All posts tagged: Amour

Faire l’amour : des vraies histoires de sexe raté (ou pas)

« Parfois c’est merveilleux, on en voudrait pour toute la nuit, parfois c’est dégueu, on anticipe seulement la fin avec impatience, parfois c’est la passion, le désir d’une nuit, l’amour d’une vie. Mais « peu importe que ce soit la faute à la reproduction de l’espèce, que ça dure 72 heures ou 15 ans, ça reste un foutu miracle électrisant, deux êtres qui se désirent ». Bam. »

Nord Alice, un troisième roman signé Marc Séguin

C’est avec un immense plaisir que je vous parle aujourd’hui d’un homme que j’admire profondément, et j’ai nommé Marc Séguin. La sortie, en octobre dernier, de son troisième roman, Nord Alice, publié chez Léméac, m’est apparue comme l’excuse idéale de vous le présenter et comme la porte d’entrée vers l’univers de cet artiste aux multiples talents. Mais avant toute chose, ce que j’admire particulièrement chez lui, c’est son honnêteté et sa sincérité, mais aussi son esprit vif, sa sensibilité et ce côté homme de la terre, mâle, qu’il partage autant par son regard sur notre monde que sa manière de créer à partir de ce monde. Après cela, j’envie un peu sa carrière vaste et florissante (j’aimerais en avoir une semblable), ses tableaux me choquent autant qu’ils me troublent, tout comme ses trois romans La foi du braconnier paru en 2009, Hollywood paru en 2012 et finalement, le petit nouveau Nord Alice. « [Marc Séguin est] né à Ottawa, Canada. Ses œuvres sont vues et collectionnées dans plusieurs pays par les musées, galeries, et par …

La trahison des corps de Stéphanie Deslauriers, une ode à la vie

La trahison des corps, c’est le récit écrit au JE de Camille, qui prend la décision, suite à des virulents traitements de chimiothérapie, de se laisser mourir, de ne pas se battre contre sa maladie, ou du moins de ne pas se battre pour si peu de promesses, soit quelques mois de plus. Son destin est scellé, son corps l’a trahie, le verdict est fatal, il ne lui reste que quelques mois à vivre. Camille reprendra le contrôle sur son existence et par le biais de l’écriture, nous racontera les grandes lignes de sa vie qui l’ont menée à dire adieu à la vie de manière si calme, si déterminée et surtout si sereine. Paradoxalement, c’est aussi le récit d’une femme dans la quarantaine qui s’émancipe enfin et qui meurt en entière connivence avec elle-même. Le roman débute lorsque Camille explique sa vie quotidienne, son travail comme enseignante en art plastique, sa vie monotone avec sa fille adorée et son chum un peu plate. D’emblée, elle semble bien, en apparence surtout, mais plus l’histoire avance, plus …

Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies, par Christiane Singer

«Impossible d’extirper de la vie de l’autre, comme on le ferait de tiques dans le pelage d’un chat, les rencontres qui importent pour lui. Par un mystère, impossible à élucider, ce sont précisément toutes les rencontres d’une vie qui nous font peu à peu advenir. Chaque rencontre me livre d’étrange manière, tantôt une lettre, tantôt un mot, tantôt une virgule, un blanc qui, peu à peu, mis bout à bout vont composer le libellé d’un message à moi seul adressé. Ou mieux encore : chaque rencontre ardente détient une pièce biscornue du puzzle qui finira par me composer une vie et qui, avec la multiplication des pièces disposées, va lentement, dans un dégradé de couleurs, laisser apparaître les grands contours, les grands thèmes de ma destinée. Et ce sont les autres qui me livrent – souvent à leur insu – la clef de mon énigme.» J’aurais pu choisir n’importe quel autre passage du livre pour introduire mon article, parce que chaque phrase de l’essai de Singer est d’une grande justesse et d’une beauté vaste et …

Je pense le contraire

J’avais déjà annoncé la date de sa mort à ma conscience. Après quelques contes de fées illusoires et plusieurs coups de couteau, j’ai jeté les armes. Je n’ai jamais voulu que ce soit une bataille. La guerre, elle se nourrit de haine et de jalousie. C’est la raison pour laquelle j’en étais venue à la conclusion que l’amour, ce n’était pas pour moi. Puisque qu’apparemment l’un n’allait pas sans l’autre. Puis, il y a eu lui… Celui qui s’est avéré être le bouleversement de tout mon univers. Je ne mentirai pas. L’époque des commencements amoureux fut marquée par l’empressement. La chasse à l’amour était ouverte. Si ce n’était pas celui-là, ce serait celui-ci. Humains interchangeables, poupées de peau à volonté. C’était à en perdre la tête, à en perdre les sens, à ne plus comprendre. Selon les dires de nos médias sociaux et les derniers hashtags, nous sommes une cohorte de va-vite, de consomme et déguerpis. Aujourd’hui, maintenant, demain et alors? Tinder et ses semblables figureraient comme l’unique héritage d’une génération Y écartellée entre deux …

Mon amour pour Schmitt

Je suis tombée amoureuse de la plume d’Eric-Emmanuel Schmitt quand j’étais en secondaire un. Grâce au petit Oscar. « Vous aurez une lecture obligatoire ce mois-ci: Oscar et la dame rose. », dit ma professeure. « Ah non! Pas encore un livre obligatoire! », dirent les élèves de la classe. C’est comme ça qu’ma grande histoire d’amour avec Schmitt a commencé. Toute ma vie, je m’étais fait dire que les lectures scolaires étaient décevantes. J’ai eu la preuve que c’est faux puisque j’ai été agréablement surprise lorsque j’ai lu ce roman. Oscar et la dame rose, ce sont des lettres écrites par un petit garçon mourant de 10 ans, atteint du cancer. Il y raconte ses douze derniers jours de vie. Une histoire touchante qui m’a donné envie d’pleurer à beaucoup trop d’reprises. Une phrase de ce livre résonne encore parfois dans ma tête: « Regarde chaque jour le monde comme si c’était la première fois. » Conseil que je tente de suivre le plus possible. Eric-Emmanuel m’a imprégnée de sa sagesse et de sa belle vision de la vie. Suite …

Archie et sa bande ou comment j’ai commencé à aimer lire!

La fin de semaine dernière, je suis allée vider mon ancienne chambre d’adolescente chez ma mère. Il faut dire qu’elle était restée telle quelle depuis mon départ en 2008, alors disons simplement qu’il était plus que temps que je m’en occupe. Nostalgie était au rendez-vous, je vous le garantie. Je suis retombée sur de vrais petits trésors, des lettres d’amour d’anciens amoureux (on s’écrivait des lettres pas des textos dans ce temps-là, haha je me sens vieille!), des lettres avec de nombreux crayons gels écrites par mes « bests » et des techniques de pliages toutes plus inventives les unes que les autres (non mais comment on faisait ça?), un document sur ma vision de l’an 2000 (hahaha, beaucoup trop futuriste mon affaire!) et finalement ma grosse collection de BD d’Archie et sa bande. Mon histoire d’amour avec la lecture remonte à très loin. D’ailleurs, du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les histoires qu’on me racontait au lit avant de sombrer au pays des rêves, ce qui explique pourquoi encore aujourd’hui je lis …

Ce zèbre qui a changé ma vie

Vous m’avez un tantinet manqué. Ne vous méprenez pas , c’est pas un retour de l’impostrice qui lit pas de livres qui lui sont pas imposés par l’école, c’est pas non plus mon retour dans la psycho pop. Non, je passais juste par là après une (1e) relecture du livre qui a marqué ma vie à tout jamais, le zèbre d’Alexandre Jardin. Je lis souvent les critiques de mes ex collègues sur ce blogue, combien elles ont apprécié un moment passé sur le coin d’une table à se transporter dans un autre univers. Bien sûr, ça me donne envie de faire pareil, mais j’ai pas ce besoin-là de découvrir tout plein d’autres univers. Je l’ai fait, à l’occasion. Mais je retourne toujours à cet univers crée à merveille par Jardin, où l’amour est encore possible, où on a érigé un temple à la folie. J’avais treize ans la première fois que j’ai lu le livre. Je le trouvais fou le monsieur. Fou, parce que tout ce qu’il faisait fittait pas dans les standards de l’idée …

Les muets de Monet

Il y a deux ans, presque jour pour jour, je me suis promise à l’homme que j’attendais depuis toujours. Notre amour a pris forme dans l’ombre d’un arbre. Il en a fait son modèle et depuis, il ne cesse de croître. Dans ce moment d’épanouissement, je nous ai imaginés flottants dans un tableau de Monet et j’ai donné naissance à ce texte: Les muets de Monet Nous avions arrêté le temps un dimanche après-midi. L’union de nos deux êtres permettait un souffle plus long. Nos vies avaient soudainement droit à un temps mort. Même les nuages étaient partis en vacances. Nous découvrions notre univers au même rythme, sur la même note, un toucher à la fois. La synchronisation de cet instant n’avait pas été établie de prime abord. La mélodie de la béatitude était son guide. Seule la timidité gardait nos doigts loin de ceux de l’autre. À plusieurs reprises, ils se sont frôlés, nos corps furent alors parcourus de frissons. Deux gamins qui partagent la même envie sous une pluie de fébrilité. Puis, tu m’as …

Le pouvoir de l’amour

Au primaire, j’avais un dédain (et le mot n’est pas léger) pour les BD. Je ne sais pas d’où ça me vient, mais dans ma tête il n’existait que Calvin et Hobb, TinTin, Lucky Luke et les Archie, rien pour me faire aimer cet univers. J’ai passé mon secondaire et mon cégep sans vraiment m’intéresser au genre, dans un mélange d’indifférence et de méconnaissance. Vient l’université, dans un cours, lors de la session que j’ai passée à l’UdeM, notre prof nous fait lire deux romans graphiques que j’avais bien aimés. Sans pour autant être devenue une fan du genre, j’ai commencé à regarder un peu plus ce qui se fait dans le milieu, au Québec. C’est comme ça que j’ai découvert Le pouvoir de l’amour et autres vaines romances de  Yves Pelletier et Iris. Cette BD est sur mon tableau pinterest «Je veux tout, tout de suite et ici» (Shoutout à Ariane Moffat) depuis au moins un an et ce n’est que tout récemment que j’ai enfin mis la main dessus, grâce aux éditions La pastèque. Si vous cherchez …