Year: 2015

Dans ma bibliothèque

Dans ma bibliothèque, il y a de ces mots qui vous parlent, qui font rêver et qui font du bien. Des lectures légères et des folies lyriques, une passion et un cœur d’enfant avec la soif d’aventures, soif de mots.  Au travers de cet article donc, cinq livres au style diversifié, qui me tiennent à cœur et que je vous propose pour votre liste de livres à lire.

Ma vie, ta violence, notre Kubrick

C’est étrange comment certaines œuvres littéraires, cinématographiques, picturales, etc., peuvent laisser une trace indélébile, quasi inaltérable, en nous et comment d’autres nous effleurent sans jamais faire mouche. Je me souviens encore de la fois où un de mes professeurs avait exigé le visionnement du Shining de Stanley Kubrick. Et moi, en parfaite inculte, je n’avais, à vrai dire, jamais entendu parler ni du film ni du réalisateur. Je suis donc allée au club vidéo (ben oui, ça existait encore dans l’temps!) chercher le DVD sans trop savoir à quoi m’attendre. Et, quand les premières images du film sont parvenues jusqu’à mes yeux éblouis, un monde venait de s’ouvrir. C’était plus qu’un film d’horreur, plus qu’une adaptation du roman du même titre de Stephen King (et, en passant, reniée par celui-ci), c’était plutôt le film qui allait me faire découvrir le cinéma sous un nouveau jour, qui allait me pousser à poursuivre des études universitaires dans le domaine du septième art. Simon Roy, professeur au Collège Lionel-Groulx, raconte en fait dans son tout premier roman, Ma …

Mes Comics: Batman – Earth One

Compulsive. Je pense que je suis obsédée au sujet de Batman ces temps-ci. Grâce à cette obsession, j’ai découvert l’univers de Earth One. Il s’agit de nouveaux récits redéfinissant l’origine de nos personnages préférés de DC. Pour l’instant, nous avons Superman, Batman, et Teen Titans avec une bande dessinée fort anticipée de Grant Morrison sur Wonder Woman (qui a l’air EXTRAORDINAIRE). Je vais certaiment lire tous les numéros, toutefois, dans l’immédiat, je n’ai lu que le premier tome de Batman: Earth One et c’était rien de moins que fantastique. Dans Batman: Earth One, la mythologie de Batman est redéfinie, et ce, avec brio. Geoff Johns est le directeur de la créativité chez DC (oui, c’est son poste officiel), il est le génie derrière une multitude de bandes dessinées et a travaillé en étroite collaboration sur différents projets pour la télévision, notamment Smallville, Arrow et The Flash. Il est également l’auteur responsable de l’histoire géniale qu’est Batman: Earth One. En plus de Geoff Johns, vous avez droit aux illustrations sublimes de Gary Frank, un artiste britannique …

Entre un corps cactus et la peur de vieillir

Demoiselles-Cactus, c’est avant tout l’histoire de Mélisse, une femme (fille?) qui est continuellement en refus de grandir, de vieillir, d’accepter le temps qui passe. Atteinte de troubles alimentaires tels que l’anorexie et la boulimie, on l’a suit dans ses pensées chaotiques, son mal être et sa grande solitude. Melisse est complexe, froide, instable, oserais-je dire, folle. Elle traverse la vie en ayant en tête des pensées confuses, enfantines et blessantes, surtout envers elle-même. Ses troubles alimentaires l’amènent à avoir un regard ultra noir sur le monde médical et un ton vraiment méprisant. C’est un peu la complexité du personnage qui vient retarder le déroulement de l’histoire… J’avoue que je n’ai pas été entièrement charmée par ce premier roman de l’auteure Clara B.Turcotte. J’ai trouvé qu’il y avait trop de thèmes dans le roman et qu’ils étaient souvent trop en surface. Je m’explique: Mélisse vit avec l’autre, son « chum », même s’ils ne partagent aucune intimité ensemble. Elle se doute clairement qu’il consomme de la pornographie juvénile, mais prend lentement conscience du besoin d’éclaircir cela. Déjà là, on …

Le vendeur de goyaves ou la neuvième incarnation de Vishnu

On connait tous l’Inde en tant que pays, bien entendu, mais les particularités de sa culture et de ses religions restent un peu moins connues. Au moment même où j’ai eu ce livre entre les mains, j’avais un cours à l’université où on parlait de l’hindouisme. Belle coïncidence qui m’a permise de ne pas trop être perdue dans ma lecture. Ce n’est pas que c’est mêlant, c’est plutôt que j’aime comprendre ce que je lis au-delà du mot lui-même.

La fabuleuse métamorphose de Josh Tillman

Lors de la première écoute… je me suis imaginée arborant une longue jupe de gitane, le sourire aux lèvres et les doigts levés en signe de peace (je passerai la couronne de fleurs, trop cliché) courant dans un champ sous un soleil brûlant. Lors de la deuxième écoute… les ombres de mon copain et moi qui valsons sur la piste de danse lors du grand jour prennent vie dans mon esprit . Particulièrement, lors de When You’re Smiling And Astride Me. Sachez qu’il en faut beaucoup pour déloger Tom Waits de ma tête lorsque je pense mariage. Lors de la troisième écoute… le fantôme de mes pensées a finalement vu le jour puisque nous avons uni nos corps pour accompagner les délicieuses mélodies de cet homme si chaleureux. Il tombait juste à point en cette soirée de St-Valentin. Lors de la quatrième écoute…du nouvel album de Father John Misty, I Love You, Honeybear, j’assistais à la performance en direct de celui-ci. C’est beau quand les rêves se réalisent. Il faut avouer que c’était la troisième fois que mes …

Naomi Fontaine et Virginia Pésémapéo Bordeleau : la pluralité des voix autochtones en littérature

« J’ignore si demain me gardera intacte Je dis que l’espoir de se laisser être Éloigne le désespoir » (Joséphine Bacon, Un thé dans la toundra, Montréal,Mémoire d’encrier, 2013.) La vie sur la réserve. La vie dans la nature. L’espoir des enfants. Le désespoir des parents. Les blessures, la déception du réel, mais aussi le rire, l’humilité, le besoin de continuer. L’érotisme qui, au fond, n’est qu’une partie intégrante d’un temps cyclique. À ma première lecture de Kuessipan de Naomi Fontaine et de L’amant du lac de Virginia Pésémapéo Bordeleau, ce sont notamment ces mots qui me sont venus en tête. Toutes deux publiées chez Mémoire d’encrier, maison d’édition qui se définit par le seul critère de l’authenticité des voix, ces deux auteures ayant des origines autochtones ont su aiguiser ma curiosité et me faire plonger davantage dans l’univers des littératures des Premières nations. L’emploi du pluriel n’est pas une erreur, il représente la polyphonie des mondes littéraires autochtones. Quand sexualité et nature s’entremêlent L’amant du lac, premier roman érotique écrit par une Autochtone du Québec, met …

Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers? Car moi, j’embarque

Critique du recueil Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? de Joanie Lemieux  Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers? de Joanie Lemieux, est un recueil de nouvelles contemporaines. Dix nouvelles, dix histoires, dix femmes qui se frottent aux mondes invisibles. Je dois en premier lieu vous avouer que l’auteure dont il sera question ici est une grande amie à moi. J’ai choisi de critiquer son premier ouvrage Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? paru chez Lévesque éditeur le 17 février dernier, pour vous permettre de la découvrir. Mais je n’imaginais pas l’angoisse que ça m’occasionnerait d’émettre un point de vue objectif sur son travail. Lorsque j’ai tenu pour la première fois son livre entre mes mains, ça m’a émue. Au lieu d’un concept, d’une idée ou du souvenir des longues conversations que nous avions eues à ce sujet, j’avais devant moi un objet concret. Je me suis plongée dans son recueil comme dans les mots d’une étrangère. J’ai réussi le défi que je m’étais lancé. J’ai dissocié l’amie de l’auteure …

Les monologues du vagin

Eve Ensler a tenu à rencontrer plus de 200 femmes pour parler de la relation qu’elles entretenaient avec leur vagin et ce, partout autour du monde. C’est ainsi qu’elle a  écrit  sa pièce de théâtre Les monologues du vagin en 1996. Cette féministe et auteure américaine a tenté de comprendre et de nommer autant les relations saines comme les malsaines que les femmes entretiennent avec leur propre corps et la violence que subit celui-ci. Dans Les monologues du vagin, elle s’est intéressée à rencontrer des femmes qui ont vécu des inégalités sociales, de la violence physique comme psychologique et des drames terribles. On y parle de tout ce qui concerne le vagin soit l’orgasme, la violence, la première fois, le viol, l’excision, la masturbation, les sex-toys, les règles, l’homosexualité et j’en passe. Très activiste, Eve Ensler accorde une importance à l’aspect de communauté féminine afin de contrer les inégalités dont les femmes sont victimes. La création du V Day en est un exemple. Or, voilà pourquoi on y lit un grand espoir social de changer les choses. Que ce …

Marchons pour l’égalité

  Le 8 mars se trouve à être la journée internationale des femmes. À chaque année, les mouvements féministes se retrouvent pour déterminer un objectif commun. Cette année, il s’agit de : «Libérez nos corps et nos territoires». Et plus précisément au Québec, nous toucherons un sujet d’actualité : l’austérité. Si vous souhaitez participer à la marche organisée par l’organisme : Femmes de diverses origines je vous donne rendez-vous le 8 MARS à la PLACE NORMAND BETHUNE (métro Guy Concordia) vers les 13H. – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – Pourquoi parler de féminisme en 2015? Parce que le féminisme restera toujours d’actualité, et parce que c’est nécessaire. Oui, nous avons gagné des combats, mais rien n’est coulé dans le béton. L’histoire le dit, nous avons gagné des droits, pour les reperdre et les regagner. Nous avons tout à réapprendre. Puisque tout vient de notre socialisation. On s’entend tous pour dire que la femme et l’homme sont nés égaux? Super! Alors pourquoi dans …