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Le Berger des loups, Joelle Rivard, autofinancement, littérature québécoise, littérature fantastique

Le berger des loups, un premier roman fascinant et une mini-entrevue avec l’autrice

Le berger des loups est le premier roman de la jeune autrice Joelle Rivard, collaboratrice au Fil rouge. Il a vu le jour grâce à un projet d’autofinancement qui a connu du succès. L’autrice a commencé l’écriture de ce roman en 2003, soit vers la fin de son secondaire. C’était un moyen pour elle de fuir sa réalité alors qu’elle avait peur d’entrer dans le monde adulte. C’est un sentiment que j’ai pu ressentir au cours de ma lecture: fuir, avoir peur de devenir adulte, de découvrir son destin. Un univers «Tolkien» Joelle a su créer un monde à la Tolkien dans lequel j’ai retrouvé un monde d’hommes, d’elfes, de fées, de magiciens, etc. Un univers dans lequel j’adore me plonger! La littérature m’a toujours fait un grand bien, car je trouve que c’est un échappatoire idéal et elle me permet de faire aller mon imagination, de sortir un peu de ma réalité. Sachant que Joelle a écrit ce roman pour « fuir » sa réalité de future adulte, je comprends qu’elle ait choisi ce genre …

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Découvrir le Japon entre mère et fille

Le nouveau roman d’Alice Michaud-Lapointe est sorti en librairie et, comme toujours, je suis sous le charme de ce qu’elle écrit. L’autrice de Titre de transport et Villégiature tombe à nouveau dans mes cordes avec un récit de voyage sur le Japon. Néons et Sakuras est écrit à quatre mains par Alice Michaud-Lapointe et Ginette Michaud, mère et fille. Ce livre est publié aux éditions Héliotrope dans la série K. Celle-ci inclut des textes littéraires écrits à la périphérie du roman, comme le mentionne la maison d’édition sur leur site web. Bien que les deux femmes nous racontent une histoire, le livre donne l’impression du documentaire dans lequel on découvre le Japon sous deux regards très subjectifs. Rêve mère et fille Depuis plusieurs années, la mère et la fille partagent un rêve et décident de se rendre au Japon pour la fête de hanami, où la coutume traditionnelle se veut d’apprécier la beauté des cerisiers en fleurs. Arrivées au Japon, elles sont confrontées à de nouvelles habitudes auxquelles elles doivent rapidement s’habituer. Face à la nouveauté et sans …

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Youpi! Une nouvelle bande dessinée de Zviane!

Invitée pour une exposition de planches de bandes dessinées québécoises, ma bédéiste préférée-de-tous-les-temps, Zviane, se rend au Japon et y reste un peu plus d’un mois en décembre 2017 et janvier 2018. De ce séjour est née, une série de publications Instagram partagées avec sa communauté de fan, autant des vidéos de la vie japonaise que des petites B.D. explicatives humoristiques – j’en ai suivi une grande partie, jusqu’à ce que, je l’avoue, les réalités de ma vie académique et ma tendance à la procrastination m’amènent à fermer tout réseaux sociaux jusqu’au dépôt de mon mémoire de maîtrise. Et puisque j’ai passé l’été à l’extérieur du Canada, je n’ai été mise au courant que récemment de la publication en livre imprimé des tribulations de Zviane au Japon, que je me suis empressée de me procurer. Petit manuel à l’usage du Japon On remarque tout de suite, dès la couverture, le clin d’œil que fait Zviane à la culture japonaise. Un portrait d’elle-même avec des yeux de style manga fait office d’introduction, accompagné du titre écrit à la …

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L’univers sombre et merveilleux de Monstress

De plus en plus, on en parle et on la défend; la bande dessinée fait partie d’une littérature qui n’a rien à envier aux romans. Monstress, de Majorie Liu et Sana Takeda, s’imbrique parfaitement dans cette mentalité. J’y ai découvert un univers magique où de grands dirigeables voguent dans les mêmes cieux que les fantômes des dieux disparus et où des sorcières pourchassent des êtres mi-humains, mi-animaux. Une bande dessinée captivante, à la fois belle et cruelle. Monstress se déroule dans un monde fantastique, inspiré du steampunk, où une guerre fait rage entre les humains et les arcanics, un peuple hybride descendant de créatures ancestrales. On y suit Maika Halfwolf dans ses aventures où elle combat l’Ordre des sorcières Cumaea afin de venger les siens et trouver des réponses au sujet de son passé. Mais le corps de la jeune arcanic héberge un esprit mauvais et lorsqu’il se réveille, Maika doit apprendre à cohabiter avec ce monstre terrifiant. Bientôt, plusieurs groupes d’ennemis vont tenter de l’attraper, soit pour l’empêcher de faire des dommages, soit pour …

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Le rosier de la Pointe : le destin des roses de Pointe St-Charles

Il y a de ces livres qui éveillent des émotions fortes même si l’intrigue n’a rien de particulier en apparence. Justement, ce n’est souvent qu’une façade, une clôture qu’il faut franchir afin de découvrir un univers des plus riches qui suscite une curiosité sans bornes. C’est le cas du roman d’Alice Zorn, Le rosier de la Pointe, traduit en français cet automne. Le titre original, Five Roses, rappelle, à juste titre, l’enseigne géante « Farine Five Roses » qu’on peut apercevoir de loin dans le sud-ouest de Montréal. Cette affiche illuminée bien connue a une importance capitale dans le déroulement des évènements de l’histoire et relie le destin de trois femmes. Le genre de récit qui me parle vraiment, mais vraiment beaucoup. Trois femmes liées les unes aux autres Le rosier de la Pointe raconte trois histoires : celle de Fara, de Rose et de Maddy. Ces femmes habitent toutes les trois Montréal et, au départ, ne se connaissent pas. Mais au fil de l’histoire, différentes situations vont les amener à se rencontrer et à tisser des liens …

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Réconfort dans la plume de Tove Jansson

J’épluchais les nouveautés dans une petite librairie indépendante et je suis tombée sur L’art de voyager léger et autres nouvelles de Tove Jansson. La couverture du recueil m’était tombée dans l’œil : l’autrice elle-même, portant un bandeau de fleurs, se baigne nue dans une eau grise. En arrière-plan, un petit chalet. L’image est surprenante, mais le calme qu’elle dégage la rend aussi très apaisante. C’est bien le reflet de ce que j’ai retrouvé à l’intérieur du livre. La découverte d’une autrice Née en 1914, Tove Jansson est d’origine finlandaise. Ces deux éléments biographiques sont importants pour saisir le cadre spatio-temporel et les sujets touchés dans les quinze nouvelles composant le recueil. À noter que, si moi je l’ai découverte avec ce recueil, l’autrice est assez connue dans le milieu littéraire. D’ailleurs, si vous aimez l’écriture de Julie Delporte, vous ne devriez pas être en reste, parce qu’elle s’en inspire beaucoup. Les histoires du livre m’ont dépaysée un brin, les pays européens sont pourtant un lieu fréquent dans la littérature que je consomme. On réalise tôt, sous la …

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Les fins heureuses, à découvrir !

Dans le cadre de la première séance du club de lecture de la Rive-Sud, édition automne 2018, notre choix de livre s’est arrêté sur Les fins heureuses, de Simon Brousseau. Cet auteur québécois en est à sa deuxième publication. Après Synapses, il nous revient cette fois-ci avec un recueil de nouvelles. Un univers bien unique Plusieurs thèmes sont abordés dans Les fins heureuses. Il n’y a pas nécessairement de liens à faire entre les différentes nouvelles. Il y en a pour tous les goûts! Que ce soit des jeunes jouant à Donjon et dragons, rappelant l’ambiance de l’émission Stranger Things diffusée sur Netflix, ou encore un couple étrange souhaitant faire l’acquisition d’une maison centenaire hors de prix, les personnages sont variés et ont tous un petit quelque chose d’extraordinaire. Le regard sur la vie y est tranchant et parfois sombre, voire carrément déprimant, mais on y perçoit toujours une petite lueur d’espoir, souvent sous forme d’humour noir. Personnellement, il s’agissait de ma première expérience avec un recueil de nouvelles et je répéterai sans doute l’expérience. Ce format est agréable, car …

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Un siècle en trois tomes

Lire Le Siècle, de Ken Follett, c’était le projet d’un été. Moi qui espérais lire un bon nombre de romans durant les vacances scolaires, je peux dire que ce fut un échec. Par contre, j’ai lu 3249 pages avec les trois tomes de cette série et je ne peux pas dire que je me suis ennuyée. Trois tomes, trois guerres Même en format de poche, ces romans demeurent des briques. D’un autre côté, il y a tant à dire sur le XXe siècle, notamment trois grands événements marquants. Chaque tome a comme thème central une guerre. Le premier, La Chute des Géants, traite donc de la Première Guerre mondiale, le deuxième, L’Hiver du Monde, de la Seconde, et le dernier, Aux portes de l’Éternité, de la guerre froide. Par contre, bien que les grands conflits mondiaux soient les thèmes principaux, l’auteur touche de nombreux autres sujets qui ont marqué ce siècle. Il s’agit donc bien de romans historiques et non pas de récits de guerre. Les autres grands thèmes incluent notamment l’avènement des syndicats, les droits des femmes, …

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Chroniques d’un cœur vintage: quand la sensibilité se raconte

L’automne est définitivement ma saison préférée, en grande partie grâce à la richesse et à l’effervescence du milieu littéraire et culturel. L’offre est d’une telle abondance; je voudrais tout lire et tout voir! Manque de temps oblige, il faut cependant faire des choix et des compromis qui sont souvent déchirants. Or, cette année, il y avait un spectacle que je ne voulais absolument pas manquer : Chroniques d’un cœur vintage d’Émilie Bibeau, dont j’ai découvert les talents d’autrice au fil de ses présences à l’émission Plus on est de fous, plus on lit. Premier spectacle solo Seule sur scène, Émilie nous donne accès à ses réflexions sur l’amour, l’amitié, la solitude, la curiosité et la sensibilité. Une sensibilité pour ressentir le monde, la capacité d’être émerveillée, enthousiasmée, émotionnée, bref, avoir la sensibilité d’un cœur vintage. Le spectacle est simple; une mise en lecture de textes d’autofiction entrecoupée de monologues où les mots de l’autrice résonnent aux côtés des mots de Dany Laferrière, Colette, Simone de Beauvoir, Cioran et Julian Barnes. Des auteurs qui accompagnent quotidiennement Émilie, …

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Chroniques d’une anxieuse : hypocondriaque

Tous les bobos m’appartiennent. Quand j’en vois un sur le net, il devient mien. Sang dans les selles, pipi foncé, toux, mucus pogné dans la narine droite, mal de cœur, acné, gonflement du bedon et envie de chier à toutes les demi-heures. C’est moi ça : j’pense que j’ai le cancer, l’hépatite B et une maladie incurable assez obscure qui n’a été répertoriée qu’en 1956 au Zimbabwe. Je me donne cinq mois à vivre, gros max. C’est une belle activité d’après-midi de lire nos symptômes sur internet. Pas malsaine du tout. La peur d’avoir toutes sortes de maladies, je l’ai ça. Je suis hypocondriaque. Je me dis souvent que si j’avais vécu au dix-septième siècle, je serais sûrement décédée avant mes vingt ans. Je sais pas trop pourquoi. J’ai juste l’impression que mon corps n’est pas fait pour endurer la vie. Endurer mon stress. Aucun corps n’est assez résistant pour survivre à une dose aussi élevée d’hormones-angoissées-prêtes-à-péter-au-frette. Ça va le tuer à petit feu et me rendre folle par la même occasion. Plus tard, je serai …