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Next year for sure : quand le sentiment polyamoureux s’invite dans le couple

Kathryn et Chris, les principaux personnages de Next Year for Sure de Zoey Leigh Peterson, s’aiment depuis neuf ans et cohabitent dans un douillet petit nuage routinier et affectueux, jusqu’à ce que Chris confie à sa conjointe son attirance (affectueuse et mentale, et non sexuelle en premier lieu) pour Emily. Ils décident donc mutuellement d’ouvrir leur couple, et c’est ainsi que Chris commencera à donner rendez-vous à Emily, avec l’approbation et l’encouragement de son amoureuse. Bien sûr, les choses sont rarement aussi simples lorsque l’on s’engage dans une relation polyamoureuse…

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Ma visite au théâtre Prospero

Il y a quelques temps j’ai dû me rendre au Théâtre Prospero afin d’assister à la pièce de Théâtre Don Juan revient de guerre, une pièce d’Ödön von Horváth, mise en scène par Florent Siaud. C’est une pièce qui raconte l’histoire de Don Juan qui revient perdant de la guerre et fait face à une société hors du commun, complètement changée. Il se retrouve perdu dans ce néant de nouveauté et fait face à son passé, un amour perdu. J’ai adoré la lecture de celle-ci. On doit l’avouer qu’une lecture scolaire obligatoire est plus agréable lorsqu’on apprécie la lecture de celle-ci. Puis, lorsque j’ai vu la pièce jouée, j’ai été fascinée et éblouie. Cette heure et trente minutes a passée trop rapidement, le spectacle était fini que j’en aurais écouté encore plus. L’après-guerre au centre de la pièce La réécriture d’Horváth de Don Juan semble démystifier ce personnage célèbre au théâtre, tout en lui imposant une désunion avec la société, particulièrement les femmes, élément majeur dans l’histoire de Don Juan depuis la création du personnage. Le …

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Petit exercice d’écriture : entre père et fille

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon père et, pour célébrer, pour lui offrir un petit quelque chose de spécial, je fais cet article. Il m’avait parlé, à quelques reprises, de son intérêt à voir publiés nos deux textes sur le blogue, chose due, chose faite. Bonne fête papa !! Tout a commencé par un extrait de Plus on est de fous, plus on lit! Je ne sais plus lequel mais il s’agissait d’un exercice d’écriture où, à tour de rôle, chacun donnait une phase à l’autre et il avait deux heures pour écrire un texte qui débutait avec la phrase choisie par l’autre personne. Mon père, ayant trouvé l’idée bien originale et intéressante, me lança le défi. On a tous deux pris bien plus de deux heures pour écrire nos textes et nous l’avons fait en alternance. Mon père m’a donné une phrase, j’ai écrit un texte. Je lui ai donné une phrase et il a simplement continué ce qui avait été écrit, avec la phrase donnée. C’est un exercice pas trop contraignant et vraiment plaisant à faire, …

abusRemove term: Bibliothérapie BibliothérapieRemove term: Chimamanda Gnozi Adichie Chimamanda Gnozi AdichieRemove term: Dogmes DogmesRemove term: L'hibiscus pourpre L'hibiscus pourpreRemove term: Le fil rouge Le fil rougeRemove term: le fil rouge lit le fil rouge litRemove term: les livres qui font du bien les livres qui font du bienRemove term: littérature nigériane littérature nigérianeRemove term: Nigéria NigériaRemove term: religion religionRemove term: violence violenceRemove term: violence psychologique violence psychologique

L’hibiscus pourpre : religion, abus et dogmes

L’hibiscus pourpre, tout dernier roman de l’auteure nigériane Chimamanda Gnozi Adichie est aussi la première fiction de l’auteure qui se retrouve entre mes mains. Après avoir lu – et adoré- Nous sommes tous des féministes et Chère Ijeawele, il était plus que temps de me plonger dans l’un de ses romans. J’aurais tout aussi bien pu me plonger dans Américanah ou Autour de ton cou, mais c’est par L’hibiscus pourpre que j’ai choisi de découvrir la prose de l’auteure. Un lent début Campé dans un Nigéria post coup d’État, Adichie s’immisce dans le quotidien de Kambili, jeune adolescente nigériane vivant dans une famille aisée dont le père, propriétaire d’usines, est un catholique fondamentaliste hautement placé et très respecté dans leur communauté. Les premières pages, disons les 60 premières, m’ont laissée plus ou moins de glace. Pourtant, c’est dans ces premières pages que s’installe le drame, mais tout s’installe tellement doucement, si lentement qu’il faut patienter quelque temps avant de comprendre toutes les subtilités et tous les non-dits dans lesquels se déroule l’histoire. Par contre, du moment où l’histoire …

Ce qu’on a lu comme roman graphique / bande dessinée pendant le mois de mai #Jelisunlivrequébécoisparmois

Quel plaisir en ce mois de mai de lire et de faire de nouvelles découvertes en ce qui à trait aux BD / romans graphiques. Le monde de la BD a tellement changé, du moins dans ma perception d’enfant à adulte. Lorsque j’étais enfant, la BD se résumait seulement à Astérix et Obélix, Pierre Tombal, Boule et Bill, etc. Des classiques que j’aime relire, mais je ne sais pas si c’est parce qu’aujourd’hui nous avons une plus grande variété de choix ou tout simplement parce que j’étais ignorante à l’époque. Reste qu’aujourd’hui, d’la BD, j’en mange ! Ma lecture : Suite à la vidéo de la booktubeuse MH La Lectrice, je me suis laissée tenter par Vil et Misérable de Samuel Cantin. Ce fut un véritable coup de coeur (tellement que je me suis procurée Phobies des moments seuls par la suite) ! L’histoire est déjà intéressante parce que ça se déroule dans une librairie de livres usagés, dans un concessionnaire de voitures dont le patron est persuadé que l’avenir est dans les livres ! Le libraire …

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Tu aimeras ce que tu as tué ; prophétie de la destruction

Lorsque j’ai découvert ce nouveau roman, je pensais savoir à peu près à quoi m’en tenir. Comme j’étudie dans le même département de littérature que son auteur, Kevin Lambert, à l’Université de Montréal, et que je connais le style de sa directrice de maîtrise, l’auteure Catherine Mavrikakis, j’avais une petite idée de ce qui m’attendait sous la couverture. Cependant, ma lecture s’est avérée pleine de surprises, de plus en plus grandes à mesure que j’avançais dans le récit. Tu aimeras ce que tu as tué, paru en mars dernier chez Héliotrope, est le premier livre de Kevin Lambert. À vingt-quatre ans seulement, l’auteur, né à Chicoutimi, nous livre ici un texte puissant et ingénieux qui annonce la destruction de sa ville natale. Le jeune narrateur, Faldistoire, mène au pas de charge sa vengeance contre Chicoutimi, entouré de ses amis. Ces derniers ont tous connu une fin atroce alors qu’ils n’étaient que des enfants: l’une déchiquetée par une souffleuse, l’autre dévoré par des guépards au Zoo de St-Félicien, et un autre encore assassiné avec sa sœur …

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Appelez la sage-femme : Du rire aux larmes, la vie dans tous ses états

Il y a quelques années, l’infirmière britannique Jennifer Worth a constaté qu’il y avait très peu d’information disponible sur le rôle joué par les sages-femmes en Angleterre, particulièrement au XXe siècle. Afin de remédier à la situation, elle a décidé d’écrire ses mémoires sur l’époque où elle était elle-même sage-femme, dans les années 1950 à Poplar, un quartier pauvre de Londres. Sous sa plume, elle fait revivre tout un quartier, aujourd’hui disparu, dans une trilogie aussi captivante qu’émouvante. « J’ai fait plusieurs autres visites ce matin-là, mais mon esprit revenait continuellement à Mrs. Warren. Elle sortait vraiment de l’ordinaire. La plupart de nos patientes étaient des Londoniennes originaires de ces faubourgs, comme leurs parents et grands-parents avant eux. Les étrangers étaient rares, surtout parmi les femmes. Toutes les habitantes du quartier menaient une vie très collective et se mêlaient sans cesse des affaires les unes des autres. Mais si Mrs. Warren ne parlait pas l’anglais, elle ne pouvait faire partie de la communauté des femmes. » (Worth, 2002:212-213) Chaque livre est divisé en plusieurs chroniques qui présentent …

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Écrire un mémoire: un combat contre soi-même

Expliquer aux gens en quoi consiste l’écriture d’un mémoire de maîtrise n’est pas une chose simple. Je ne dis pas qu’ils ne comprennent pas, mais plutôt que j’ai moi-même de la difficulté à cerner les contours d’un tel projet. Il n’y a pas de parcours typique, pas de modèle à suivre, pas plus qu’il n’y a de bonne ou de mauvaise manière de le faire. Pourtant, il semble que ce soit l’affaire de tout le monde, même si au fond, c’est toi qui devra remettre un produit fini, de ton cru, et c’est toi qui sera seul.e devant ton ordinateur. Alors, la plupart des personnes se permettent des remarques comme celles-ci: « Ben là, c’est comme genre trois travaux de fin de session, c’est pas si pire. » « Voyons, tu fais quoi de tes journées pour ne pas avoir écrit depuis 1 mois?! » « T’as juste à te faire un horaire vraiment strict et le respecter. » « Combien de pages tu as écrites? [Insérer un nombre de pages considérable selon vos capacités] C’EST TOUT??? » « Ok, faque dans l’fond, ça sert …

ctivisme transRemove term: art trans art transRemove term: Bibliothérapie BibliothérapieRemove term: Julia Serano Julia SeranoRemove term: Le fil rouge Le fil rougeRemove term: le fil rouge lit le fil rouge litRemove term: lecture lectureRemove term: les livres qui font du bien les livres qui font du bienRemove term: livre par des femmes trans livre par des femmes transRemove term: livres livresRemove term: Outspoken OutspokenRemove term: réflexion littéraires réflexion littérairesRemove term: Serano SeranoRemove term: Switch Hitter Press Switch Hitter PressRemove term: transféminisme transféminisme

Outspoken, la soif de prendre parole

Outspoken, de Julia Serano, compile les textes et essais cumulés pendant dix ans d’activisme transféministe et transgenre. Cinq chapitres contiennent les essais inutilisés dans les dernières publications, les articles de blogues ayant pris la poussière et les œuvres présentées uniquement devant le public. Le tout est commenté par l’auteure, avec la perspective que lui a conféré toutes les années écoulées. Quel est le passage qui a retenu mon attention? C’est au début, un chapitre consacré au volet artistique de la carrière de cette auteure prolifique. Les textes créatifs de Serano, au nombre de 19 dans cette publication, sont généralement des œuvres de « spoken word ». Le style de l’auteure ne joue pas particulièrement dans la subtilité ou le recours à l’imaginaire : elle avoue d’ailleurs elle-même que le fait de partager ses textes sur scène l’encourageait à emprunter un style choquant qui fait bien réagir le public. Néanmoins, les anecdotes qu’elle raconte ont toujours une portée plus grande, elles sont la partie qui contient le tout. Les auteures trans anglophones et états-uniennes sont généralement …

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Être ici est une splendeur : La courte, mais passionnante vie de la peintre Paula M. Becker

Prêtez-vous au jeu suivant : nommez cinq peintres de la seconde moitié du 19e siècle et du début du 20e siècle. Il y a des fortes chances que vous ayez nommé exclusivement des hommes. Si vous refaites le même jeu en vous limitant aux femmes peintres, probablement que vous trouverez l’exercice plus difficile. C’est parce que nous en savons si peu sur les femmes artistes de ces époques que j’ai tant aimé le roman Être ici est une splendeur de Marie Darrieussecq qui porte sur la vie de l’artiste peintre allemande Paula Modersohn-Becker. J’ai bien sûr apprécié ma lecture, mais ce qui m’a réellement plu de ce roman, c’est qu’il m’a fait connaître la vie, l’univers et l’art d’une artiste peintre dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Certes, je ne suis pas une experte en Histoire de l’art, mais cela démontre la difficulté pour les femmes de faire leur place dans l’Histoire. Paula Modersohn-Becker, alors Paula Becker, est née à Dresde en Allemagne en 1876, mais a vécu une bonne partie de sa vie à Worpswede, où vivaient plusieurs artistes allemands …