All posts tagged: Bibliothérapie

Le fil rouge lit; Bibliothérapie; Le fil rouge; lecture; livres; Les livres qui font du bien; Lagom vivre mieux avec moins; Anna Brones; Dunod; Lenteur; Philosophie de vie suédoise; équilibre de vie; équilibre; ni trop ni trop peu; bien-être; Stockholm, Suède; Suédois; simplicité; vivre simplement; lenteur

Lagom, l’art de vie suédois

Les pays scandinaves m’ont toujours intriguée. Quand on a des vacances et qu’on a la chance de se payer un voyage, on sillonne l’Europe, on va dans le Sud, on visite l’Asie, mais les pays scandinaves? La première question que beaucoup de gens m’ont posée lorsque je leur ai dit que je partais pour Stockholm, c’est: « Mais pourquoi la Suède? ». C’est dire à quel point ces terres à peine plus froides qu’ici sont méconnues, puisqu’elles ont pourtant tellement à offrir pour l’explorateur avide de dépaysement. Et la Suède est très inspirante entre autres par son art de vivre nommé Lagom, qui favorise une existence basée sur la simplicité. Ce n’est pas juste un concept pour vendre des livres, je l’ai réellement ressenti quand j’y étais. Préconiser un équilibre entre le ni trop et le ni trop peu. J’ai voulu pousser plus loin le sujet en lisant là-dessus. Quelques livres sont sortis récemment sur le sujet, mais j’ai choisi Lagom, vivre mieux avec moins, d’Anna Brones, parce que l’auteure, aussi artiste et productrice de …

Baie déception, Julie Hétu, Planète rebelle, Julie McClemsn, Patrick Hivon

Baie déception : ou effleurer un monde qui ne vous quittera plus

Ce roman est mon grand coup de cœur de l’année! Julie Hétu nous offre Baie Déception que j’ai eu l’immense intuition d’acheter au Salon du livre de Montréal le mois dernier. Je suis encore habitée par cette histoire, de la confusion qui règne en moi, en nous sans doute, au moment de refermer les pages. Juste avant la fin, dans le livre, l’autrice nous suggère d’écouter les enregistrements de la mère, sur le CD d’accompagnement. SVP, respectez la consigne! La mère du petit Isaac prend vie par la voix de Julie McClemens, son père décédé, par la voix de Patrick Hivon… ajout tellement précieux à la lecture de ce grand roman. La création sonore des pistes à écouter est du compositeur Simon Angell (du groupe de Patrick Watson). Je vous promets… vous serez conquis! La tragédie de Baie Déception Baie Déception, c’est une baie en forme de cuillère à laquelle s’accrochent des montagnes, formant un manche. Cette baie fait partie du détroit d’Hudson, au nord de la péninsule d’Ungava, dans le Nord-du-Québec. Si vous voulez élargir vos …

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Tout ce que j’aimais, ou la place de l’art chez l’humain

Trouvé à la librairie de mon école, ce livre m’a tout de suite interpellée. Un roman assez épais de 450 pages, un auteur au nom exotique pour mes oreilles (Siri Hustvedt? Dis Siri, que veut dire Hustvedt?) et une quatrième de couverture bien invitante: « Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d’artistes ont partagé les rêves de liberté de l’époque. De l’art et de la création, ils ont fait le ciment d’une amitié qu’ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n’a pu les préparer aux coups dont le destin va les frapper et qui vont infléchir radicalement le cours de leurs vies… » À la lecture de ce résumé, je l’ai apporté à la caisse aussitôt. Les romans longitudinaux qui s’étendent sur plusieurs années, ou même sur la vie complète des protagonistes est une de mes formes d’histoire préférées. Ainsi, j’ai l’impression de connaître mieux le pourquoi du comment des actions des personnages. On entre dans leur vie complètement, on comprend mieux …

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The Mountain Shadow : s’enraciner dans le tourbillon de Bombay

Me voilà de retour en Inde : physiquement et littérairement. Assise dans un restaurant de Bombay à la clientèle agitée, je lis The Mountain Shadow, la suite du récit Shantaram de Gregory David Roberts. Pendant que je mange un curry, dehors, des feux d’artifice explosent au milieu de la rue. Dans ce chaos coloré, humains, chèvres et chiens se partagent le trottoir pour assister à la scène. Même si la mégapole indienne me semble plus belle que New Delhi, elle n’en demeure pas moins difficile à apprivoiser. À vrai dire, elle m’étourdit un peu. Heureusement que mon livre, lui, m’apaise. Des criminels et des philosophes Il y a quelque chose d’absolument réconfortant dans le fait de retrouver des personnages que l’on connaît dans de nouveaux contextes. Un peu comme retourner dans une ville jadis visitée. Dans cette suite, Lin, fugitif australien en sol indien, côtoie ceux qui constituent pour lui le visage de Bombay. On pourrait qualifier son entourage de famille de réfugiés à qui les mots père et fils font mal : des exilés de force …

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Orgueil et préjugés… littéraires!

J’ai toujours adoré lire et, jusqu’à la fin de l’adolescence, je choisissais mes lectures de manière aléatoire ; je parcourais les rayons des librairies et me laissais attirer par un titre accrocheur ou encore par une couverture de couleur vive. Par contre, avec le temps, j’ai fini par développer (et j’ai TRÈS HONTE de vous en parler) une sorte de snobisme littéraire.  Au cégep comme à l’université, j’ai étudié en lettres. Je ne sais pas si c’est une bonne excuse en soi, mais je suis vite devenue snob vis-à-vis certains styles de littérature que je qualifiais de «moindre». Par exemple, ma pauvre mère (qui a d’ailleurs également étudié en littérature et a lu UNE TONNE de grands classiques) a eue une phase où elle ne lisait presque que des romans policiers… et je me permettais de lui passer des commentaires acerbes sur ses lectures. (Allô maman, vraiment désolée!)  Mais le plus grave dans tout ça, c’est que je me suis tenue loin pendant des années de certains styles littéraires que j’avais pourtant affectionnés «dans ma …

Les coups de coeur littéraires 2017 des fileuses

Carolyne  Les possibles du féminisme: agir sans « nous », de Diane Lamoureux Les luttes fécondes, de Catherine Dorion Éva Circé-Côté, libre-penseuse, 1871-1949, d’Andrée Lévesque Borderline, de Marie-Sissi Labrèche Matricide, de Katherine Raymond Marjorie L’imparfaite amitié que j’ai lu presque d’une traite et qui a résonné profondément en moi, sans que je sache vraiment pourquoi. J’ai adoré la plume et les réflexions de Mylène Bouchard. Les luttes fécondes, essai d’atelier 10 qui est arrivé dans ma vie au bon moment. Le monde est à toi de Martine Delvaux. Je ne sais quoi dire d’autre que c’était une magnifique lecture, douce et forte à la fois. Et, en rafale, je dirais aussi, Futur sex de Emilie Witt, The mother of all questions de Rebecca Solnit et tous les livres que nous avons mis dans les 12 derniers coffrets, bien sûr! 🙂 Ariane – Comme une chaleur de feu de camp, d’Amélie Panneton – Tortues à l’infini, de John Green – The Sun & her flowers, de Rupi Kaur – Daniil et Vanya, de Marie-Hélène Larochelle – Romance …

Savoir compter de Marianne Dansereau

Si vous avez consulté les critiques au sujet de la pièce Savoir compter de Marianne Dansereau présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, vous en avez peut-être lu  quelques-unes défavorables. Par contre, il faut toujours se rappeler que le théâtre, l’art et les goûts en général sont subjectifs. Je n’ai donc pas laissé ces critiques influencer ma pensée avant de me rendre à la salle, et finalement j’ai adoré mon expérience. Je vous partage donc ma soirée au théâtre en espérant vous faire vivre ce que j’ai vécu. Premièrement, il faut mentionner que j’avais, outre les critiques, un parti pris pour Marianne Dansereau, cette jeune auteure dramaturgique qui a également écrit la pièce Hamster. Je l’ai découverte dans mon cours de dramaturgie québécoise et elle m’a permis de rendre un travail de fin de session agréable. Dans ce même cours, j’ai également pu lire la pièce Savoir compter et j’ai tout simplement adoré, j’avais très hâte de vivre l’expérience théâtrale. L’arrivée Lorsque je suis arrivée au théâtre, je me suis dirigée vers la petite salle, la …

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4 émissions de radio littéraire à découvrir

La radio — spécialement la Première Chaîne — a, pour moi, quelque chose de réconfortant. La voix de Le Bigot sonne comme les fins de semaine de mon enfance, tout comme les rediffusions de La soirée est (encore) jeune. Les longs voyages en voiture sont aussi teintés des émissions radio de Radio-Canada. L’un ne va plus sans l’autre pour moi. C’est une habitude que j’avais quelque peu perdue au fil des années et que j’essaie de réintroduire dans mon quotidien. Pour ce faire, je mets la radio, sur mon ordinateur, tout au long de ma journée de travail. Ça tombe bien parce que l’après-midi — sur la Première Chaîne —, c’est Plus on est de fous, plus on lit! C’est d’ailleurs en écoutant cette émission que j’ai eu l’idée d’en proposer quelques-unes parlant de littérature. Plus on est de fous, plus on lit!, à la Première Chaîne, du lundi au vendredi de 13 h à 15 h. Évidemment, je ne peux pas commencer avec autre chose. Cette émission est un peu une institution en termes d’actualité littéraire. Marie-Louise …

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Les albums œuvre-d’art de Thierry Dedieu

Pendant les quatre années de mon baccalauréat en enseignement primaire, un seul cours de littérature jeunesse figurait à mon cursus scolaire, et c’est le cours qui m’a le plus profondément marquée. J’étais en deuxième année seulement et pourtant, je me rappelle être sortie du premier cours avec une certitude : un jour, j’enseignerais avec la littérature jeunesse. Pendant cette session, j’ai acheté les premiers albums qui allaient faire partie de ma future bibliothèque de classe. Ma prof d’alors, responsable de plusieurs coups de cœur littéraires qui allaient devenir des incontournables pour moi, m’a entre autres fait découvrir l’auteur-illustrateur Thierry Dedieu. C’est d’un de ses albums de Noël, À la recherche du Père Noël, dont j’avais envie de vous parler pour mon tout premier article sur le blogue ! Un album œuvre-d’art. À la recherche du Père Noël est vraiment devenu un classique de la période des fêtes dans ma classe. Chaque année, lorsque je le sors de mon armoire, à peu près en même temps que la première neige, je retrouve le même plaisir. Il faut dire que …

Loin du corps : art, mannequinat et désir

Adrienne habite Paris, elle vit le deuil de son frère jumeau disparu, elle étudie en art, se remet un peu mal d’une rupture difficile, mange peu et s’automutile. Elle voit un psychologue, prend ses médicaments à sa guise et est obsédée par son ex-copain et sa nouvelle flamme. Bref, on pourrait dire que le personnage du premier roman de l’auteure française Léa Simone Allegria est un peu mal en point. Loin du corps raconte donc l’histoire d’Adrienne, jeune adulte qui, lors d’un après-midi comme les autres, se fait remarquer par un recruteur travaillant pour une grande agence de mannequins. C’est un peu à reculons qu’elle finit par entrer dans cet univers qui tentera de la remodeler à son image. À travers ce nouveau quotidien, Adrienne essaiera de se concentrer sur l’art, sa véritable passion, tout en tentant de vivre une vie équilibrée, ce qui, vous vous en doutez peut-être, ne fonctionnera pas très bien. La trame de fond  J’ose dire que, malgré le fait qu’Adrienne soit au cœur du roman, elle est un peu accessoire aux thématiques …