scénario» est utilisé… c’est un copié-collé de ce qu’est le modèle de base en pornographie, mais à la fin, on retrouve une scène appelée discussion.  Tout ça m’a frappée parce que Goeffroy et Christèle offrent une performance qu’on pourrait qualifier de «porno en live», mais à travers tout ça, à travers le show qu’ils offrent, il y a un peu de vrai, un peu d’amour, d’attachement… et de discussions. Je trouve que toute la structure du roman est un peu ainsi. Il y a les solitudes, les lourds passés, les problèmes et les dysfonctions, mais il reste toujours cette étincelle… ces  «discussions» qui font toute la différence, qui offrent une distinction, ou plutôt un pont entre les performances et l’amour.

ABC : Amour contingentes, Beauvoir et Chicago

Lorsque j’ai débuté l’université, je me suis mise à m’intéresser au féminisme et, comme n’importe qui désire en apprendre davantage, je suis tombée sur Simone de Beauvoir. Je me souviens en avoir entendu parlé au cégep dans mes cours de philosophie où on la nommait à côté de Sartre en nous parlant d’engagement et d’existentialisme.

Déjà, j’étais curieuse d’en apprendre davantage à son sujet. J’ai donc lu le grand classique du féminisme Le deuxième sexe (en diagonale à certains moments, je vous l’avoue, particulièrement où on y traite de biologie…). (J’en ai parlé ICI). Et depuis, je m’intéresse beaucoup à la femme derrière le grand Sartre et derrière leurs écrits. Ça m’a toujours un peu énervée de voir que de Beauvoir était réduite à la compagne de Sartre. On ne pouvait faire autrement que de nommer Sartre en parlant de Simone. Dans le documentaire, Une femme actuelle (disponible en ligne) où on est supposés s’intéresser à Simone, on ramène toujours son existence et son talent à celui de Sartre.

C’est ainsi que m’est venu le désir de comprendre qui était réellement Simone. Jamais je n’oserai dénigrer Jean-Paul Sartre, que j’aime aussi (Huit clos est une pièce de théâtre extraordinaire) et que je respecte, sauf que parfois, la féministe en moi aurait envie d’entendre parler de de Beauvoir sans lui.

Gros préambule pour dire finalement que je suis tombée sur le livre Beauvoir in love d’Irène Frain. Dans ce texte, cette auteure française s’est intéressée à la relation amoureuse, ou devrais-je dire passionnelle, entre Simone et Nelson Algren. On entend rarement parler des autres histoires amoureuses de de Beauvoir, et ce, même si tout le monde sait qu’entre Sartre et de Beauvoir, il existait une entente où ils étaient les amours nécessaires, mais où pouvait exister des amours contingentes. Nelson Algren a donc été une des plus grandes histoires d’amour contingente de Simone.

tumblr_lsxc05hAR11qk8tqwo1_400D’emblée, je l’avoue, je suis toujours un peu perplexe et craintive, quand je lis des romans inspirés de faits réels. L’auteure, Irène Frain, nous informe bien qu’elle a lu les correspondances, les romans, les faits historiques pour y construire son histoire, mais je reste tout de même convaincue que la vraie de vraie histoire, elle habite entre eux seuls : Simone et Nelson. Voilà pourquoi, il faut débuter la lecture de Beauvoir in love avec en tête le fait que le récit reste de la fiction. Il faut en prendre et en laisser.

L’histoire raconte donc la rencontre entre l’auteur américain Nelson Algren et Simone de Beauvoir à Chicago. Elle est appelée à se rendre aux États-Unis où elle doit donner des conférences et c’est suite à une recommandation d’une amie qu’elle se décide à téléphoner Nelson qui pourra l’aider à écrire son livre sur les bas fond de l’Amérique.

Leur première conversation, assez cocasse, car Nelson ne comprend rien de l’accent de Simone ne laisse pas planer un avenir commun. On reconnaît l’entêtement et la force de caractère de Simone, car elle continue à bien vouloir se faire comprendre et à vouloir rencontrer Algren.

C’est ainsi que débute une histoire d’amour entre ces deux-là. Nelson Algren était un écrivain torturé, dépressif, extrêmement attiré par les femmes et profondément amoureux de Simone. On comprend au fil du récit que ce n’était pas dans ses habitudes d’aimer, de laisser quelqu’un entrer dans son petit studio. Algren est tombé amoureux de Simone et a voulu en faire sa femme, ce qu’elle a refusé.

Au même moment, Simone est soumise au désir de Sartre qui l’envoie aux États-Unis pour lui permettre de vivre son histoire d’amour contingente avec Dolorès de manière plus libre (malgré leur pacte des amours contingents, la jalousie existe tout de même!) et la fait vivre financièrement. Elle tombe amoureuse de Nelson et sous son emprise sexuelle et amoureuse, car Nelson est clair, il veut faire de Simone sa femme.

Voilà le génie de de Beauvoir, écrire Le deuxième sexe au même moment où elle est coincée entre la domination et la dépendance de ces deux hommes. D’un sens, elle dépend de Sartre qui lui remet l’argent nécessaire pour sa vie quotidienne, ses voyages, etc. De l’autre, elle est passionnément amoureuse de Nelson, mais sent qu’il veut faire d’elle ce qu’elle refusera d’être; une femme mariée.

Néanmoins, leur amour résistera et sera réel. Simone décidera même de se faire enterrer avec Sartre, mais avec la bague de Nelson au doigt. J’ai trouvé très intéressant d’en apprendre davantage sur les relations amoureuses contingentes de Beauvoir et de Sartre. Irène Frain a réellement fait un travail de relecture et de recherche intéressant. (Pour en apprendre plus sur sa méthode de travail, voici une entrevue avec l’auteure fort intéressante).

J’aime le fait que Simone est démontrée de manière complexe, il y a de Beauvoir et le Castor, l’écrivaine et l’amoureuse. Le contexte historique et surtout personnel de l’écriture de Le deuxième sexe est aussi fascinant. Beauvoir est consciente des inégalités et de la dépendance masculine des femmes en ce qui concerne les relations amoureuses et financières, car elle en est elle-même victime. Or, elle devient l’emblème même de la révolte féministe d’une époque en dénonçant les inégalités dont les femmes sont les victimes et réussi, par le fait même, à signer un des ouvrages les plus lus et intemporels du féminisme, inspirant.

Pour continuer sa réflexion :

La force des choses, Simone de Beauvoir

Lettres à Nelson Algren, Simone de Beauvoir

Les mandarins, Simone de Beauvoir

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Beauvoir in love, Irène Frain, Éditions j’ai lu, format poche ou Michel Lafond, 2012