BD: Pensées confuses sur le Sexyness
Andy Weir est l’auteur du roman The Martian (fr – Seul sur Mars) et il s’agit de sa première oeuvre littéraire à date. Toutefois, Andy Weir est également ce qu’on peut appeler un génie. Il est programmeur et fut engagé par un laboratoire national à l’âge de quinze ans. Dans ses temps libres, il s’intéresse à la physique et aux voyages dans l’espace (http://www.andyweirauthor.com/). Dès les premières pages du roman, je savais que j’allais aimer. Si je suis honnête, je savais que j’allais aimer ce livre même avant de l’acheter. J’en avais entendu parler à maintes reprises par l’entremise de certains podcasts que j’écoute régulièrement et la prémisse m’avait fascinée. Je n’aime pas beaucoup la science-fiction et je n’aime pas la fantaisie, toutefois avec The Martian (Seul sur Mars) vous retrouvez un contexte très réaliste pour une situation très extraordinaire. L’histoire me rappelait un peu l’histoire du film Gravity (Alfonso Cuaron), mais plus détaillée et avec un personnage plus intéressant. No offense. Bien entendu, la situation est tout de même très différente. Le livre raconte …
J’aime la bouffe. Je l’aime d’amour. Si je n’étais pas en couple (Salut Guigui!), je serais sûrement en relation avec elle (j’exagère à peine). Maintenant que c’est dit et que vous êtes au courant de ma relation particulière avec cette ô combien magnifique chose, je peux entrer dans le vif du sujet. Avez-vous déjà interrompu votre lecture pour vous concocter une petite collation parce qu’un livre vous avait donné trop faim avec ses descriptions culinaires? Eh bien, moi oui. Et plusieurs fois, ohhh oui. En plus de nous faire saliver, la présence de la cuisine en littérature parle beaucoup. Elle nous renseigne sur les mœurs de certaines cultures, donne une autre dimension aux personnages, rajoute une palette de goûts et d’odeurs pour étoffer notre imaginaire. J’ai donc fouillé ma bibliothèque à la recherche d’œuvres où les repas n’étaient pas qu’accessoires, ils étaient au centre de la construction littéraire. C’est à partir des romans de Kim Thúy, Franz-Olivier Giesbert et Dany Laferrière que j’ai créé un menu entièrement littéraire qui donne envie de passer du livre …
Pour écrire la critique du livre « Let the elephants run » ou « Laissez courir les éléphants » en version française de David Usher, j’ai choisi de faire appel à un précieux collaborateur. Mon complice et amoureux Patrice, qui en plus d’être merveilleux se trouve à être un excellent directeur artistique dans la vie. Comme il s’agit d’un livre sur la créativité et comment l’exploiter au quotidien, je me suis dit que la personne idéale pour en faire la critique avec moi, c’était bien lui. Défi accepté, alors voici ce que nous en avons pensé. Ma première réaction en voyant la couverture du livre; « Intéressant, un livre qui m’invite à repousser les limites de ma créativité et par le fait même travailler sur moi, ça tombe totalement dans mes cordes ça! ». Première réaction de l’homme en voyant la couverture du livre; « Hein? David Usher, le gars de Moist, a écrit un livre sur la créativité, ça l’air cool! ». Ma réaction suivant la première réaction de l’homme; « Hein? C’est qui ça Moist? « . Attention, je connaissais David en tant qu’artiste solo, mais bonjour la découverte de Moist …
Femme aux milles visages, Cindy Sherman est en ce moment l’une des artistes visuelles les plus connues et vendues à travers le monde, et son œuvre a été largement exposé, critiqué, étudié et théorisé durant les dernières décennies. Elle est considérée comme une figure de proue de l’art post-moderne, de la photographie conceptuelle et, selon les points de vue, de l’art féministe, malgré le fait que Sherman elle-même ne considère pas nécessairement son œuvre comme féministe. Je propose le portrait d’une artiste mythique qui a définitivement marqué mon imaginaire et influencé ma vision de la création. Cindy Sherman naît en 1954 à Glenn Ridge dans le New Jersey, aux États-Unis. Elle étudie les arts plastiques au State University College de Buffalo où, dédaignant la peinture qu’elle considère élitiste, elle s’investit plus particulièrement dans la photographie, médium qu’elle considère plus proche du public, plus désacralisé et démocratique: « One reason I was interested in photography was to get away with the preciousness of the art object. » Par ailleurs, Sherman se considère moins comme une photographe que comme …
Je me souviens vous avoir dit un jour que je n’étais pas le genre de lectrice qui s’exclame de rire en lisant, je suis plus du genre petit sourire. Mais Bestiaire des fruits m’a fait rire à haute voix! Zviane raconte, dans ce roman graphique, la meilleure chose qui lui est arrivée sur le plan gustatif: déménager à Saint-Laurent en 2001. Pourquoi ? Parce que dans son supermarché, il y avait des tonnes de fruits exotiques et qu’elle s’est donnée le mandat, en bonne samouraï des fruits, de les goûter, les déguster, les découvrir et les noter. Et oui, Zviane note chacun des fruits auxquels elle goûte selon différents critères: le goût, l’aspect, la propreté et la commodité. Un beau total sur 40 qui viendra nommer le meilleur fruit exotique ! C’est absurde, mais ô combien drôle. Il suffit de la voir goûter à La nègle avec son amie Iris ou de la voir essayer d’ouvrir une noix de coco pour rire, simplement . On en apprend des choses tout de même dans ce livre. …
Parce que c’est le printemps, on a envie de se renouveler: faire du sport, faire du ménage, name it, mais c’est ZE saison pour se créer un nouveau soi-même. Ça doit être le soleil qui fait son apparition qui nous donne de l’énergie comme ça! Bref, dans ce beau cocktail, on cherche aussi à bien manger et ça, ça veut notamment dire cuisiner. Avant l’arrivée des terrasses (qui nous feront prendre notre petite bédeine de bière), il faut d’abord se «détoxifier» un peu et cesser de bouffer du Thaï Express (je sais, on abuse vraiment en fin de session). Voici donc un top 5 de livres de recettes qui vous donneront un bon coup de pouce pour vous lancer dans votre renaissance printanière! Le duo La Croûte cassée et Beau, Bon, pas cher, Marieve Desjardins et Marie-Michelle Garon Ma vie alimentaire est dans ces deux livres. J’ai littéralement appris à cuisiner avec La Croûte cassée, et je n’ai pas pu faire autrement que de sauter au plafond quand j’ai su qu’il y aurait un autre …
Quand j’étais en colocation, on avait une cafetière Keurig. Une de mes colocataires l’avait rapportée de chez ses parents et je suis vite tombée sous le charme. Du café vite fait, en portion simple; l’idée du siècle. J’avais ma presse française pour les jours normaux et la keurig pour me gâter, parce que laissez-moi vous dire que mon budget d’étudiante était loin de subvenir à un achat régulier de boites de k-cup. Jamais je ne me suis posée de questions d’ordre environnemental face à ce produit. Je jetais le petit pot de plastique à la poubelle dans un automatisme qui, maintenant, me semble alarmant. Quand je suis déménagée, mon copain m’a offert une petite cafetière italienne et je n’ai plus vraiment repensé à la Keurig. Ce n’est que cette année que j’ai commencé à me poser des questions sur le fameux système à utilisation unique de cette cafetière. Au nombre de gens qui l’utilisent, au nombre de cups qui se vendent, ça ne peut faire autrement que de polluer, non? Pour en savoir plus, je me suis mise à …
«C’était la première fois que nous articulions notre principal point de désaccord. Elle voulait mourir et moi je voulais qu’elle vive et nous étions des ennemies qui s’aimaient. Nous nous sommes fait un câlin tendre et maladroit parce qu’elle était dans un lit, attachée à des trucs.» L’une est une pianiste incomparable, une virtuose de la musique, et l’autre est une écrivaine de livres pour enfants sur le rodéo, mère de famille, amante maladroite. L’une d’elle veut mourir, tente sans cesse de mettre le point final à cette vie qu’elle ne sait mener. L’autre tente de la garder en vie, au détriment de tout, à bout de bras, à bout de souffle. Elfrieda et Yolandi. Deux soeurs. Miriam Toews relate dans Pauvres petits chagrins l’histoire bouleversante de deux soeurs, de leur enfance jusque dans la quarantaine. Elfrieda la pianiste talentueuse tente de mettre fin à ses jours, encore une fois. Yolandi accourt à son chevet et tente par toutes les manières possibles de la ramener du côté de ceux qui veulent vivre. Elfrieda mène une vie …
L’amour est multiple. L’amour est contradiction. L’amour est dualité. L’amour est passion. L’amour est haine. L’amour est vérité. L’amour est mystère. L’amour est espoir. L’amour est désespoir. L’amour est folie. L’amour est tranquillité. Et tout ça, Ernesto Sábato l’a bien compris. Dans son ouvrage Le tunnel, l’auteur nous présente une histoire d’amour passionnel comme moteur du déclenchement de la folie chez le protagoniste. Qui n’a jamais vécu ce délire incontrôlable créé par une obsession soudaine pour l’être aimé ou admiré secrètement? La maladie d’amour est puissante, dévastatrice et bien peu souvent, mutuelle. Lorsque l’éclatement de l’âme se fait de façon solitaire, il arrive que le mal-aimé cède à son penchant impulsif. L’artiste peintre Juan Pablo Castel est un assassin. «Il y a eu quelqu’un qui pouvait me comprendre. Mais c’est précisément, la personne que j’ai tuée.» (p.15) Consterné par la vie qui lui semble être vide et sans substance, Castel voit une lueur d’espoir dans cette jeune femme qui s’est arrêtée devant l’une de ses toiles lors de son exposition. «Ce fut le jour du vernissage. …