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Le charme de la relecture

« Cherche-t-on dans la relecture la personne qu’on était ou celle qu’on est devenue? » C’est en lisant cette question que j’ai pris conscience de la motivation de Laure Murat dans son essai Relire, Enquête sur une passion littéraire. Dans cet essai, elle s’entretient avec différents auteurs contemporains français et gens du milieu du livre, tels que Christine Angot, Annie Ernaux, Éric Chevillard et plusieurs autres. Elle leur a envoyé un questionnaire (disponible à la fin de cet article) pour connaître de quelle façon ceux-ci voyaient la relecture. Elle tenait à donner la parole à ceux qui relisent pour mieux comprendre le charme de se replonger dans un livre qu’on a déjà connu. Le premier chapitre de l’essai est consacré à analyser la relecture et les raisons pour lesquelles les gens aiment relire ou au contraire n’aiment pas. Quoique cela reste profondément intime, comme le démontreront les réponses des participant-es, il est intéressant d’analyser ce phénomène auquel s’adonnent les amoureux des livres. N’avons-nous tous pas un livre marquant voire fétiche qu’on aime relire, pour s’y …

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La poésie de Kate Tempest: recevoir le chaos en plein cœur

Entre slam et poésie, politique et poétique, Kate Tempest nous ébranle, nous émeut, nous secoue, nous bouleverse. Elle crée une tempête d’émotions, en bref (pardonnez-moi le mauvais jeu de mots). C’est ce que j’ai découvert lorsque j’ai assisté à son spectacle en avril dernier. Un moment grandiose, alors que la foule se délectait de ses paroles, en symbiose avec elle. Pourtant, je ne savais alors rien de cette artiste, une amie m’ayant simplement fortement recommandé d’assister au concert. Pourtant, alors que je n’avais aucune attente, j’ai été hautement stupéfaite de l’expérience musicale et poétique que j’ai vécue: la sincérité et l’intensité du spectacle Let Them Eat Chaos m’est parvenue directement dans les tripes; un coup de foudre, un vrai! Le spectacle, d’une très grande qualité, soit dit en passant, s’inscrivait dans la tournée de Tempest pour son dernier album Let Them Eat Chaos, qu’elle interprète d’un bout à l’autre, en reprenant à peine son souffle. Pas de rappel, pas de diversions : l’album complet, du début à la fin, comme une seule et même chanson. …

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Catel & Bocquet : redécouvrir Olympe de Gouges & Joséphine Baker en romans graphiques

En novembre dernier, j’ai découvert sur Instagram que le duo Catel & Bocquet, bédéistes, avait créé des briques de romans graphiques (!) au sujet de femmes ayant marqué l’histoire. Ma curiosité avait été piquée. Or, le prix de chacun des romans graphiques (50 $) m’avait un peu rebutée, je me suis donc mise sur une liste d’attente à la bibliothèque et ce n’est que ce printemps que j’ai eu la chance de me plonger dans deux des trois œuvres réalisées par le duo : Olympe de Gouges et Joséphine Baker. Publiés chez Casterman, ces deux romans graphiques m’ont permis de connaître davantage deux femmes exceptionnelles de l’histoire. J’avais pris un peu plus connaissance du destin complètement inspirant de ces deux femmes dans Culottées 1 et 2 de Pénélope Bagieu, mais c’est vraiment en lisant ces deux romans graphiques que j’ai découvert leur vie et leurs histoires. Ce sont deux femmes libres, avant-gardistes et profondément habitées de convictions de justice qui m’ont vraiment impressionnée et je resterai longuement marquée par ces lectures. Ces deux femmes se rejoignent dans leurs forces …

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Sur les traces de Calamity Jane

J’ai commencé à lire Il était une fois Calamity Jane, de Natalee Caple, suite à ma lecture de L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard et de La femme qui fuit d’Anaïs Bardeau-Lavalette. Il existe un point commun entre ces trois romans : la relation presque qu’inexistante qu’ont les personnages principaux avec leur mère. Dans cette aventure digne d’un western, j’ai pu faire la rencontre d’une célèbre cowgirl, la légendaire Calamity Jane. J’ai pu suivre ses traces grâce à sa fille qu’elle a abandonnée parce qu’elle ne se croyait pas digne de ce rôle. Calamity a donc «donné» sa fille à un homme de Dieu, qui, au jour de sa mort, demande à sa fille adoptive de retrouver sa mère. N’étant pas capable de refuser la dernière volonté de son père, Miette part à la recherche de Calamity Jane. Elle part seule avec son cheval, ayant la même audace que sa mère. Ce voyage ne sera pas de tout repos. Elle fera la rencontre de divers personnages (et hallucinations) qui auront soit rencontré son père adoptif ou sa mère. Parmi ces rencontres, elle …

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Meilleur avant… la télévision

J’ai toujours eu un sentiment d’ambivalence lorsqu’un roman ou une bande dessinée était adapté au cinéma ou à la télévision. Un livre, c’est un tout. Un monument de papier. Une architecture complexe de mots. Je remets véritablement en doute l’expression Une image vaut mille mots. Rien ne vaut mille mots. L’image, c’est l’arrêt de mon imagination. C’est avoir tout cru dans le bec sans faire le moindre effort d’esprit. Mon pouvoir créateur se meurt devant les scènes qui défilent sous mes yeux. En effet, elles défilent. J’ai à peine le temps de les savourer qu’elles ont filé sous mes doigts. Les gens qui me connaissent bien le savent; j’aime dicter mon propre rythme. La lecture me le rend bien. Ma première expérience d’une adaptation cinématographique Je me rappelle de la première adaptation cinématographique que j’ai eu la chance de voir sur grand écran. Vous vous en doutez peut-être. Nous nous côtoyons depuis déjà quelques temps chers lecteurs et chères lectrices. Hé oui! Il s’agit du long-métrage Harry Potter à l’école des sorciers. À l’époque, j’avais …

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Combattre la solitude par l’humour ; autopsie d’une femme pas si plate que ça

Prémisse simple ici : une femme se fait quitter par son mari parce qu’il en aime une autre. Classique, prévisible (elle est plus jeune), et, disons-le, un peu facile comme élément déclencheur. Une chance, cela est raconté par Marie-Renée Lavoie, ce qui en fait un roman divertissant et loin d’être si banal, au fond. Diane, le personnage principal, se considère plate, beige et se tape sur la tête un peu suite au départ de son mari. Elle doit apprendre à vivre seule. Ses enfants ont quitté la maison familiale, son mari aussi, elle s’y retrouve donc éprise de souvenirs douloureux d’enfance et de vies heureuses. Diane tentera d’aller mieux en rêvassant à son collègue ou en s’offrant des bottes en cuir très dispendieuses. Tous les moyens sont bons pour survivre à cette épreuve et aux effets collatéraux de cette rupture. Et l’alcool aide toujours un peu. Autopsie d’une femme plate, m’a longuement intéressée. Depuis que j’ai appris qu’il y aura un nouveau titre de Marie-Renée Lavoie, j’avais bien hâte de m’y plonger, car j’avais adoré …

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Moi aussi j’aime les hommes : un échange touchant et nécessaire

Alain Labonté et Simon Boulerice ont correspondu pendant plusieurs mois et cela a donné naissance à ce livre publié chez les Éditions Stanké, Moi aussi j’aime les hommes. Ce qui a motivé cette discussion épistolaire c’est lorsqu’Alain Labonté a vu aux informations qu’un jeune homme a été tué à cause de son orientation sexuelle. Il décide alors d’écrire à son ami Simon Boulerice pour lui faire part de sa douleur et de son incompréhension. S’ensuit une magnifique correspondance à laquelle on se sent privilégié d’avoir accès. C’est au fil de leurs voyages et de leurs réflexions propres à chacun que les deux hommes prennent le temps et le crayon pour s’écrire un peu. Leurs échanges sont généreux, intimes et ils nous touchent directement au cœur, car on y parle de thèmes des plus sincères et universels : l’affirmation de soi, la création, la vie familiale et amoureuse. Dès la première seconde où je me suis plongée dans ce bouquin, je me suis laissée prendre par cette discussion, je me faisais spectatrice d’un moment important ; celui …

Entrevue avec Charles Quimper, auteur de Marée montante

En avril, nous avons lu, avec notre groupe du samedi de nos clubs de lecture, le roman Marée montante de Charles Quimper publié chez Alto. Nous avons eu la chance de lui poser quelques questions concernant son processus de création et son roman pour offrir à nos abonnées avant la séance. On a donc décidé de partager le tout avec vous aussi! Les abonnées ont été unanimes; nous avons été chamboulées par ce roman, des plus touchants, qui raconte l’histoire d’un père qui a perdu sa petite fille Béatrice. Il y a un flou dans le roman entourant la mort de la petite fille, on ne sait jamais vraiment les raisons de son décès, mais l’important n’est pas là. Marée montante, nous entraine littéralement dans le courant de l’eau de la douleur du père. On navigue avec lui dans ses moments d’égarement, de folie, de grande noirceur et surtout, de pure tendresse. Ce roman, très court, est dense et, malgré la dureté du thème, on se sent ému. Au fond, on sent que ce roman …

13 lettres pour vous dire qu’on vous aime

Parfois j’ai l’impression de me répéter sur ce blogue (!) parce que j’ai dit à de nombreuses reprises à quel point j’aimais Simon Boulerice. Tant pis, on dit jamais assez je t’aime, comme me l’a rappelé le roman dont je veux vous parler, je le redis, encore et encore, Simon Boulerice, je t’aime. (J’ai quand même eu la chance de lui dire, en vrai lors de notre dernier événement à Arsenal, n’ayez crainte, avec plus de nuance bien sûr!) Avec ce dernier roman pour adolescents, Le dernier qui sort éteint la lumière, Simon Boulerice nous fait découvrir une famille des plus attachantes. Pour vrai, j’avais presque envie d’être adoptée! Les deux jumeaux, Arnold (pour Schwarzenegger voyons!) et Alia vivent avec leurs deux papas : Papou et Poupa ou plus communément appelés Julien et Édouard. 13 lettres pour vous dire qu’on vous aime Les parents décident pour le 13e anniversaire de leurs jumeaux de leur offrir une lettre par jour, pendant 13 jours, pour leur avouer qui est entre les deux le père biologique des jumeaux, la …

Amélie Nothomb, Marika Guilbeault-Brissette, Rencontre, Séance de signature, Renaud-Bray

Entre chapeau et champagne

Je partage mon quotidien avec l’œuvre de cette femme depuis plus d’un an et je dois vous avouer que je me considère depuis une experte en la matière. Lorsque nous sommes plongés aussi profondément dans le travail d’un écrivain ou d’une écrivaine, il nous arrive de penser que nous connaissons de fond en comble la personne qui se cache derrière les lignes et ce, dans tous ses recoins les plus sombres et les plus secrets. Or, la rencontre des corps suffit souvent à nous prouver le contraire. Il y avait déjà sept ans que la prolifique auteure belge, Amélie Nothomb, n’était pas venue nous rendre visite au Québec. Étant invitée d’honneur au Salon du livre de Québec, cette dernière n’avait d’autre choix que de faire un passage obligatoire par Montréal. Le jeudi 6 avril, j’ai donc eu la chance de faire la file au Renaud-Bray de la rue Saint-Denis pour faire signer son petit dernier, Riquet à la houppe, et par le fait même, de rencontrer ma majestueuse sorcière bien-aimée. Arrivés bien en avance, nous …