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Découvrir des classiques : Fahrenheit 451

Fahrenheit 451 fut ma première lecture de 2017. Non, je ne l’avais jamais lu au cégep. Je me rappelle plutôt de The Catcher in the Rye et de Brave New World dans mes cours d’anglais, mais il ne fut jamais question du classique américain de Ray Bradbury. J’en avais entendu parler maintes fois, sans jamais vraiment m’y attarder, ayant toujours un livre plus tentant dans ma p.a.l. J’ai finalement décidé de m’y plonger il y a quelques semaines et j’ai bien apprécié ma lecture. Je comprends que c’est le type de livre qu’on peut faire lire à un groupe de cégépiens et, pourtant, je ne me suis pas sentie prise dans l’un de ces romans que je me forçais parfois à lire lors de cours obligatoire. Je n’ai pas eu la flagrante impression de me retrouver dans un roman de science-fiction comme l’aurait eu quelqu’un l’ayant lu à sa parution en 1953. Sans que notre société ressemble entièrement à celle dépeinte dans le livre, elle lui ressemble certainement plus qu’il y a 70 ans de cela. Je crois …

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31 jours de bibliothérapie : l’intégrale

En décembre, nous vous avions offert, tout au courant du mois, 31 thématiques et une multitude de suggestions littéraires. Puisque 31 jours de bibliothérapie semble avoir été bien populaire, nous avons décidé d’en faire le récapitulatif, dans un simple article, question que vous puissiez vous y retrouver plus facilement. Vous n’avez qu’à cliquer sur le lien de chaque jour pour retrouver l’article et les suggestions littéraires qui y sont rattachés. Pour se plonger dans l’esprit des fêtes Pour revivre l’innocence des enfants Pour se réconforter après une mauvaise journée Pour aider à vivre un deuil, quel qu’il soit Pour faire le point sur notre vie Pour surmonter ses peurs, ou du moins essayer Pour quand vous avez envie de tout abandonner Pour grandir Pour les jours où l’anxiété prend le dessus Pour prendre le temps d’être, tout simplement Pour soigner les coeurs brisés Pour se calmer après une période stressante Pour voyager un peu, sans quitter son lit Pour trouver un sens à sa vie Pour s’accepter, un peu plus Pour se laisser inspirer Pour …

De l’effet pénible de la répétition: « Une femme à Berlin » de Marta Hillers… et Brigitte Haentjens

C’est la fin de la Deuxième guerre mondiale, à Berlin, en 1945. La guerre est remportée par les Alliés. Les Soviétiques ont la tâche, alors, de libérer Berlin de la dictature nazie. La ville est envahie par les soldats de Staline et le corps féminin est lui aussi un territoire à occuper. Les femmes doivent dès lors inventer leur résistance, et pour éviter le pire, elles choisissent de « coucher pour manger ». C’est ce que raconte le texte de Marta Hillers, Une femme à Berlin. Ce qui se passe dans la cave où elles se réfugiaient. Dans leur monde, les viols sont répétés, routiniers, habituels. Lors de la publication du texte, l’auteure est anonyme. Il faut repenser à l’Allemagne post-nazie : le peuple traumatisé tait toute l’ampleur des crimes commis, se cache derrière la honte, refoule toute la douleur des conséquences de cette guerre. Ce n’est qu’à sa mort, en 2001, que l’identité de Marta Hillers est révélée, celle qui a écrit cette « autre » guerre, celle des femmes. Les femmes ayant vécu ces atrocités peuvent désormais cesser de …

Le terrorisme expliqué à tous

« Oui, non seulement [le terrorisme] sème la peur, mais il est terrifiant parce qu’il est imprévisible, je veux dire invisible, on ne sait pas où et quand il va frapper. C’est ce qui s’est passé le 13 novembre 2015 à Paris au Bataclan et dans les cafés et les restaurants du quartier. […] Le 13 novembre, les terroristes se sont attaqués au mode de vie des gens civilisés, des gens qui vivent ensemble malgré leurs différences et leurs diversités. » (page 24) À mi-chemin entre l’essai et le roman, Le terrorisme expliqué à nos enfants de Tahar Ben Jelloun est un ouvrage fort pertinent. Publié en août dernier, le bouquin présente une conversation entre l’auteur et sa fille. Cette dernière s’avoue apeurée par la violence qui fait rage dans les dernières années et elle s’interroge sur les fondements de l’islam, qui semble être un danger mondial. Français d’origine marocaine, Tahar Ben Jelloun semble en bonne position pour défendre les distinctions entre les extrémistes islamistes et ceux qui sont nés musulmans (et qui, parfois même, font preuve …

Un voyage littéraire: Islande

Depuis quelque temps, l’Islande est une destination populaire (merci aux nombreux vols directs Montréal-Keflavik maintenant disponibles)! Ce n’est pas une coïncidence si je m’y suis rendue pour la deuxième fois en un an. Ce pays a tout pour plaire; ses contrastes, son climat, sa culture, tout est à couper le souffle! Coup de cœur total, je souhaite y retourner aussi souvent que possible. Pour cette deuxième visite, j’ai choisi de parcourir les différentes librairies et destinations littéraires. J’ai été gâtée. Petit bilan de mon voyage littéraire: Bókin Véritable trésor, cette librairie offre une variété impressionnante de livres provenant de partout et de toutes les époques. C’est un fouillis total dans lequel il fait bon se perdre! Eymundsson Probablement la librairie la plus ancienne et la plus connue d’Islande  (je pourrais facilement la comparer aux chaînes Renaud-Bray et Indigo, puisqu’on y retrouve aussi souvenirs, films et musique). Il y a un Eymundsson dans chaque quartier (ou presque) et certaines succursales proposent un café à l’étage (Te & Kaffi) où l’on peut s’installer pour feuilleter bouquins, magazines …

Lire Lolita à Téhéran : ode à la littérature sur fond de guerre

En traduisant la liste de Rory, ce titre m’a interpellée. J’ai tout de suite eu envie de le lire. Aimant les livres qui parlent de littérature et d’histoire — sans pour autant être un roman historique — j’ai rapidement su que ce livre allait me plaire. En plus, on y raconte l’histoire d’une femme forte, un récit autobiographique; manifestement, ça augurait bien pour moi. Je l’ai lu, par bribes, en y revenant toujours. C’est le type de roman qu’on peut déposer sur sa table de chevet, le temps d’en lire un autre, et y revenir sans y avoir perdu ni le fil, ni le goût. Après avoir dû démissionner de l’Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant près de deux ans, sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes œuvres de la littérature occidentale. Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et religieuses, d’autres venaient de milieux progressistes et laïcs; plusieurs avaient même fait de la prison. Cette expérience unique leur a permis …

Harry Potter et l’enfant maudit : De petites attentes et de grandes déceptions

La sortie d’un livre de la série Harry Potter fait partie de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Je passais absolument toutes mes vacances de Noël emmitouflée sous les couvertures en compagnie de mon trio d’humains fictifs favori. Je sais pertinemment que plusieurs personnes de ma génération ont été exactement dans la même position, c’est-à-dire dans l’attente interminable de la suite des aventures à Poudlard. Or, apparemment toute bonne chose à une fin et un jour le septième livre est apparu. Pour être franche, j’étais tout à fait satisfaite de la série de A à Z. Dans ce cas, pourquoi vouloir aller remettre du glaçage sur un gâteau où se trouve déjà la cerise? Les Potterheads comme moi auront déjà compris que je fais allusion à la pièce de théâtre Harry Potter et l’enfant maudit qui a été publiée en français il y a quelques semaines. D’abord présentée sur scène à Londres, le texte de la pièce a été publié le 31 juillet 2016 (certains auront compris l’importance de cette date) dans sa version originale en …

Miss P. et ses enfants particuliers

Je constate que la littérature fantastique est souvent boudée, ou n’est tout simplement pas considérée comme de la «vraie» littérature. J’aime en lire, mais je reste tout de même sélective dans mon choix de lecture. Souvent mes choix sont portés par la couverture, ou encore, la maturité de l’écriture de l’auteur-e. J’aime lire ce genre parce que je le considère exutoire. Il me permet de rêver et me donne un sentiment de liberté. Il me permet surtout de conserver mon cœur d’enfant. J’ai fait la rencontre de Miss Peregrine grâce à Tim Burton. Ceux et celles qui me connaissent savent que je suis en amour avec cet homme. Je me tiens donc au courant de ses nouveautés, et c’est alors que j’ai appris qu’il allait faire l’adaptation du premier roman, et le premier de la série Miss Peregrine, de Ransom Riggs. Je me devais de le lire. La sortie du film était prévue pour le 30 septembre. Malgré une certaine déception à des changements apportés dans l’histoire (ils ont interchangé des personnages et leurs particularités…), …

Correspondance chinoise à trois

Il existe des peines et des joies à vivre en colocation. Celle que je vis présentement avec quatre formidables humains amène un plus grand lot de joies que de peines. Parmi ces joies vient celle de partager nos piles de livres qui vivent un peu partout dans la grande maison. Ce matin, au lendemain d’une épluchette de maïs, avec le temps qui était à la pluie, je me sentais l’envie d’errer en traînant les pieds sur le tapis du salon et de parcourir les titres de tous ces livres qui font un peu partie de ces gens avec qui j’habite. Tous les livres que nous avons lus ou que nous désirons lire, même, laissent leurs traces en nous et nous construisent un peu. Entrer dans la bibliothèque d’un autre, c’est un peu ouvrir la porte de son âme, à plus ou moins petite échelle et selon les gens et les genres littéraires. Les livres sont là, offerts, prêts à être empruntés, à être lus, à être partagés. Depuis que les heures diminuent à la galerie, …

Une nouvelle maison pour tous les sorciers

Je ne suis pas une grande admiratrice des fanfictions et des écrits sur les extensions d’univers littéraires. Je m’explique. Lorsque je lis une série de livres (mettons Harry Potter, évidemment), je ne m’acharne pas nécessairement sur toutes les nouvelles qui sont publiées sur Pottermore ou sur les forums de conversation de La Gazette du sorcier. Nous pourrions dire que je suis une puriste et que le classique me satisfait. Or, je dois vous avouer que les mots de J.K Rowling me manquent terriblement ces derniers temps. J’ai tenté de remédier à la chose en me replongeant dans la série. Depuis bientôt un an, j’ai entamé la lecture à voix haute des sept tomes à mon amoureux qui ne les avait jamais lus auparavant, question de combler mon besoin de sorcellerie. Bien que l’activité soit géniale, il semble me falloir plus. Apparemment, J.K Rowling est magique et a entendu mes souhaits, puisque depuis quelques mois les projets en lien avec l’univers de notre sorcier préféré n’ont cessé de croître. Je pense, entre autres choses, au film …