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Watchmen : le super-héros du roman graphique

Nous sommes en 1985. Dans un monde parallèle au nôtre, les super-héros font partie du quotidien. Dans ce monde dystopique, la guerre règne en maître. La corruption n’a plus aucune limite tandis que Richard Nixon en est à son cinquième mandat. L’angoisse est à son comble, et même les idoles d’autrefois ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. La mort d’un comédien Cette histoire commence par la mort d’un ancien super-héros. C’est sur le pavé, après une chute de plusieurs étages, que la vie d’Edward Blake prend fin. Fidèle à lui-même, son ancien collègue fait de la découverte du coupable sa mission. Sa paranoïa l’entraîne à croire qu’une conspiration est derrière cet assassinat et que ses semblables et lui-même en sont les prochaines cibles. C’est dans une ambiance de polar illustré que les personnages se présentent à nous.  Reconnu comme étant un mercenaire sarcastique et violent qui est tout sauf attachant, Edward Blake porte comme un gant le surnom de Comédien. Pour lui, la vie est une blague. De nature indépendante, Rorschach n’a besoin de rien …

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Trembler sous le regard du vampire

Je ne sais jamais à quoi m’attendre quand je commence la lecture d’un classique. En connaissant déjà le récit, souvent repris et repris jusqu’au cliché dans la littérature et au cinéma, écrit dans un style d’un autre temps, vieilli sans doute, j’ai l’impression que je vais m’ennuyer. Je me trompe. Malgré toute la poussière qui recouvre ces œuvres consacrées, elles me surprennent inévitablement. La magie opère, mes réticences tombent et je suis séduite. Du moins, c’est l’effet qu’a produit sur moi Dracula, roman d’horreur qui a popularisé la figure du vampire. Roman horrifique Jonathan Harker, jeune notaire, se rend en Transylvanie rencontrer le comte Dracula pour régler une transaction immobilière. Ce dernier vient d’acheter une demeure à Londres et souhaite s’y installer. Hébergé dans le château du comte, Jonathan se rend rapidement compte qu’il en est le prisonnier et que le comte lui-même n’est pas un homme ordinaire, mais plutôt une créature étrange et terrifiante. Le lecteur partage rapidement la détresse de Jonathan, suffoque à l’idée d’être enfermé dans un château obscur où toutes les …

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Une histoire d’allergies

La clé : l’éducation Encore toute petite, j’avais déjà plusieurs chocs anaphylactiques (réactions allergiques sévères) à mon actif. Les vomissements, les yeux qui piquent, le corps qui enfle, les étourdissements, la respiration sifflante, la gorge qui se serre et un avant-goût de la mort; les symptômes que j’ai ressentis lorsque j’ai mangé des allergènes par mégarde sont à ce jour bien présents dans ma mémoire et encore aujourd’hui une grande source d’anxiété. Si vous pensez que les allergies alimentaires sont mal comprises aujourd’hui, tentez d’imaginer la vie des enfants aux prises avec des allergies sévères il y a 25 ans… Jamais un enseignant n’a expliqué les risques de ma condition de santé aux autres élèves de ma classe. Lorsque j’en parlais, on me disait que j’exagérais ou on ne me croyait tout simplement pas.  Au primaire, l’infirmière m’a rencontrée deux fois (avec le seul autre élève allergique de mon année scolaire) afin de nous montrer comment utiliser nos injecteurs d’épinéphrine. C’était bien, mais c’était aussi la seule tentative d’éducation de la part de l’école face …

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Mon expérience comme étudiante en littérature

Étudier en littérature a été pour moi un rêve accompli. Je finis présentement mon baccalauréat en écriture de scénarios et création littéraire et je sais maintenant que même si j’aime bien écrire, je ne veux pas être scénariste et je ne me mets pas de pression pour écrire un chef-d’œuvre québécois d’ici cinq ans. Au secondaire, les professeurs nous demandaient ce que l’on voulait être lorsqu’on serait adulte, j’ai trouvé la réponse lors de ma quatrième année de bac. Oui, vous avez bien lu. Étudier en littérature et en cinéma, c’est un vrai plaisir, mais la pression et la compétition sont fortes. En cours d’études cinématographiques, j’étais entourée d’étudiants travaillant sur un projet de scénario et tous mes collègues de classe voulaient devenir réalisateurs. J’angoissais constamment dans mon coin, car je ne savais pas quoi faire. Je savais que j’aimais mon programme d’études, mais je n’étais pas convaincue que j’en ferais une carrière. En cours de création littéraire, j’étais confrontée à celles et ceux qui ont un véritable talent, qui pensent en prose, qui n’ont …

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4 raisons de plonger dans « Cléo », le dernier roman de Tania Boulet

J’étais au lancement d’un livre auquel participaient quelques unes de mes amies et collègues (un article sur l’incroyable recueil Monstres et Fantômes sera disponible sous peu!) lorsque je l’ai vu, sur le coin d’une table, appelant mon regard d’un air innocent… le dernier roman de l’autrice Tania Boulet. Comme à chaque nouvelle parution de mon auteure jeunesse presque-préférée, qui arrive sans que je l’aie attendue, je suis surprise et j’explose de joie, avant de me dépêcher de passer à la caisse en trépignant d’impatience. J’ai déjà parlé abondamment de mon amour pour cette autrice, entre autres dans un précédent article juste ici. Depuis que j’ai douze ans, je lis et relis ses livres parce que je les aime d’amour. Donc, à la suite d’un après-midi de lecture intensive, je vous livre mon verdict: c’est une lecture à ne pas bouder. Pour les connaisseur.se.s ou non-initié.e.s, voici quatre raisons pour lesquelles vous devez vous procurer Cléo. Pour replonger dans nos années d’adolescence.  Les romans de Tania Boulet – et celui-ci ne fait pas exception – nous replongent dans la …

Les résolutions littéraires des fileuses pour 2019

Ariane : En 2019, j’aimerais privilégier la lenteur. Prendre le temps de savourer les œuvres littéraires, de décortiquer des essais complexes, d’errer longtemps dans chaque case de bd. Donc, pas de nombre de livres précis comme but à atteindre pour moi cette année! Frédérique L. : Ma résolution personnelle pour l’année à venir est de terminer la suite d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, que j’ai déjà entamée. Aussi, j’aimerais partir à la découverte d’Elena Ferrante pour approfondir, avec ses romans, le thème de l’amitié. Virginie : Juste garder l’équilibre et ne tomber ni dans le trop ni dans le trop peu. Continuer à lire de tout sans préjugés. Enfin finir Dune. Marie Anne : Mes résolutions ont toujours porté sur la quantité de livres que je pouvais gober en une année, et je crois qu’il est temps que j’arrête de me créer un univers de compétition autour du nombre de lectures que je fais. Cette année, je prends le temps de me poser quand je lis. Camille B : en 2019, j’aimerais …

Toucania ou le charme de l’imaginaire

Tout y était pour qu’un coup de foudre avec ce livre se produise. Tout d’abord, il était édité par Monsieur Ed (je suis une grande admiratrice du travail des fondatrices) et ensuite, il était illustré par la talentueuse Marianne Ferrer (que j’adore). Toucania, c’est une île légendaire que l’aventureuse Amandine ira découvrir. Son grand-père ayant découvert l’île bien avant elle, elle marchera sur les traces de celui-ci. Elle doit faire vite si elle veut avoir la chance de découvrir les habitants de cette mystérieuse île. L’idée de l’album et les illustrations sont de Marianne Ferrer et Valérie Picard a collaboré au texte et au scénario. Ce qui m’a le plus plu lors de ma lecture, c’est le sentiment complet d’être aspiré dans le récit. Je crois que le format du livre y est pour beaucoup, on se sent véritablement dans l’histoire. Évidemment, la beauté des illustrations et les magnifiques agencements de couleurs jouent un rôle essentiel dans cette impression. Ma lecture m’a donné sincèrement envie de partir loin avec Amandine, à Toucania. Bélinours, chimpathères, chauve-sourioles et …

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S’exiler sur Tatouine avec Jean-Christophe Réhel

Exposer la subtile beauté du banal, voilà l’exploit que réalise Jean-Christophe Réhel  avec la publication de Ce qu’on respire sur Tatouine. Dans ce roman sans chapitres, on suit le quotidien du narrateur, qui entrelace des épisodes réels de sa vie à des éléments fictifs, dans la plus pure tradition de l’autofiction. Entre un emploi de commis au Super C, une chambre louée dans le sous-sol d’un bungalow à Repentigny et une virée à New York arrosée de crème de menthe, Jean-Christophe Réhel nous dévoile l’unicité de l’anodin, le tout avec la chanson Fell in love with a girl qui résonne en permanence dans nos oreilles. Ode à la solitude sur fond de fantasme starwarsien Il se dégage de ce récit du quotidien une constante impression d’être dans la tête de l’auteur; on accompagne ses pensées, souvent incongrues, parfois incroyablement poétiques. Cette sensation de s’introduire dans l’intimité de l’auteur – qui avoisine le voyeurisme – dévoile aussi l’ampleur de sa profonde solitude. Partout où il va, le narrateur ne semble jamais complètement à sa place, il ne cadre pas …

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Même pas vrai: un premier livre jeunesse épatant de Larry Tremblay

Larry Tremblay est un auteur québécois, reconnu pour ses nombreux romans pour adulte, qui, récemment, s’est adonné à la création de contenu littéraire jeunesse. En effet, c’est avec Même pas vrai, publié en 2016, qu’il marque son entrée dans ce nouvel univers, en collaboration avec Guillaume Perreault pour les illustrations.  Cet album, publié aux Éditions de la Bagnole, raconte de façon candide l’enfance quelque peu troublée de Marco, jeune élève au primaire. Récit touchant dans sa simplicité et dans la naïveté du personnage, Même pas vrai charmera les petits et fera rire les plus grands qui n’ont, comme moi, pas lu d’albums jeunesse depuis un bout de temps. Un Marco taquin et rigolo Marco est un petit garçon d’une grande curiosité, qui réfléchit beaucoup et qui se questionne et questionne les autres tout autant. Quelque peu naïf et insouciant, il croit tout ce que ses amis lui racontent; il se retrouve donc à vivre dans un monde où extraterrestres, loups-garous et momies sont fréquemment rencontrés. Ce monde imaginaire, Marco en rend compte dans ses reportages …

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Un Noël cathodique : la nostalgie cinécadienne

Le titre vous intrigue? C’est normal, j’étais dans la même situation lorsque j’ai découvert ce petit livre aux couleurs de sapin de Noël. Un Noël cathodique, ça veut tout dire, surtout quand on a vécu son enfance dans les années 90. Cette belle époque où les télévisions cathodiques (les grosses TV plus lourdes qu’un frigo) avaient une place dans tous les foyers et diffusaient chaque fin d’année la programmation de Ciné-Cadeau à Télé-Québec. La nostalgie qui vous envahit peut-être en ce moment, vous la retrouverez en lisant Un Noël cathodique, la magie de Ciné-Cadeau déballée. Du bonbon pour tous Il est certain que cet essai parle beaucoup à la génération des trentenaires, mais il peut aussi toucher les plus vieux et les plus jeunes. Les parents qui ont vu leurs enfants scotchés devant la télé durant le temps des fêtes auront assurément du plaisir à découvrir le point de vue des 9 autrices et auteurs abordant les différentes facettes de cette traditionnelle programmation alors que les jeunes adultes se reverront peut-être en pyjama, à déguster …