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Silence-décomposition : au coeur d’une co-création

Ce petit livre rose est arrivé chez Martine, en service de presse sans trop qu’on s’y attarde ni l’une ni l’autre, mais de la typographie à la quatrième de couverture, quelque chose m’avait définitivement attirée vers ce livre. L’idée d’une rencontre entre deux artistes et d’une déconstruction du silence a piqué ma curiosité. Je l’ai donc pris pour mieux le  laisser chez moi, un mois, peut-être deux, avant que l’envie me prenne de m’y plonger.  Je pense avoir eu peur de me retrouver devant une oeuvre hermétique et impénétrable à laquelle je ne comprendrais rien. Finalement, je l’ai débuté, pleine d’anticipation, pour mieux le refermer quelques heures plus tard, la tête remplie de réflexions et d’admiration pour cet étrange journal de bord qu’est Silence-décomposition, à l’écoute d’une ville. Projet : observer le silence par tous les moyens qui sont à notre disposition: le texte, l’image, le son. En identifier les éléments constitutifs. Les isoler. Les traduire en parties d’oeuvres d’art, chaque fois incomplètes, insuffisantes. Tenter de reconstruire le silence par la cohabitation de ces morceaux. L’installer, …

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Wonder, du bonheur à chaque page

Après plusieurs semaines d’attente à la bibliothèque, j’ai finalement eu la chance de lire Wonder, de R. J. Palacio. Ce roman de presque 400 pages, publié en 2013 aux Éditions Pocket, semble très demandé. Probablement à cause de son adaptation au grand écran sortie en novembre 2017, mettant en vedette Owen Wilson, Julia Roberts et Jacob Tremblay. Mais je crois qu’il s’agit surtout de ses thèmes très actuels et importants, de son écriture touchante et de ses personnages attachants. Dès les premières pages, je suis tombée sous le charme d’August et de son entourage. Être différent  August Pullman est né avec plusieurs difformités au visage, l’empêchant à tout jamais de ressembler à un petit garçon normal. Il a les yeux au niveau des pommettes, de toutes petites oreilles et le palais défoncé l’obligeant à manger comme une tortue. À l’âge de dix ans, il doit intégrer l’école pour la première fois de sa vie. Il fera face à de l’intimidation, aux relations amicales parfois tumultueuses, à la trahison, mais aussi découvrira-t-il que le monde peut …

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À toutes les femmes d’ici et d’ailleurs

Je me rends toujours à la bibliothèque avec, entre les mains, une liste de livres à me procurer. La plupart du temps, je retourne à la maison avec ma pile de livres, satisfaite de mes trouvailles anticipées. Mais lors de ma dernière visite, je me suis butée à répétition au fâcheux « prêté jusqu’au… ». Ce mot si louable, ce geste si encouragé… ne me faisait guère plaisir dans ce contexte. Je me suis donc résignée et je suis partie à la découverte entre les étalages, sans titre ni auteur en tête. Et parmi toutes les petites richesses qui s’y trouvaient, je suis tombée sur ce livre : Lettres aux femmes d’ici et d’ailleurs. Ce livre collectif regroupe des lettres écrites par des femmes et des hommes d’origines, d’âges et de professions diverses. La particularité de ces lettres, c’est qu’elles sont toutes adressées à une ou des femmes. L’inclusivité et la pluralité En 2017, comment percevez-vous le Québec sur les questions d’inclusivité? L’inclusivité des genres, mais également des différentes cultures? Que connaissez-vous de l’histoire de la laïcité et …

Petite géographie de la fuite, de Thierry pardo, un essai qui invite à repenser nos vies trop bien rythmées

Petite géographie de la fuite, Thierry Pardo ou l’art de s’échapper

C’est à l’occasion d’un congrès que j’ai découvert cet auteur français, exilé volontaire, adepte de la piraterie éducative (autrement dit, réinventer l’éducation en dehors du système et des murs de l’école). Thierry Pardo présentait alors un ouvrage sur L’éducation sans école et il y avait, sur le coin de sa table en dédicace, ce petit essai de géopoétique à la couverture blanche, comme une invitation à un nouveau départ, un lieu de tous les possibles… La métaphore de l’ailleurs L’ouvrage est fin, une soixantaine de pages à peine, le texte aéré, la plume imagée. Je suis rapidement conquise. Il faut dire que je suis venue à ce congrès pour trouver des solutions alternatives, découvrir un ailleurs, m’évader… fuir ? Je parcours les premières lignes, comme je le fais à chaque fois avant d’acheter un livre, et je sens soudain comme un appel au voyage à travers les mots sur d’autres maux. «Le monde manque d’espace libertaire, du souffle épique de l’aventure (…) Le labyrinthe est dense, les itinéraires compliqués par nature. On y devine Icare …

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Les années du crépuscule : les liens accidentels du coeur

Écrit au début des années 1970 par Sawako Ariyoshi, une écrivaine japonaise décédée trop tôt à l’âge de 53 ans, Les années du crépuscule est un portrait sans fards de l’angoisse de vieillir et, par conséquent, de la nécessité d’affronter sa propre mortalité pour mieux vivre. Certaines lectures donnent le vertige. Parfois, c’est l’universalité de l’histoire qui nous fait entrevoir quelque chose de plus grand que soi ; parfois, l’authenticité des personnages nous fait oublier qu’ils sont des êtres de papier. Ici, c’est la franchise de l’auteure qui donne le vertige. Lire ces mots, ces personnages, ce drame (qui se fait occasionnellement comédie cruelle) nous force à déposer le roman à quelques reprises pour se cacher les yeux ou pour rire nerveusement. L’apparente épaisseur du trait qui sert à souligner les relations familiales, les paradoxes culturels et les travers des personnages donne à ce roman lucide une profondeur qui bouscule son lecteur jusqu’à la toute dernière ligne. Le drame ordinaire Akiko, une femme dans la quarantaine, mène une vie réglée comme une horloge. Entre le travail, la maison …

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Une partie rouge de Maggie Nelson : non-fiction et tragédie familiale

Comme pour plusieurs d’entre nous qui suivons de près l’actualité littéraire, Maggie Nelson a su attirer mon attention par la parution en français de deux de ses ouvrages lors de la rentrée de l’automne. Il semblait y avoir un buzz chez les lecteurs anglophones autour de cette écrivaine, également poétesse et critique d’art, alors j’étais curieuse de la lire. C’est donc avec beaucoup d’attentes que j’ai entamé cette lecture et je n’ai pas été déçue. À peine commencé, je savais qu’Une partie rouge de Maggie Nelson correspondrait au genre de livre qui me captive en raison de sa prémisse qui s’annonçait prometteuse. Non-fiction et tragédie familiale  Une partie rouge peut être qualifié de non-fiction puisque l’autrice relate des faits réels entourant sa propre vie et celle de sa famille. Maggie Nelson est la nièce de Jane, une femme assassinée brutalement il y a plus de 35 ans dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées. Dans son récit, elle revient sur ce drame et les répercussions de celui-ci sur les membres de sa famille. Au début du …

Mammouth ROCK ! : comment «rocker» son exposé oral

Alors que je garde en horreur les souvenirs de mes exposés oraux quand j’étais encore étudiante, le personnage de Louis, lui, semble parfaitement à l’aise. C’est la tête haute qu’il nous explique l’effort de ses recherches. Parce que Louis a étudié le mammouth, mais pas n’importe quel : le mammouth rock ! Nous découvrons alors comment Louis a appris l’existence de cet animal qui existerait encore de nos jours. Il nous fait part de ses théories: où l’animal se cacherait, de quoi il se nourrirait, etc. L’écriture d’Eveline Payette est tout simplement touchante. Tout comme les partenaires de classe de Louis, je voulais découvrir où était caché ce Mammouth rock, et cela malgré le fait qu’ils devaient retarder de quelques minutes leur récréation : les découvertes avant tout ! C’est une lecture à découvrir ! Il y a plusieurs choses qui ont fait que j’ai voulu parcourir les pages de ce livre. Tout d’abord, l’illustrateur de l’histoire est le talentueux Guillaume Perreault (depuis son livre illustré Le facteur de l’espace, je suis en amour avec …

La bête à sa mère de David Goudreault, premier roman et nouvelle lecture du mois de janvier du défi littéraire

Il m’arrive souvent de tomber sous le charme d’un.e auteur.e. Dans ces cas-là, j’ai toujours envie de lire le premier roman de l’auteur.e. Je trouve intéressant de voir l’évolution de l’écriture. Ainsi, nous avons décidé de joindre la thématique Premier roman au défi littéraire de l’année, car on pense que c’est important de lire de nouveaux auteur.es. Suite au sondage sur le groupe Facebook « Un livre québécois par mois », le choix de lecture est La bête à sa mère de David Goudreault. Personnellement, c’est un ouvrage que j’ai déjà lu et que j’ai adoré. J’ai été complètement charmée par l’écriture de l’auteur. Vous ferez la rencontre d’un jeune homme torturé et aux idées dérangées dans ce premier tome de la trilogie. Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Très vite, maman a su obtenir la reconnaissance des psychiatres et les égards réservés aux grands malades. Pendant que je collectionnais des cartes de hockey, elle accumulait les diagnostics. J’espère que tout comme moi vous allez apprécier l’humour noir et l’écriture poétique remplie …

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Lagom, l’art de vie suédois

Les pays scandinaves m’ont toujours intriguée. Quand on a des vacances et qu’on a la chance de se payer un voyage, on sillonne l’Europe, on va dans le Sud, on visite l’Asie, mais les pays scandinaves? La première question que beaucoup de gens m’ont posée lorsque je leur ai dit que je partais pour Stockholm, c’est: « Mais pourquoi la Suède? ». C’est dire à quel point ces terres à peine plus froides qu’ici sont méconnues, puisqu’elles ont pourtant tellement à offrir pour l’explorateur avide de dépaysement. Et la Suède est très inspirante entre autres par son art de vivre nommé Lagom, qui favorise une existence basée sur la simplicité. Ce n’est pas juste un concept pour vendre des livres, je l’ai réellement ressenti quand j’y étais. Préconiser un équilibre entre le ni trop et le ni trop peu. J’ai voulu pousser plus loin le sujet en lisant là-dessus. Quelques livres sont sortis récemment sur le sujet, mais j’ai choisi Lagom, vivre mieux avec moins, d’Anna Brones, parce que l’auteure, aussi artiste et productrice de …