Year: 2017

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Un peu de brut et de frais : Autobiography of Red

J’avais deux petites semaines de vacances en juillet et une cabane pas d’Internet qui m’attendait sur le bord du fleuve. Deux pièces, la cabane : une cuisine et une chambre. Une grande cour ensoleillée, un recoin d’ombre sur la galerie, quatre poules rousses comme voisines immédiates. J’y suis arrivée un mardi après-midi, toute seule avec mon sac à dos et mes provisions. Je traînais huit livres dans mes bagages. J’avais mis beaucoup de temps à les choisir, avant de partir : je cherchais des histoires particulières, de celles qui donnent envie de raconter les nôtres. Parce que c’était pour écrire, la cabane. La cabane, le fleuve, les poules : un moment soigneusement découpé dans l’été. Je voulais avoir les bons livres. Je voulais lire pour pouvoir mieux écrire. Quelque part dans le lot, il y avait Autobiography of Red. Anne Carson y met en scène, de façon merveilleusement troublante, le personnage de Geryon, jeune garçon puis jeune homme, qui cache une grande paire d’ailes rouges sous ses vêtements. Élevé par une mère qu’il adore, très tôt victime des …

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Bad Girls Throughout History, parce que les femmes font définitivement l’Histoire

Mon premier vrai cours d’Histoire au secondaire fut une véritable révélation pour moi, j’étais avide de savoir et de comprendre comment le monde s’était bâti et qui étaient ceux et celles qui en avait été les maîtres d’oeuvre. Il était facile de connaître les grands hommes de l’Histoire, mais la tâche était plus complexe pour ce qui est des grandes femmes. Si mes intérêts personnels m’ont poussée à aller chercher plus d’informations sur les pionnières de différents domaines, les résultats restaient quand même limités. Comment chercher de l’information sur quelqu’un dont le nom n’est jamais nommé? Parfois, j’avais l’impression que les femmes avaient été entièrement restreintes à la procréation et aux tâches domestiques jusqu’au XIXe siècle. Elles ne faisaient pas l’Histoire. Avec le recul et les connaissances que j’ai acquises depuis, je sais que c’était absurde! Les femmes ont toujours fait l’Histoire, elles sont seulement très peu présentes dans nos manuels scolaires. C’est pour cette raison que j’étais si intéressée par le livre d’Ann Shen et je n’ai pas été déçue. Shen présente évidemment des …

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Grand fauchage intérieur ; une technique de judo pour réapprendre à vivre

Tout juste arrivé en librairie – le 22 août- Grand fauchage intérieur est le premier roman – après deux recueils de poésie – de l’auteure Stéphanie Filion. Jeanne est photographe. Elle fait un bref séjour au Liban, une semaine seulement, pour terminer un travail sur les cimetières qu’elle mène depuis plusieurs années. À sa descente d’avion, il y a bien sûr l’éblouissement du soleil, la chaleur étouffante, les cicatrices de la guerre, en plus de ce drame qu’elle cache bien profondément à l’intérieur d’elle-même. Mais il y a aussi l’accueil enveloppant, insistant, des Levantins, leur goût pour les parfums et les mets raffinés, entêtants, et il y a Julien. Le grand fauchage intérieur c’est, d’abord et avant tout, une technique de  judo, aussi appelée O-Uchi-Gari qui elle consiste en un  » fauchage de la jambe du partenaire sur un déplacement arrière en passant par l’intérieur. » – Selon wikipedia. D’à peine 200 pages, ce roman porte pourtant tellement de grandes choses en ses mots. Jeanne traine sur son dos le drame d’une perte et essaie de continuer …

Organiser ses lectures grâce au Bullet Journal

Si vous êtes comme moi et que l’écriture est une manière d’organiser vos pensées, peut-être serait-ce intéressant de penser au Bullet Journal. Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Bullet journal? C’est un cahier, habituellement aux pages pointillées, dans lequel on fait principalement des listes! Ce peut être des listes des choses à emmener en camping, mais aussi de sujets visant plutôt le long terme, tels qu’un objectif de perte de poids, des films vus, des petits bonheurs quotidiens, des recettes à essayer… Il n’y a aucune limite! Souvent, les listes sont agrémentées de petits dessins très simples faits à main levée (doodles en anglais) et parfois d’autres articles de papeterie comme des autocollants, des rubans adhésifs colorés (washi tape) ou encore de traits de surligneurs aux couleurs pastel. Encore une fois, la seule limite est celle de l’imagination! Il peut être très organisé et symétrique, ou encore pêle-mêle. La beauté de tout ça, c’est que chacun peut l’adapter à sa personnalité.   Source: @bullet_journal_2go J’ai commencé mon Bullet journal en juin et je suis tout de suite …

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« J’suis jamais malade en été d’habitude » : Rencontre avec l’auteure et comédienne Patricia Rivas

Il y a déjà quelques semaines, j’ai assisté avec Marjorie à la représentation de la pièce de théâtre J’suis jamais malade en été d’habitude. Nous avons été incroyablement et positivement surprises de cette pièce racontant l’histoire d’une jeune femme qui apprend qu’elle est atteinte de la sclérose en plaques. Avec beaucoup de sensibilité et d’humour, on suit cette jeune fille dans ses questionnements personnels lors de l’annonce de sa maladie à ses proches, puis dans son acceptation de cette maladie. La comédienne principale, Patricia Rivas, est tout à fait remarquable; elle a un regard très communicateur qui nous entraîne rapidement dans le récit. Elle est aussi l’auteure de cette pièce et est elle-même atteinte de la sclérose en plaques. J’ai été vraiment touchée et inspirée par son courage et son talent et j’ai donc eu envie de m’entretenir avec elle pour en savoir plus sur son processus créatif. Je vous invite fortement à suivre la page Facebook de la pièce pour être informé des prochaines représentations; ça vaut vraiment la peine de se déplacer!   …

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Quand la fiction modifie nos perceptions

Ce n’est probablement pas la première fois que nous mentionnons cela ici et ce n’est définitivement pas la dernière, mais les livres ont ce pouvoir, cette capacité de modifier notre vision du monde. Je ne peux plus compter le nombre de fois que cette transformation a opéré pour moi. Évidemment, nous sommes des humains facilement influençables, qu’il est possible de modeler. Des idées de partout viennent nous inspirer et l’univers littéraire regorge de petits trésors. Bien que cette expérience me soit arrivée à de nombreuses reprises, l’une de celles-ci est immanquablement la rencontre qui m’a le plus changée. Le monde de Bernard Werber a chamboulé ma conception de nos existences. J’ai découvert l’auteur français à travers Les Thanatonautes, possiblement son roman qui a eu le plus grand impact sur moi. En fait, ce qui m’a particulièrement attirée dans son univers, c’est que les deux protagonistes principaux, Michael Pinson et Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs, se fixent comme mission d’explorer le continent des morts. Cette aventure les mène à cartographier ce qu’il appelle la « terra incognita …

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Dès le 8 octobre, célébrez avec nous l’automne et les livres en participant à notre défi photographique sur Instagram!

Si vous ne nous suivez pas sur Instagram (@chezlefilrouge), on vous invite à le faire pour ce défi photographique qui se déroule du 8 octobre au 14 octobre. Le but est simple : partager notre amour des livres et nos coups de coeur littéraires sur ce réseau social parfait pour s’inspirer. Alors nous avons créé des thématiques pour chaque jour et on vous invite à être créatifs et créatives en publiant une photo chaque jour en lien avec nos propositions. En plus, nous allons faire tirer un coffret personnalisé parmi les participant.e.s qui utiliseront le #lefilrougeaimelautomne et n’oubliez pas d’identifier vos photos avec notre précieux #lefilrougelit aussi! Voici donc les thématiques pour vous inspirer : 8 octobre : Présente-nous ta boisson préférée automnale + ta lecture du moment 9 octobre : Fais-nous découvrir le livre que tu préfères lire en automne 10 octobre : Montre-nous ta PAL (pile-à-lire) pour la période froide qui arrive 11 octobre : Installe-toi confortablement et offre-toi un moment juste à toi de lecture! 12 octobre : Présente-nous un livre qui …

La tendreté de l’enfance, du livre à l’écran

Les adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires nous rendent tous sceptiques. Le pari est souvent élevé, et si le film ne devient pas rapidement numéro un, on le classe dans la catégorie indéfiniment longue des mauvaises adaptations, car ce qui fait un bon livre ne signifie pas toujours un bon résultat sur nos écrans. Il suffit de penser à The Girl on the Train ou à la populaire série Divergent. Mais parfois, notre scepticisme étant si élevé, les surprises jaillissent de certaines œuvres qu’on croirait impossible d’adapter; que ce soit The Lord of the Rings ou plus récemment le magnifique IT. Pour ma part, je suis une très grande admiratrice de ce procédé. Il y a quelque chose de fascinant de permettre une seconde vie à ces personnages. Ce sont des œuvres qui prennent des risques extrêmes et qui sont dotées d’une telle qualité littéraire qu’on ne peut s’imaginer de les laisser dans notre bibliothèque. Et la plupart du temps, si le film est un échec, l’œuvre, elle, persiste. Et vice versa. Dernièrement, j’ai eu la chance de …

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L’homme qui aimait les chiens : un roman historique haletant

Saviez-vous que Trotsky était ami avec Frida Kahlo et Diego Riviera lorsqu’il habitait à Mexico à la fin de ses jours? Ou encore, saviez-vous que George Orwell a été au front aux côtés de républicains lors de la guerre civile espagnole? Voici des faits que j’ai appris en lisant le roman de l’auteur cubain Leonardo Padura, L’homme qui aimait les chiens, paru en 2011. Définitivement, il s’agit de l’un des meilleurs romans basé sur des faits historiques que j’ai eu la chance de lire. Dans ce roman, Padura démontre à merveille comment les destins d’individus éloignés peuvent se croiser et changer le cours de l’histoire. Le livre aborde tour à tour, dans des chapitres séparés et superposés, la vie de trois hommes, soit celle de Léon Trotsky, celle de l’assassin de ce dernier, Ramon Mercader et celle du narrateur, Ivan Cardenas Maturell, un écrivain cubain. Au fur et à mesure de ma lecture, je comprenais comment le parcours de ces hommes ont convergé et je ne pouvais plus mettre mon livre de côté, si ce n’est que pour …

Il n’y a point de génie sans grain de folie !

Je crois que je suis dans une phase de personnages littéraires un peu étranges sur les bords… Après le livre de Marie-Renée Lavoie, où le personnage principal perdait la tête dans ses nuits d’insomnie, voilà que je choisis un livre qui parle de personnages internés dans un hôpital psychiatrique : Pivot, de Marie-Eve Cotton. Marie-Eve Cotton signe ici son premier roman. Comme elle est psychiatre de profession, on se demande souvent ce qui est vrai, ce qui est faux et si les personnages en question ont réellement existé. Petit résumé : Hadrien Jalbert, surnommé Pivot (grâce au célèbre Bernard), est un littéraire de 44 ans qui en est à son douzième séjour en psychiatrie. Il est persuadé d’être poursuivi par « le système » : il hallucine dans les journaux et dans les conversations avec les gens qui l’entourent qu’il est espionné en permanence. Ce n’est pas tout : autour de Pivot, il y a une bande de joyeux personnages intéressants, dont le Chat de ruelle, ce sans-abri qui n’en est pas à sa première visite et voit …