Month: octobre 2017

alcoolisme, Anais Bardeau-Lavalette, Bibliothèque québécoise, Bibliothérapie, je voudrais qu'on m'efface, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres BQ, les livres qui font du bien, littérature, littérature québécoise, livres, misère, obstacles, pauvreté, Montréal.

Je voudrais qu’on m’efface : on ne choisit pas sa famille

Le 12 août passé a eu lieu la journée « j’achète un livre québécois ». J’en ai donc profité après le travail pour me réfugier en librairie, histoire de participer à cet événement initié par Patrice Cazeault et Amélie Dubé, il y a quatre ans. Mon choix s’est arrêté sur deux œuvres québécoises, Filles de Marie Darsigny et Je voudrais qu’on m’efface d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je voudrais qu’on m’efface est le premier roman de l’auteure de La femme qui fuit, que tout le monde a adoré (je n’ai pas encore rencontré à ce jour quelqu’un qui n’a pas aimé ce livre). Ayant moi-même été particulièrement touchée par la lecture de ce dernier, je me suis rapidement emparée de sa première œuvre littéraire et l’ai lue en quelques jours seulement. Une complicité non assumée De sa petite taille de 145 pages, le livre a la capacité de faire chavirer le lecteur dans diverses émotions fortes qui brûlent en dedans. L’auteure dresse le portrait triste mais juste de trois familles qui vivent dans la misère et la pauvreté d’un immeuble résidentiel, à …

Tous (un peu) extraterrestres, non?

Moi, je suis pas comme les autres. Je marche sur la Terre, je vais à l’école, j’ai une maison, un papa, une maman et un chien. Ça, c’est normal. Mais le truc bizarre, c’est que plusieurs fois par jour, je voyage sur une autre planète. L’imagination enfantine à l’âge adulte est trop souvent broyée par les responsabilités, le quotidien en urgence et les to-do-lists qui n’en finissent plus… Un album pour recommencer à rêver un peu : pourquoi pas? C’est avec des croquis délicats et colorés, avec un petit Léon adorable et attachant, que nous arrive le duo Jo Witek et Stéphane Kiehl. Cet album nous ouvre, avec justesse, une porte menant à l’univers imaginaire des enfants. Un album qui, sans aucun doute, fera surgir des souvenirs d’enfance; les bols de céréales, les dessins de craie, les mains sales, les premières journées d’école, les courses de petites voitures, toutes ces grandes premières fois… Léon est un petit garçon aussi sensible que rêveur. En apparence, il est un enfant comme les autres. Tout de ce qu’il …

le fil rouge, le fil rouge lit, Donna Tartt, le maître des illusions, the secret history, littérature américaine, thriller, best-seller

Le maître des illusions : Découvrez l’univers inquiétant (mais étrangement fascinant) de Donna Tartt

Quels auteurs contemporains préférez-vous? Pour les mordus de classiques, vous arrive-t-il de délaisser un instant les œuvres de Dumas ou de Flaubert pour vous plonger l’espace d’un instant dans l’univers de Pennac, Roth, Atwood et compagnie? Pour ma part, lorsque mes proches et moi conversons de nos nouvelles découvertes en la matière, le nom de Donna Tartt revient indéniablement! Par ailleurs, bien que n’ayant jamais rédigé de billets sur l’univers littéraire de cette écrivaine (ce qui relève d’ailleurs presque du sacrilège!), Tartt est assurément l’une de mes auteures contemporaines préférée. C’est quelque peu « groupie », je l’admets, mais elle fut la cause de bien des nuits blanches (j’ai lu les premiers chapitres de The Goldfinch en dessous de la couette jusqu’aux petites heures du matin, tout juste avant un examen de mi-trimestre prévu en matinée…) ,et de moments où, incapable de m’arrêter de lire, je lisais absolument partout (et pas aux moments les plus opportuns!). Ainsi, après avoir lu une seconde fois son tout premier tome (The Secret History ou Le maître des illusions, en français), quoi de …

Le monde des autres, Line Deslandes, Québec Amérique, Latitudes, Le fil rouge, Le fil rouge lit, lecture, livres, les livres qui font du bien, littérature québécoise, gros lot, million, argent, ennui, lenteur, amitié,

Gagner le gros lot ne change pas le monde…

Louis vit dans une maison beige meublée de divans beiges; il n’a personne, sa mère est morte et sa femme partie, il vit une vie bien beige et n’a aucun ami. Sauf Michel, le vendeur de voiture, et son garagiste Jack, qu’il ne connait pas personnellement, mais à qui il a inventé une vie palpitante avec sa femme fictive et leurs passe-temps imaginaires. Il y a aussi Josiane, une jeune entrepreneure qu’il a observée sur la couverture d’un magazine une fois et de qui il est tombé amoureux. Puis un jour, Louis gagne le gros lot à la loto. Cinquante-quatre millions de dollars. Louis n’est même pas certain de pouvoir compter jusque-là, il mourrait probablement d’ennui bien avant. Je m’entendis crier en direction du répondeur avant de remonter en courant pour m’asseoir, à bout de souffle, dans mon fauteuil inclinable et m’obstiner à attendre un appel d’outre-tombe, déchiré entre les restes de mon discernement et la perte de mes derniers repères. Je n’avais jamais rien su, sinon que ma mère serait toujours là et combien …

Come Closer Sara Gran

Come Closer : Un récit de possession pour dormir la lumière allumée jusqu’à l’Halloween

Les feuilles frissonnent, le soleil vire au cuivre et décline. Mine de rien, Samhain et ses spectres se rapprochent. Vous l’avez deviné, l’automne est ma saison préférée. Et je suis d’autant plus excitée cette année, du fait que je travaille sur un projet littéraire très halloweenesque (!). Pour me faire une tête et m’inspirer, je me gave de textes et de films d’horreur. Vos suggestions à ce chapitre seraient d’ailleurs très appréciées! C’est suivant la recommandation d’un ami que j’ai découvert Come Closer, mon premier Sara Gran, une auteure américaine résidant à New Orleans. Comme je ne lis que des ouvrages en version originale, je me suis procuré le roman en anglais, mais sachez que sa traduction française est aussi disponible (Viens plus près, Points, 2011). Depuis sa parution en 2003, Come Closer a connu un succès important, selon moi tout à fait mérité. Normalement, j’ai difficilement peur en lisant. Pas cette fois. Dans une petite ville américaine, Amanda mène une vie ordinaire avec son mari Ed. Ils sont les heureux propriétaires d’une vieille maison fraîchement …

Les luttes fécondes : pistes de réflexion pour la déconstruction des institutions

Je n’avais pas vraiment prévu lire cet essai. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que ma PAL déborde déjà de livres qui n’attendent que d’être ouverts. Le 12 août, à la librairie de Verdun, il m’est pourtant tombé dans l’œil et, tout à coup, je ne pouvais plus faire autrement que de l’acheter et de le lire. L’idée de « [l]ibérer le désir en amour et en politique » me semblait bien intéressante. C’est donc avec curiosité que je me suis lancée dans Les luttes fécondes de Catherine Dorion. En politique comme en amour, nos énergies sont, la plupart du temps, soigneusement contenues à l’intérieur de cadres qui « organisent » les liens qui nous unissent, et qui empêchent les révolutions de prendre pied. Le couple. Nos institutions politiques. Les élections. Ce livre parle du désir qui cherche à s’exprimer entre deux (ou cent-mille) personnes, et de ce qui a été mis en place pour le garder emprisonné. Ce livre est un plan d’évasion. À la fois sur le plan personnel et politique, Catherine …

Club de lecture Le Fil rouge : Sainte-Famille

Samedi matin 23 septembre 2017 Pour notre première séance du club de samedi, on se retrouve au café Sfouf, sur la rue Ontario. C’est assurément l’un de nos endroits favoris où faire les clubs de lecture. Non seulement le café est bon, mais la magnifique lumière et les grandes portes/fenêtres apportent certainement un petit plus aux séances qui s’y déroulent. C’est notre groupe le plus diversifié à date et nous sommes bien contentes d’y accueillir notre premier participant masculin. Les âges varient et on y retrouve un bel équilibre entre nouvelles et anciennes participantes. C’est toujours un plaisir de voir que les gens ont aimé l’expérience au point de se réinscrire, tout comme c’est rassurant de voir que de nouveaux visages s’ajoutent aux groupes. On commence les 4 lectures de la session de manière plutôt difficile avec la lecture de Sainte-Famille, un roman sur la violence conjugale, le viol et les difficultés — voir l’incapacité — à se sortir de ce cercle vicieux. Dire que l’ambiance lumineuse et joyeuse du café contrastait avec la noirceur …

#Lefilrouge #lefilrougelit #bibliothérapie #littérature #lecture #livres #leslivresquifontdubien #LaurenGroff #LesFuries #éditionsdelolivier #couple #mariage #secrets #littératureaméricaine #littératureétrangère

Les Furies de Lauren Groff : la tragédie du mariage

Dans la mythologie romaine, les Furies sont celles chargées d’exécuter les sentences des coupables. Leur nom s’inspire de la fureur qu’elles projettent. Les Furies sont celles qui font respecter l’ordre dans la société, en tourmentant et en persécutant les criminels, les méchants. Lauren Groff a donné ce titre à son roman en écho à la deuxième partie du roman, celle consacrée au personnage de Mathilde, la première étant la partie « Fortune », celle du personnage de Lancelot, dit Lotto. Car, c’est ce que l’on apprendra dans la seconde partie du livre, Mathilde est remplie de colère, et cherchera à venger tout ce qu’elle a vécu dans son enfance. Mais je m’arrête ici : je ne voudrais pas dévoiler trop de détails de ce roman dans lequel se révèlent de lourds secrets, au fil des pages… Partons du début : Lotto a une enfance en or, est dorloté par son père et choyé par l’intelligence et la beauté. Puis, les années passent, son père décède et sa mère va se dévoiler comme une mère castratrice, très peu conciliante, alors que Lotto …

le fil rouge. le fil rouge lit, voyage, new-york, strand bookstore, McNally Jackson, Morgan Library and museum, three lives and company,

5 adresses littéraires à découvrir à New-York

Tout juste avant la rentrée scolaire, j’ai eu la chance de visiter pendant quelques jours la très jolie ville de New-York! Si ma liste de musées, spectacles, et adresses shopping fut bien remplie, j’ai tout de même eu le temps de découvrir de merveilleux endroits, axés sur la littérature! Ainsi, quoi de mieux que de partager avec vous mes plus récentes découvertes (et qui sait, peut-être les visiterez-vous aussi lors de votre prochain séjour dans la grosse pomme?). Voici donc mes suggestions : The Morgan Library and Museum  (un extrait de l’un des journaux d’Henry David Thoreau. Source: Laurence Barrette) De tous les musées que j’ai eu la chance de visiter durant mon séjour dans la grosse pomme, The Morgan Library and Museum est de loin mon préféré! Généralement méconnu des new-yorkais et des touristes (ce qui est bien dommage!), ce musée contient pourtant de multiples atouts, à commencer par son emplacement lui-même! Situé dans l’ancienne demeure du financier et mécène Pierpont Morgan (1837-1913), les visiteurs ont ainsi accès à sa bibliothèque privée, considérée comme …

Une année à la campagne, Sue Hubbell, folio, lire en folio, slow living, campagne, littérature, le fil rouge lit, les livres qui font du bien, roman introspectif, nature, introspection, animaux,calme, sérénité,

Une année avec les abeilles : plaisirs simples, calme et contemplation

Ces temps-ci, j’ai besoin de calme. Ça ne fait pas vraiment changement au fond, mais c’est comme si je le ressentais encore plus fortement, ce besoin de nature, de silence et de contemplation. Je ne me souviens plus de quelle manière, mais je suis tombée un beau jour sur une critique Goodreads de Une année à la campagne et la description du roman écrit par J. M. G. Le Clezio m’a tout de suite donné envie de le lire. Après maintes recherches dans diverses librairies, j’ai mis la main sur ce livre un soir d’été et il a immédiatement gagné la première place sur le trône de ma gigantesque pile à lire. Je ressentais que j’avais besoin de ce livre, c’était instinctif et comme toujours, j’ai bien fait de m’écouter, car cette lecture est arrivée tel un pansement sur une plaie. Un jour, Sue Hubbell, biologiste de formation, ayant travaillé comme bibliothécaire, lasse de vivre en marge de la société de consommation de l’Est américain, décide de changer de vie. Avec son mari, elle part à …